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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

LES RADARS DE SARKOZY

Publié le 25 Mai 2011 par aragon 43 in politique

firebolt eclair de feu harry potterLES RADARS

Les radars sont l'objet, depuis quelques jours, d'une intense information médiatique à partir de la décision de Sarkozy et consorts de supprimer les panneaux qui les indiquent.

Qu'est-ce qu'un radar?

Wikypédia nous livre l'histoire du radar: Les fondements théoriques datent de 1904 avec le dépôt du brevet du « Telemobiloskop » (Reichspatent Nr. 165546) par l'allemand Christian Hülsmeyer1. Celui-ci a démontré la possibilité de détecter la présence de bateaux dans un brouillard très dense. En envoyant une onde à l'aide d'une antenne multipolaire, son système notait le retour depuis un obstacle avec une antenne dipolaire sans pouvoir cependant en définir plus qu'un azimut approximatif et aucunement sa distance.

Depuis ce temps là, des progrès ont été réalisés et plein d'instruments peuvent nous surveiller jour et nuit.

A savoir si des inquisiteurs, préparant les présidentielles, n'ont pas lorgné du coté de Sofitel de New-York ?

Un radar permet de détecter dans le brouillard très dense des objets, des masses en circulation; ces engins deviennent le joujou préféré de nos dirigeants pour nous surveiller .

Un radar aurait été bien utile pour repérer Alliot Marie se rendant chez son ami Ben Ali, en Tunisie, en pleine révolution. Ces radars auraient pu renseigner le sire de l'Elysée concernant les ternissures de son ministre avec la dame Bettencourt.

Et puis un radar aurait été très utile pour détecter la crise systémique du capital en 2007. Si Madame "Lagarde du Capital" avait eu un de ces appareils, elle aurait peut-être évité de dire des "conneries" sur la crise: par exemple, elle déclarait en 2007: " tout va globalement bien et la crise financière épargnera la France", ou encore: "ce n'est pas un krach [...] nous assistons aujourd'hui à un ajustement [...] une correction financière, certes brutale mais prévisible": ou encore le 5 novembre 2007: " La crise de l'immobilier et la crise financière ne semblent pas avoir d'effet sur l'économie réelle américaine. Il n'y a pas de raisons de penser qu'on aura un effet sur l'économie réelle française". Et pour tous les supporters de la dame qui veut prendre la direction du FMI, la plus belle erreur de jugement, digne d'un caissier chinois qui ne sait plus se servir de son boulier, c'est le 18 décembre 2007 sur France inter: " Nous aurons certainement des effets collatéraux, à mon sens mesurés. [Il est] largement excessif de conclure que nous sommes à la veille d'une grande crise économique".


Cette dame que j'ai baptisé "Lagarde du capital" aura certainement besoin d'un radar pédagogique que pourrait lui offrir pour son départ à Washington au FMI, le tristounet sire Guéant.


Doté d'un tel engin, le sieur Strauss-Kahn aurait pu voir arriver la femme de chambre et vite se rhabiller.


Ce que nous ne comprenons pas, c'est que malgré tous ces systèmes de surveillance, Sarkozy n'arrive pas à empêcher que le ciel de la crise nous tombe sur la tête. Nous pouvions penser que toutes ses trouvailles, comme celles "du travailler plus pour gagner plus", étaient dictées par sa connaissance du terrain et de ses détectives qui repèrent les misères des français.

Alors à quoi vont servir ces radars sans panneaux ?

J'ai trouvé la solution !

Ils vont servir à traquer les manifestants .

Que notre France va être belle! Partout des radars, des caméras, des drones au dessus de nos têtes; nous avons , il est vrai, une recrue de taille avec Guéant pour surveiller nos faits et gestes et peut-être notre lit pour vérifier nos amusements et voir s'ils sont transparents.

Dans ce merveilleux film que nous pourrions intituler "Big-Brother bis", nous aurions alors dépassé la Stasi et ses fiches, et les mouchards; et la liberté d'expression, en tant que telle, n’existerait plus cernée par tous les téléobjectifs.  Toutes les âmes seraient minutieusement surveillées et d’immenses affiches trôneraient dans nos rues, indiquant à tous que « Big-Brother vous regarde».

Oui, nous sommes espionnés et il est temps de dire au mégalo de l'Elysée que dans nos cortex une image est apparue: celle d'un inquisiteur auquel le peuple crie: "dégage".

 

Bernard LAMIRAND

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