LE CHOMAGE UNE PLAIE BEANTE QUI VA S'APPROFONDIR

Publié le 15 Novembre 2012

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2013 direction pôle emploi selon Hollande

 

LE CHOMAGE UNE PLAIE BEANTE QUE VA APPROFONDIR MONSIEUR HOLLANDE !

J’ai été outré par la prise de position du Président de la République lors de sa conférence de presse concernant la montée du chômage.

Dire qu’il faut s’attendre à ce que le chômage continue à grimper dans notre pays durant toute l’année 2013 est un véritable renoncement à s’attaquer à ses causes.

Je comprends mieux pourquoi les discours vengeurs contre les licencieurs de Citroën, Mittal et autres ont cessé depuis la visite du premier ministre à l’université d’été du Medef et ensuite les rencontres avec les grands patrons du CAC 40.

Les chiffres du chômage qui viennent d’être annoncés pour le dernier trimestre augurent  bien de cet abandon politique des socialistes à combattre cette plaie béante, résultant des politiques d’austérité mises en place en Europe depuis le début l’accélération de la crise systémique du capitalismes 2008 par Sarkozy et Merkel.

Les manifestations qui viennent d’avoir lieu dans toute l’Europe marquent bien le « ras le bol » des populations travailleuses européennes et l’on peut se réjouir qu’enfin le syndicalisme Européen a été capable d’organiser une première riposte unitaire, mais il en faudra d’autres, plus fortes encore, pour obliger les dirigeants politiques  européens à changer leur fusil d’épaule.

Qu’elle était suave cette conférence de presse du Chef de l’Etat pour la classe possédante.

Mais accablante pour le monde du travail parce qu’elle reposait uniquement sur les critères de l’austérité qu’a adopté le président de la République, aligné sur  ce traité européen et sa règle d’or .

Règle d’or mise en place pour rayer de la carte les acquis sociaux, car il s’agit de cela quand le prétexte de la crise est utilisé pour mettre par terre ce que cette Europe a construit de social depuis la libération et qui faisait de ce continent celui le plus avancé en matière de  droits sociaux des travailleurs  dans le monde.

C’est à cela que s’attaque le patronat qui, dans sa crise durable, a besoin de reconstituer ses profits et de kidnapper ce que représentent en prix de la force de travail ces acquis sociaux.

Le coût du travail comme ils disent est une charge et partout en Europe ils taillent dedans que ce soient sur les salaires, les retraites, la santé, les indemnités de chômage, les droits sociaux pour les familles etc.

Cette politique austéritaire devient un véritable fléau comme la peste et le choléra l’étaient en leur temps pour les peuples.

Le président de la  République a eu le culot de se féliciter de la journée de lutte décidée par la Confédération européenne des syndicats.

Mais, Monsieur le Président de la République, cette politique européenne qui frappe plus particulièrement et violemment les peuples du Sud-européen, vous en êtes le cosignataire avec ce bras armé qui frappe à coups de matraque ceux qui s’y opposent en ce moment dans les manifestations à Rome, Madrid, Lisbonne et ailleurs.

Et regardez les résultats de vos décisions en Grèce, où vous êtes, avec les forces de droite, entrain de ramener ce peuple à l’âge de pierre antisociale.

Votre position de conforter par des mesures financières le patronat les encouragent à toujours en demander plus tout en continuant leur stratégie de casse industrielle et sociale. Ce que vient de proposer le Medef concernant la sécurisation de l’emploi est une provocation supplémentaire avec un CDI qui n’en serait plus un puisqu’il serait précaire comme ceux appliqués dans les chantiers du bâtiment et des travaux publics, un contrat qui se terminerait dès la mission finie où encore si la situation de l’entreprise nécessite d’en conclure la fin anticipée. Bref les mains libres pour le patronat de licencier à tour de bras s’en être « emmerdé » par le Comité d’entreprise comme le disent déjà des patrons heureux de cette nouvelle aubaine.

Vous êtes entrain de mettre en place cette flexsécurité où les travailleurs ne pourront que s’incliner devant les décisions patronales.

Bref un tel arrangement amènerait à ce que les travailleurs n’auraient plus aucun recours pour s’opposer aux décisions de licenciements.

Oui, Monsieur Hollande, votre attitude encourage le Medef a toujours aller plus loin dans ses revendications et je rajouterai à cela le fait que ce patronat, après avoir apprécié votre don en crédit d’impôts de 20 Milliards, vient de déclarer que cela ne suffirait pas et qu’il faudra s’attaquer aux cotisations sociales ce que d’ailleurs vous avez ouvert la porte en disant que cette question sera à l’ordre du jour, par la CSG, lors des discussions sur la Sécurité sociale.

Monsieur Hollande vous nous amenez droit dans l’abime social.

Ce  matin, vous avez les félicitations des médias à la botte de la droite, toujours prêts à louanger ceux qui travaillent pour relever le taux de profit, ils disent que vous êtes entrain de vous bonifier comme le bon vin : je crains que ce vin là, qui tournent la tête des patrons, ne soit qu’un horrible piquette imbuvable pour le monde du travail.

Votre politique actuelle ne fera qu’aggraver cette plaie béante qu’est le chômage et répond uniquement à restaurer les profits : permettez moi de vous le dire tout net.

Je comprends alors votre précaution d’annoncer en 2013 une année record de chômage.

Monsieur le Président de la République, je ne vous félicite pas.

 

Bernard LAMIRAND

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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