LE CHOC DE COMPETITIVITE DE GALLOIS LE CASSEUR DE LA SIDERURGIE

Publié le 14 Octobre 2012

images-copie-4.jpgLE CHOC DE COMPETITIVITE

Tout le monde connait les vieilles méthodes psychiatriques qui consistent, pour remettre le malade dans la réalité, à lui faire subir des électrochocs.

Cette technique semble avoir la faveur du patronat et du gouvernement ( un électrochoc pour que les travailleurs acceptent leur sort).

De toute part, chez les profiteurs et chez les accompagnateurs de la crise, cette méthode est préconisée pour remettre le malade sur pied et un grand médecin de la crise vient d’être nommé pour insuffler la méthode jusqu’au fin fond des ateliers et bureaux : il s’appelle Louis Gallois et il a sévi tant pour les socialistes que pour la droite dans les postes de responsabilité qu’il occupa.

Il a la confiance du patronat.

Madame Parisot, par exemple a diagnostiqué qu’il faudrait un grand choc pour redresser l’économie, de nombreux patrons du CAC 40 préconisent aussi un choc fiscal important permettant aux entreprises du CAC 40 de respirer le profit à plein poumon.

Certains considèrent que le choc doit choquer cette assistanat qui fait des travailleurs des assistés chroniques et il faudrait leur enlever cette mauvaise habitude de la cotisation sociale, véritable drogue qui les empêchent de travailler profitablement pour le capital.

Le premier ministre s’est déplacée à « l’Université d’été du choc patronal » et y a rencontré tous les docteurs ayant des pratiques choquantes dans leurs entreprises, à l’exemple de PSA qui a lancé un ultrachoc en direction de Citröen pour relever le taux de profit en perte de vitesse.

Il a été subjugué par ces méthodes et s’est promis de les appliquer pour rendre les entreprises française compétitives.

Il a donc trouvé un spécialiste de la question, le dénommé Gallois chargé de présenter un rapport sur la compétitivité des entreprises françaises et qui le rendra début novembre.

Le dénommé Gallois est bien connu du monde des travailleurs. Il a sévi notamment dans la sidérurgie et son parcours en fait un homme apprécié des patrons du CAC 40 qu’il a été avec une belle paye pour service rendu.

Je l’ai connu particulièrement comme directeur de l’industrie en 1982 - 84 sous l’époque de Chevènement ministre et c’est lui qui mis en place la deuxième restructuration de cette industrie en cassant les synergies des entreprises françaises de l’acier et en ravalant nos productions à celles des produits plats abandonnant en partie les aciers spéciaux et les produits longs plus particulièrement.

Il conseilla le coup de grâce de Denain et de Longwy au gouvernement socialiste de l’époque.

Il inspira certainement ensuite les dénationalisations des groupe Sacilor et Usinor en les préparant à un retour au grand capital et en particulier à celui qui adviendra par la suite sous la droite, le Groupe Arcelor Mittal.

L’industrie de l’acier subit ainsi un choc considérable avec des dizaines de milliers de suppressions d’emplois.

Monsieur Gallois, c’est Monsieur CHOC en faveur des patrons.

Voilà donc l’individu que Ayrault a désigné pour relancer la compétitivité.

Gallois a tout de suite fait part de ses objectifs : créer un choc de compétitivité de plusieurs dizaines de milliards d’euros au profit des entreprises.

La formule a tellement plu que depuis ce temps, tous les patrons s’exercent pour qu’il en soit ainsi et tous sans exception considèrent qu’il faut libérer le patronat des cotisations sociales qu’il verse pour la Sécurité sociale par exemple * Voir ci-dessous l’institut de l’entreprises.

Tous ont en tête l’idée du cout du travail trop cher. Certains invoquent même qu’il faudrait le descendre au niveau des pays émergeants pour une saine concurrence internationale.

Bref, si demain il faut grimper aux arbres comme nos ancêtres pour récolter quelques fruits pour se nourrir et bien il faut le faire pour la santé du dividende.

J’oublie de dire que Gallois est un socialiste bon teint, teint rosi et jauni par les courbettes au capital.

Son choc à lui, c’était de liquider hier les entreprises de la sidérurgie, aujourd’hui c’est de liquider la cotisation sociale partie intégrante du salaire socialisé et qui n’appartient pas à l’employeur mais aux créateurs de richesses que sont tous les travailleurs de ce pays.

Gallois, tu parles de choc de compétitivité… oK … alors si tu veux un vrai choc de compétitivité préconise un remède cheval : pendant 5 ans suspend toute rémunération du capital et affecte les sommes à l’investissement industriel et à l’investissement humain et en particulier les salaires et les retraites pour relancer l’économie, la croissance et donc l’emploi.

Chiche…

Bernard LAMIRAND

 

*les ménages (Institut de l’entreprise) sur la compétitivité

Le poids du financement de la protection sociale pèse de manière démesurée sur les coûts de production. Le système de protection sociale étant le résultat de nos préférences collectives, c’est aux ménages qu’il convient d’en assurer d’abord la charge. Une réforme de l’assiette de financement de la protection sociale, qui verrait une partie des cotisations sociales employeurs rebasculée vers les mé­nages (au-delà de la TVA, la CSG et la fiscalité écologique – via la TICPE – pour­raient être mises à contribution) doit être envisagée. Au-delà de sa portée économique – dont l’effet, en termes de compétitivité, doit toutefois être relati­visé du fait de son caractère transitoire – et de son coût nul pour les finances publiques, un tel transfert aurait aussi la vertu symbolique d’envoyer le signal déterminé d’une nouvelle

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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