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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

LA FRANCE ET LA GUERRE...

Publié le 23 Mai 2011 par aragon 43 in politique

arton3761.jpgPOUR LA PAIX ET DES PEUPLES LIBERES DES DESPOTES ET DU CAPITAL

Nous sommes vraiment dans une sorte d'engrenage dangereux pour la France avec les "va t'en guerre" qui nous dirigent.

Depuis la fin de la guerre d'Algérie (1962), les troupes françaises s'étaient surtout fait remarquer par des interventions armées pour défendre des autocrates mis en place lors de l'indépendance de pays africains ( Françafrique).

Depuis les années 90, avec la guerre déclenchée par Bush et par Mitterrand et consorts, contre l'Irak envahisseur du Koweït, l'on peut dire que l'armée française  est devenue une armée faisant la guerre sous tous les théâtres du monde. Il leur faut plus que la matraque pour manier des peuples asphyxiés littéralement par les voleurs de richesses minières, gazières, pétrolières et  les ressources agricoles subtilisées.

Je passe sur la période de la deuxième guerre d'Irak, où la France n'est pas intervenue, fustigeant d'ailleurs l'intervention américaine du fils Bush dans sa guerre dite de civilisation. C'était tout à l'honneur de Chirac.

A noter qu' à cette époque, "le coq de l'Elysée" ( il ne l'était pas encore à cette période), avait pris position pour l'intervention anglo-saxonne bravant les décisions de Chirac et de Villepin de ne pas intervenir en Irak.

Depuis, le chef de la basse-cour de l'Elysée, s'est mis dans la tête de guerroyer un peu partout dans le monde.

Cote d'Ivoire pour le cacao, l'Afghanistan où nos soldats sont entrain de s'enliser dans une guerre qui ressemble de plus en plus à celle de l'Algérie, et puis maintenant la Lybie, là, le coq de l'Elysée, essaye de montrer ses ergots et de rivaliser avec les crocs d'Obama.

Qu'il avait l'air comique, ce dimanche, arrivant en Côte d'Ivoire pour fêter son nouveau homme-lige: (un ami de Neuilly du reste).

 Cocasse était cette revue des troupes à la descente de l'avion présidentiel: il était flanqué de quelques gradés garnis d'épaulettes, étalant leurs étoiles, on ne le voyait presque pas, camouflé par la stature des militaires, vêtus d'uniformes blancs qui rutilaient comme au temps de belles aventures coloniales.

Mais trêve de plaisanterie;  ce que nous apprenons ce soir est grave: la France engage maintenant des hélicoptères de combat en Libye pour terrasser le colonel Kadhafi.

Un chroniqueur militaire, disant ce soir sur une chaine de télé, que c'était le prélude pour des interventions sur terre pour battre le colonel qui résiste. Je n'ai aucune sympathie pour ce despote, mais l'intervention qui consistait, avec l'accord de l'Onu, à ne pratiquer que des frappes aériennes vient de prendre une autre tournure. En fait il ne s'agit plus de défendre des populations victimes des canonnades des hommes de Kadhafi, mais bien de mettre en place un autre régime favorable aux majors pétroliers, par une intervention extérieure.

Nous assistons donc à un déploiement de la France comme gendarme du capital sur les terres africaines.

Ce n'est pas nouveau pourrait-on dire ! Certes oui mais le discours de Sarkozy, c'est de dépasser l'ancienne formule pour garder la main face à des peuples qui ne veulent plus courber l'échine.

C'est cela le discours tenu à Abidjan par Sarkozy.

Il est à craindre de voir de plus en plus de soldats français intervenir pour défendre -non pas des populations face à la terreur- ( ils savent se libérer tout seul (Egypte- Tunisie), mais bien comme en Libye de mettre en place une stratégie visant à prioriser le choix des armes plutôt que la paix et le développement de ces pays.

L'intervention en Lybie démontre une chose - après les déconvenues tunisienne et égyptienne- : ne plus se faire prendre de vitesse par des révolutions et réagir à temps pour garder la prépondérance assurée auparavant par des potentats qui, manifestement, seront de plus en plus rejetés par leur peuple.

D'où l'opérabilité des forces armées de manière rapide, c'est l'exercice libyen;  c'est en même temps récupérer l'envie démocratique de ces peuples en fixant les règles nouvelles, d'où le discours du coq de l'Elysée à Yamoussoukro pour des régimes démocratiques mais surtout sous le contrôle de la puissance dominante, en l'occurrence la France.

Il est fort probable que cette stratégie va se déployer et que nous allons avoir de plus en plus, la France, dans le rôle qui lui est désormais dévolu par l'OTAN:  intervenir et souvent se mener des actions où les armes parleront en priorité.

L'Afghanistan nous démontre que rien n'est possible par la force et la façon de faire là-bas nous renvoie à une période que nous pouvions penser comme révolue: l'engrenage des guerres coloniales de jadis devenant maintenant néocoloniales. Le diagnostic est perceptible: les  forces françaises s'embourberont face à des peuples qui résisterons contre les occupants.

Décidément, chez ces gens-là, les intérêts de quelques grandes multinationales valent plus que la paix et le développement.

Mais cela, on le sait.

Plus que jamais  la paix et la vraie démocratie sont contrepoison à la guerre.

Bernard LAMIRAND

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Michel Gourmel 25/05/2011 17:12



"l'intervention qui consistait, avec l'accord de l'Onu, à ne pratiquer que des frappes aériennes vient de prendre une autre
tournure."


FAUX :  Il s'agit d'une zone d'exclusion aérienne, donc d'une zone où les avions libyens sont interdits. De plus les troupes de
l'OTAN au sol sont interdites.


Tout cela a été allègrement violé par Obama et son vassal.


- Quand à l'intervention de Sadam au Kowet et la 1ère guerre, c'est apparemment Bush 1er qui a incité via son ambassadrice Sadam à
récupérer cette province Irakienne. De plus, Bush 1er savait parfaitement ce qui se passait par les satellites et n'a rien dit avant.


La non intervention de Chirac avec Bush II est sans doute due au fait que Chirac était au courant de ce qui s'était réellement passé
le 11/09, et ne croit pas à la version officielle.