LA FIN DE LA CRISE VU PAR HOLLANDE LE VOYANT

Publié le 19 Octobre 2012

 

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Le président de la République voit la fin de la crise et ne voit pas les tentacules de l'argent roi.

Serait-il un voyant ?

Etonnant les propos du président de la République annonçant, comme un héraut du moyen-âge, au peuple, la fin toute proche de la crise qui secoue le capitalisme et qui est devenue si aigue depuis 2007.

Le bon peuple serait ainsi assuré que ses sacrifices ne seraient pas vains et qu’il verrait le bout du tunnel, comme Chirac, il y a quelques années.

Une douceur verbale en ces moments où il faut que le pouvoir se dépense sans compter  pour faire passer l’austérité sauce patronale.

Hier, entendant ces paroles réconfortantes de la fin de crise, je me suis précipité sur mon poste de télévision en me disant que le ciel devenait soudainement bleu, que les oiseaux chantaient, que les louanges tombaient vers ceux que l’ont avaient flétri alors qu’ils travaillaient au redressement de la France et je me disais que nous avions été injuste envers tous ces braves gens qui sont à la tête du pays et de l’économie et je me rendais compte que Monsieur Arnaud ou Pinault et autres capitaines de la finance avait eu raison de mettre leur fortune à l’abri de la crise comme pendant la guerre où l’on cachait les tableaux de maitres pour empêcher l’ennemi de les récupérer.

Moment d’égarement, soudain la réalité me ramenait à l’actualité, et je voyais défiler les grecs, les espagnols, les portugais contre ce traité pourri qui va encore créer plus de misère pour les travailleurs et les retraités.

Et puis, défilaient les annonces de bénéfices des grands groupes français du CAC 40 et des entreprises pharmaceutiques qui pillent la sécurité sociale et les mutuelles comme c’est le cas d’Aventis qui licencie à tour de bras

Du coté du Havre, Gonfreville l’Orcher plus exactement, un grutier russe, installé sur le haut de sa grue menaçait de se jeter en bas  si son patron ne lui payer pas son salaire de 10 jours de travail que le patron considérait comme période d’essai gratuite. Nous étions chez Total, qui, pour faire de plus gros profits, confie le travail à des sous-traitants véritables négriers d’aujourd’hui. Il a fallu faire appel à l’inspection du travail pour retrouver l’entreprise marchand d’homme qui exploitait ce malheureux et d’autres et nous apprenions que ceux-ci  ne recevaient que dans le meilleur des cas que 400 euros mois.

J’apprenais en même temps que les caisses de retraites complémentaires dirigées par le MEDEF s’apprêtaient à une cure nouvelle d’austérité pour les retraités et comptaient sur les petits arrangements avec des syndicalistes intéressés par les galons pour mettre à la diète les retraités et aussi les futurs retraités en leur soustrayant quantité de points de retraites complémentaires au moment où ils partiront en retraite.

Monsieur Hollande a donc vu la fin de la crise, peut-être un fantasme, une illusion, dans son esprit taraudé par la compétitivité de tenants de l’argent roi, et pendant ce temps le peuple qui lui a fait confiance le voit céder à des pigeons qui ne sont que des rapaces et qui empochent le fruit des spéculations financières qu’ils mènent en grugeant les gens et en se comportant comme des parasites de la société, car ces gens là ne créaient que des profits financiers et aucune richesse qui ne vaillent.

Pendant ce temps Florange et Aulnay souffrent et d’autres comme Alcatel,  partout dans ce monde pourri par l’argent et la finance internationale, ils voient la crise, non comme une fin  proche mais comme le devenir obscur d’un gouvernement de gauche qui les laissent tomber purement et simplement au nom de l’étendard du capital: « capitalistes de tous pays enrichissez vous ! ».

Monsieur Hollande, quel votre ami : l’actionnaire repu ou le travailleur affamé ?

Surement que vous avez vu que la fin de crise était celle où le capital retrouvait la joie du profit maximum.

Au nom du travail, je ne vous remercie pas.

Bernard Lamirand.

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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