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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

LA BLONDASSE ET SON VIEUX MONDE

Publié le 10 Mars 2011 par aragon 43 in politique

 

VISAGE-HIDEUX-DES-CHAROGNARDS-DE-LA-REPUBLIQUELe vieux monde de Victor Hugo.

Ce texte est pleinement d'actualité.

Il nous montre ce vieux monde  qui a peur du flot. 

De ce flot humain, qui va s'humaniser encore plus et qui va rejeter nabots et fachos. Ce vieux monde de la "blondasse" Le Pen crie mais le flot va passer. Ce vieux monde croupissant, quand il éructe comme en ce moment, ne cherche qu'à préserver ses plates bandes et à recourir aux instincts les plus vils pour  tromper le peuple.  Le flot, inéluctablement, va marier hommes et femmes de tous pays, bousculera haines et égoisme, couleurs de peau et ethnies. Le flot va faire l'homme et la femme  débarassés du racisme, du nationalisme hideux, de l'obscurantisme .Le flot de la fraternité noiera ces miasmes et ces chiures de ce monde de nantis brandissant les peurs pour garder les magots.

Mais le flot passe et repassera pour que l'hideux face place à la solidarité des peuples et des hommes communistes

 

Bernard LAMIRAND

 

LISONS ET RELISONS CE POEME DE VICTOR HUGO

 



Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : L'année terrible) - Dans l'ombre

LE VIEUX MONDE

Ô flot, c'est bien. Descends maintenant. Il le faut.
Jamais ton flux encor n'était monté si haut.
Mais pourquoi donc es-tu si sombre et si farouche ?
Pourquoi ton gouffre a-t-il un cri comme une bouche ?
Pourquoi cette pluie âpre, et cette ombre, et ces bruits,
Et ce vent noir soufflant dans le clairon des nuits ?
Ta vague monte avec la rumeur d'un prodige
C'est ici ta limite. Arrête-toi, te dis-je.
Les vieilles lois, les vieux obstacles, les vieux freins,
Ignorance, misère et néant, souterrains
Où meurt le fol espoir, bagnes profonds de l'âme,
L'ancienne autorité de l'homme sur la femme,
Le grand banquet, muré pour les déshérités,
Les superstitions et les fatalités,
N'y touche pas, va-t'en ; ce sont les choses saintes.
Redescends, et tais-toi ! j'ai construit ces enceintes
Autour du genre humain et j'ai bâti ces tours.
Mais tu rugis toujours ! mais tu montes toujours !
Tout s'en va pêle-mêle à ton choc frénétique.
Voici le vieux missel, voici le code antique.
L'échafaud dans un pli de ta vague a passé.
Ne touche pas au roi ! ciel ! il est renversé.
Et ces hommes sacrés ! je les vois disparaître.
Arrête ! c'est le juge. Arrête ! c'est le prêtre.
Dieu t'a dit : Ne va pas plus loin, ô flot amer !
Mais quoi ! tu m'engloutis ! au secours, Dieu ! la mer
Désobéit ! la mer envahit mon refuge !

LE FLOT

Tu me crois la marée et je suis le déluge.

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