IL FAUT UNE NOUVELLE REPUBLIQUE ET UN NOUVEAU SERMENT DU JEU DE POMME

Publié le 7 Avril 2013

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Il faut un nouveau serment du jeu de paume pour une

nouvelle constitution républicaine

 

 

 

PLUS DE DEMOCRATIE POUR METTRE FIN AUX COUPS FOURRES

Nous avions ce matin, Marie mon épouse et moi une discussion poussée sur la situation politique et sur les scandales financiers dont le dernier en date, celui de Cahuzac.

Notamment sur le fait que cela pouvait servir Marine le Pen parce que celle-ci reprenait certains de nos arguments pour stigmatiser les profiteurs et dénonçait l’Europe, et que cela pouvait avoir une résonnance parmi les travailleurs.

Ce n’est pas nouveau que l’extrême droite se drape d’un discours anticapitaliste.

II faut revenir à l’histoire pour saisir le soit disant discours peuple de Marine le Pen et du Front National et le rapprocher de la prône tenue par le passé par l’extrême-droite française même si celle-ci tente en ce moment de se donner une image plus mielleuse.

Cette extrême droite fut toujours particulièrement active dans les périodes de crise et nous sommes dans cette configuration.

Ainsi lors des périodes des crises précédentes du capitalisme, monte toujours une extrême-droite salvatrice, dite sociale, interprétant la misère du peuple en le dressant contre ses ennemis intérieurs et extérieurs. Par exemple Goguel historien évoquait le boulangisme, une figure factieuse des années de crise 1880 par cette identification : « Les troupes du boulangisme parisien, journalistes faméliques, camelots, ouvriers, épaves sociales, dressées contre les gros bourgeois du parlement et de la finance. » (François Goguel, La Politique des partis sous la Troisième République) ou encore les ligues factieuses des années 1930 et de l’affaire Stavisky : «  elles se revendiquent ouvertement du modèle fasciste mussolinien et entendent faire la synthèse du nationalisme et du socialisme et instaurer une dictature nationale au-dessus de toutes les classes sociales, avec un chef proclamé par les combattants et acclamé par la foule », nous dit le dictionnaire wikypédia. On pourrait parler aussi du national-socialisme de Hitler autre forme fasciste accoudée à un populisme qui s’est développée en Allemagne et qui partait lui aussi d’une crise du capitalisme dans ce pays et des conséquences économiques et sociales de la guerre 14/18.

Ces droites, certes dans un contexte différent, s’érigent aujourd’hui en  sauveur suprême et n’hésitent pas à brandir dans la situation actuelle des discours empreints de haine et de flétrissement de population.

Ce ne sont que des manipulations.

Leur monomanie c’est « le tous pourris » elle vient de chez eux et nous devons la dénoncer.

Le Front national est facteur de cette crise sociétale pour la simple raison que ce parti fait partie intégrante de l’idéologie dominante.

Ce Front national n’hésite pas comme ces prédécesseurs à viser les étrangers, non pas les riches étrangers mais les travailleurs. C’étaient hier les discours tenus par exemple dans le Nord -pas de Calais et en Lorraine contre les polak, les ritals, les bougnouls avant guerre..

Toutes ces formes là recherchent-elles une sorte de choc mussolinien ?

 Une dictature s’installerait alors par le référendum populiste à partir des miasmes d’une politique engluée dans la crise et dans les scandales que celle-ci sécrète.

Leurs idées tournent vers une république autoritaire et la droite classique s’approche de ce discours.

Les scandales financiers actuels aident ces réactionnaires si ne sont pas levés les causes de ces troubles financiers.

Scandales, qui d’ailleurs ne concernent pas le peuple, qui en est la victime, mais les profiteurs de la crise et le Front National est en première ligne avec la famille Le Pen, dont les révélations actuelles montrent qu’elle a frayé avec les paradis fiscaux comme Cahuzac qui avait comme conseiller financier un avocat proche du Front National et ami de Marine Le Pen.

La question qui est donc posée, c’est bien de se sortir de la crise actuelle par le haut et pas par les politiques austéritaires qui en rajoutent à cette crise systémique du capital qui broit le social actuellement et dont les socialistes y mettent la main au point que certains d’entre eux plongent dans les tares et vices de ce système spéculatif et frauduleux.

Il faut donc une nouvelle république, la sixième, celle de la démocratie et du recul de la délégation de pouvoir, qui, si l’on en croit les démarches actuelles du gouvernement, tournerait le dos à cela par plus de pouvoirs personnels de quelques roitelets régionaux à travers une décentralisation bidon.

Il faut sortir de la république des élites, des experts, des lobbys, il faut une république du peuple et que celui-ci soit au cœur de celle-ci comme acteur et décideur pas seulement le jour des élections.

Il faut en finir avec les profiteurs, tous les profiteurs et spéculateurs, qu’ils soient élus-es politiques à tous les niveaux mais aussi à ceux qui dirigent les entreprises, qui se servent dans la caisse, qui se donnent des hauts salaires et des retraites mirifiques, qui transfèrent leur butin dans les paradis fiscaux.

Hollande veut légiférer, qu’il le fasse donc, en s’engageant à mettre un terme à la financiarisation de l’économie et cela passe par la nationalisation des banques de dépôts et d’affaires.

Il faut aussi donner un vrai pouvoir aux travailleurs dans les entreprises, non pas un strapontin dans les conseils d’administration, mais le droit de veto du comité d’entreprise contre toutes décisions mettant en cause le devenir économique, social et industriel de leur entreprise. Il faut donc une loi contre les licenciements boursiers.

Le 5 Mai, nous irons manifester, pour non pas un coup de balai, mais pour un vrai demi-tour politique de la gauche, nous sortant enfin de cette république du pouvoir personnel qui a fait plus que son temps et pour laquelle en 1958 j’ai manifesté mon désaccord le plus complet contre cette république monarchique.

Bernard LAMIRAND

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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Commenter cet article

Canaille le Rouge 07/04/2013 19:55


 le jour où on gagnera j'en connais qui
de joie tomberont dans les paumes.