HOLLANDE A LA CROISEE DES CHEMINS

Publié le 25 Mars 2013

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Le président de la République sera l’invité d’Antenne 2 pour 45 minutes jeudi soir.

Que va t’il bien pouvoir nous dire ?

Son bilan, après 10 mois de présidence, est un échec complet.

La France va mal et surtout pour le monde du travail qu’il a trompé pour ainsi dire.

S’il peut invoquer les conséquences désastreuses de la politique précédente menée par Sarkozy, maintenant il a sa propre part de responsabilités dans tous les domaines : ceux de la politique économique, sociale, sociétale, industrielle, démocratique et institutionnelle.

Il a, tout compte fait, épousé la politique économique et sociale précédente.

Le mouvement populaire, rempli d’espoir en Mai, est aujourd’hui blessé par ces politiques qui s’affichent à la bourse et non à celles des conquêtes sociales.

Habituellement, je n’attache peu d’importance aux sondages, mais ceux qui sortent en ce moment sont suffisamment éloquents pour dire que les citoyens en sont arrivés à un stade d’écœurement de la politique et que si ce gouvernement ne donne pas un coup de barre salutaire, il va vers de cruelles déconvenues précipitant surtout l’électorat de gauche dans l’abstention ou dans des dérives populistes de ceux qui ne peuvent plus supporter les souffrances endurées et cela peut aussi se transformer en vote d’extrême droite.

 L’histoire ne se répète pas dit un proverbe, mais elle peut bégayer et elle bégaye dans l’Oise où le parti socialiste a été éliminée au premier tour d’une partielle au profit de la droite extrême de Mancel et de l’extrême droite de Marine le Pen qui étend son emprise sur ce département. Seul le Front de gauche a progressé légèrement comme un espoir naissant.

Le taux d’abstention montre  le dépérissement continuel d’une citoyenneté et cela est d’une certaine gravité pour la démocratie même si celle- ci est de nature bourgeoise.

Hollande devrait s’interroger sur le vote Front National dans l’Oise qui double ses voix par rapport au premier tour.

Il en porte la responsabilité.

La politique qu’il mène est une politique qui favorise le populisme et surtout le retour d’une droite qui sera pire qu’avant et elle montre ses crocs en ce moment.

Nous avons besoin d’unité à gauche mais cela ne se décrète pas, cela devrait être basé sur un projet minimal qui soit en correspondance avec une gauche progressiste.

Cela nécessite que ce gouvernement change de politique, que sa politique tourne le dos à l’austérité qui n’est qu’une politique du capital en crise.

Jeudi soir, sans naïveté, je dis à Hollande, vous êtes à la croisée des chemins, il est encore temps de donner le coup de barre à gauche, non pour éviter l’écueil qui ferait chavirer le navire mais pour prendre la haute mer du progrès social.

C’est indispensable.

Si rien de conséquent ne se passe jeudi soir dans ce sens, toutes les dérives sont possibles, celles d’un parti socialiste accélérant son pas mortel dans les abysses du capital et s’y engloutissant, mais aussi celle d’une radicalité jusqu'au-boutiste d’un Front de gauche qui  alors se couperait des masses les plus fragiles et les plus désorientées par la politique actuelle.

Les communistes se doivent de garder distance avec tout ce qui peut obturer l’idée de dépasser le capitalisme par des tirades démesurées.

La droite a mesuré cet affaiblissement politique à gauche et elle manœuvre pour que les forces de gauches se divisent et se combattent pendant qu’elle créée les conditions pour un rassemblement de tous les réactionnaires, comme on le voit de plus en plus, notamment hier lors de la manifestation contre le mariage gay, qui n’était pas un rassemblement fourre-tout comme le dit l’Humanité mais bien les prémisses d’alliances de toutes les droites qui se constituent devant nos yeux et peuvent  entrainer notre pays à la pire politique, : celle d’un néo-fascisme.

Hollande doit mesurer que la poursuite de sa politique en faveur du capital est d’une gravité extrême parce qu’elle appauvrit le peuple et peut conduire aux pires extrémités avec une droite revancharde.

Comme le disait la CGT dans son congrès, la meilleure façon de combattre les politiques actuellement menées, c’est bien de s’occuper du travail, d’organiser les luttes en ce sens, de travailler un vaste rassemblement de ce monde du travail qu’on en peut laisser diluer dans la crise et la division, y compris quand des forces y cèdent par leur allégeance.

Cela fait partie de la lutte de classe comme le disait Thierry Le Paon.

Alors, plus que jamais, discutons et travaillons la vraie bataille des idées, celle de l’affrontement entre les idées progressistes contre celles qui voudraient nous ramener aux cavernes sociales.

 

Bernard LAMIRAND

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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