GOODYEAR AMIENS NORD LUTTE POUR L'EMPLOI ET L'INDUSTRIE

Publié le 31 Janvier 2013

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Hollande a Saxby Montataire promettant l'avenir: l'entreprise a ferme.

 

 

APRES ARCELOR MITTAL FLORANGE VLA GOODYEAR AMIENS NORD

Goodyear vient d’annoncer la fermeture de son site d’Amiens-Nord.

1175 emplois devraient disparaitre et des milliers par effet induit.

Ce groupe a délibérément mis en difficulté cette usine.

C’est un véritable acharnement depuis 5 ans pour fermer ce site et la justice a toujours tranché en faveur des salariés qui n’acceptent pas la fermeture de ce lieu de production et de création de richesse.

Un chantage a eu lieu pour les obliger à travailler plus et plus longtemps pour des paies réduites, ils ont refusé et c’est tout en leur honneur. A coté, l’autre usine, Goodyear Amiens Sud, sous l’empire de la peur, a accepté ces conditions d’esclavage et aujourd’hui ils disent qu’ils mènent une vie de dingue et la presse indique qu’il y a des suicides dans cette usine située à Amiens Sud. Ces mêmes travailleurs vivent sous le couperet de la menace de fermeture puisque l’accord ne dure que jusqu’en 2014.

Dans cette usine, on est retourné à l’âge des cavernes sociales ( bosse à tire larigot et tais-toi).

Là comme ailleurs, il est facile pour un patron qui veut réduire le coût du travail de transférer ses commandes là où l’exploitation est encore plus rude et c’est ce qui se passe et se passera avec cette chasse à la réduction des coûts que l’on trouve dans l’accord scélérat de la Sécurisation de l’emploi ( insécurité de l’emploi) signé par le MEDEF, les syndicats CFDT-CGC-CFTC sous le parrainage du ministre du travail Sapin.

On y retrouve ce qui s’est passé à Continental Clairoix où les travailleurs avaient accepté de faire des sacrifices sur leur temps de travail et l’on a vu, quelques temps plus tard, ce groupe de pneumatiques fermer l’entreprise.

Nous allons devoir nous battre partout comme le font les camarades de Goodyear Amiens car l’accord fripon permettra au patronat tous les chantages possibles pour réduire le prix de la force de travail tout en augmentant les cadences et précarisant l’emploi.

Le gouvernement, par la voix de Montebourg vient de déclarer qu’il voulait éviter le pire. Quel reniement de la part de ce ministre qui voulait bouffer du patron il y a peu de temps. Eviter le pire, c’est tout ce qu’il a trouvé et là apparait le même scénario qu’à Arcelor Mittal Florange, accepter les conditions patronales de désengagement moyennant un plan social comme solution du moindre mal.

Que dire alors de ce gouvernement qui nous parle de reconquête industrielle quand il accepte à chaque fois le chantage patronal qui va de l’aggravation des conditions de travail jusqu’à la fermeture de lieu de production.

C’est un abandon en rase campagne, quand on s’incline devant le fait accompli patronal de la fermeture.

Hollande s’était pourtant déplacé à Amiens et avait dit, lors de sa campagne électorale, qu’il refuserait la fermeture de ce site :  encore une promesse de Hollande qui tombe à l’eau.

Aujourd’hui, dans toute la France, la fonction publique est en grève, il s’accumule un lourd contentieux sur les salaires avec ce gouvernement qui a pris le costume de l’insécurité sociale et de l’abaissement des salaires et des pensions.

Des grèves et des initiatives, il faudra les multiplier pour que ce gouvernement, qui se dit de gauche, change de direction et prend des décisions en faveur du monde du travail plutôt qu’en faveur de la finance qu’il cajole actuellement.

Il est temps d’agir et « on ne lâche rien » comme le font les travailleurs de Goodyear à Amiens qui ont besoin de tout le soutien de ceux qui veulent une France industrielle et non une France de chômage.

Encourageons les « Goodyear » avec nos propres luttes.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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