DISCOURS DE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE CE SOIR (FICTIF)

Publié le 28 Mars 2013

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Pour des brouettes de profit

 

 

 

DISCOURS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE CE SOIR A LA TELE

Une femme de ménage a trouvé ce matin dans la corbeille à papier du président un brouillon de l’entrée en matière qu’Hollande prononcera ce soir devant les étranges lucarnes tenues par l’étrange Pujadas.

Oyez-oyez-oyez, françois des contrées d’Artois, de Picardie, de Touraine et d’ailleurs, la terre capétienne va mal et les hordes rougeoyantes ne me laissent aucun repos.

Ce soir, avec  mon ami Pujadas, je vais vous demander davantage de sacrifices pour que mes amis de Bruxelles et aussi notre cheftaine Angela, savent que je suis entrain de vous faire avaler  la mixture qu’ils ont produit à votre intention pour désintoxiquer les malandrins qui réclament toujours plus, vous savez « ce toujours plus » que mon ami De Closets avait fustigé du temps des années Giscard et Barre.

Hier, j’ai appris que mon prédécesseur « président émérite », était à Liège pour remettre la légion d’honneur à l’ancien ministre belge des finances, vous savez celui qui inventa le premier le bouclier fiscal pour que les riches français ne payent plus d’impôts ou très peu.

Je l’enviai et j’aurais bien voulu lui dire que jamais je n’ai pensé un seul instant que mon ennemi principal était la finance et si j’ai mis l’imposition à 75 %, c’était simplement pour la campagne électorale, car je savais que le Conseil Constitutionnel aurait recalé cette mesure idiote car elle consiste à prendre aux riches alors qu’il faut prendre aux pauvres et c’est plus facile et plus rapide.

Je me demande pourquoi mon "prédécesseur émérite" me poursuit de sa harangue car je fais le sale boulot que lui n’a pas réussi à faire en temps utile, c'est-à-dire ponctionner le pouvoir d’achat des pauvres.

Regardez comme je suis efficace, le pouvoir d’achat des françois a baissé de 0,4 % en 2012 et je compte bien aller plus loin en 2013 avec les mesures que je compte prendre, notamment sur les salaires, et je compte aussi sur mes amis de la CGC et de la CFDT pour qu’ils mettent en application les mesures de l’accord national pour la sécurisation de l’emploi (ANI) et qui devraient permettre de baisser les salaires un peu partout, de licencier sans être embêté par les juges, et je compte aussi sur Madame Parisot pour qu’elle incite des entreprises à produire des situations précaires pour que de tels accords soient présentés et signés dans les entreprises afin que les patrons recueillent ensuite les résultats de telles décisions par des bénéfices considérables pour leurs comptes en banque en Belgique et ailleurs.

Je me pose la question si on ne devrait pas travailler ensemble, Sarkozy et moi, car tout compte fait j’applique ses décisions, celles qu’il a pris avec Angéla, ma nouvelle amie, c'est-à-dire l’austérité pour vous le peuple français.

Il faut « périr et vouloir » comme disait mon condisciple Ramadier en 1947 quand les caisses étaient vides du fait des bourgeois pétainistes des années 40/44. Il faut donc du sang et des larmes et je ne comprends pas que la droite française m’attaque alors que je luis rends service en faisant trinquer le bon peuple et en compressant le nombre d’emplois pour qu’elle fasse fortune.

Je demande donc, à vous la populace, de me faire confiance; la France sera redressée en 2017, je vous le promets, je présenterai alors le bilan et vous verrez nous aurons tous contribué à augmenter le nombre de riches et aussi, et c’est ma fierté, augmenter le nombre de pauvres.

Laissez-moi donc faire le sale boulot que mon "émérite prédécesseur "n’a pas eu le courage de faire, je vous demande donc de la patience, de l’abnégation, du courage pour affronter les longues files de chômage et le rationnement.

Je demande aussi à ceux que je sers d’être compréhensif vis-à-vis des pauvres et de leur remettre de temps en temps une piécette comme du temps de Capet qui a été un bon roi puisqu’il a permis de constituer l’élite, celle que je défends aujourd’hui.

Je laisse maintenant la parole à mon ami Pujadas qui va m’interroger sur les sujets qui ne me fâchent pas.

Paroles fictives pour un humour grinçant.

 

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

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