DEPARDIEU OU DEPARLEFRIC

Publié le 16 Décembre 2012

 

 

daumier

Un dessin de Daumier qui lui va comme un gant

 

DEPARDIEU OU DEPARLEFRIC !

J’avais décidé de ne pas lui faire une publicité supplémentaire.

Mais sa réponse par une lettre à Ayrault dans le JDD ( qui l’a traité à juste raison de minable son exil en Belgique) m’incite à mettre mon grain de sel.

Chacun se rappellera que cette girouette a mangé à tous les râteliers politiques de la république.

Il bêle contre les impôts qu’il a dû payer en France ( 85 % de son revenu) et estime qu’il n’a plus rien à faire en France en remettant son passeport et sa carte de Sécurité sociale.

Evidemment si l’on  compare au revenu du smicart, 85% d’impôts serait un véritable étranglement ;  et le smicart n’aurait plus qu’à prendre son baluchon et allait rejoindre les sans-abri, ce que d’ailleurs sont entrain de faire de nombreux bas-salaires qui n’y arrivent plus en ce moment et eux ne sont plus en capacité de payer l'impôt sur le revenu.

Mais peut-on comparer 85 % des revenus d’un smicart en impôts - ce qui est d’ailleurs impossible par la progressivité de l’impôt sur le revenu-  avec les 85 % d’imposition de Depardieu sur ses revenus prolifiques ?

Non évidememnt !

L’individu se les ramasse à la pelle, sa fortune est énorme, il lui reste quand il a payé ses impôts (85%, ce qui est à vérifier) de quoi vivre et se payer plusieurs résidences de luxe, des vignes et je ne sais quoi encore.

Des gens, disent souvent, en voyant ces gens là : « j’aimerai bien payer des impôts parce que cela voudrait dire que je gagne bien ma vie ».

Eh bien, l’individu Depardieu, estime qu’il paye de trop et il s’en va, parce que comme Gargantua il a besoin de tout avaler.

Est-ce que le malheureux qui n’arrive plus à boucler ses fins de mois peut dire la même chose et partir à l’étranger ?

Encore une fois non !

Où alors, son exil involontaire, c’est la caisse de carton pour abri ou une bouche de métro, où encore dormir dans sa voiture comme le font des salariés et des retraités qui n’y arrivent plus parce que justement des gens comme Depardieu s’engraissent.

Depardieu a une fortune dû à ses films qui lui rapportent énormément. Mais ses films qui payent le billet qui va l’enrichir sinon qu’une majorité de la population, qui elle, paye ses impôts sur le revenus, la TVA, les cotisations sociales.

Ces gens-là, ils ne leur arrivent pas de dire, je ne  paye plus ma sécurité sociale et je m’exile à quelques kilomètres de la frontière française.

A si, nous pourrions faire la même chose que lui : ne plus aller voir ses films et donc ne plus contribuer à augmenter son gousset hors des frontières.

Oui, c’est minable de partir à l’étranger, et l’on peut voir que le fric peut déraciner un acteur qui dans ses films jouent parfois le rôle du misérable sans fric.

Mais Depardieu a choisi son camp, le camp de Coblence, de la fuite financière à l’étranger.

Il a remis son passeport et sa carte de Sécurité Sociale : passons pour son passeport mais remettre sa carte de Sécurité sociale c’est faire un  pied de nez à cette grande conquête sociale du monde du travail et à refuser de payer sa cotisation sociale pour le bien être de tous.

Depardieu avait déjà montré son coté réactionnaire lors des grèves pour la retraite à 60 ans, il a franchi un nouveau pas dans le mépris  de la solidarité.

Que le peuple lui rend la pareille en n’allant plus voir les films où il se fait des couilles en or.

 

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

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