CLAUDE ET GHISLAINE FELICITATIONS

Publié le 17 Avril 2013

Bernard Lamirand

Le journal du jour à partir de 0.79

Bon, on ignore encore si Joël Wilmotte, maire, mettra à exécution sa menace de démission collective de la majorité pour protester contre l’installation sur la commune, par l’état, d’un terrain d’accueil pour Roms, mais on peut l’avancer sans mentir: samedi, la gauche, l’extrême gauche même, tenait la majorité à la mairie, ravie en 1989 par Joël Wilmotte, passé lui du PSU au libéralisme. Mais là n’est pas le sujet.

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Le fait que le salon d’honneur de la mairie avait été repeint en rouge devait au mariage de Claude Bourgeois, 63 ans pile ce samedi, conseiller municipal PCF, retraité de chez MCA où il tint mandat de la CGT, avec Ghislaine Wojtasweski, également conseillère municipale. Dans un bel élan d’œcuménisme, Joël Wilmotte avait réservé quelques surprises à celui qui siège en face de lui au conseil : il avait appelé à ses côtés son prédécesseur, Jean-Claude Wasterlain, afin de coprésider la cérémonie. Dialogue… Jean-Claude Wasterlain, étonné de voir la salle comble : « Franchement, je ne m’attendais pas à voir une telle affluence ». Joël Wilmotte, débonnaire : « ouais, et que des camarades ». Wasterlain : « ouais, et j’crois même qu’on est majoritaire, là. Si on vote aujourd’hui, on reprend la mairie et on la garde. D’autant que j’ai lu dans la presse que t’étais démissionnaire… ». Wilmotte : « Pas encore, on verra mardi ». Wasterlain, pressé par Wilmotte d’officier : « allez, on y va, et après on ira boire un rhum ! ». La lecture des articles du code civil qui régissent les obligations entre époux, notamment en matière d’éducation des enfants, a valu son pesant d’humour. La remise du livret de famille aussi, dont Joël Wilmotte a fait observer qu’il y avait dix cases à remplir. Et quand Claude Bourgeois a répondu « oui » à la question rituelle, les camarades ont repris en cœur le « oui, oui, tous ensemble, tous ensemble » qu’on entend immanquablement dans les manifs de la Cégète. Restait une dernière surprise pour le jeune couple, le passage sous une haie d’honneur de drapeaux de la CGT en se rendant au premier étage du centre culturel où avait lieu le vin d’honneur auquel le maire était bien évidemment convié. Ce fut chose faite au son de la chanson révolutionnaire Le Chiffon rouge. On a attendu un peu, histoire peut-être d’immortaliser l’impensable scène : Joël Wilmotte passant sous une haie d’honneur de la CGT ! Mais les « camarades » avaient rangé le matériel quand il a rejoint la salle. A la réflexion, ça aurait fait beaucoup en trois jours pour le maire : jeudi, arc-bouté contre le dossier de terrain d’accueil pour les Roms, il avait cité l’ancien ministre socialiste Michel Rocard qui avait déclaré en son temps « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ».

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

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