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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

CHIRAC MITERRAND : UN PRETE POUR UN RENDU

Publié le 7 Août 2011 par aragon 43 in politique

 

divers_005.gifCHIRAC ET MITERRAND UN PRETE POUR UN RENDU

Laurent Delahousse dans son émission "une vie un destin", le samedi à 13h15, revient sur des moments importants où ont été mêlés des hommes politiques.

J'avais apprécié l'émission concernant Georges Marchais.

Ce samedi, il nous a produit une émission sur Giscard d’Estaing. Nous y avons vu le parcours de celui qui fut Président de la République de 1974 à 1981 dans des conditions où les coups bas devenaient le lot quotidien de la république gaulliste et giscardienne.

Je ne reviendrai pas sur le mandat de ce personnage, qui, sous des devants de modernité a mis notre pays dans la panade et notamment concernant le devenir de la Sidérurgie Française puis des autres industries qu'il a contribué à liquider avec son ami Raymond Barre. Il est certainement celui qui a de par son action était à l'origine de ces spéculations financières qui ont conduit à la crise actuelle, du choix de la finance contre la création de richesse pour répondre aux besoins sociaux.

Chacun se souvient comment il a pu être élu en 1974 grâce à Chirac qui avait porté un coup de poignard dans le dos à Chaban Delmas.

Giscard a souligné, en fin d'émission, que s'il avait perdu en 1981, c'était à cause d'un autre coup de poignard, celui  de Chirac dirigé contre lui en faisant élire Mitterrand par des gaullistes.

Jusque là, l'émission s'égrenait gentiment évitant les vrais raisons de son échec, les copains et les coquins défilaient pour témoigner et soudain vint une révélation : celle d’Édith Cresson ayant organisé un déjeuner entre Chirac et Mitterrand quelques semaines avant le premier tour. Ce fait avait été évoqué à cette époque mais démenti par les deux protagonistes. Édith Cresson dévoilait ainsi que Mitterrand avait bien rencontré Chirac, et Giscard d'Estaing confirmait ensuite à Laurent Delahousse qu'il avait posé la question à Mitterrand lors d'une visite, quelques temps avant sa mort, et que celui-ci lui avait confirmé la véracité de cette rencontre.

On peut alors relier cela à l'élection de 1995 de Chirac qui aurait reçu un coup de pouce de Mitterrand en retour, d'où mon titre « d'un prêté pour un rendu ».

Pourquoi je m'attarde sur ces faits et ces magouilles ?

Tout simplement pour dire encore une fois toute mon hostilité à cette élection présidentielle par le suffrage universel.

Ainsi ces magouilles montraient déjà à quel point ce système conduisait à des arrangements politiciens et la sociale démocratie et la droite n'étaient pas autant que cela « à couteaux tirés » et qu'ils avaient, tout compte fait, les mêmes idées sur la gestion libérale du pays et j'en retire que les discours de gauche de Mitterrand étaient pour la galerie.

Souvenons-nous des déclarations de Mauroy et de Mitterrand à Longwy et Denain pour le maintien de ces deux entités industrielles, en sous- main, ils étaient d'accord avec les décisions de Bruxelles et sitôt au pouvoir ils ont fermé ces deux entreprises.



D'ailleurs regardons-y de prés, que s'est-il passé après 1981: tout simplement un plan de rigueur , décrété à Lille en Juin 1982, en plein congrès de la CGT par Mauroy … j'y étais.

On pourrait évoquer ensuite la dissolution en 1998 de l'Assemblée Nationale par Chirac devenu alors président de la République dont le moins que l'on puisse dire c'est que cette dissolution reste mystérieuse et l'arrivée de Jospin comme premier ministre connaîtra aussi ses drôles de moments avec cette fameuse phrase du premier ministre " l'état ne peut pas tout" lors des licenciements boursiers de Lu et de Michelin.

Cela montre à quel point notre pays est rongé par ces genres de politiciens de droite et du parti socialiste qui savent faire passer leur carrière avant l'intérêt national. Nous avons d'ailleurs vu depuis l'arrivée de Sarkozy à quel point la frontière était ouverte entre des socialistes et Sarkozy puisque certains d'entre eux ont placé leur avenir dans le sillage de Sarkozy comme se fut le cas pour Kouchner.

C'est donc cette politicaillerie qu'il faut déraciner et le Front de Gauche ne doit pas fléchir sur la nécessité de passer à une 6eme république et que la direction du pays soit assurée par les représentants-es élus-es du peuple à l'assemblée nationale et qu'un autre type de démocratie s'installe nous sortant de ces candidats providentiels et qui ne sont que les marionnettes du capital international.

En posant ces jalons là, nous pourrions mettre en garde, ceux et celles, qui derrière le décor de joute s'attablent discrètement dans des endroits secrets pour assurer, comme avant, la gestion libérale de la société, ce qui d'ailleurs se manifeste déjà chez les socialistes quand ils acceptent que notre pays soit plongé dans l'austérité dans le cadre du pacte Européen Libéral dont on voit les dégâts en Grèce avec Papandréou le premier ministre socialiste.

Les amitiés entre Chirac et Hollande ne sont-elles pas « un remake » de celles entre Chirac et Mitterrand ?

La meilleure façon d'éviter un nouveau "prêté pour un rendu" c'est des luttes fortes et des exigences autres que celles que l'on entend en ce moment pour gérer la crise entre politiciens de droite et socialistes.

Les communistes doivent dire leur totale désaccord non seulement avec ces entourloupettes qui se préparent mais bien fixer un projet nous sortant de ce libéralisme mortifère qui règne dans ce pays particulièrement depuis le Giscardisme sans oublier bien sûr ce qui en reste des gaullistes et les socialo-libéraux.

 

Bernard LAMIRAND

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