AYRAULT SE FOUT DE NOTRE......

Publié le 31 Mars 2013

divers_067-copie-1.gifAYRAULT NE TOUCHERA PAS A L’AGE LEGAL DE LA RETRAITE HOURRAH !!!!

Vous avez bien entendu, toute la presse en parle ce matin comme un grand événement : le premier ministre assure que l’âge légal ne sera pas remis en cause.

En fait, il s’agit de l’âge de départ légal  à 62 ans mis en place par Sarkozy et Fillon au lieu et place de 60 ans mise en place en 1982 par un gouvernement d’union de la gauche. Cela n’a d’ailleurs rien à voir avec l’âge légal de 65 ans pour une retraite pleine et entière sans abattement qui existe toujours pour ceux qui à cet âge n’ont pas le nombre de trimestres exigés de cotisations.

Donc le parti socialiste entérine la loi de la droite de porter l’âge légal  de départ à 62 ans, lui qui avait manifesté contre cette décision de la droite en 2010 avec les syndicats.


Un nouveau reniement.

Il faut savoir que l’âge légal de départ institué en 1982 permettait à un salarié d’exercer son droit de départ à 60 ans en fonction d’un nombre de trimestres suffisants de cotisations. Dans les conditions actuelles, celles qui ont portées plus loin, par la droite, le nombre de trimestres et maintenant 164 trimestres pour ceux nés en 1952, 166 pour ceux nés en 1955 et 1956, le salarié qui n’a pas le nombre de trimestres nécessaires subit une décote s’élevant à 1,25% par trimestre pour ceux nés après 1952. La liquidation de la pension avec application de la décote est alors définitive.
C’est pour ces raisons qu’un nombre de travailleurs et travailleuses surtout, n’ayant pas le nombre de trimestres nécessaires, continuent de travailler ou d’attendre en chômage indemnisé ce nombre de trimestres cotisés nécessaires pour éviter la décote et une perte considérable de leur revenus quand ils seront en retraite.
Le fait qu’un nombre de plus en plus élevé de salariés-es subissent la précarité de l’emploi, le chômage, des carrières hachées, l’âge de départ à la retraite, même à 62 ans, sera de plus en plus une coquille qui se vide et les ayants-droits (de plus en plus nombreux) devront attendre 65 ans pour partir à la retraite sans abattement et plus tard si ce gouvernement s’avise à acquiescer aux exigences du MEDEF de passer l’âge légal à taux plein à 67 voir 70 ans ce qui arrangerait les affaires du patronat pour payer le plus tard possible les retraites complémentaires.
La décision de Ayrault n’exercera qu’un rôle secondaire puisque c’est le nombre de trimestres de cotisations qui compte et qui en s’élevant entraine automatiquement un report par le salarié de l’âge de son départ en retraite s’il n’a pas les trimestres nécessaires et Hollande vient d’annoncer qu’il procédera à l’augmentation du nombre de trimestres cotisés lors des prochaines rencontres avec les syndicats et le patronat.
En fait l’âge légal de 62 ans de Ayrault sera accolée au nombre de trimestres supplémentaires qu’Hollande nous promet de les augmenter et entrainera de moins en moins de travailleurs à passer la ligne d’arrivée à 62 ans pour le départ en retraite sans abattement et décote.
L’âge de départ à 62 ans sera donc que pour ceux, de plus en plus rares, qui auront le nombre de trimestres suffisants et si l’on a bien saisi, Hollande va faire bouger ce nombre de trimestres en plus pour éloigner et réduire le nombre des attributaires et il le souligne d’ailleurs en disant qu’il le proposera en fonction des 20 milliards de déficit en 2020, ce qui veut dire qu’il choisi de faire payer les salariés et de laisser tranquille le patronat concernant l’augmentation des cotisations de l’entreprise qui aurait été la solution la plus juste et la plus efficace en faisant payer le coût du capital.
Le nombre d’années de cotisations ou de trimestres en plus deviendraient pour ainsi dire des handicaps supplémentaires que l’on disposerait sans cesse sur le parcours du salarié-e où ceux-ci verraient, au fur et à mesure qu’il se rapprocherait de l’âge de la retraite, celle-ci s’éloignait d’eux.
Tous dans le rue la retraite à 60 ans sans décote et avec augmentation des cotisations de l’entreprise.
La retraite est un salaire socialisé, défendons-là.
 
Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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