Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

AVEC ADRIANA KAREMBEU : DE L'ETHIOPIE A CE QUE NOUS SOMMES AUJOURD'HUI

Publié le 1 Août 2011 par aragon 43 in Actualités

divers_005.gifAVEC ADRIANA KAREMBEU : DE L'ETHIOPIE A CE QUE NOUS SOMMES AUJOURD'HUI

J'ai regardé le film sur les agriculteurs de hauts plateaux d'Abyssinie et la présence parmi ces gens d'Adriana Karembeu dans un concept créé par Frédéric Lopez "quelqu'un vous attend quelques part" et vous fait rencontrer des gens dans une sorte "de rendez-vous en terre inconnue".

Formidable ce reportage empreint d'une grande émotion.

L'on y voit des cultures différentes de la nôtre.

Là, il s'agit de rencontrer une famille très pauvre d'agriculteurs sur ces hauts plateaux où la vie est très dure.

Adriana et son compagnon de voyage vont faire connaissance avec ces hommes, ces femmes, ces enfants.

Ils vont participer pendant une semaine "à la dure" aux activités de la famille mais aussi échanger, se parler, aimer ces gens simples, croyants, mais cherchant à se libérer de l'étrave du passé et surtout du conservatisme religieux catholique qui règne dans cette région.

Adriana est magnifique dans ce rôle d'une femme qui découvre la vie sociale loin des paillettes de la mode. Elle dira, un peu gênée de le dire, à la question posée par la femme de l'agriculteur, qu'elle fait comme métier celui d'une jolie fille choisie pour habiller les gens de vêtements. On la sent embarrassée par la relation qu'elle est obligée de faire entre notre monde et ce qu'elle découvre dans ces terres d'Abyssinie.

Mais ces gens l'écoutent, rient de ses bourdes et de ses étonnements, de sa difficulté à faire les travaux réservés aux femmes et puis les discussions s'engagent, la fille ainée a été mariée jeune comme la tradition séculaire et religieuse l'impose encore dans cette région, elle a pleurée, s'est sauvée plusieurs fois de son mari qui venait la rechercher au domicile de ses parents, le père de la famille, Sissay, est un homme qui se sort petit à petit de cette sécularité qu'il a appliqué à sa fille ainée, il fait partie de ceux qui ont modernisé la culture des céréales si indispensables à la vie de la famille, il a créé son propre réseau d'eau pour irriguer ses terres, il a appris à lire très tard et a compris avec la lecture qu'il fallait évoluer et sa seconde fille va à l'école ainsi que ses fils et pour eux plus question de mariage arrangé.

Il achète lui-même cahiers, crayons, livres car l'école n'est pas gratuite là-bas et peu d'enfants y vont.

Il m'a subjugué au moment où il explique tout cela par ses mots d'une grandeur extraordinaire et je le cite:  "avant de savoir lire je vivais dans l'obscurité", parole fortes démontrant que les hommes et les femmes marchent avec leur tête.

Et chemin faisant nous avons découvert qu'une grande bataille de la jeunesse éthiopienne était en cours pour se débarrasser des préjugés obscurantistes autour du mariage, du rôle de la femme, de la religion catholique qui freine des quatre fers dans cette région d'Abyssinie et le témoignage de la plus jeune fille de Cissay vient en appui de ces libérations en cours quand elle dit avoir aidé sa copine d'une quinzaine d'années à fuir le domicile familial en lui apprenant que son père l'avait destiné au mariage à 12 ans.

En révélant ces évolutions, la télévision aidait à faire saisir que ces peuples font partie de nous-mêmes.

Et me venait en mémoire nos origines:  n'est ce pas  dans cette région ( le Rift), pas très loin de là, que les premiers signes de l'humanité sont apparus avec Lucie que nous a si bien décrit Yves Coppens le paléontologue?

Les premiers hommes qui ont marché,  qui se sont tenue debout, viennent de ce coin de l'Afrique. Ils ont ensuite essaimé dans toutes les parties de la planète et notamment en Europe.

Et là, je pense, à ces misérables interventions du "sire de Grenoble", Sarkozy,  voulant bouter  Roms et gens d'Afrique hors de la France

Et puis finalement, reprenant les belles paroles de Cissay, cet agriculteur qui voit devant et pas derrière -"avant de savoir lire je vivais dans l'obscurité" - ne pourrions nous pas dire à notre tour, pour ne pas vivre dans l'obscurité:  "nous voulons non seulement lire mais vivre avec nos semblables qu'ils soient d'Afrique et d'ailleurs".

Bernard LAMIRAND

Commenter cet article

PASCAL 02/08/2011 14:20



Sauf que l'Ethiopie est le seul pays d'Afrique à n'avoir jamais été colonisé.



aragon 43 02/08/2011 17:12



Bien vu. Je corrige...