AMIENS NORD

Publié le 14 Août 2012

388727 10150497922734474 638444473 8446048 1162070067 nQUARTIER NORD D’AMIENS : POURQUOI ?

En cette semaine du 15 aout, la moiteur de cet été a été troublée par des émeutes de jeunes dans les quartiers Nord d’Amiens.

Aux téléspectateurs, les reportages montraient cette violence qui apparaissait gratuite de s’en prendre à cette école publique dans ce quartier qui en a pourtant bien besoin et à des voitures incendiées.

Violence aussi contre des policiers avec cette fois-ci des tirs de chevrotines.

Valls est venu et a seulement stigmatisé ces violences et défendu les policiers blessés.

Il a parlé de la République atteinte, mais atteinte par quoi, sinon que par le fait que plein d’hommes et de femmes et surtout de jeunes sont laissés pour compte dans ces quartiers nord et ailleurs.

Il a aussi rejeté sur le gouvernement précédent le fait que rien ne fut réglé durant le septennat de Sarkozy et chacun se rappelle du Karcher de la Courneuve ( cette droite ferait mieux de se taire, elle est responsable de cette misère).

En entendant Valls, ce soir, à la télévision, j’avais l’impression d’un remake de ces nuits dans la banlieue parisienne avec les voitures incendiées et les bâtiments publics démolis et une droite sarkozienne qui n’avait que le mot répression pour régler un problème de fond : la vie dans ces quartiers où rien ou peu existe pour une vie humaine digne de ce 21éme siècle.

Je regardais les vues de la télé sur ces quartiers et le mal-vivre qui doit y régner avec des jeunes et aussi des moins jeunes complètement désœuvrés face au chômage massif qui règne en Picardie et en particulier à Amiens.

Ces gens là, des gens comme vous comme moi, vivent une précarité absolu, ces quartiers ne possèdent rien de ce que les centre villes possèdent, là où sont établis les élites, ces élites, qui, ce soir, doivent montrer du doigt ce qu’ils appellent cette racaille d’Amiens Nord.

Ce gouvernement de Gauche ne peut avoir le même comportement que son prédécesseur, certes il arrive et aura besoin de temps pour que la situation évolue positivement, mais le discours de Valls, ce soir, n’est pas un discours pour aider ces gens qui souffrent, c’est un discours policier avec les haussements de menton que les gens de là-bas n’ont que faire.

Voilà encore une empreinte politique qui semble bien s’éloigner d’une politique en faveur de ceux en fragilité dans tous ces quartiers de France où règne la mal-vie dû à ce libéralisme destructeur que les socialistes viennent d’accepter avec la règle d’or de l’Europe du fric.

Car c’est ce fric qui créé ces inégalités qui débouchent en injustice et en colère.

Beaucoup d’argent sont dépensés pour aider le capital à redresser ses comptes financiers et l’on fait payer les appauvris et les laisser sur le carreau.

Le carreau d’Amiens Nord est plein de victimes de ces politiques dont Hollande n’ose se débarrasser car les vrais crapules sont là, dans les lieux où les coffres forts ont pignon sur rue, eux ne détruisent pas de voitures mais ils détruisent des vies.

Quand je vois les sommes dépensées pour satisfaire une certaine classe, je peux comprendre cette misère humaine qui éclate et bien sûr ne pas approuver qu’elle débouche sur de telles violences qui frappent que les habitants de ces cités.

Mais la République Monsieur Valls, c’est le peuple et quand un peuple souffre, la République s’effiloche.

Je rêve Monsieur Valls que partout où les gens sont parqués comme des bêtes, un bon matin, ils se réveillent et que leur quartier, hier déshérité, devient un quartier où il fait bon vivre ; je rêve aussi de voir des parcs et jardins d’agréments, des piscines , des terrains de sports, de lieux de culture, des commerces et pourquoi pas une belle avenue où les gens s’attardent les soirs d’été pour discuter comme dans vos quartiers résidentiels où il fait bon vivre.

Mais tous cela, c’est du rêve, mais que le rêve devienne réalité bons sang ! Notre Picardie doit devenir un lieu de création de richesse et de développement industriel. Malheureusement le chemin n’est pas pris quand on voit les usines se fermaient les unes  après les autres et notamment du coté d’Amiens.

Monsieur Valls vous avez le choix entre la matraque et la truelle.

Vous êtes entrain de choisir la matraque me semble t’il comme votre prédécesseur.

 

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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