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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

AGENCES DE NOTATION: SARKOZY A OPTEMPERE SUR LES RETRAITES

Publié le 9 Août 2011 par aragon 43 in politique

 

arton446-41a02.jpg SARKOZY  AUX ORDRES DES AGENCES DE NOTATION

L'agence Standard and Poor's considère que la France a une "politique budgétaire bien conçue" qui justifie sa note "AAA" avec perspective "stable", a indiqué un de ses dirigeants. Le président du comité de notation des Etats de S&P, John Chambers, a affirmé lors d'une conférence téléphonique que la réforme des retraites en 2010 était "une mesure intelligente" et le retrait de la politique de relance budgétaire "un exemple de politique budgétaire bien conçue".

Ainsi, nous savons où Sarkozy a pris ses ordres pour liquider la retraite à 60 ans  et mettre le pays à la diète pour payer les frasques de ses amis les banquiers. Il est donc le bon élève de la classe, celui en mesure d'appliquer avec zèle les consignes des banquiers, ceux qu'il appelait jadis les voyous (c'était pour la forme).

En fait, ces agences sont toutes dirigées par des grands financiers. L’agence Fitch par exemple appartient à la holding Fimalac, détenue par le chef d’entreprise français Marc Ladreit de Lacharrière.. Les deux autres agences sont américaines: Standard and Poor's et Moody ont leurs sièges à New-York et sont directement reliées aux grands compagnies financières américaines. Ce sont des phalanges de la main invisible du capital, en particulier américain.

L'agence de notation Standards§ Poor's fait partie d'un complexe avec comme hauts dirigeants des managers qui ont leurs entrées à Walls-Street.

Toutes ces agences, qui jouent en ce moment les pères fouettards sont celles qui avaient couvert le scandale Enron aux Etats-Unis et ensuite dissimuler les magouilles des subprimes.

On peut dès lors comprendre la manipulation actuelle: faire dégringoler les valeurs pour imposer par une pression accrue sur les états une vraie cure d'austérité aux travailleurs du monde entier et en particulier dans les pays les plus protégés sur le plan social.

La crise, certes réelle, d'un système à bout de souffle, sert donc de manière opportuniste pour remettre en cause les droits sociaux et cela va, comme le dit ce matin l'Humanité, à ce que Trichet, responsable de la BCE, donne des ordres à l'Etat Italien pour mettre en place un vaste plan d'austérité et de remise en cause des droits sociaux en disant qu'il faut procéder par décret et non par les assemblées élues du peuple.

Là, s'amorce une dimension antidémocratique de cette Europe du fric qui n'hésite plus à piétiner les pauvres règles démocratiques qui la régissait dans le cadre d'une économie capitaliste.

La règle d'or de Sarkozy en est un exemple sur la façon d'imposer des règles financières limitant ainsi le rôle des parlementaires à être simplement des figurants.

Les agences ne cachent nullement qu’elles travaillent main dans la main avec Wall Street et la City, sans pour autant le crier sur tous les toits. « Vous commencez une notation et vous construisez un deal autour de cette notation » explique volontiers Brian Clarkson, ancien vice-président chez Moody’s. Evidemment, disent les agences, nous ne jouons jamais un rôle actif dans les montages financiers… (repris dans une revue de presse).

Déjà, les chroniqueurs de la presse bourgeoise française envisagent de nouvelles mesures d'austérité et se trame l'idée que tous les pays européens devront passer par la règle d'or que soutient Sarkozy.

La rentrée s'annonce donc houleuse et il est évident que celle-ci ne peut-être une rentrée bonasse.

La meilleure réponse à faire à cette bataille idéologique que vont mener les gouvernants et les détenteurs de capitaux pour dire que tout le monde doit se serrer la ceinture, c'est bien les revendications salariales, les retraites, les remboursements de sécurité sociale, l'aide au chômage, les embauches à contrat à durée indéterminée.

Début octobre est annoncé une journée de luttes par la CGT, il faut qu'elle soit le point de départ d'un mouvement qui dure et qui oblige les politiques de gauche à prendre position pour une autre orientation que celle qui se dessine actuellement et qui va nous mener à un appauvrissement certain.

L'heure est bien à l'action dans les entreprises, les services, les bureaux, les lieux de vie des retraités.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

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