5 MARS GREVES ET MANIFESTATIONS POUR DIRE AUX DEPUTES ET SENATEURS NE VOTER PAS LA DISPARITION DU DROIT DU TRAVAIL

Publié le 27 Février 2013

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A cettte époque,il était question de se donner des droits et non pas de les enlever....

 

 

 

LE 5 MARS NOUS DEVONS ETRE TRES NOMBREUX DANS LES MANIFESTATIONS

Les chiffres du chômage viennent de tomber, ils sont catastrophiques, la  France est entrain de rejoindre le peloton des pays où le chômage devient quelque chose d’endémique.

Si le gouvernement peut invoquer que les politiques précédentes menées par Sarkozy et le Medef y ont contribué, il a maintenant sa part de responsabilité  dans les chiffres qui tombent par la politique d’austérité qu’il mène et qui appauvrit le monde du travail à la vitesse grand V et donc l’économie générale du pays.

La croissance qu’il invoque ne sera pas au rendez-vous de 2013 pour juguler les pertes d’emplois qui ne cessent d’augmenter et la précarité de l’emploi qui devient une nouvelle façon de faire chômer  tour à tour les salariés notamment la jeunesse.

Ce gouvernement, il faut le dire, a choisi le camp du libéralisme et donc de la réduction de ce qu’il appelle le coût du travail rejoignant ainsi l’idéologie patronale sur les charges sociales.

L’accord sur la Sécurisation de l’emploi est un immense appel d’air pour le patronat afin qu’il réduise les salaires et précarise l’emploi pour relever le taux de profit des grandes entreprises notamment.

Toutes les mesures de cet accord, que le gouvernement veut transcrire dans la loi, sont une attaque  délibérée aux fondamentaux du code du travail et des protections et garanties pour les salariés dans les entreprises et services.

Avec cet accord, s’il est transposé dans une loi, les salariés se retrouveront devant la machine implacable de l’exploitation patronale et des dérives autoritaires patronales qui ne manqueront pas de s’exercer. Le droit du travail va être pour ainsi dire sacrifier sous l’autel de la compétitivité et du profit.

Ce gouvernement a tenu la plume des signataires, il fait le jeu du patronat, il ment avec les organisations syndicales signataires que cet accord serait un bien pour le monde du travail.

S’il prend la responsabilité de l’inclure dans la loi, il aura à en répondre devant les électeurs et devant ce monde du travail qu’il prétendait défendre tout au long de la législature en cours.

Demain, avec cet accord en poche, les patrons auraient les mains libres pour décider des salaires, du temps de travail, de la précarité de l’emploi, de la mobilité de celui-ci, de la fermeture et des licenciements sans que la justice puisse venir les inquiéter dans leurs exactions sociales.

C’est grave.

Il faut relever le défi.

Aucun travailleur et aucun retraité ne peut être indifférents à ce qui se trame pour dessoucher les garanties en matière de protection du droit du travail et aussi de la Sécurité sociale obtenus par de grandes luttes de travailleurs qui y ont parfois sacrifié leur vie.

Alors, le 5 mars, à l’appel de la CGT, FO, SUD, FSU et des magistrats ainsi que des inspecteurs du travail, nous devons tous être dans les rues pour manifester et appeler les députés et sénateurs de gauche à rejeter cet accord qui nous ramènerai inexorablement au temps où les patrons avaient tous les droits sur les travailleurs.

Le 5 Mars concerne tout le monde du travail mais aussi ceux qui l’ont construit par les luttes et qui sont en retraite aujourd’hui et j’en fais partie. Nous savons aussi que des travailleurs proches des organisations syndicales signataires s’apprêtent à manifester leur désaccord.

J’irai dans l’Oise à la manifestation de Chambly à 10 H30 pour dire au député Françaix, socialiste, que les travailleurs ne l’autorisent pas à signer cet accord scélérat.

Bernard LAMIRAND Syndicaliste.

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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