Publié le 25 Novembre 2019

Colombie : la paix menacée

Des centaines de dirigeants communautaires et syndicaux ont été assassinés en Colombie depuis la signature de l’accord de paix, en novembre 2016, selon un nouveau rapport publié aujourd’hui par la CSI. Le rapport intitulé « La paix menacée » (en anglais et en espagnol, d’ici peu en français), lève le voile sur l’échec du gouvernement du président Ivan Duque à mener à leur terme les engagements pris dans le cadre de l’accord. Malgré les engagements pris envers l’Union européenne et les États-Unis, ainsi qu’envers l’OCDE et l’OIT, moins d’un quart des mesures convenues ont été correctement mises en œuvre par le gouvernement.

Les manifestations en opposition aux politiques du gouvernement, qui ont embrasé le pays depuis le 22 novembre, se sont heurtées à une répression violente de la part des autorités. 

 « Tragiquement, on assiste à une nouvelle montée de la violence en Colombie, et le président Duque et ses alliés conservateurs doivent en assumer la responsabilité. Un accord d’une telle importance ne peut simplement être mis de côté au gré des caprices d’un gouvernement quelconque qui ne semble guère se soucier de la population ni de l’avenir du pays. Le “dialogue national” annoncé par le président Duque ne peut être considéré comme crédible tant que la situation de répression persiste », a déclaré Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI.

Entre le 1er janvier 2016 (11 mois avant la signature de l’accord) et le 8 septembre 2019, 777 dirigeants sociaux et défenseurs des droits humains ont été assassinés en Colombie.

La conclusion de l’accord de paix avait éveillé de grands espoirs. Il témoignait d’un engagement ferme du gouvernement de l’époque et des forces de la FARC en faveur de la paix et de la résolution des problèmes sous-jacents qui alimentaient le conflit. L’accord de paix engageait le gouvernement à entreprendre une réforme rurale intégrale, à garantir les droits des victimes et leur participation politique, et à garantir également une approche participative dans sa mise en œuvre.

« Il y avait de l’espoir que les efforts du gouvernement cesseraient d’alimenter la violence pour s’attaquer, à la place, à la pauvreté et aux inégalités. Pourtant, la Colombie reste le pays d’Amérique latine le plus inégalitaire en matière d’accès à la terre, tandis que les travailleurs sont maintenus dans la pauvreté par un législation du travail qui favorise les familles les plus riches et les investisseurs étrangers au détriment du peuple. Le gouvernement Duque entraîne la Colombie sur une voie qui représente une menace grave et imminente pour la paix », a déclaré Mme Burrow.

Le rapport, fruit d’une initiative conjointe de la CSI, des centrales syndicales nationales CUT et CTC et de l’École nationale syndicale de Colombie (Escuela Nacional Sindical, ENS), met en exergue le fait que la violence continue de cibler les défenseurs des droits humains. Il révèle que l’année 2018 a vu plus de syndicalistes assassinés que les quatre années antérieures (y compris les années qui ont précédé la signature de l’accord de paix). Au total, 34 syndicalistes ont été assassinés l’année dernière, principalement dans les secteurs de l’éducation, de l’agriculture et des mines. En tout, 234 violations graves des droits humains des syndicalistes ont été recensées, dont des menaces, des attaques violentes et même des cas de torture.

Les auteurs sont traités avec impunité par les autorités : 95 % des crimes liés à des violations graves des droits humains des syndicalistes sont non résolus, alors que l’absence de suivi judiciaire signifie que dans 60 % des cas, les auteurs présumés ne sont même pas identifiés.

Bon nombre des accords économiques qui, à l’heure actuelle, maintiennent à flot l’économie du pays ont été signés à la suite de l’accord de paix. Dans le cadre de ces accords, la Colombie s’est engagée à mettre en œuvre une série de normes en matière de droits humains, de travail et d’environnement.

« Les syndicats se sont engagés à construire la justice sociale nécessaire à une paix durable. Nous continuerons de faire pression pour la paix aux niveaux national et international. Les partenaires internationaux de la Colombie ne peuvent rester les bras croisés pendant que des défenseurs des droits humains sont assassinés et que les injustices économiques qui ont alimenté le conflit perdurent. Le mouvement syndical international continuera de faire pression sur le gouvernement Duque et sur les partenaires internationaux de la Colombie, pour qu’ils assument leurs responsabilités respectives », a déclaré Mme Burrow.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme, #paix ou guerre, #PAIX

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Publié le 20 Novembre 2019

Un grand moment à Auby

Nous nous sommes retrouvés, des camarades ayant vécu cette grande épopée de Radio Quinquin et nous avons pu évoquer les luttes pour s'opposer à la casse industrielle de ce Nord Pas de Calais.

Une radio née dans la lutte et j'ai évoqué la première émission clandestine dans un HLM à Denain.

Nous avions interviewé le Secrétaire général de la CGT Georges Séguy venu apporter le soutien total de la CGT à la Bataille pour maintenir les installations sidérurgiques de Denain et empêcher la fermeture de cette entreprise  et des 5000 salariés à cette époque en 1979.

Donc un grand moment de retrouvailles, sans nostalgie, mais avec l'idée de se battre aujourd'hui pour redonner une place centrale à l'industrie dans cette région aujourd'hui appelée " Les hauts de France". et ce que l'on peut dire , c'est que Macron et son gouvernement ne sont pas à la hauteur.

Le 5 décembre, les populations du Nord victimes de ces casses industrielles, de ces jeunes en précarité où au chômage, de ces retraites dans la misère, ont toutes les raisons pour agir, faire grève, manifester.

Bernard Lamirand ancien responsable CGT de la Sidérurgie et de la métallurgie Nord Pas de Calais.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Histoire, #LUTTES

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Publié le 12 Novembre 2019

Rédigé par aragon 43

Publié dans #CGT

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Publié le 10 Novembre 2019

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #paix ou guerre

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Publié le 10 Novembre 2019

Est-ce normal de ne faire cette année aucune allusion à cette affreuse guerre de 14/18 ? Et ne parler  durant cette semaine dans nos médias, toujours prolixe quand il s'agit d'anticommunisme que du mur de Berlin qui est certes  un fait historique  mais la tuerie capitaliste de 14/18 l'est aussi et des millions de jeunes ont été sacrifiés pour les profits de quelques magnats capitalistes, notamment l

es maitres des forges Européens qui ont suscité et profité de cette guerre à travers leurs cartels.

Ce jour, j'aurai une pensée pour Henri Barbusse, celui qui a dénoncé cette boucherie et à reçu le prix Goncourt.

Il vivait à Aumont en Halatte, sa maison aujourd'hui est en ruine, j'y passe souvent en me promenant dans la forêt toute proche ;  les pouvoirs publics s'étaient engagé à faire les réparations du temps de Hollande. Macron a oublié cette promesse. Ce type, demain, va aller conférer avec Merkel  et nous voyions qu'après les festivités du centenaire il faut faire oublier petit à petit ce que le capitalisme en plein essor a fait pour assurer dans le monde sa domination et la deuxième guerre mondiale qui a suivi il en fut le responsable à travers la  montée du fascisme et du nazisme.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #PAIX

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