Publié le 17 Octobre 2019

Rédigé par aragon 43

Publié dans #FTM CGT, #Retraites, #SECURITE SOCIALE

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Publié le 3 Octobre 2019

RAPPORT DELEVOYE : LES RETRAITES SOUS LA COUPE GOUVERNEMENTALE ET PATRONALE

 

Aujourd’hui, les différents régimes de retraites des salariés-es sont sous la responsabilité des organisations syndicales et patronales sur la base du paritarisme.

Il existe des systèmes de retraites particuliers pour les professions libérales. Ambroise Croizat, ministre du travail et de la Sécurité sociale avait mis en place des conseils d’administration pour le régime général composés majoritairement de représentants des salariés-es par vote.

Depuis ce temps, il faut le dire, l’État a pris la main et les CA sont des organismes consultatifs pour ainsi dire non élus.

La paritarisme - antithèse d'un vote démocratique des assurés-es - va être réduit à sa plus simple expression : Delevoye en réduit encore plus la portée déjà bien affaiblie.

Avec le rapport Delevoye, l’intégration de tous les régimes dans un système universel, l’État aura la haute main sur toutes les décisions qu’elles soient fondamentales, paramétriques, financières et sociales avec la création de la Caisse nationale de retraite universelle dès l’adoption de la loi flanquée d’un conseil d’administration sans grand pouvoir.

Ce conseil composé a parité d'employeurs et d’organisations syndicales (13 employeurs- 13 Assurés-es) aurait à prendre les grandes décisions( celles susurrés par l’État !) .

Pour entériner les décisions de l’état, le rapport indique la mise en place d’une Assemblée générale qui aurait comme vocation de représenter les assurés et les employeurs et aussi des organismes gestionnaires de retraites ainsi que des experts  : cette assemblée générale ressemble plus à un groupe d’initiés mais surtout donnant une place prépondérante à des organisations multi-professionnelles d’employeurs au détriment des représentants des salariés minoritaire dans ce cénacle.

Notons la place offerte à toute une kyrielle d'organisations et aussi le maintien à parité des employeurs et consorts alors que celui-ci s'exonère de plus en plus des cotisations sociales de l'entreprise.
Le nombre de membres de cette Assemblée générale ne pourra excéder 8O est-il annoncé . Cette assemblée se réunirai une fois par an pour émettre un avis. Nous sommes loin de ce que Ambroise Croizat avait mis en place : des conseils d’administration élus par l'ensemble des salariés-es.

C’est donc un système qui s’éloigne encore plus de la démocratie et de la décision des cotisants considérés comme des simples souscripteurs d’assurances vie.

Pour couronner le tout : Un comité d’expertise indépendant des retraites serait créé chargé de l’analyse de la situation du système au regard des objectifs financiers et sociaux. Il établirait des rapports au Gouvernement, au Parlement et au Conseil : des sages chargés de débrousailler pour l'Etat et surtout le MEDEF.

Enfin un Conseil citoyen des retraites composé de 30 citoyens représentatifs de la
diversité de la société française serait créé et transmettrait des avis .

Inutile de dire que les assurés-es et notamment les salariés-es qui représentent la quasi-totalité de la population seraient réduit à la portion congrue comme on dit.

La CGT a raison donc de considérer que ces montages n’ont aucune raison d’être et qu’il convient de préserver et d’améliorer les systèmes actuellement existant à travers ne serait-ce une maison commune des retraites.

Toutes les grandes décisions dépendraient donc du gouvernement qui pourraient alors sans coup férir modifier les réglés concernant toutes les données paramétriques (âge, durées de cotisations, cotisations, décote et surcote, prix des points actif, revalorisations ou baisse des retraites selon les situations des caisses et de la situation économique ainsi que le respect des critères externes comme ceux de la règle d’or .

Avec un tel aréopage installé en haut, il est évident que le « renard «  va entrer dans le poulailler et ce renard a la queue argenté : il s’agit  des assureurs et des fonds de pension.

Bernard LAMIRAND

Nota : cet article est le dernier des dix prévus concernant l'analyse du rapport Delevoye. A noter que j'en suis resté qu'à cet analyse de manière la plus concise possible.

 

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 1 Octobre 2019

UN SYSTÈME INDIVIDUEL POUR UNE RETRAITE MINORÉE

 

Nous arrivons au bout de l’analyse du rapport Delevoye ; il nous reste à examiner les conséquences pour le monde du travail.

Il est perdant sur toute la ligne : âge de la retraite, système individualisé à points, dispositif de solidarité minimal non garanti.

Le départ en retraite :

Qui ne s'est pas posé la question à quel âge vais-je partir ?

Les travailleurs en activité  n’auront plus l'assurance d'une date assurée ; la retraite à 60 ans avait déjà disparu pour faire place à la réforme Touraine de 2014 portant la retraite à 62 ans, qui deviendra une coquille vide avec la décote et la surcote de Delevoye obligeant à partir à 64 ans pour un taux plein ; bref une procédure annonçant une variabilité assurée et donc une retraite que l’intéressé devra sans cesse repousser toujours plus loin pour acquérir des garanties elles aussi fluctuantes et à la baisse. Par ailleurs la durée de cotisations, autre possibilité présentée es par Macron, conduirait à des départs dépassant les 67 ans âge du taux plein sans décote et surcote et notamment si sans cesse le nombre d’années de cotisations est augmentée comme le réclame le MEDEF. On peut penser que la visée est de rejoindre d’autres pays Européens qui ont déjà dépassé les 70 ans.

 

Le système à points :

Le chacun pour soi. Une tirelire à points.

L’arnaque absolue : les points ne seraient attribués que selon les cotisations versées et donc les périodes de non activité ne produiront aucun point : adieu les 25 meilleures années dans le privé et adieu les 6 derniers mois de traitement ou de rémunération dans le secteur public et les régimes spéciaux.

Des points vendus le plus cher possible et donc moins de points et des points à la retraite dévalorisés à l’exemple des accords Arcco et Agirc.

Des points inscrits dans un compte individuel où l’attributaire serait appelé à le combler, s’il le peut, avec des heures supplémentaires à foison ou poursuivre sa vie professionnelle le plus longtemps possible si sa santé le permet et si une offre lui est assurée ou encore à attendre l’heure de l’âge permettant le taux plein qui lui aussi serait susceptible d’être revu plus tardivement encore.

Les points seraient synonymes d’une individualisation de la retraite à outrance.

 

Solidarité minimale  :

Pour tous les victimes du système à points et des conséquences des carrières incomplètes un rattrapage serait cependant prévu fixant un minimum de retraite à 1000 euros en attendant une fixation à 85%du SMIC.

Ce qui n’est pas dit, c’est que c'est un minimum basé sur une carrière complète et il est évident que nombre de salariés tomberont dans la nasse des travailleurs au minimum de retraite et ce minimum serait l’objet de réduction au prorata du nombre d’années travaillées.

 

D’autre part ce minimum appellera des salariés inquiet de leur future retraite insuffisante à mettre dans des systèmes d’épargne retraite où ils cotiseront avec le risques de ne pas retrouver leur argent à la retraite : notamment à travers l’assurance vie, les fonds de pensions et la capitalisation.

A noter aussi les dispositifs de points gratuits pour les situations familiales et les reversions dont seuls le gouvernement aura la maîtrise quoiqu’il en dit et l’expérience est là pour le démontrer avec les prestations maladie et les allocations familiales où il réduit sans cesse les prestations.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités, #Retraites, #SECURITE SOCIALE

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