Publié le 27 Janvier 2019

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Durand Jean-Marc

Intervention de Jean-Marc Durand
Conseil National du PCF du 26 janvier 2019

Malgré ses grandes ambivalences le mouvement des gilets jaunes comme l’a souligné F Roussel dans son rapport introductif, traduit une grande colère et des aspirations populaires profondes à une vie meilleure. Mais au jour du XIème acte des gilets jaunes, il me semble que ce mouvement est en passe de produire une nouvelle étape inédite. Celle d ‘une reprise en main par Macron lui-même de la situation avec sa capacité à transformer en positif pour lui et son gouvernement, ce mouvement de contestation sociale. Et cela ne semble pas si mal parti pour lui.

Macron agit habillement certes avec un grand renfort médiatique, certes en maltraitant comme jamais la démocratie. Il est en effet rare de voir la police utilisée de façon aussi répressive. Et le niveau de mascarade de ses apparitions publiques dans les réunions du grand débat atteint des sommets ; l’opération de jeudi à Bourg-de-Péage dans la Drôme en a été une nouvelle démonstration (invités triés sur le volet, faux effet de surprise, captation de plus de 80% du temps de parole). Mais sa force est qu’il apparaît comme quelqu’un qui connaît et maîtrise ses dossiers. C’est d’ailleurs ce qui lui permet de défendre et finalement de faire progresser dans certaines têtes, ses choix politiques.

Et c’est pour une part cela qui nous impose de travailler profondément comment, en tant que communistes, avancer de manière efficace face aux risques qu’au final ce mouvement profite politiquement à Macron et aussi dans une moindre mesure au Rassemblement national, même si la constitution d’une liste gilets jaunes aux européennes est une belle pierre de lancer dans le jardin de Mme Le Pen. Macron utilise tout pour parvenir à ses fins, c’est-à-dire être en tête aux européennes et préparer les municipales. Ainsi il n’hésite pas à transformer les élus de proximité en rempart du présidentialisme. Il s’évertue à vouloir évacuer le social par la démocratie. Il manœuvre pour couper les couches populaires des couches sociales supérieures.

Ce contexte particulier nous met au défi de monter notre niveau et nos formes d’intervention. Cela passe par :
- La mise en débat clairement de nos propositions alternatives à partir de contenus de transformations identifiables et originaux. Par exemple, répartition des richesses et démocratie : oui bien sûr. Mais ce n’est pas l’un contre l’autre ou l’un ou l’autre. C’est nouvelle démocratie -démocratie d’intervention- pour nouvelle maîtrise politique et sociale, c’est-à-dire pour une prise de pouvoirs sur l’argent. Et si répartir la richesse différemment porte une exigence de réforme fiscale, celle-ci doit dans le même mouvement rendre possible une autre utilisation de l’argent. De celui des entreprises par une réforme de l’IS incitative à partir de critères sociaux et environnementaux mais aussi avec la question des cotisations sociales. Du budget de l’Etat avec les énormes cadeaux aux entreprises dont l’emblématique CICE.
- L’utilisation en ce sens de notre matériel, pétition pouvoir d’achat et cahiers de l’espoir selon les étapes fixées par le rapport introductif.
- La mise en perspective de nos propositions, de nos initiatives avec notre campagne contre le coût du capital, car c’est bien de cela dont il s’agit au final, campagne qui doit être notre marqueur politique, l’élément identificateur de notre parti dans les luttes en cours.
- La mise en cohérence avec notre campagne des Européennes et nos propositions à ce niveau, notamment avec notre projet de création d’un fond social, solidaire et écologique européen pour financer les investissements de services ce qui verse concrètement au débat l’enjeu d’une autre utilisation de l’euro, un euro au service du développement humain et des coopérations entre les peuples européens, et d’une transformation radicale du rôle de la BCE.

Enfin je voudrais terminer par une réflexion à partir d’un débat qui monte dans la salle ce matin, c’est celui du rassemblement avec en ligne de mire les européennes. Ce qui est posé ce n’est pas rassemblement ou pas rassemblement, ce n’est pas affirmer notre différence pour affirmer notre différence. C’est comme le dit notre 38ème congrès, rassemblement sur quoi et pour faire quoi ? Et dans la période, vu la profondeur des questions posées à la société en France et en Europe, impossible de ne pas faire la clarté sur les contenus, dangereux de continuer à entretenir une sorte de confusion ou finalement toutes les positions se vaudraient et pourraient s’additionner, voire cohabiter : par exemple fédéralisme et coopérations entre peuples souverains, sortir de l’euro ou changer l’euro… Ce serait envoyer un très mauvais signal politique tant ce type d’entente conduirait rapidement à l’immobilisme politique, voire à de stériles combats d’appareils dont tireraient partie toutes celles et ceux qui veulent maintenir l’Europe sous la férule des marchés financiers. Le rassemblement c’est unir sur des contenus les forces sociales et populaires à partir d’un travail exigent, dur, difficile mais indispensable, sauf à ne se fixer qu’un objectif : l’électoralisme

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #PCF

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Publié le 22 Janvier 2019

ILS VEULENT DEMOLIR NOTRE RETRAITE

Jean Paul Delevoye, haut commissaire à la réforme des retraites, commence à dévoiler concrètement son plan pour démolir le régime général des retraites mis en place par  Ambroise Croizat à la libération.

Un système qui a fait ses preuves, qui a permis aux retraités-es d’avoir une retraite correcte basée sur la solidarité intergénérationnelle à 60 ans.

Cependant un travail de sape avait déjà concouru à réduire sa portée notamment en retardant l’âge de la retraite et les paramètres qui permettaient de disposer de prestations sur les 10 meilleures années.

Les mesures précédentes indiquaient bien que le but n’était pas d’en rester là.

Ce qui vient d’être annoncé est grave.

En effet, Jean Paul Delevoye travaille un système de surcote pour les futurs retraités-es qui accepteraient de poursuivre leur vie professionnelle au-delà des 62 ans. Une sorte de méthode à la Sarkozy que l’on pourrait intituler «  travaillez plus longtemps pour gagner plus à la retraite ».

La boucle serait pour ainsi dire bouclée avec un montage par points pout toutes et tous,  privé et public ; un  système sensé être égalitaire et simple nous dit-on mais qui recèle plein de chausses trappes pour les ayants droits.

Il faut savoir que ces surcotes sont le pure copie des accords AGIRC et ARCOO signée par la CFDT- -CFE CGC-CFTC et le patronat permettant de retarder les départs en retraites après 62 ans sans le dire.

Delevoye, en fait, a trouvé l’astuce pour arriver à retarder l’âge de la retraite tout en jurant ses grands dieux qu’il ne touche pas à l’âge légal de 62 ans.

La Surcote est l’arme pour y parvenir.

Regardons un peu le contenu des complémentaires. Les accords ARCCO et AGIRC, leur fusion, sont des sources d’inspiration très utiles pour que le régime à points supplante le régime général et les retraites des secteurs publics et nationalisés par un moins disant systémique.

D’abord ces accords impactent la retraite à 62 ans par des mesures punitives et authentifie l’abandon de la retraite à 60 ans.

Par exemple, le fait  de vouloir partir à 62 ans, entraine une sanction immédiate : le salarié subit un abattement de 10 %  de sa retraite complémentaire pendant 3 ans et il ne lui reste qu’à accepter de retarder son départ par un système de surcote qui le conduit à une majoration de sa  retraite de 10 % pour 8 trimestres, 20% pour 12 trimestres, 30% pour 16 trimestres continué après les 62 ans.

Si on y rajoute que le calcul par points dans les régimes complémentaires s’effectue  qu’en fonction  du salaire de référence qui intègre les bas salaires, des pertes de salaire à travers la précarité des emplois, les périodes de chômage qui  réduisent le nombre de points attribués et que ces points de plus en plus chers donnent alors un nombre de points  de plus en plus réduit et qui joue sur le calcul du point de retraite servi lui-même restreint et  les surcotes servent alors à atténuer des pertes considérables et à rallonger l’âge de la retraite.

Surcote et allongement de l’âge de la retraite, valeur de points effondrée, ne sont que des moyens pour mettre à mal les conquis de la Sécurité sociale en matière de retraite et l’on peut déjà indiquer que les futurs retraités-es seront les grands perdants de ce démantèlement de nos systèmes actuels de retraites que veut opérer Macron.

Ce sera le cas pour les jeunes à la recherche d’un travail et d’une carrière à contrat à durée indéterminée qui verront leur projet d’emploi encore plus retardé par le fait de ces surcotes qui maintiendront des vieux salariés au travail dans les pires conditions et eux-mêmes, plus tard, quand viendra le moment de prendre leur retraite, du fait de pension minimale par le nombre de points réduit tout au long d’une carrière hachée, devront faire comme leurs ainés, pris dans le système de surcote, de poursuivre un travail  pour avoir l’entièreté de leur retraite qui  pourrait dépasser les 65 ans invoqués par Delevoye  et ses déclarations sur ce sujet témoigne qu’ils ont l’intention de se servir de la surcote pour en faire un variable d’ajustement permanent.

Bref nous serions alors aux antipodes de l’existant actuel avec un taux plein à 62 ans qui valide par trimestre et qui permet avec le régime général d’effacer notamment des périodes de perte de salaires à cause s du chômage et des contrats à durée déterminée. 

Il y a quelques années j’avais fait pour la CGT de la Métallurgie en tant que secrétaire chargé de la politique revendicative un éditorial intitulé « la retraite pour les morts ». Eh bien, si le futur retraité ne sera pas aux derniers articles de la vie, il ne sera plus dans les conditions que nous avons connu avec le système du régime général mis en place par Croizat et la retraite sera celle d’une fin de vie ne permettant plus de la vivre comme une vie nouvelle.

Bernard LAMIRAND

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Retraites, #SECURITE SOCIALE

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Publié le 21 Janvier 2019

LES VERSAILLAIS

Belle journée au Château de Versailles ce jour d’hiver où se pressaient ce que l’on appelle le monde des affaires.

Affaires louches certainement.

Tout le « Saint-frusquin » des grandes Multinationales était présent pour parler de leurs possessions et acquisitions matérielles et financières.

Saint-frusquin, un encombrement de choses matérielles nous dit le dictionnaire, en fait cette rencontre tombait à pic le jour où OXFAM présentait un bilan montrant que les riches s’en foutaient plein les poches et que les pauvres trinquaient davantage aussi bien en France que dans le monde.

26 caïds de la finance, détenant à eux seuls plus que la moitié de la population mondiale, venaient ainsi à l’invitation du monarque de l’Elysée.

Les Picsou sont  arrivés la besace pleine avec l’intention de ne pas perdre un seule centime.

Les braves gens, ayant de la jugeote doivent se dire : « mais qu’est-ce qu’ils peuvent faire avec tant de fric ! ».

C’est normal que se manifeste cette interrogation ; mais  si accumuler autant de capitaux montre de manière criante cette aberration, en fait  c’est la domination de l’argent par l’argent qui prédomine en dehors de tout sens moral et de toute légalité ; c’est plus exactement la cupidité poussée dans ses plus profondes élaborations.

D’ailleurs, la captation de ces sommes fabuleuses, entrainent ce que nous savons : que cette accumulation est indispensable au capital pour se maintenir à flot et qu’elle le conduit à ce jeu destructeur acté dans ses origines de la suraccumulation dévalorisation pour sans cesse redresser le taux de profit et repartir ainsi.

Cela entraine des destructions massives de capitaux et surtout, à chaque fois, par des crises de plus en plus rapprochées et violentes, à des pertes de richesses matérielles et humaines et c’est ce que vivent les peuples actuellement pressés comme des citrons.

Nous avons, en ce moment à expliquer ces contradictions cachées par le flot idéologique de l’impossibilité de faire autrement.

Et nous voyions sous nos yeux en ce moment les effets de cette crise majeure du libéralisme avec l’accentuation de la pauvreté et à l’autre bout les "majordomes du système" qui ramassent à la pelle des fortunes considérables dans les décombres  des  restructurations du capitalisme.

Les luttes prennent en ce moment ce niveau de réflexion et elles sont susceptibles de retourner l’idéologie dominante du cout du travail responsable en cout du capital coupable de cette situation entrainant à la ruine, à la misère des êtres humains pour une immense majorité de cette planète.

La lutte des gilets jaunes prend alors un accent qui doit bousculer cette situation, mais celle-ci nécessite l’intervention des forces organisées en France et dans le monde et c’est cette "épée de Damoclès" qui pèse sur leur tête que sont venus discuter les PDG du CAC 40 ; ils ont la frousse comme l’a aussi leur fondé de  pouvoir pour la France, le dénommé Macron.

Leur rencontre de ce  jour étant de voir comment ils vont pouvoir endiguer ce qui est entrain de monter au plus profond des populations et pas seulement en France : c'est à dire une révolution qui peut les balayer du jour au lendemain et c’est cela leur effroi.

Alors, Versailles, nous connaissons, c’est le lieu de la réaction d’un système, nous ne sommes plus à la période de la commune, mais leur rencontre vise bien à créer les conditions politiques pour demeurer à tout prix.

En fait, Macron en bon disciple, va leur demander de jeter du lest pour ainsi dire, mais il va surtout les réconforter sur le "continuer comme avant " c'est-à-dire emplir les caisses de ces rapaces comme les rois à Versailles, jadis, remplissaient la cour d’honneur et de prébendes.

Alors, oui, que ces messieurs et ces quelques dames du capital finissent selon l'expression consacrée "comme les aristocrates à la lanterne", c’est tout le mal que nous leur souhaitons dans leurs agapes avec le sire Macron.

Bernard LAMIRAND

 

 

 

Ancien

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités, #ECONOMIE, #Marx

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Publié le 21 Janvier 2019

Cliquez sur Services publics et fortunes privées pour lire l'intégralité de ce rapport.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #ECONOMIE, #actualités

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Publié le 18 Janvier 2019

Rédigé par aragon 43

Publié dans #FTM CGT

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Publié le 18 Janvier 2019

Rédigé par aragon 43

Publié dans #FTM CGT

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Publié le 18 Janvier 2019

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #CGT

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Publié le 14 Janvier 2019

>> Le cinéma Le Palace de Pont-Sainte-Maxence projette le film sur le "célèbre" procès de Nelson Mandela et ses compagnons le vendredi 18 Janvier à 20H30 en présence d'un des réalisateurs, affiche jointe.

>> Faites le savoir à vos amis et votre entourage,

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #ANTIRACISME, #INTERNATIONAL, #Société

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Publié le 14 Janvier 2019

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Retraites

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Publié le 14 Janvier 2019

Rédigé par aragon 43

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