Publié le 25 Juillet 2018

BENALLA : CE QUE RECELE CET EPISODE DE LA CINQUIEME REPUBLIQUE

S’il y avait un exemple de plus  pour démontrer la duplicité de ce pouvoir, nous l’avons avec les démêlés entre tous ces courtisans et courtisanes qui se taisent ou se contredisent lors des interrogatoires des commissions d’enquête du parlement.

L’affaire Benalla est révélatrice de ce qu’a pu engendrer comme malformation démocratique tout au long de son existence la cinquième république, je veux dire le pouvoir personnel comme le qualifiait dès 1958 le Parti communiste français.

Nous sortions de la  quatrième république établie à la libération de la France après l’occupation nazie et la collaboration des classes dirigeantes  avec Pétain sous le régime de Vichy: celle-ci était entrée en vigueur le 27 Octobre 1946  jusqu’au 4 Octobre 1958 .

Je pourrais énumérer toutes les malversations de cette cinquième république et les pratiques des divers présidents de la République élus au suffrage universel mais inutile de détailler, chacun a en mémoire le SAC et les barbouzes, le Rambo-varior ou encore le meurtre de personnalités jamais élucidées comme celui  de Boulin ministre gaulliste sous Giscard d'Estaing.

L’Elysée est devenu le lieu de promiscuité de toute une élite triée sur le volet pour accomplir le pouvoir personnel d’un homme se croyant au dessus des lois et en les faisant lui- même à son image. N’oublions pas que son gouvernement est tenu par une élite qui se baladent de ministère en ministère  et finissent souvent dans les hauts lieux de l’argent roi.

Cette cinquième république arrive pour ainsi dire en bout de course mais elle peut subsister justement à travers une clique qui tient à tout prix à tenir le pouvoir . C’est ce qui se passe en ce moment.

L’affaire Benalla montre bien que cette cinquième république est totalement vermoulue. Le respect ne peut même plus être invoqué quand ces gens violent leurs propres règles.

Les petites fripouilles sont nécessaires à la survivance d’un pouvoir personnel parce que le système considère qu’il a besoin d’individus de cette trempe et d’hommes de mains pour casser le social dans ce pays et ce que vient de dire Macron par la phrase devenue célèbre ce jour  sous l’apostrophe «  qu’ils viennent me trouver »  ressemble à un parler d'un vulgaire chef de bande.

Ces gens- là ne sont pas seulement des frotte-manche, ils sont là pour orienter à coups de crosses ou d’armes idéologiques encore plus malfaisantes les décisions à prendre pour démunir le peuple et manipuler le monde du travail.

Cela est insupportable.

L’affaire Benalla n’est donc qu’un épisode, des plus « rocambolesque certes ;  mais qui montre bien que cette cinquième république née sous un coup d’Etat,  conduit inexorablement à la fin de la démocratie parlementaire, et pas seulement puisqu’elle s’attaque au fonctionnement démocratique de la vie sociale et économique du pays.

La récente remise en cause du code du travail avec la volonté du pouvoir de réduire comme une peau de chagrin le peu de démocratie sociale à l’entreprise et au travail est là pour démontrer que le système ne s’embarrasse même plus des structures dites intermédiaires pour faire passer ses exigences.

Ce n’est donc pas la dictature du prolétariat mais bien celle du capital et de ses hommes liges.

Macron, ne l’oublions pas, a été parrainé par les plus grands patrons du CAC 40 et aussi des grandes multinationales pour arriver au pouvoir et avoir un sauf conduit de la droite et du libéralisme pour diriger ce pays pour leurs intérêts.

Voilà à quoi il faut s’attaquer et si l’affaire Benalla permet d’ouvrir les yeux sur ce qui amène à confier le pouvoir à des « conducator »,  cela serait une étape e pour en finir avec l’élection du Président de la République au suffrage universel car là est le véritable problème.

Dépassons donc  vite ce débat d’un "malandrin" dans les coulisses de l’Elysée pour engager le débat pour une démocratie à la hauteur de changements fondamentaux nous extirpant du système capitaliste qui est en lui-même une dictature imposée au monde du travail.

Cela peut être un excellent thème pour le congrès du PCF et notamment de présenter un candidat communiste pour mener campagne pour en finir avec cette cinquième république et l’élection présidentielle au suffrage universel.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 19 Juillet 2018

VIOLENCE POLICIÈRE

Les violences seraient-elles couvertes en haut lieu ?

jeudi 19 juillet 2018

Sur les réseaux sociaux et dans les médias, circulent des images sur lesquelles on peut voir le responsable de la sécurité du président de la République s’adonner à des violences, lors d’une manifestation le 1er mai. À en croire les services de l’État (dixit le directeur de cabinet du président), il était en « immersion » parmi les forces de l’ordre afin de voir « comment se gérait la sécurité d’une grande manifestation » !
Pourtant, ce que l’on constate sur les images n’a rien à voir avec la gestion de la sécurité mais plus avec un déferlement de violence gratuite envers les manifestants. Violences importantes et répétées ! Nous constatons aussi, sur ces images, que des personnes, hors police, peuvent se munir de casques de policier et intervenir avec violence pour frapper des militants en toute impunité.
Comment les autorités peuvent-elles justifier la présence active d’un individu extérieur aux forces de police ? Etait-il habilité, par qui, pour quoi ?
Déjà, lors des mobilisations contre la loi travail, des violences avaient été constatées, la CGT avait exigé une enquête parlementaire.
La CGT est favorable à la sécurité des manifestations et de ceux qui y participent. Quels sont les ordres donnés par les autorités publiques aux forces de l’ordre ? Quels moyens leur sont attribués pour assurer une réelle sécurité ? Les autorités doivent tout mettre en œuvre pour y parvenir.
Cette enquête n’a jamais eu lieu. Elle doit maintenant être diligentée dans les plus brefs délais. Il est question de libertés fondamentales comme celle de manifester, revendiquer, se mobiliser pour faire valoir des exigences citoyennes.

Montreuil, le 19 juillet 2018

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #CGT

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Publié le 16 Juillet 2018

POUR UN PCF DU 21EME SIECLE  

J’ai  attendu la « Base COMMUNE » avant de me décider à contribuer en tant qu’adhérent du parti communiste français. Je croyais à un sursaut, j’ai été déçu, et je trouve que ce document ne permet pas de s’élever et de relever le défi de notre existence future comme force politique qui compte.   Pourtant, il avait été acté que les communistes puissent débattre à partir d’un texte offensif et sur le fond. Un document qui devait faire le bilan de l’activité écoulée et de l’orientation décidée depuis le dernier congrès en regard de la situation sociale, économique politique actuelle et ainsi de réfléchir au devenir de l’idée communiste en France et plus largement dans le monde.

Le document qui nous est présenté est soporifique, et s’il parle de tout, il en fait une sorte de fourre tout et finalement ne plait vu les critiques qui émanent d’un peu partout.

Je verrai plutôt un autre texte : celui  de redonner une dynamique aux communistes, un esprit conquérant.

Des questions cruciales pour l’avenir du PCF  se posent donc : en quoi le communisme peut-il retrouver toute sa place dans ce monde qui « va à volo » sous les coups de boutoirs d’un capitalisme destructeur qui compte demeurer envers et malgré tout, n’hésitant pas à manier l’autoritarisme, la dictature, ses liens avec le fascisme qui renait de ses cendres notamment en Europe, là où il est né ?

Plusieurs points attirent mon  attention et m'interroge :

-Que penser de la base commune ?

-Ou en sont les idées communistes?

-Quelle  vision communiste du 21eme siècle ?

- Qu’est devenue la présence communiste particulièrement dans les lieux de travail ?

Je prends seulement ces points : ils  me paraissent essentiels pour assurer le devenir du PCF arrivé à un stade où son existence est en jeu, et là,  je veux souligner qu’il ne s’agit pas de faire peur mais de dire que l’existence de notre parti est posée à ce 38eme congrès.

Certains et certaines d’ailleurs ne l’évacue pas dans leur base alternative à ce congrès pour en faire un enterrement de première classe.

Question subsidiaire : J’ajouterai que l’on entend une petite musique nous disant qu’il vaudrait mieux se ranger sagement chez Mélenchon et se contenter d’afficher nos idées dans un conglomérat où nous ne serions plus qu’un point de repère : en fait nous ne serions plus que des observateurs venant apporter la parole communiste dans un charivari populiste dont l’histoire nous dit qu’il peut aboutir aux pires situations connues au 20eme siècle.

Je vais donc dans un premier temps essayer de donner simplement mon opinion.

  1.      Que penser de la « Base commune » 

Le document «  Base commune » ne répond pas à la demande des communistes d’avoir un texte lisible, non académique, prospectif sur le fond et amenant à des issues concrètes. Le contenu laisse à désirer : je ne trouve pas cette volonté d’être nous-mêmes et je me demande si le congrès n’est pas qu’un moment à passer pour ensuite retourner aux vieilles habitudes entre spécialistes dans le circuit clos du Colonel fabien.

Ce document a été voté par une petite majorité des membres du Conseil National du PCF. Question :   que sont devenus la moitié des membres de ce conseil national absents pour voter ce document fondamental ?

Peut-il être alors une base commune pour tous les communistes dans ces conditions ?

Je ne le pense pas … car il ne rassemble pas et les communistes ont besoin de se rassembler sur des bases qui les projettent devant et avec leur identité communiste.

L’expérience a prouvé que même dans un  congrès, il peut y avoir plus sourd que celui qui ne veut point entendre. L’exemple de nos décisions pour les élections présidentielles le prouve : le fait accompli pour faire pression pour la candidature de Mélenchon suffit à lui-même. Cette décision de notre premier secrétaire prise la veille du vote des communistes était inacceptable et ne correspondait pas aux décisions du conseil national.

Cela  a d’ailleurs conduit à un échec de cette stratégie, admis d’ailleurs par Pierre Laurent après les élections,  ayant comme résultante un effacement du PCF à la grande satisfaction d’une bourgeoisie pas mécontente de pouvoir organiser l’ignorance par les médias du PCF, relayée en plus par les coups de boutoirs venimeux de Mélenchon maniant l’invective contre la direction de notre parti sans que celle-ci réagisse  trop occupée à discutailler s’il fallait qu’elle fasse encore allégeance ou  se révolter contre le « conducator ».

Ce texte ne répond donc pas à mes interrogations :  il reste cramponner à une unité de façade qui nous prive de mettre franchement en œuvre nos idées.

  1.      Ou en sont les idées communistes ?

Je ressens un manque de fermeté pour porter les idées communistes. Pourtant nous sommes dans un moment significatif où les salariés-es ont besoin d’un éclairage et d’une bataille de classe qui soit à la  hauteur de  l’enjeu : dépasser ce système capitaliste qui détruit et démoli chaque jour un peu plus l’humanité et la planète.

Certains, pour signifier notre fin de l’histoire communiste nous  invite, comme je le disais précédemment, à n’être même plus une force d’appoint mais un simple témoignage. Ils invoquent le fait que le parti communiste français n’est plus crédible et l’on ressort les échecs communistes et notamment la fin de l’URSS. Nous devrions porter notre croix pour l’éternité et simplement commémorer l’histoire communiste dans ce qu’elle eut de bon et de mauvais.

Au contraire, nous avons besoin de nous faire voir sur les lieux de travail, dans les cités et aussi en tant que nous-mêmes dans les élections nationales et régionales. Les militants font ce qu’ils peuvent mais ils ont besoin de se sentir estimés dans ce travail de bénédictin qu’ils font chaque jour à travers bien des vicissitudes et d’une direction communiste qui ne sait pas où elle va et cultive le rassemblement pour le rassemblement. Le rassemblement ne consiste pas à laisser la place aux autres pour une unité de façade. L’unité ne peut se faire que sur un contenu de classe et non sur des bases minimalistes où n’apparait plus l’objectif de changer cette société et ainsi de se conformer à une gestion de l’immédiat.

   3) Quelle vision du communisme au 21eme siècle 

Le stalinisme a été préjudice énorme à l’idée communiste dans le monde et dans notre pays.

Cela a été une des causes du recul des idées communistes mais pas la seule.

L’autre raison est notre apathie révolutionnaire face à un capitalisme en état  de dégénérescence.

La lutte de classe est plus que jamais une réalité vécue :   la bourgeoise est là pour montrer que le combat est idéologique.

La montée populiste de droite comme de gauche sont des signes d’un manque de présence communiste affirmée dans les batailles des idées.

La régénération des idées d’extrême droite et d’un néofascisme assumé, montre aussi que le capital est prêt à tout pour garder le pouvoir quand il se sent menacé.

Nous sommes donc dans un monde de plus en plus dangereux et les armes peuvent à nouveau parler : il est donc nécessaire qu’apparaissent d’autres alternatives que les guerres qui ne sont que la forme la plus violente de la mise en concurrence des salariés et des batailles que se mènent entre eux dans le cadre de l’économie de marché.

Une force communiste, demain, est capable de propulser autre chose et un monde de paix et de coopération dont nous en aurons besoin pour traiter des problèmes de plus en plus complexes que posent le surarmement, les migrations, les questions écologiques, le réchauffement climatique et ses conséquences sur la terre, la nature, la vie et l’humain mais pas seulement l’humain  mais aussi l’humain avec la faune et la flore.

Il faut dire haut et fort que doit être mise en cause dans le monde ce système qui capte toutes les richesses créées par le travail tout en détruisant la nature. Il faut faire éclater ce scandale des profits immenses et de la financiarisation de l’économie alors que l’argent pourrait servir à toutes les causes pour vivre mieux et vivre communiste sur cette planète.

Nous avons pris un retard considérable sur notre implication dans les évolutions du travail, de la surexploitation capitaliste et de l’aliénation totale exigée des masses laborieuses à l’exigence du profit maximum. Il en va donc de la prise en considération des couches nouvelles de la jeunesse et bien sûr des femmes dont on a toujours du mal à leur donner toute leur place dans la société et dans notre organisation. Notre parti doit-être à  l’avant-garde des évolutions technologiques et sur  ce que cela entraine dans le travail : les travaux de Paul Boccara sur la révolution informationnelle doivent être pris plus au sérieux ; de même ses propositions concernant « la sécurité de l’emploi et de la formation ».L’idée de mettre sur le même plan nos propositions et celle de Friot sur le salaire à vie démontre les ambigüités de notre direction et le document « base commune » reste dans l’expectative sur toutes ces questions du prix de la force de travail en système capitaliste et comment y mettre les germes du dépassement du salariat.

Il faut donc gagner des formes de dépassement du  salariat dans tous les domaines de la vie et à commencer par travailler les gratuités telles l’eau, l’électricité, les transports, les logements etc. Cela passe par des services publics d’une autre dimension et en menant une bataille de chien pour que les citoyens s’en emparent et ne laissent pas les travailleurs des services publics livrés à eux-mêmes. C’est pareil pour la protection sociale et en particulier les questions de la santé pour tous dont la gratuité devrait devenir une règle de bon sens-y compris tout de suite. Il y a aussi la place des retraités-es jusqu’à leur fin de vie et comment les considérer comme des citoyens et des travailleurs à part entière  avec tous les moyens nécessaires pour leur assurer leurs vieux jours. Les retraités-es vont bientôt représenter plus de 30 % de  la population.

Le communisme doit donc s’afficher.

Il ne peut limiter son combat à notre sphère nationale.

Nous devons être des puissants contributeurs pour changer ce monde et le dire partout et au niveau national bien sûr mais aussi soutenir à ce que des forces se lèvent partout dans le monde pour bouter dehors ce système de plus en plus abominable.

Nous devons travailler la classe ouvrière d’aujourd’hui et pour demain et lui donner une nouvelle assise qui n’est plus celle seulement des ouvriers professionnels ou spécialisés mais celle aussi des techniciens ingénieurs cadres travaillant à la création de biens matériels et sociaux.

Les évolutions technologiques doivent servir les travailleurs et leur famille et non servir les intérêts du capital.

Partout une bataille tenace doit s’engager pour établir des nouveaux droits pour les travailleurs et en particulier sur les conditions d’emploi et de travail.

La pensée Marx doit être féconde alors et bien en lien avec le réel pour que les idées communistes triomphent sur cette planète et fassent en sorte que « le manifeste communiste » redevient la vraie alternative face au capitalisme.

  4) Quelle présence communiste dans les lieux de travail ?

Les convergences doivent être bâties à partir du lieu du travail mais aussi converger dans les luttes avec les salariés d’autres pays et dans les groupes et l’idée d’en finir avec les financiers et les banques qui jonglent avec les milliards ce qui suppose de se sortir de la mainmise des multinationales et transnationales.

La mise en concurrence des travailleurs doit être banni tant à l’échelle de notre pays qu’au niveau international.

La démocratie doit devenir une réalité sur chaque lieu de travail  et cela nécessite de l’ancrer avec des formes d’organisation qui permettent aux travailleurs d’être maitres de leur travail et de la valeur ajoutée qu’ils créent.

Une démocratie réelle à l’entreprise pour dépasser enfin le capitalisme et  en finir avec  la baisse du dit-coût du travail  (bas-salaires – salaires aléatoires,  temps de travail gratuit, précariat, ubérisation, droits sociaux minimas etc.

Nous avons trop  laissé le terrain de l’entreprise au patronat depuis des années.

Le parti communiste français n’a pas pris le train des évolutions qui apparaissaient déjà lors des grands mouvements de 1968.

C’est l’autre raison de sa perte de crédibilité parmi les travailleurs.

Il ne peut vivre de la nostalgie d’un passé même s’il y a toujours des choses à dire de cette belle histoire du PCF et notamment du rôle qu’il a joué dans la plupart des grands acquis sociaux de ce pays.

Sa quasi disparition des lieux de travail où auparavant il était solidement implanté a été une grave erreur.

Certes les casses industrielles dans les grands secteurs de la métallurgie, de la chimie, du textile et autres ont conduit à la disparition de structures PCF dans les entreprises.

Cela a fait beaucoup de mal au PCF mais il s’est aussi effacé de lui-même en négligeant sa présence à l’entreprise. On ne peut pas dire que nous avons été à la hauteur pour trouver les solutions adéquates pour poursuivre une vie politique à cet endroit. Nous avons (pas partout)  laissé le champ libre à la politique patronale qui n’a pas manqué de prendre notre place sur le terrain.

Le parti n’a trouvé comme réponse que d’apparaitre que quand le feu est à la maison, mais peu sur des batailles offensives et souvent notre direction ne prend même pas en compte le travail qu’effectue la commission économique du PCF notamment sur le plan de l’emploi, de l’industrie, des nouvelles technologies, de la place des travailleurs dans le process du travail etc.

Nous avons donc besoin d’un parti qui rétablit sa place dans les lieux de travail : son absence ne peut être compensée par le mouvement syndical qui n’a pas les mêmes fonctions.

Pour finaliser cette contribution, je pense qu’il faut absolument des changements radicaux dans le parti  pour se sortir de notre effacement et retrouver la parole communiste notamment à l’entreprise.

L’heure est à la militance auprès des travailleurs.

Le discours PCF doit être de mise partout et pour tous.

Pour cela, il faut faire appel à la jeunesse, le parti a parmi ses membres de jeunes communistes talentueux.

IL me parait essentiel d’avoir un parti qui travaille plus collectivement, plus à l’écoute des militants et militantes  et que les formes de militances permettent à ces jeunes hommes et femmes d’être les créateurs d’un PCF nouveau. Cela suppose de revoir de fond en comble nos organismes de direction et aussi la façon de les piloter.

A mon avis une nouvelle équipe s’impose.

Il est temps de se remuer sinon nous ne serons plus qu’un mollusque invertébré et une espèce en voie de disparition.

Il faut donc un texte autrement plus dynamique que celui qui nous est présenté et qui ne répond pas aux attentes des communistes.

C’est pour cette raison que je suis signataire du texte  « Pour un manifeste communiste du 21eme siècle ». Ce manifeste peut devenir une base commune de tous les communistes désireux de voir leur parti reprendre comme on dit « du poil de le bête ».

Alors, que ce Congrès soit historique : qu’il soit celui du retour du PCF comme une force qui va compter pour changer le monde.

 

Bernard LAMIRAND  Section de Creil-Nogent sur Oise, Villers Saint –Paul.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #PCF CONGRES, #POLITIQUE

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Publié le 13 Juillet 2018

Denis Durand nous offre une contribution importante concernant l'intervention communiste nécessaire pour travailler au dépassement du capitalisme international qui nous conduit à une catastrophe majeure.

Il le fait en précisant le bon ordre d'une vrai bataille de classe en prenant les problèmes auxquels nous sommes confrontés et en expliquant les dérives quand on atténue où que l'on détourne les vraies réalités du système capitaliste. Et je suis particulièrement intéressé par la façon dont il remet les choses à leur place par rapport à la bataille idéologique de l'adversaire de classe mais aussi par les tenants de positions  remettant pas en cause le système. Ainsi le fait  de transformer et de faire riper les éléments de réflexion vers un combat de riches contre pauvre. Du 1% vis à vis de 99 % . Il nous montre aussi les contradictions entre dettes de l'état insupportables et dettes du capital considérées comme normales.

Ce qui vient de se produire sur la dette montre que l'on peut imposer nos exigences et cela c'est le cas avec le projet des cheminots qui a déjà abouti à une diminution de la dette de la SNCF.

L'exigence est bien d'insuffler des  interventions en faveur du travail et contre le capital dans les entreprises.

Cette contribution de Denis Durand est d'une grande utilité pour affronter le capital et toucher à sa suprématie à l'entreprise.

Le manifeste du 21ème siècle traite de la question d'enfin passer à l'offensive avec notre identité communiste et marxiste.

Bernard Lamirand

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #PCF, #CAPITALISME, #PCF CONGRES

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Publié le 13 Juillet 2018

Un document important de la CGT sur les retraites dont il importe de le populariser parmi les militantes et militants et en débattre sur les lieux de travail où avec les retraités-es dans leur lieux de vie.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Retraites

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Publié le 6 Juillet 2018

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #PCF, #Marx

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Publié le 5 Juillet 2018

C'est un recul significatif de Macron et consorts qui voulaient rayer de la Constitution la Sécurité Sociale. L'émotion et l'indignation était à son comble depuis que le journal l'Humanité avait publié à la une cette mesure scélérate . Ainsi est maintenue dans le texte  "la Sécurité sociale "a indiqué Richard Ferrand président du groupe "La République en Marche.

Ce recul provient d'une indignation générale visible ce matin dans les réseaux sociaux, dans les signatures de la pétition organisée par l'Humanité, par la déclaration de la CGT et d'autres organisations syndicales.

Nul doute que lorsque l'on se mobilise ce pouvoir n'est pas aussi inflexible que cela.

Alors à nous tous de poursuivre et d'intensifier le combat et les luttes.

Préparons à Macron une rentrée fracassante.

Bernard LAMIRAND

 

Déclaration de la CGT : Attaque frontale contre la Sécurité Sociale

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Déclaration de la CGT : Attaque frontale contre la Sécurité Sociale

Le gouvernement sort de l’ombre !

Une modification de grande portée qui risque de changer la nature même de la Sécurité sociale

C’est en pleine nuit et en catimini qu’un amendement d’un député LREM a été adopté pour remplacer le terme « Sécurité sociale » par « Protection Sociale » dans plusieurs articles de la Constitution.

Loin d’être un amendement de forme, cette modification portera gravement atteinte à la nature même de la Sécurité Sociale. Cela prépare à la remise en cause du financement de la maladie, mais aussi du chômage et s’inscrit dans le projet de réforme des retraites envisagé pour 2019 par le Président de la République et son gouvernement.

La Sécurité Sociale impose la notion de redistribution. Pas la protection sociale !

Il n’existe pas actuellement de définition juridique du périmètre de la protection sociale, contrairement au terme de « Sécurité Sociale qui inclut une notion de redistribution (entre actifs et retraités, entre personnes bien portantes et malades etc.). Remplacer « Sécurité Sociale » par protection sociale est une remise en cause du sens de la Sécurité Sociale « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ».

De plus, l’objectif à peine voilé de ce changement est de soumettre l’assurance-chômage et les retraites complémentaires AGIRC-ARRCO, comme les régimes spéciaux, aux futures lois de financement de la protection sociale. Cet amendement rétrograde, vise à permettre au gouvernement d’engager son projet de remise en cause de notre système de retraite solidaire par répartition !

La Sécurité Sociale repose sur des droits financés par des cotisations, c’est-à-dire par le travail et non pas, par ce que vise le gouvernement : l’impôt, c’est-à-dire la fiscalisation de la Sécurité Sociale.

On passe d’une logique de droits associés au travail à une logique de solidarité qui passe par l’impôt !

La Sécurité Sociale n’est pas soumise à la concurrence, la protection sociale si !

La CGT agit pour la reconquête de la Sécurité Sociale, c’est là un choix de société qui appel à l’intervention et à la mobilisation de tous !

Montreuil, le 5 juillet 2018

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #SECURITE SOCIALE

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Publié le 5 Juillet 2018

Le journal l'Humanité lance à juste raison une pétition nationale pour empêcher que l'indication Sécurité sociale dans la constitution soit remplacé par le mot protection sociale qui n'a pas du tout la même signification.

En tant que qu'animateur national du Comité d'honneur Ambroise croizat, j'invite tout ceux et celles qui défendent la Sécurité sociale de signer massivement cette pétition.

Cette attaque de Macron vise à en finir avec la Sécurité sociale et en fait appliquer les directives du Medef et rappelons ce que disait l'ancien vice président du Medef Denis Kessler " Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. (…) Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme…
A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !".

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #SECURITE SOCIALE

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Publié le 2 Juillet 2018

L’EUROPE A BEAUCOUP BRUNI

C’était ce que disait un camarade lors d’une réunion : l’Europe a beaucoup bruni , c’est vrai ; il exposait ainsi l’inquiétude qui règne en ce moment devant cette montée en Europe de ce que Berthold Brecht appelait  « la bête immonde » quand le nazis me occupait la quasi-totalité de l’Europe et amenait à la chambre à gaz des populations entières.

Si nous y regardons de plus près, l’histoire est là pour nous le rappeler, dans les périodes de crise du capitalisme toutes les situations les plus virulentes refont surface.

Si nous y regardons de plus près, dans ces moments là, nous voyons les montées d’une  extrême droite travaillant les plus bas instincts, que l’homme, à force d’éducation  sur lui-même, avait enlevé de sa tête.

Renait alors tous les penchants les plus pernicieux.

Celui par exemple des remontées religieuses les plus conservatrices, les violences homophobes, les réactions haineuses contre l’égalité hommes femmes, les relents patriotiques belliqueux, le nationalisme du « on est chez nous » et de  l’étranger « persona no grata », le juif et l’antisémitisme, la xénophobie et le populisme chauffant à blanc les intérêts particuliers comme on a pu le connaitre à un moment donné de la quatrième république avec  le poujadisme.

Ces effluves, quand elles remontent des égouts peuvent empuantir les populations les plus fragiles comme les plus réactionnaires. Le nazisme en fut une des résultantes ;  et n’oublions jamais où elles nous ont conduites même s’il faut toujours faire attention aux  amalgames.

Aujourd’hui la chasse à l’immigré, la mise à l’index de populations exclues, le chacun pour soi visent à écarter des populations entières de la vie sociale et économique, cela  témoigne d’une situation plus que dangereuse pour la paix civile avec le risque de déclenchements d’hostilités avec des groupes justiciers et des nervis visant religions  et ethnies dans un racisme assumé.

L’Europe est particulièrement touchée : un véritable rideau de fer s’est installé le long des frontières de l’Est européen. La chasse à l’errant fuyant les guerres et les misères dues au capitalisme est ouverte. Nous voyons même s’installer toutes sortes de réglementations pour interdire à ces migrants l’accès à l’Europe alors que les marchandises circulent librement et que les affaires des banques et institutions financières n’ont même plus besoin d’un laisser passer. En France, les idées véhiculées par l’extrême droite rencontrent l’agrément d’un gouvernement qui se renferme dans ses frontières avec des camps de tri et d’internements entrain de voir le jour proposés par la France en Europe pour renvoyer les immigrés dans leur pays.

L’indignation est aussi à son comble de voir cette Europe qui nous promettait le bonheur absolu à son origine se couvrir de dirigeants de plus en plus fascistes et ce qui se passe en Italie est révélateur que du populisme on peut passer à l’extrême droite et au retour d’un fascisme que l’on croyait disparu dans ce pays avec des dirigeants qui ne gênent plus à se revendiquer ainsi.

Dans tout cela, il faut y voir la crise que traverse le monde capitaliste. Il est incapable de créer du progrès social et humain ;  pour redresser son taux de profit il taille dans les effectifs, dans les salaires, remet en cause toutes les conquêtes sociales en France et en Europe particulièrement qui sont des pays qui ont créé le progrès social à la sortie de la deuxième guerre mondiale.

Macron veut remettre en cause ces acquis de cette période.

Depuis sa nomination comme président de la République, c’est un véritable rouleur compresseur social qui écrase les droits sociaux et particulièrement la protection sociale.

Une sorte de sidération semble régner mais des mouvements s’engagent et la violence de classe  trouve devant elle des premières réactions notamment cette lutte des cheminots qui me fait penser à celle des mineurs en 1963 contre le régime gaulliste qui voyait là le début d’une réaction de la classe ouvrière de l’époque et qui nous conduira à 1968.

Des luttes s’engagent donc, comme à tous moments, quand la crise du système fait tant de dégâts, il faut bien sûr un temps pour réagir et ce temps me semble venir et il a besoin de force et d’unité face à ce démantèlement des droits et acquis sociaux.

On assiste à un changement radical de société disait un camarade ;  en fait comme changement, c’est un capitalisme qui cherche à faire payer sa crise systémique à toute la population et principalement aux salariés-es et nous avons affaire là à un enjeu majeur : c’est d’être à la hauteur de ce combat de classe qui s’engage et qui demande mobilisation et syndicalisation.

Ce combat nous allons devoir l’exercer non pas sur la défensive mais en portant nos idées dans tous les domaines de la vie sociale, économique et politique face à un pouvoir maintenant dirigé directement par le Medef dans notre pays et par les transnationales industrielles et financières au niveau de la planète. L’histoire nous rappelle aussi que ce Patronat est toujours à la manœuvre pour casser le social : celui du Front populaire et de la libération dont il n’a jamais accepté de s’y résoudre.

Alors,  ces idées de luttes, il faudra les porter par exemple sur les salaires et la réduction du temps de travail, sur les questions de la santé et du devenir de nos retraites.

A ce sujet, il est un devoir qui prime, celui d’agir face à la menace grandissante qui pèse sur la Sécurité sociale et son démantèlement ; en fait, c’est  l’objectif de Macron et du Medef et nous avons toutes et tous intérêt à relever le gant notamment sur la casse de notre système de retraite en cours de discussion dans les salons feutrés pour des applications en 2019.

Un rendez-vous à ne pas manquer et qui nécessitera de rappeler l’œuvre de Croizat et qu’elle doit demeurer indestructible et améliorable pour le monde du travail.

Cela m’amène à une pensée pour la fille d’Ambroise Croizat, Liliane Caillaux Croizat qui vient de nous quitter et que nous avons accompagné à sa dernière demeure il y a quelques jours à Nevers.

Liliane, sache que nous continuons ton combat et que nous allons gagner.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités, #syndicalisme, #Histoire

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Publié le 2 Juillet 2018

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Rédigé par bernard Lamirand

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