Publié le 26 Juin 2018

DIALOGUE ENTRE LE CHANOINE MACRON DE NOTRE DAME DE LATRAN ET UN  PAUVRE A LA SORTIE DE LA CEREMONIE D’ORDINATION

Cela se passe à la sortie de l’église après que l’impétrant fut  reçu par le pape François.

Le chanoine :

Chers-es frères et sœurs, je suis votre chanoine depuis ce matin et j’ai reçu le réconfort de mon camarade jésuite le pape François.

Un pauvre, accroupi avec sa sébile l’interpella

Le pauvre :

Lui avez-vous dit, monsieur le curé, que nous sommes pauvres et abandonnés ?

Le chanoine :

Bien sûr, je lui ai dit que moi-même et ma femme : car malgré ma prêtrise je suis marié ; que dans mon sacerdoce à Latran, j’accorderai  une grande place à la pauvreté.

Le pauvre :

Ce sont des mots monsieur le curé,

La chanoine :

Des mots bien sûr, c’est important mon fils ;  nourrissez vous de l’évangile selon Saint –Mathieu et vous vous verrez que repu et content de vous-même, vous serez rassasié.

Le Pauvre :

Vous croyez ? Savez-vous qu’un ventre vide n’est pas disposé à écouter vos conciliabules !

Le Chanoine :

Des conciliabules ? Vous me semblez insolent, mon ami…

Le Pauvre :

Vous Savez, monsieur le curé, qu’un ventre vide ne commet pas beaucoup d’exhalaisons et ne peut être flatulent quand la nourriture terrestre échappe à son estomac.

Le chanoine : Mon ami, nourrissez-vous de la pitié et de la charité, cela fera du bien à votre âme  et soyez pauvre comme le christ le fut et vous aurez plus tard la nourriture céleste.

Le Pauvre :

Est-ce cela votre nourriture à vous  Monseigneur ? Vous êtes un jeune prêtre, me semble t’il, fringant et présomptueux ;  vous-vous nourrissez  pour avoir la force nécessaire  pour dompter les éléments douteux et vous nous destinez qu’à vivre de mots !  Croyez-moi , les  mots peuvent parfois servir  à faire avaler n’importe quoi et je crois que c’est votre destinée c'est de tromper les pauvres.

Le chanoine de Latran :

« Avalez n’importe- quoi » ! Ce n’est pas la formule appropriée pour un être pieux comme moi  ;  j’y suis habitué au langage qu'il convient vous savez avec ma maitresse, devenu ma femme ;  nous avions, elle enseignante  et moi son élève, appris la valeur des mots et les mots qui soulagent les pauvres et les incites aussi à ne  vivre que pauvrement. Ne vous plaignez pas de votre sort il y a plus misérable que vous, c’est notre formule choc pour convaincre les pauvres de rester à leur place.

Le Pauvre :

Pour nous faire avaler des couleuvres vous employez les mots qui font croire aux gens que l’avenir est pour eux à condition qu’ils ne s’occupent pas du présent et se contentent de peu comme doivent être les gens de peu, mot que vous employez souvent sous cape.

Le chanoine :

Vous avez raison de rappeler ces filiations : tenez, je connais un pauvre cheminot, il défendait sa « tonne de charbon annuelle » et sa retraite de privilégié ; je lui ai dit que l’avenir lui appartenait au royaume des cieux et que son statut serait garanti plus tard dans la convention collective des bienheureux.

Le pauvre :

Alors, je dois attendre des jours meilleurs dans le ailleurs ?

Le chanoine:

Oui, les pauvres seront les chanceux et les vrais fortunés dans l’au-delà.

Le Pauvre :

Alors- vous allez me donnez  pour "félicité" que la rémission de mes péchés et un apaisement  par l’absolution ?

Le Chanoine :

L’absolution, vous plaisantez ; vous n’êtes même pas baptisé que je sache ; vous médisez sans cesse par vos paroles stupides et bravez  l’enseignement de nos pères , et  puis, l’absolution et la communion ne sont réservées qu’à ceux qui servent le culte.

Le Pauvre : Même pas une hostie, moi qui a faim ?

Le Chanoine Macron de Latran : même pas !  Et puis je n’en ai plus !  J’ai tout distribué à mes amis les riches, vous savez ceux qui disent que vous coutez trop cher en droits sociaux et que c’est dingue même de vous donner l’aumône à la sortie de l’Eglise.

Le pauvre alors tourna les talons et jetant un regard vers le ciel et dit : bon dieu quel individu sans scrupule  ce chanoine de Latran !

Texte de Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 24 Juin 2018

Je publie cette tribune qui est précieuse pour comprendre où peut mener nationalisme et populisme.

Ce que nous voyions sous nos yeux en Europe et aux Etats-Unis montre que la "bête immonde n'est pas loin ". Merci à Gérard Mordillat et à Frédérric Gudea pour cette excellent mise en garde.

Bernard LAMIRAND

 
 

Le nationalisme banal

Mardi, 19 Juin, 2018

Par Gérard Mordillat Écrivain et cinéaste Frédéric Gudéa Ouvrier spécialisé

Mais, dans la société française, le nationalisme a dépassé le seuil de la banalité. C’est le deuxième niveau, où il est devenu inadmissible de ne pas chanter la Marseillaise lors des compétitions sportives ; où le patriotisme, l’amour de la patrie sont devenus obligatoires sous peine d’accusation de trahison et de soutien au terrorisme. Après le Bataclan et la tuerie à Charlie Hebdo, François Hollande a appelé les Français à mettre des drapeaux aux fenêtres, à se photographier devant eux et à poster leur image sur les réseaux sociaux. Marine Le Pen a obtenu un score historique à l’élection présidentielle sur le thème de la priorité aux Français et Jean-Luc Mélenchon a fait distribuer des drapeaux français à ses partisans. Ce n’est pas « le poumon ! » comme dans Molière, c’est « le drapeau ! le drapeau ! le drapeau, vous dis-je » !

Le troisième niveau du nationalisme, c’est la bestialité raciste et xénophobe du fascisme de Mussolini ou du nazisme d’Hitler.

Nous y arrivons.

Le nationalisme est une idéologie de combat. Il impose de choisir son camp : patriote ou mondialiste, ami ou ennemi, frère ou traître. On est chez nous ! La France, on l’aime ou on la quitte ! ou, version Wauquiez, « pour que la France soit vraiment la France ». Sous le vernis sentimental de l’amour de la patrie, on sent le mépris, la haine et la violence prêts à passer à l’action. Du drapeau français à « on est chez nous ! », il n’y a qu’un pas. Et plus il y a de drapeaux français et plus se rapproche le jour où « on » décidera que « les autres » sont des menaces pour la sécurité nationale et pour l’honneur de la patrie.

Dans une nation, les membres n’ont pas la possibilité de tous se connaître individuellement et pourtant ils se reconnaissent comme membres de la même communauté politique. La nation est imaginée comme souveraine, car les nations rêvent d’être libres. L’emblème de cette liberté est l’État souverain. La nation est imaginée comme une communauté car, quelles que soient les inégalités et l’exploitation qui y règnent, la nation est toujours pensée d’abord comme une camaraderie horizontale. La menace nationaliste se nourrit de la multiplication des problèmes de la société française. La réponse est fausse mais terriblement simple : la cause de tous les problèmes, ce sont « les autres », les étrangers d’ici et d’ailleurs, et « nous » sommes des victimes. En France, la nation, c’est la terre et les morts. Qui ne sort pas de cette terre et n’a pas des générations de morts pour la France est un étranger.

La question nationale, une fois posée, régente les questions sociales, économiques, écologiques, sociétales et politiques. Elle ne se discute pas, elle s’impose avec la force de l’évidence. Le monde des nations semble le monde naturel et le seul monde possible. Le nationalisme en France, comme ailleurs, menace la démocratie car il conduit, tôt ou tard, à la dictature. La menace nationaliste augmente jour après jour. Elle compte bien remporter des succès éclatants aux élections européennes de juin 2019.

Ouvrons les yeux sur les manifestations concrètes du nationalisme, du plus banal au plus spectaculaire. Appelons un chat un chat et le nationalisme une menace. Le terme de populisme est un miroir aux alouettes, un piège à cons, un nuage d’encre médiatique devant le néofascisme qui gangrène l’Europe et la France. Science politique sans conscience du nationalisme n’est que ruine de la démocratie.

S’il faut un drapeau, c’est le drapeau rouge ou le drapeau noir parce que, comme le disaient les anarchistes espagnols « le sang humain est rouge et l’esprit est noir », et s’il fait bon chanter, ce n’est pas la Marseillaise qu’il faut entonner mais l’Internationale.

Gérard Mordillat

Écrivain et cinéaste Frédéric Gudéa Ouvrier spécialisé

L’entrée du supermarché est décorée d’un immense drapeau français. Face à la porte du magasin, au-dessus des caisses, un autre drapeau français est tendu. Un rayonnage propose des écharpes, des capes, des chapeaux, des sacs à dos, du maquillage tricolore et des drapeaux français. La Coupe du monde de football s’annonce favorable au commerce du bleu-blanc-rouge sous toutes ses formes. Le drapeau incarne le premier niveau du nationalisme : le nationalisme banal tel qu’il se manifeste en façade des bâtiments publics, tel qu’il s’entend dans l’hymne national, se célèbre lors des fêtes nationales, sans oublier les monuments aux morts, les papiers d’identité nationale et la monnaie nationale…

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #SOCIETE

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Publié le 24 Juin 2018

Dans quel monde vivons-nous ?

Ce monde dans lequel nous vivons devient de  plus en plus agressif allant jusqu’à pourchasser des hommes et des femmes et de enfants naufragés et qui fuient misères et guerres.

Comment se fait-il que l’on en soit arrivé là ?

Verra-t-on demain des jours heureux ?

Qui en est le responsable ?

J’y viendrai mais avant quelques commentaires.

Je vais commencer parce qui aurait dû être, non pas le paradis vanté dans le livre de la genèse, mais quelque chose permettant  de vivre ensemble, de s’émanciper et de placer l’homme au centre et non le pouvoir de  l’argent roi et que les héros ne soient plus ceux qui gagnent de l’argent à la pelle et les victimes devant applaudir à chacun de leur exploits maléfiques.

Le manifeste communiste de Marx nous invitait à changer cela en profondeur.

C’est ce qui fut tenté avec des fortunes diverses pour ainsi dire.

En URSS, Staline dénatura ce vrai combat, plus que jamais nécessaire aujourd’hui, quand on voit l’état du monde.

Les élites bourgeoises s’étaient emparées de cet état de fait  pour caractériser  l’Union Soviétique et la façon dont elle exerçait le pouvoir dans les pays de l’Est.

Le mur de Berlin en était le symbole avec le rideau de fer et la litanie des atteintes aux libertés faisait la une dans la presse bourgeoise pour culbuter toute envie de développer des valeurs autres que celles du capitalisme.

Bref, l’enfer et la commisération pour les opprimés-es et l’accueil à bras ouverts de ceux et celles qui se  réfugiaient en Europe de l’Ouest et la narration de leurs  exploits réalisés pour franchir le mur ou fuir en bateau était à la une de nos journaux bien-pensants.

Nous vîmes la fin de l’Union Soviétique ; le capitalisme  était triomphant et l’accent était mis  sur ces peuples dominés  qui pourraient enfin connaitre et apprécier l’abondance en système capitaliste et libéral. La fin de l’histoire quoi !

Puis patatras, la crise dans les années 2007 cassait ce bel entrain.

La bourgeoisie retrouvait ses marques : « le chacun pour soi »  pour assurer sa domination de classe, la remise en cause des  valeurs de solidarité, les droits et les  conquêtes sociales redéfinies à l’aune du profit maximum.

Le droit de grève était alors de plus en plus réglementé, fini de s’apitoyer sur le droit grève bafoué dans les pays socialistes, certains allant même jusqu’à demander sa disparition et la chasse aux militants syndicaux devenaient alors normale avec des restrictions y compris leur représentation dans les usines et services avec un code patronal remplaçant le code du travail.

Un monde de plus en plus dur et violent  s’installait ; là c’était à une grande échelle : celle de la planète où allait s’exercer une mise en concurrence mondiale « de tous contre tous » et les violences allant jusqu’à l’assassinat de militants-es exercent aujourd’hui sa domination.

Et quel était donc ce monstre qui écrasait tout sur son passage, dont je vais maintenant vous parler ?

Le monde de l’Argent bien sûr : le capitalisme pour dire les choses précisément, et là, ce n’est pas le communisme qui règne sans vergogne, mais le profit  qui s’étale et créé autant d’inégalités, de crimes, d’abandons, de misère, de faim sur notre planète terre car partout il règne en maitre et exerce sa domination.

Mais le voit-t’on dans toute sa splendeur inhumaine.

Le capitalisme  sait se cacher sous divers paravent pour porter ses coups : il s’agit donc de le démasquer concrètement.

Des êtres humains en  souffrent quand il tue l’économie de pays  alors il les licencie et parfois  les parque comme du bétail.

Des hommes, des femmes et des enfants fuient alors il érige  des murs partout dans le monde et nous voyons même qu’il monte des murs en Europe de l’Est pas loin du mur détruit de Berlin. Mais n’allons pas loin : en France « le mur de Berlin existe : à Calais, la ville est entouré de grilles, de grillages, de miradors et c’est un véritable rideau de fer qui empêche de pauvres hères de circuler et d’aller là où ils pourront se sortir de la misère et des guerres.

Oui, en France avec le concours et l’argent des trusts britanniques et de la Reine qui ne dit mot, un mur, des chiens policiers, des miradors, traquent comme chez Trump les malheureux immigrés.

L’Europe est entrain de redevenir un camp, oui des camps comme va proposer Macron à ses condisciples européens pour enfermer de pauvre gens avant de les renvoyer dans leur pays de misère.

Oui, des malheureux  qui partent de « je ne sais où » et  alors ils vont  inventer des lois et des décrets pour les empêcher de gagner une terre plus accueillante. Des camps que réclament l’extrême droite européenne.

Brecht disait : «  Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde. »

Effectivement la bête immonde réapparait : pas encore les pogroms mais l’on chasse le migrants comme on chassait du temps de Marx ceux et celles qui pénétraient dans les propriétés forestières pour avoir de quoi se chauffer et à l’occasion trouver un gibier où quelques châtaignes.

Et puis regardons les libertés : elles sont atteintes : la grève devient un acte d’incivilité, les crapuleries patronales s’exercent jusqu’au tréfonds des cœurs et des âmes atteints par le mal vivre avec un travail devenant de plus en plus aliénant.

Finalement ce que l’on montrait à juste raison hier comme étant inacceptable devient aujourd’hui banale sous l’emprise d’un capitalisme qui exerce sa domination, bafouant l’humain,  mais aussi la planète terre qui souffre d’être malmenée pour que quelque uns jouissent des « félicités »  de la vie sur terre.

Le système secrète la violence partout dans le monde ; il en a besoin pour se maintenir car il devient de plus en plus nuisible et rend la vie impossible à des millions de gens qui le fuient chaque jour. Alors il trouve des parades, il trouve des sbires dans les structures stratifiées pour faire le sale boulot.

Et maintenant, il laisse mourir des migrants dans les mers et trouve des populistes et nationalistes de tout acabits, néo-fascistes comme en Italie, pour les laisser se noyer sans secours.

Ce système est arrivé en bout de course : il est meurtrier : il faut le dépasser mais pour cela l’idée communiste doit redevenir  comme un leitmotiv et  la seule voie possible face à la tourmente capitaliste.

Oui l’idée communiste ressortira  car l’homme commence à s’extirper de l’étendue des dégâts causés et le risque d’une catastrophe majeure pour toute la population de cette planète.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par NOS FRERES IMMIGRES

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Publié le 22 Juin 2018

Cette contribution vise a alerter l'ensemble des actifs et retraités tant du secteur public que du secteur privé sur ce qui se trame dans les coulisses du pouvoir pour démolir ce qui s'est construit dans les luttes et à la libération sous le ministère Croizat. Tout le monde est concerné et derrière c'est un recul considérable des droits à la retraite et du niveau des pensions. Tout le monde salarié est concerné. Cela nécessite d'en parler et d'agir avant qu'il ne soit trop tard. Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Retraites

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Publié le 22 Juin 2018

MOBILISATION INTERPROFESSIONNELLE LE 28 JUIN 2018

COMMUNIQUÉ UNITAIRE / CGT, FO, Unef, UNL, FIDL

mercredi 13 juin 2018

Réunies le 12 juin 2018, les organisations syndicales et de jeunesse CGT, FO, Unef, UNL et FIDL apportent leur soutien aux étudiants et aux travailleurs, actifs, chômeurs ou retraités, des secteurs public comme privé, mobilisés pour la défense de leurs droits et l’aboutissement de leurs revendications.

Ces luttes s’inscrivent dans la contestation de la politique idéologique menée par le gouvernement, y compris dans l’éducation en instaurant la sélection à l’université et laissant des milliers de lycéens sur le côté, en mettant fin au caractère national qu’est le baccalauréat, vecteur d’égalité.
La journée de mobilisation du 22 mai, menée à l’appel de l’ensemble des fédérations de fonctionnaires et avec la présence de toutes nos organisations, tout comme l’ensemble des actions menées dans le privé, constitue un signal fort.
Nos organisations saluent et soutiennent la lutte unitaire des Cheminots et réaffirment la nécessité d’un service public du ferroviaire.
Nos organisations s’inquiètent d’une remise en cause de notre modèle social et républicain et, ce, dans un contexte d’explosion des inégalités. La persistance de l’austérité entraîne des réductions drastiques de missions publiques et sociales et menace les services publics comme l’intégralité de la protection sociale. La modération salariale et plus largement la non-redistribution des richesses, ainsi que les choix fiscaux qui sont faits en faveur des riches, viennent réduire le pouvoir d’achat des travailleurs et aggrave la paupérisation.
Les politiques mises en œuvre relèvent d’une logique d’individualisation au prix de la casse des statuts et des droits collectifs à tous les niveaux, dès les études. Elles mettent à mal la solidarité et la justice sociale, valeurs essentielles de la cohésion sociale.
Nos organisations affirment que leur rôle est essentiel à la démocratie sociale, notamment au travers de la négociation et du paritarisme. Elles constituent un contrepoids plus que jamais nécessaire dans une société qui se fracture et où le social devient une « simple » variable d’ajustement budgétaire.
Face à cette situation et à des décisions régressives qui s’opposent aux demandes légitimes des travailleurs et de la jeunesse, l’heure est à la défense des valeurs essentielles comme notre modèle social. Les organisations syndicales et de jeunesse CGT, FO, Unef, UNL et FIDL s’engagent, dès à présent, dans la construction d’un rapport de force interprofessionnel.
Dans la perspective d’une mobilisation interprofessionnelle, avec la plus grande unité possible, elles invitent leurs structures fédérales, départementales et locales à se rencontrer et à faire de la journée du 28 juin 2018 une grande journée de revendications et de mobilisations en allant, notamment, à la rencontre des travailleurs et de la jeunesse. Des initiatives seront organisées partout sur le territoire.
Au-delà des signataires de ce communiqué, l’ensemble des organisations syndicales et de jeunesse est invité à se réunir dès fin août pour analyser la situation sociale et envisager les initiatives à prendre, dans le cadre d’une démarche unitaire la plus large possible.

Montreuil, le 13 juin 2018

 
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Rédigé par aragon 43

Publié dans #CGT

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Publié le 21 Juin 2018

CONFÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE

 

CSI en ligne

 

Journée mondiale des réfugiés – La CSI soutient l’appel à la solidarité de l’ONU

 

Bruxelles, 21 juin 2018 (CSI en ligne) : La CSI a soutenu l’appel à la solidarité avec les 68 millions de réfugiés dans le monde, lancé par le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi. Selon le HCR, près de 90 % des réfugiés sont déplacés à l’intérieur de leur propre pays ou dans les pays voisins.

 

« Les syndicats accueillent les réfugiés sur nos lieux de travail et dans nos collectivités et nous insistons pour qu’ils jouissent des mêmes droits que tous, y compris une protection complète ainsi que tous les droits garantis par la législation du travail. Les syndicats sont partout à l’avant-garde de la solidarité avec les réfugiés et avec les migrants en général, ainsi que de la lutte contre les forces politiques populistes et d’extrême droite qui favorisent la division, la xénophobie et la haine, » a déclaré le secrétaire général de la CSI, Sharan Burrow.

 

Le mouvement syndical international œuvre pour que le Pacte mondial des Nations Unies pour les réfugiés, dont l’adoption est prévue cette année, établisse des normes claires fondées sur la solidarité et l’égalité des droits.

 

« Nous devons garder à l’esprit que les réfugiés sont de loin les plus nombreux dans les pays en développement et que l’aide internationale leur est vitale, notamment à travers des programmes d’aide et de réinstallation. Dans le même temps, la communauté internationale doit s’attaquer aux facteurs qui poussent les gens à fuir leur foyer, comme les conflits armés et autres violences, la pénurie de nourriture et d’eau et, de plus en plus souvent, le changement climatique. Bien que de nombreux pays respectent leurs obligations en vertu du droit international, il est profondément désolant de constater la recrudescence du dénigrement des réfugiés et le traitement inhumain qui leur est infligé par certains gouvernements. Le dernier exemple en date, celui des États-Unis qui séparent par la force des familles et retiennent les enfants dans des cages, est tout simplement horrible. Des efforts multilatéraux sont nécessaires pour aborder l’énormité de ce défi mondial pressant ainsi qu’à bien d’autres. Se retirer du multilatéralisme va totalement dans la mauvaise direction, » a déclaré Burrow.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #INTERNATIONAL

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Publié le 17 Juin 2018

LA BORNE DERAILLE

La ministre des transports de Macron s’énerve dans la presse ce dimanche du fait de la persistance de la grève des cheminots.

Tout compte fait c’est qu’elle n’a pas la conscience tranquille la drôlesse.

Cette dame, ancienne de la SNCF*, qui porte une lourde responsabilité de la situation dans laquelle la SNCF a été plongée par les gouvernements successifs et une direction SNCF dont le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle créé les conditions depuis longtemps pour affaiblir une entreprise nationale que Bruxelles et le libéralisme veulent voir disparaitre pour mettre en place des mastodontes ferroviaires privés  au main des lobbys internationaux dont on sait qu’ils rançonnent déjà les clients comme ils disent dans certains pays.

La CGT fait de la politique dit-elle ; elle crache, elle vitupère, elle gesticule : elle est bien bonne celle-là ; oui la CGT  fait de la politique et la politique est l’art de s’occuper de la cité. Et la cité transports va mal et à cause de qui ? De Borne, de Pepy, de Macron et surtout de cette volonté de mettre la main sur  un réseau et l’exploiter pour des actionnaires avides de profits. Cela est aussi  faire de la politique mais de la politique pour le profit de quelques-uns Madame Borne.

Politicarde est cette dame ; en fait  elle vise simplement à diviser les syndicats et à obtenir que certains rendent les armes et s’agenouillent devant la dame Borne. Dans cette affaire, le prétexte du bac est un signe de faiblesse de ce gouvernement quand on a plus comme arme que de faire peur aux jeunes qui passent leur bac et qui, d’autre part, pour un certain nombre d’entre eux, sont stressés non pas par le manque de transport mais par le fait que le triage avec le « parcours sup » peut aboutir à ce que ce parcours ne leur permettent plus de choisir leur orientation après le bac mais de subir des « dictats » qu’ils ne veulent pas.

D’autre part, la dame Borne fait un appel du pied à certaines organisations syndicales pour qu’ils acceptent d’aller « à Canossa » et négocient des cacahuètes : c’est essayer de faire oublier qu’une grande majorité des cheminots ont voté contre les mesures gouvernementales et ont donné toute leur confiance à la lutte.

Madame Borne, vous êtes borné sans doute, borné tout court et borné  surtout à n’appliquer que des décisions visant à octroyer  les rails aux grands groupes privés comme vos prédécesseurs avaient vendus les autoroutes pour des clopinettes à des crapules financières qui s’en mettent plein les poches avec les péages.

La lutte continue et plus que jamais les cheminots et les usagers ont toutes les raisons de faire bloc ensemble.

Bernard LAMIRAND

* En 2002, elle devient directrice de la stratégie de la SNCF, puis rejoint la société Eiffage en 2007 en tant que directrice des concessions ( TOUT UN PROG4RAMME)

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités, #politique, #SYNDICALISME

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Publié le 16 Juin 2018

Rédigé par aragon 43

Publié dans #SYNDICALISME

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Publié le 16 Juin 2018

CONSULTATION SUR LA RÉFORME DES RETRAITES

Un effet de communication gouvernementale au service de la régression sociale

jeudi 31 mai 2018

Si certains se gargarisent de la consultation lancée par le gouvernement aujourd’hui sur la réforme des retraites, celle-ci est bien un semblant de démocratie. 
Pas d’illusion, les problématiques et les questions posées sont orientées et les réponses attendues téléphonées. Orientations, bien évidemment dans le sens de ce dont rêvent le gouvernement et le patronat : casser notre système des retraites par répartition et solidaire, poursuivre la baisse des pensions encore plus rapidement que celle déjà programmée par les gouvernements précédents, remettre en cause les régimes spéciaux conquis sociaux arrachés par de hautes luttes.
Le gouvernement prépare ses mauvais coups avec des techniques qui ressemblent de près à celles des DRH dans les entreprises – avis faussement pris, mise en place de groupes de travail pré verrouillés, etc. – pour déboucher sur des mesures de régression sociale que le gouvernement n’assume pas et tout en se cachant derrière des « ce n’est pas de nous… c’est la consultation. »
À l’instar de cette consultation qui se voudrait « moderne », ce que propose le gouvernement pour les retraites c’est l’individualisation, le chacun pour soi, etc., bref, un retour en arrière de plusieurs décennies ! Cette question mérite, au contraire, un vrai débat public et contradictoire. La vraie modernité, la démocratie, c’est ça. 
La CGT fait des propositions et construit le rapport de force à tous les niveaux pour défendre notre système de retraites fondé sur la répartition et la solidarité, avec des pensions égales au minimum au Smic, un taux de remplacement de 75% par rapport au salaire de référence, un départ dès 60 ans et anticipé pour ceux qui ont subi la pénibilité au travail (1 trimestre de moins par année d’exposition). 
Ces propositions de progrès peuvent parfaitement être financées en mettant fin aux exonérations et aux évasions fiscales, en taxant les dividendes et en augmentant les cotisations des grosses entreprises du CAC 40 qui ne cessent de servir leur actionnaires sans contrepartie à ceux qui créent les richesses.

Montreuil, le 31 mai 2018

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 13 Juin 2018

CONFEDERATION SYNDICALE INTERNATIONALE

 

CSI en ligne

 

040/120618

 

 

Plainte contre la Commission européenne pour non-respect des droits humains fondamentaux dans sa politique commerciale

 

Bruxelles, 12 juin 2018 (CSI En Ligne) : La CSI, la Campagne Vêtements Propres (Clean Clothes Campaign, CCC) et l’HEC-NYU EU Public Interest Clinic ont aujourd’hui présenté une plainte formelle au Médiateur européen. Les organisations des droits des travailleurs estiment que la Commission européenne ne tient pas compte de ses obligations en matière de droits humains dans le cadre de ses politiques commerciales vis-à-vis du Bangladesh, et lui reprochent son manque de transparence à cet égard.

 

Le Bangladesh bénéficie d’un régime de tarifs préférentiels dans ses exportations vers l’Europe, en vertu du Système des préférences généralisées (SPG), un instrument de l’UE promulgué pour encourager un développement durable dans les pays bénéficiaires. Le SPG exige, en contrepartie, des pays bénéficiaires qu’ils maintiennent un ensemble de normes du travail et qu’ils respectent les droits des travailleurs. De par son appartenance à la catégorie des pays les moins avancés, selon la nomenclature onusienne, le Bangladesh bénéficie du régime le plus favorable sous le SPG, à savoir l’initiative « Tout sauf les armes » (TSA). Comme son nom l’indique, l'initiative TSA octroie un accès en franchise de droits et de quotas au marché unique européen pour tous les produits d’exportation à l’exception des armes et des munitions. Le Bangladesh est le principal bénéficiaire de la TSA et l’UE, le principal partenaire commercial du Bangladesh. L’industrie du prêt-à-porter représente une large majorité des exportations du Bangladesh et procure de l’emploi à quatre millions de travailleurs.

 

Le Bangladesh est coupable de violations graves et systématiques des droits fondamentaux des travailleurs. Des millions de travailleuses et travailleuses au Bangladesh sont astreints à des conditions de travail dangereuses. Qui plus est, la législation du travail du Bangladesh créé des obstacles considérables pour l’exercice du droit de liberté syndicale, du droit d’organisation et du droit de négociation collective. Sans compter que même ces lois biaisées ne sont pas adéquatement mises en œuvre par le gouvernement, tandis que les plaintes des travailleurs sont systématiquement ignorées par les autorités. Privés de pouvoir de négociation ou de recours légal, les travailleurs sont contraints de vivre dans une pauvreté extrême.

 

Bien qu’elle ait exhorté le Bangladesh d’améliorer ses conditions de travail, la Commission européenne s'est abstenue de lancer une enquête formelle sur le statut SPG du Bangladesh, et ce alors que le SPG fournirait à la Commission un outil extrêmement puissant à l’heure d’assurer que le développement économique ne se fasse pas au détriment des travailleurs. La Commission a aussi manqué de créer un processus transparent et objectif permettant de déterminer le moment le plus propice pour l’ouverture d’une enquête, rendant par-là même impossible la participation d’ONG, entre autres.

 

« Le gouvernement du Bangladesh doit défendre les travailleurs et pas seulement se plier aux exigences des puissants patrons d’usines, dont un grand nombre sont responsables d'une exploitation débridée. Cette plainte a pour but d’amener l'Union européenne à envoyer un message très clair au Bangladesh, conformément aux engagements auxquels l’UE, elle-même, a souscrit. Nous œuvrons en collaboration étroite avec la CES sur cette problématique et tenons à la remercier pour son soutien », a indiqué Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI.

 

« En tant que principale partenaire commerciale du Bangladesh, l’UE a pour responsabilité de veiller à ce que les travailleurs qui confectionnent les vêtements des Européens travaillent dans des usines sécurisées. L’ouverture d’une enquête n’entraînera pas la révocation automatique des privilèges commerciaux du Bangladesh – plutôt, cela doit servir à montrer que l’Europe est déterminée à faire respecter les normes du travail d’une manière à la fois équitable et systématique », a indiqué Paige Morrow, directrice exécutive de l’HEC-NYU EU Public Interest Clinic.

 

Pour accéder au texte intégral de la plainte et aux annexes :

https://www.ituc-csi.org/bangladesh-complaint-to-the

https://www.ituc-csi.org/bangladesh-complaint-to-the-20309?var_mode=calcul

 

il aurait été utile que la CSI Cite les entreprises qui exploitent ces salariés-es car souvent nous retrouvons de gros employeurs notamment ceux qui font fortunes dans l'habillement et les grandes surfaces.

Bernard LAMIRAND

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #INTERNATIONAL

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