Publié le 26 Février 2018

FILS DE CHEMINOT

Je le suis et autrement que le triste sire Macron qui a brandit le fait qu’il était un petit fils de cheminot pour faire passer des ordonnances contre les cheminots.

Je viens d’entendre Edouard Philippe, petit parvenu de la société bourgeoise, nous dire tout le mal qu’il pensait du statut des cheminots.

Un Edouard Philippe qui a une belle carrière statufiée dans les salons gouvernementaux et patronaux et qui ne risque pas de se retrouver à la rue avec les SDF

Ce statut des cheminots n’est qu’un prétexte et il a aussi une histoire qui comprend des droits et des devoirs.

Les cheminots avaient un rapport de force pour obtenir ces garanties, elles étaient adossées en plus à une mission publique, celle de satisfaire les usagers jour et nuit, dimanches et jours fériés,  qu’ils pleuvent, qu’ils ventent, qu’il neige et que le froid viennent perturber l’état des rails, les parcours et les aiguillages ainsi que la signalisation.

Rien n’est changé à ce sujet. Pourquoi donc s’en prendre à ce statut sinon que  pour justifier une politique visant à démanteler la SNCF. Le statut des cheminots à donc bon dos.

Observons aussi que les attaques que subissent les cheminots entrainent justement des difficultés de plus en plus grandes à faire ce travail et cette mission publique dans de bonnes conditions.

Quand on rentre à la SNCF, on est pour les gens et pour satisfaire les besoins des usagers. Je veux rendre hommage à cette profession que j’ai connu par mon père et qui continue à sa battre pour le service public des transports de toute la population.

Enfant, j’ai vu mon père se levait la nuit pour la tournée de lignes notamment lors de tempêtes et de chutes de neige ou d’arbres arrachés et tombés sur les voies. Nous avons vécu avec sa petite paye de cantonnier poseur, car il déposait et reposait  les rails ; il était attentif à ce qu’elles soient toujours en bon état ainsi que le ballast avec ses camarades de la brigade. Des cheminots donc  qui ne gagnaient pas lourd et qui avaient un emploi sûr mais comme d’autres salariés l’avaient aussi dans le privé et le voudraient plus que jamais aujourd’hui.

Déshabiller Pierre pour habiller Paul n’a pas de sens car tous seront nus si on laisse faire.

Leur emploi sûr, c’est l’emploi normal, mais, pour ces messieurs, c’est l’alignement sur le bas et la précarité pour tous qu’il conviendrait de faire et donc d’en finir avec ces cheminots qui sont avec leur statut un exemple qu’il faut absolument retirer de la tête de tous les salariés-es de ce pays.

Ce ne sont donc pas des privilégiés-es, ce sont plutôt les Macron et Philippe qui font partie de cette caste à statut privilégié.

La famille cheminote n’est pas repliée sur elle-même, elle vit pour les usagers et le service public à leur rendre.

Et puis ce statut est celui  de tous ces « roulants » qui ont changé leur locomotive à vapeur pour des locomotives électriques plus performantes  mais avec des conditions de travail et des responsabilités plus grandes encore..

Tout cela, ils l’ont accepté et c’est ainsi qu’ils ont ce statut aujourd’hui d’un emploi et d’une retraite garantie à la SNCF.

Edouard Philippe nous dit que cela ne tient plus aujourd’hui et il a le renfort de Macron qui se dit petit fils de cheminot, un petit fils de cheminot qui n’a que cheminé que dans les salons des privilégiés de la fortune.

Celui-ci, au salon de l’Agriculture, répondant à une interpellation d’un cheminot, a porté cette repartie grotesque :  « Vous n'avez pas le même rythme que mon grand-père qui était cheminot". Sottise de comparer ce qui n’est pas comparable. ! Et, en plus, pourquoi ne pas faire l’inverse et faire en sorte que tous les salariés-es bénéficie du même statut que les cheminots avec le projet d’une véritable sécurisation et d’un parcours professionnelle pour tous les salariés –es tout au long de leur vie.

Certes,  ce ne sont plus les locomotives à vapeur, du charbon à recharger sans cesse,  des escarbilles qui obligent à porter de grosses lunettes, mais des conditions de vie et de travail entrainant encore plus de fatigue et des rythmes de vie qui détraquent la santé et la famille. Cela touche aussi tout le personnel dans les gares et dans la surveillance du trafic avec des effectifs de plus en plus réduit.

Macron se permet de dire qu’il faut donc mettre fin à ce statut. Qu’y a-t-il derrière ? Autre chose qui fait que c’est l’arbre qui cache la forêt ; derrière, il y a les banques et les actionnaires qui attendent que la SNCF ne soit plus qu’une locomotive sans conducteur et disparaisse sous les assauts des compagnies privées, car là est le fond.

Demain, ils veulent un réseau où ne circulent que les lignes profitables, avec des salariés low-cost .

Regardons comment ils ont cassé le fret par fer pour imposer les camionneurs venant de tous pays européens à des conditions de salaires et de travail détestables. Regardons aussi ce qu’ils ont fait des autoroutes nationales qu’ils ont données au privé  en faisant voler en éclat les garanties des salariés qui restent et  par conséquent ce sont des profits énormes que ramassent ces sociétés d’autoroute et qui paye, sinon nous les usagers et ils ont le toupet  de nous appeler « clients » alors qu’ils nous rançonnent dès le premier kilomètre. 

Demain, il feront la même chose pour le rail avec des tarifs de plus en plus chers, les trains ne circuleront que pour les lignes rentables, les usagers ne seront que des clients payant rubis sur l’ongle pour alimenter les caisses des grands groupes de transports qui pointent déjà leur nez comme ceux que nous voyions déjà sur nos routes qu’ils démolissent sans payer un rond pour les réparations.

Derrière chose de mon indignation en tant que fils de cheminot : Edouard  Philippe, pour présenter son projet indique que les salariés de la SNCF seront mis dans les mêmes conditions que  les autres et y compris les apprentis : des apprentis qui vont être soumis aux conditions patronales dans un paysage de lieux de travail où les patrons les mènent déjà  à la baguette profitant des ordonnances travail qui font de ceux-ci des petits tsars.

Edouard Philippe conclu en outre que c’est le code du travail qui primera alors que l’on sait que ce code est dépourvu de toutes possibilités pour les salariés de voir leurs droits respectés à cause de ses ordonnances qui démantibulent le code du travail.

Enfin que dire de ce Président de la République indiquant que le statut des cheminots c’est l’ancien monde… non Monsieur de Macron, l’ancien monde,  c’est vous et les vôtres !

Alors une chose va compter, c’est une forte mobilisation des cheminots, mais aussi d’’être à leurs cotés  dans les luttes qu’ils comptent mener dans les prochains jours.

Bernard LAMIRAND

 

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités, #CGT

Repost0

Publié le 25 Février 2018

Rédigé par aragon 43

Repost0

Publié le 25 Février 2018

Rédigé par aragon 43

Publié dans #CGT

Repost0

Publié le 19 Février 2018

Négociation formation professionnelle

Des discussions en petit comité : pour quels arrangements ?

vendredi 16 février 2018

La séance de négociation a permis, ce matin, de mettre en évidence les points critiques soulevés par les organisations syndicales sur les questions de financement, de l’apprentissage et du droit de reconversion des salariés dans le cadre du CIF (Congé individuel de formation).
Ces points demandaient des réponses claires sur le positionnement des trois organisations patronales. Elles ont refusé de les donner.
Espérant encore l’emporter et après une pause d’environ 1 heure 30, le patronat a refusé de reprendre la négociation entre organisations et a convoqué en sous-sol les chefs de file des délégations. Pour la CGT, c’est inacceptable !
Le patronat demandait, en fait, de passer d’une négociation entre organisations à un conciliabule entre individus.
Dans une négociation, la CGT donne un mandat collectif à sa délégation et pas à des individus. Elle porte au grand jour toutes ses propositions et refuse toute compromission.
Elle ne quitte pas la négociation et reste disponible pour une reprise de séance dans des conditions loyales.

Montreuil, le 16 février 2018

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #CGT

Repost0

Publié le 18 Février 2018

MARX 2018 UN GRAND  SUCCES A LA BELLEVILLOISE SAMEDI DERNIER

A ce que ça peut faire du bien d’entendre toutes ces  voix communistes et marxistes à nouveau émerger – se dire plein de choses, se contredire, avancer des solutions, se prendre la tête et prendre aussi la parole et aller parfois jusqu’à l’engueulade mais  en fait débattre -  c’est revivifiant par exemple toutes ces fulgurances qui s’entrechoquaient dans les débats  sur le travail, ce qu’il en advenait, ce qu’il fallait faire bouger pour que le capital n’empoche plus la plus value, telle que le décrivait Marx et dont maints intervenants ont montré la justesse en ces moments ou la crise du système capitaliste indique jusqu’où la cupidité de cette classe capitaliste peut aller et rendre le monde malheureux.

La lutte de classe revenait comme un leitmotiv ; il est vrai que même les plus acharnés à croire que celle-ci est morte sont obligés de dire aujourd’hui qu’elle est là et que le vainqueur n’est pas désigné et que vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué n’est plus tenable.

Bref, « le ptit Macron », a du mouron à se faire et sa course pour tout démanteler et déconstruire pourrait se retourner contre lui. Hôpitaux, maternité, Ehpads, SNCF, fonctionnaires, retraités, métallos, çà bouge …. L’état de grâce a du plomb dans l’aile.

Je retrouvais à travers les apports et contributions de chercheurs l’idée de ne plus subir le système mais de recommencer à y mettre du commun et du collectif dans les actes de la vie courante pour nous sortir  des relents  dans lequel l’idée communiste s’était abîmée après la fin de l’Union Soviétique et les effacements de dirigeants dépassés par les événements.

Le prochain congrès PCF, je l’espère, devrait prendre en compte  les bruissements qui montent un peu partout pour un parti communiste français qui se sort de son statu quo et pour qu’il ré-enchante les militants et leur donne envie d’être à la pointe du combat pour changer les choses dans ce pays et dans le monde.

Alors oui, l’initiative de l’Humanité et du collectif Marx 2018 est  un grand succès  pour ce  200 éme anniversaire de la Naissance de Karl Marx.

Le directeur de l’Humanité, Patrick le Hyaric, prenant la parole pour ouvrir la journée, dit sa surprise et celle de tous les organisateurs d’avoir vu convergé beaucoup plus de monde que prévu, et la Bellevilloise pleine à craquer, était devenue trop petite pour contenir dans les différentes salles tous ces militants et militantes qui s’agglutinaient  pour assister aux interventions des conférenciers invités-es pour parler de Marx hier, aujourd’hui et demain. Une réflexion marxiste avec des apports introductifs mis à la portée de toutes et tous; mais sans édulcorer la puissance de l’idée Marx qui jaillit en ce moment et pas seulement parce que nous sommes dans le 200éme anniversaire de sa naissance.

Vraiment une journée formidable pour les idées communistes qu’elles soient économiques, sociales, philosophiques, féminines, sur le racisme et la xénophobie et jusque dans la pénétration des idées Marx  à travers des écrits qui montraient à quel point elles restaient d’actualité et écrabouillaient les petites querelles comme quoi Marx aurait été un affreux productiviste alors qu’à son époque il entrevoyait déjà les problèmes écologiques et en particulier ceux auxquels nous sommes confrontés sur cette terre que le capitalisme est entrain de la rendre impropre à la vie.

L’on sentait vraiment que tout ce monde militant était en quête d’éclaircissements sur Marx et le besoin d’y trouver réponse face à ce monde capitaliste infernal :   le plus hideux, le plus  vieux, le plus corrompu, guerrier et prêt à tout pour toujours dominer ce monde qu’il détruit en même temps qu’il abaisse l’homme tout court.

Une présence très intéressante de toutes les catégories ; et l’on voyait des jeunes et des moins jeunes, des femmes nombreuses, des ouvriers et des cadres, écouter et prendre la parole pour non seulement s’initier et connaitre les œuvres de Marx mais par contre  traduire dans leur vie de tous jours quelle réponse y apporter ;  j’ai été particulièrement intéressé par cette somme de propositions des conférenciers pour travailler au dépassement de ce système sans tomber dans le piège du dogmatisme.

Oui, du communisme et pas du communisme qui ne soit qu’éclaireur et rédempteur.

Le nouveau enjambait l’ancien, tout compte fait,  en étant critique mais respectueux des combats d’hier des communistes en France et dans le monde.

Que dire après une telle rencontre que c’est l’espoir et non  le désespoir qui apparait ;  et chacun et chacune, j’en suis persuadé, sont repartis -es non pour appliquer quelques recettes magiques que Marx aurait laissé dans le tiroir mais pour traduire ces écrits dans leur lutte quotidienne et utiliser  les recherches des historiens, philosophes, sociologues, économistes communistes et j’ai à ce moment une pensée particulière pour Paul Boccara disparu l’an passé et dont les recherches sont d’une grande acuité en ce moment.

Oui, un grand moment communiste, j’emploie ce mot, en plus l’on pouvait acheter  un numéro spécial de l’Humanité sur Karl Marx et la reproduction de Manifeste communiste de 1848 qui n’a pas perdu de sa vitalité pour changer ce monde.

En même temps, quel bol d’air, pour les communistes et quelle envie d’y aller au charbon ! Pouvoir repartir de Marx, de bon pied, non pas pour en faire une statue, un modèle, un culte, mais à travers le contenu émancipateur de ses analyses, aider à ce que les travailleurs prennent conscience de leur force et concevoir que l’idée communiste peut refaire enfin surface.

Le communisme est d’actualité comme le disait Lucien Sève dans une vidéo et j’en suis content qu’il le dise ainsi.

A nous les luttes pour changer ce système honni.

Merci à l’Humanité et Marx 2018 de nous avoir donné un tel désir d’affronter le capital et tous ses « maquignons » qui roucoulent autour.

Oui, le parti communiste français est plus que jamais nécessaire a être la force propulsive et unitaire pour créer les conditions d’une lutte sans merci pour transformer le monde.

Alors un congrès qui soit vraiment MARX et que les communistes se choisissent les formes d’organisation les plus dynamiques pour être à la, hauteur de cet enjeu.

Bernard Lamirand Section Creil-Nogent, Villers saint Paul.

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #PCF, #Marx, #HUMANITE

Repost0

Publié le 14 Février 2018

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #CGT

Repost0

Publié le 12 Février 2018

LE VOCABULAIRE DE NOS CADORS COMMENTATEURS DE JO A FRANCE TELEVISION

Ce matin, je me suis pris l’envie de noter quelques expressions favorites de ces messieurs qui tiennent à bout de langue les commentaires concernant les exploits de nos sportifs et sportives.

Des « cadors » qui trustent y compris toutes les épreuves féminines de leurs circonvolutions intestines qu’ils ressortent à chaque exploit : en même temps, quand la gente féminine tente de s’exprimer, c’est tout à peine s’ils ne remettraient en place celle qui les contredit, comme se fut le cas lors du patinage artistique ce matin avec la seule femme commentatrice sportive présente dans les directs.

Bien sûr, vous allez me dire que j’ai qu’à couper le son. Oui, mais en patinage il y a aussi la musique et ces individus m’ont gâché le plaisir de la bonne harmonie entre danse et musique, surtout quand l’inénarrable Candeloro lance ses balourdises.

Pour revenir à leur langage, j’ai choisi les expressions les plus typiques : celles qui viennent d’un amour héréditaire envers le monde patronal.

Je cite des expressions recueillies ce matin et dont certaines comme l’expression patron est répétée maintes fois pour bien faire comprendre qu’il y a toujours un maitre, même en sport.

Les voici :

Le boss pour parler d’un skieur allemand qui gagne tout.

Les 2 patronnes pour indiquer la maitrise des deux  meilleures en patinage.

Les deux ogresses pour toujours les mêmes championnes du patinage.

Un qualificatif « reine de la discipline » pour une russe médaille d’or en patinage.

Une belle pièce pour une française.

Il n’est pas venu pour acheter du terrain pour un champion de biathlon.

Le patron est en tête : il s’agit de Fourcade.

Un patron qui est devant : pour toujours Fourcade.

Il a été le patron quand celui-ci a franchi la ligne d’arrivée.

Martin Fourcade est un bon patron.

C’est la meilleure équipe parce qu’elle a un bon patron

C’est le patron quand Fourcade reçoit sa médaille d’or.

Ainsi, le secteur sportif de France télévision est empesté d’une pléthore patronale. On se croirait au MEDEF, il ne manque plus que Gattaz vienne célébrer son hymne à la joie patronale en compagnie du patron de l’Elysée.

Amen….. honni soit celui qui mal y pense.

Bernard LAMIRAND

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #humour

Repost0

Publié le 9 Février 2018

Déclaration CCN des 6 et 7 février 2018

Et si on y allait tous ensemble ?

mercredi 7 février 2018 , par Laura

Ce début d’année 2018 est marqué par de fortes mobilisations dans des différentes professions ou entreprises dans le public comme dans le privé. A l’exemple des agents de l’Administration pénitentiaire, de l’Education nationale ou du personnel des EHPAD, ceux de carrefour et bien d’autres, les questions de l’emploi, des conditions de travail et des salaires sont au cœur de ces actions. Toutes les générations sont concernées des lycéens aux retraités. Les nombreux témoignages entendus ces derniers jours, montrent de façon évidente les réalités d’un monde du travail en souffrance, de salariés non reconnus dans leur qualification et leur savoir-faire, d’un manque de moyens humains et matériels

Ces réalités d’un monde du travail se heurtent à chaque fois à une autre réalité, celle de la logique financière et boursière. Malgré tout de nombreux salariés engrangent des victoires dans les mobilisations d’entreprises.

Quand le PDG de Carrefour annonce 2400 suppressions d’emplois, l’action du groupe en bourse s’envole et les actionnaires perçoivent 500 millions d’euros de dividendes.

Quand le Gouvernement refuse de satisfaire les revendications des personnels pénitentiaires ou dans la santé, le Président de la République reçoit royalement les patrons des plus grandes entreprises mondiales dont la plupart ne payent pas d’impôt dans notre pays.

Dans le même temps, les services publics ne peuvent plus répondre aux besoins immenses des citoyens ceci par manque de moyens. Le projet du gouvernement « Action Publique 2022 » affiche clairement une volonté de nouveaux abandons.

Un récent sondage montre un soutien massif, 87% des français interrogés, aux derniers mouvements sociaux dans l’administration pénitentiaire et dans les EHPAD. D’ailleurs, 64% de ces mêmes personnes considèrent que ces mobilisations pourraient se développer.

Face à ce mécontentement généralisé, la CGT propose d’agir autour de propositions concrètes pour améliorer le quotidien du monde du travail et la création de milliers d’emplois et un autre projet de société de progrès social.

- La réduction du temps de travail à 32 heures pour les salariés à temps plein et la fin des temps partiels imposés
- L’augmentation des salaires et des pensions, la reconnaissance des qualifications et l’égalité salariale et de carrière entre les femmes et les hommes.
- Des droits nouveaux et une véritable protection sociale pour tous.
- Des services publics partout et pour tous.

Plusieurs journées d’actions parfois dans l’unité sont déjà inscrites dans le paysage social de ces prochains jours et semaines. Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, doit nous permettre de porter, notamment, la question de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Le 15 mars avec les retraités dans l’unité. Le 22 mars, dans la Fonction publique à l’appel de 7 organisations syndicales. Elles doivent être l’occasion de faire converger public/privé, de rassembler tous les salariés, les retraités, les jeunes et privés d’emploi.

Partir des réalités et des besoins individuels doit se conjuguer avec une démarche collective.

Sans globaliser les problèmes, faire converger ces luttes, partir des exigences du salariat, faire connaitre les propositions CGT est une nécessité dans la période.

La CGT propose de construire ensemble une journée d’action interprofessionnelle dans les prochaines semaines un tous ensemble où chacune et chacun pourrait inscrire ses propres revendications et s’inscrire dans un processus pour gagner. Dans ce sens, ses militants et syndiqués iront à votre rencontre pour construire cette initiative et les formes qu’elle pourrait prendre, vous ouvrir les portes de la CGT et vous inviter à y adhérer.

Un autre avenir, porteur de progrès social, est possible si nous prenons nos affaires en mains.

Montreuil, le 7 février 2018

 
  • facebook
  • Google bookmarks
  • Netvibes
  • Twitter
  • Yahoo! Bookmarks

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #CGT

Repost0

Publié le 8 Février 2018

L’HIVER DE CLASSE

En quelques jours la blancheur resplendit

Neige partout s’empare des  espaces

Des paysages magnifiques nous sourient

Mais les oiseaux semblent pétrifiés dans glace

 

C’est l’hiver qui sonne à toutes les portes

On s’en étonne et gentes en belle fourrure jactent

Hurlent dans leur jaguar et rancœur l’emporte

Trains, camions, autobus, piétons dérapent

 

Images fugitives disent conforts et misères

Des êtres perdus cherchent abris passereaux et clochards

S’apitoient quelques instants médias mots éphémères

Avant de revenir sur coût inacceptables des retards

 

Le profit passe avant tout pour la rente

Dans ruelles humains dépenaillés grelottent

Une tasse de café suffira à leur peine diantre

Aguicheuse télé vite retourne à ses parlottes

 

Sur les routes les camions s’agglutinent

Les secours sont là pour la marchandise

On s’apitoie sur date livraison et à qui on destine

Pauvre créature humaine abandonnée dans la brise

 

Paris vit en refuges périphériques avec tentes et cartons

Des hommes et des femmes et enfants habitent et crèvent

De Froid et de misère ce sont des migrants en haillons

Comme on dit ils ne rapportent pas et pour eux pas de trêve

 

La blancheur des paysages ne peut cacher l’hideux qui pille

Le fric protégé oblige miséreux à chercher meilleur ailleurs

A Calais Macron et la blanche Colomb les houspillent

Et dans ce froid émigrés valent moins que bourses et valeurs

Bernard LAMIRAND

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #poêmes

Repost0

Publié le 7 Février 2018

PLUS QUE JAMAIS ETRE COMMUNISTE

Le samedi 26 Novembre 2016 les communistes décidaient de s’en remettre à Mélenchon pour les élections présidentielles.

Le comité exécutif du PCF pensait que cette candidature était la seule solution possible après l’impossibilité d’un travail unitaire engagé par la PCF pour obtenir une candidature commune de la gauche progressiste.

Les dés étaient jetés.

Mélenchon devenait le candidat du PCF.

Celui-ci, bien avant, avait décidé de faire bande à part et de mettre en avant sa « France dite insoumise ».

Cette décision était pour moi une erreur, non seulement de stratégie, mais en plus elle touchait de plein fouet l’identité communiste.

Une erreur de stratégie qui allait nous couter cher sur le plan de notre existence puisque notre effacement aux Présidentielles nous a condamné à l’inefficience et à permettre du coup à Mélenchon d’exercer son leadership.

La division authentifiée par le Social-démocrate mitterrandien, l’échec au pouvoir de l’autre social-démocratie Hollandaise et la mise au rancart des restes de la droite gaulliste produisit l’arrivée de l’envoyé spécial du patronat français, Macron, disposant d’une majorité considérable à l’Assemblée nationale.

Une seule chose fut évitée : la victoire du FN.

Donc un effacement, que nous payons aujourd’hui, puisque les idées communistes sont de moins en moins mises au devant de la scène politique.

Les résultats électoraux furent donc médiocres au point que notre premier secrétaire à juste raison les considéra comme un échec.

Un échec des communistes bien sûr et de sa direction au plus haut niveau puisque la candidature de Mélenchon nous conduisit à une absence politique dans une période ou l’idée communiste était nécessaire face à la crise et à l’offensive du capitalisme pour en faire porter la responsabilité sur le monde du travail et à permettre l’éclosion d’une pousse née dans les coffres-forts de la banque Rothschild.

Je pense que cela est grave et met en danger notre devenir si nous ne redressons pas la barre.

Une candidature communiste n’aurait pas été une candidature de témoignages et nous aurions pu mener une bataille d’idées sur le fond et aider notre peuple à se sortir du vote utile ou du vote d’extrême droite et surtout de l’abstention qui ne cesse de grimper et touche particulièrement le monde du travail.

Mélenchon, en socialiste mitterrandien, nous a donc fait la nique : admettons-le.

Son attitude, aujourd’hui, ainsi que celle de ses condisciples, le démontre amplement et je ne m’attarderai pas sur toutes les ignominies qu’il déverse contre les communistes et la gauche qualifiée de repoussoir pour dire que ce politicien ne peut que contribuer qu’à alimenter la division à gauche pour le plus grand profit du capitalisme en crise. Ce personnage ne peut plus être celui qui rassemble et 2017 n’a ressemblé en rien à 2012.

Mais la question de l’échec est d’abord chez nous et je crois que nous devons regarder attentivement pour le congrès de Novembre l’état de notre parti.

Je pense qu’un bilan doit être fait sur une période plus longue et sur notre façon d’avoir saisi les évolutions de la société : donc pas seulement des élections qui ne sont que le thermomètre de notre influence mais de regarder de plus près ce que nous sommes devenus et surtout ce que nous aurions dû être pour affronter ce capitalisme en crise qui continue à régner sur cette planète.

Macron n’est pas seulement le président des riches, terme générique pour faire effet. Comme nous le disons, il est un représentant du capitalisme international en crise qu’un spécialiste renommée de la banque Natixix, Patrick Artus, inquiet de la tournure de la financiarisation extrême de l’économie, en arrive à indiquer que l’analyse de Marx sur la baisse tendancielle du taux de profit et la bataille du capital pour le redresser en s’en prenant aux salaires est une réalité ( voir Humanité du 6 février 2018 ) :  cela  montre à quel point l’idée communiste doit être présentée en ce moment et de manière offensive et qui peut mieux le faire qu’un parti communiste à la hauteur de cette grande tâche.

Nous avons, en effet, été les initiateurs pour démontrer et démonter tous les tenants et aboutissants de cette crise de la suraccumulation dévalorisation du capital et notamment par les travaux de Paul Boccara. Qu’avons-nous fait de ses analyses ?

Un capitalisme en crise durable qui nous incite donc à examiner comment le combattre dans cette phase où pour redresser son taux de profit, il déconstruit les conquis sociaux dans les pays les plus développés et exploite encore plus violemment les travailleurs dans les pays les moins développés.

C’est la finance internationale spéculative qui mène le bal des maudits.

Les économistes marxistes ont donc raison d’approfondir leurs travaux sur cette question fondamentale du capital dans sa forme la plus violente qui soit aujourd’hui et comment commencer à le dépasser vraiment.

Dans cette crise du capitalisme d’état social, il est temps de reprendre la main et de mettre non seulement en cause ce système suranné mais de  le déconstruire.

Bernard Thibault lors de son intervention aux Etats généraux du progrès social soulignait l’importance de passer à des propositions offensives et de citer par exemple : « un droit de veto supporté par la France qui consisterait à s’opposer aux commerces de produits conçus ou commercés par des entreprises ou des pays en infraction avec les droits humains et sociaux fondamentaux » :  bref une façon offensive de mettre en cause cette violence exercée contre les droits des salariés et en fait enfoncer un coin dans les stratégies du capital pour redresser son taux de profit.

D’autres possibilités peuvent s’offrir aux luttes si elles s’organisent pour et pas seulement contre.

C’est une bataille de classe et pardon si j’emploie ces mots devenus pour certains iconoclastes.

Un mot que nous n’osions plus prononcer, il fut un temps pas si lointain, et dont nos adversaires de classe ne se privent pas de l’employer comme le fait Warren Buffet quand il dit effrontément : il y a une lutte des classes, évidemment, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène la lutte. Et nous sommes en train de la gagner (interview CNN, le 25 mai 2005).

Oui, il s’agit bien d’une bataille de classe et celle-ci se déroule actuellement sous nos yeux en France, en Europe et dans le monde pour assurer la suprématie des capitaux dans cette mondialisation effrénée et d’une mise en concurrence des salariés au point de les exploiter sous des formes les plus trompeuses d’auto entreprenariat mais qui ne sont que des formes sophistiquées de l’utilisation de la force de travail sans la payer à son prix.

Nous avons besoin non pas de relire comme une bible les œuvres de Marx, en cette année de son deux centièmes anniversaire de sa naissance, mais de voir comment déjà Marx voyait les évolutions successives de ce capitalisme broyeur d’hommes et de femmes dans le procès de production du système capitaliste.

Il nous montrait par exemple, à son époque, le développement du machinisme et la façon dont le capital s’emparait de ces moyens de production nouveaux pour plus de productivité avec moins d’hommes et plus de travail gratuit.

Des luttes qui ont permis de contraindre le capital à devoir faire des concessions et de céder aux revendications et d'obtenir de conquêtes sociales dans le cadre de ce système mais avec déjà la volonté de nous en extirper : pour la France chacune et chacun a en tête le Front populaire de 1936, la libération et 1968 et d'autres luttes. Ce sont des luttes créatrices telles la Sécurité sociale mais elles ne sont que des prototypes fragiles dans un système défini par les puissances d’argent, qui, au moindre reflux, les remettent en cause. Il faut donc aller plus loin et s’attaquer au cœur de la caverne d’Ali Baba.

Aujourd’hui la révolution informationnelle touche profondément les rapports de production et le capital s’accapare de ces outils de plus en plus complexes pour exploiter et mettre en concurrence les salariés de cette planète. Il s’agit de voir notre combat de classe à cette dimension et bien sûr de l’alimenter par toutes les luttes au plus près de l’exploitation et de ses formes nouvelles et aussi face à la puissance d’un système intégrationniste et individualiste dans lequel les entreprises tentent d’enfermer les salariés. Ceux- ci représentent aujourd’hui une immense potentialité à unir en France et dans le monde et le syndicalisme international doit en être conscient et actif à ce niveau. Macron se méfient de ces évolutions dans le travail et du risque de voir les salariés-es s’organisaient et lutter collectivement : les ordonnances ont donc pour but de contribuer à ce que le mouvement des luttes ne puisse s’organiser de manière offensive et créatrice de nouveaux droits : c’est un défi à relever.

Nous avons donc besoin d’être le parti communiste qui organise le combat de classe d’aujourd’hui et pour demain. Qui peut mieux le faire que nous et de nous appuyer sur les luttes qui montent un peu partout en ce moment et notamment là où se fait sentir la casse sociale et humaine, comme dans la santé et les services publics, si utiles pour vivre et dépasser une économie de subsistance auquelle le capital et les Etats à sa dévotion l’organise en ce moment.

S’il faut se renouveler et comme le dit notre secrétaire national, « se réinventer »,  eh bien faisons- le en étant nous-mêmes et entre parenthèses le rassemblement ne sera plus brandi comme une panacée mais par la force de conviction communiste et donc l’existence et la rayonnement d’un parti communiste fort.

Nous ne pouvons être la remorque de forces qui enraye ce combat d’idées ;  nous devons transcender les luttes souvent défensives en luttes offensives et notamment dans les entreprises les plus capitalistiques mais aussi dans les lieux de l’organisation de la société et des services où se trouvent une masse de salariés-es précarisées sous le joug patronal y compris dans ces PME des start-up que nous vante le système.

Nous avons donc à prendre soin de notre parti : il livre actuellement non pas une bataille de survie comme certains le pense, mais une bataille pour être à la hauteur de la situation et cela implique de donner à la force communiste, qui n’est pas négligeable malgré son affaiblissement, les moyens nécessaires pour mener cette bataille d’un vrai rassemblement.

J’ose affirmer que ce sont les communistes qui seront en mesure d’apporter ce contenu et bien sûr avec des alliés-es qui seront de plus en plus nombreux s’il y a un PCF producteur d’idées pour rassembler à ce niveau et en être le maitre d’œuvre principal. La réinvention commence alors par notre présence sur le terrain de l’entreprise, du lieu de travail, du lieu de vie et en se donnant les forces nécessaires.

L’idée communiste peut à nouveau émerger de ce tohu bohu actuellement à gauche et nous sortir de la duplicité de ces politiciens  qui  seront vite écartés quand le sens du combat sera bien fixé et imprégné dans les masses.

Pour cela il faut donc soigner notre parti, lui redonner des forces, le faire sortir de la coquille dans laquelle il est enfermé par des années de culpabilité qui l’empêche d’être lui-même.

Il peut être cette force communiste dont la France a besoin mais aussi pour le monde qui nous entoure.

L’idée communiste oui plus que jamais.

Oui, soyons-nous même, bon sang !

Bernard LAMIRAND Section PCF Creil Nogent

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #PCF CONGRES, #PCF

Repost0