Publié le 30 Novembre 2017

Ordonnances Macron/Medef

Le gouvernement offre au patronat un kit clé en main pour licencier en toute impunité !

jeudi 30 novembre 2017

Alors que la ratification des ordonnances n’est pas encore effective, le cabinet de la Ministre du Travail vient d’adresser, pour validation, aux représentants des organisations syndicales six projets de modèle de lettre de licenciement qui précisent le cadre et la procédure à suivre en fonction des motifs invoqués : motif disciplinaire, inaptitude, motif non disciplinaire, motif économique individuel, motif économique pour des licenciements collectifs dans le cadre et hors cadre des plans de sauvegarde de l’emploi (PSE).

C’est à la fois inacceptable sur la forme de la consultation que s’agissant du fond !

Ces décrets surviennent, après la mise en ligne sur le site internet du gouvernement, service.public.fr, d’un calculateur pour l’indemnisation à verser en cas de licenciement abusif et dont nous avons demandé le retrait.

Ils accompagnent la possibilité offerte à l’employeur de remanier, sous couvert de les « préciser », les motifs du licenciement après que le salarié en ait été avisé. Licencier vite, motiver ensuite, telle est la nouvelle devise.

Ils complètent la mise en œuvre du barème d’indemnisation prud’homal pour licenciement sans cause réelle ni sérieuse qui vise à contourner le pouvoir d’intervention du juge et à minorer la réparation du préjudice subi.

L’ensemble de ces dispositions n’ont pour finalité que d’empêcher un salarié injustement « remercié » de se défendre et faire valoir ses droits en justice. C’est la porte ouverte à tous les abus lorsque l’on sait que 92% des contentieux aux prud’hommes concernent des licenciements abusifs.

Si on n’en était pas convaincu, cela prouve une fois encore que l’objectif réel des ordonnances n’est pas de favoriser la négociation collective et l’emploi. Il s’agit bien de faciliter les licenciements et les ruptures de contrats de travail illégales, en sécurisant les employeurs et en leur assurant toute impunité.

La CGT rejette l’instauration du permis de licencier sans contrainte qui vise à faire des salariés une variable d’ajustement des choix stratégiques des entreprises, pour toujours plus de rentabilité financière.

La CGT invite l’ensemble des salariés, quels que soient leur secteur d’activité et la taille de leur établissement à se syndiquer et à s’organiser dans l’entreprise pour combattre ces mesures et obtenir des avancées sociales.

La semaine du 11 au 15 décembre, la CGT donne rendez-vous aux salariés pour débattre, agir et s’organiser syndicalement près de son lieu de vie ou de travail.

Montreuil, le 30 novembre 2017

 

     

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    Rédigé par aragon 43

    Publié dans #CGT

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    Publié le 25 Novembre 2017

    MOMENTS VECUS AU CONGRES DES METALLOS  TENU A DIJON DU 20 AU 24 NOVEMBRE 2017

    J’ai participé pendant les deux premiers jours à la tenue du 41eme congrès de la FTM CGT*. J’ai revu plein de camarades côtoyé ou rencontré dans ma vie militante et cela fait toujours chaud au cœur de les revoir, de reparler de nos luttes, des moments agréables, mais aussi d’autres plus difficiles que nous avons traversé ensemble.

    Des moments émouvant aussi à l’hommage rendu aux disparus-es depuis le dernier congrès.

    Près de 400 délégués-es à ce 41eme congrès de la fédération et avec la présence d’une forte délégation de syndicalistes européens et mondiaux.

    Des délégués-es venus-es nous parler de ce qu’est aujourd’hui le travail et la façon dont le capital s’empare des nouvelles technologies comme la façon dont il culpabilise les salariés à travers sa bataille idéologique concernant le coût du travail trop élevé: vieille rengaine du capitalisme dont le seul but est toujours de le réduire pour engranger davantage de profit.

    41 congrès ont eu lieu depuis que la Fédération existe. Cela fait dans le  temps des milliers de militants-es venus-es de leurs syndicats pour décider des orientations à prendre dans la métallurgie ? Avec des noms prestigieux comme ceux de Benoit Frachon qui deviendra secrétaire général de la CGT, d’Henry Krasucki, d’Ambroise Croizat qui fut secrétaire général de la FTM CGT tout en étant ministre du travail,  et aussi  ces hommes et ces femmes qui résistèrent au nazisme comme Jean Pierre Timbaud, Suzanne Masson, Henri Gauthier et de Roger Linet, Henri Rol Tanguy, Simone et Auguste Gillot dont  nous eûmes tant de témoignages de leur part sur ces périodes noires de l’occupation où furent exécutés ou déportés-es tant des camarades dont les noms restent à jamais dans nos mémoires et dans notre histoire.

    Une grande histoire de la FTM CGT demeure à travers ces quarante et un congrès et surtout une histoire des luttes des métallos bien racontée par l’institut d’histoire sociale CGT de la Métallurgie dans une belle exposition et par l’intervention de Claude Ven président de l’IHS.

    Devant ces jeunes délégués-es pour la plupart, qui prenaient place à ce congrès, je revoyais défiler mes jeunes années de militantisme. Aucune nostalgie de ma part mais une fierté de voir la fédération toujours là et que son devenir est assuré par ces jeunes qui prennent toute leur place pour créer les conditions de luttes à la hauteur des enjeux d’aujourd’hui et de demain.

    C’est toujours extraordinaire de voir réuni en un seul endroit, pendant quelques jours toutes les forces militantes de la métallurgie;  et elles étaient toutes là avec des idées bien arrêtées. Des idées de classes, des idées pour une vraie convention collective de la métallurgie, des idées pour combattre chômage et précarité, des idées pour intervenir pour redonner toute sa force à l’industrie et en finir avec la mise en concurrence de travailleurs sur cette planète. Ils venaient non seulement pour témoigner mais apporter leur solution face à cette situation de surexploitation qui règne dans les lieux de travail où le patronat veut être seul maitre à bord et remettre en cause les droits syndicaux obtenus par les luttes.

    Ils et elles n’étaient pas venus pour faire un constat mais bien pour chercher comment combattre ce capitalisme mondialisé qui détruit toute la vie sociétale et collective et qui cherche à tout prix le profit maximum au détriment de l’humain, je dirai même de l’humanité et quel beau moment passé avec les délégations métallos d’autres pays.

    Nul sentiment de défaite, de dépit, d’abandon pour ces délégués-es animés-es d’une grande combativité.

    Dommage que le presse écrite et télévisuelle n’était pas là, elle aurait vu une CGT qui n’a pas l’intention de baisser les bras et qui cherche comment mieux se rassembler et construire l’unité indispensable pour battre l’UIMM, ce patronat le plus retors et le plus agressif que jamais qui inspire  Macron et ses colporteurs pour casser droits et conquêtes sociales.

    Frédéric Sanchez, qui a remplacé Philippe Martinez devenu secrétaire général de la CGT, a placé d’emblée toutes ces questions que les métallos se posent pour lutter efficacement  face à ce capitalisme destructeur et comment non seulement lui résister mais passer à l’offensive et cela à l’unisson avec Philippe, qui, dans une intervention au congrès a fait appel à toutes nos forces militantes pour mener ce combat au plus près avec les travailleurs et les syndiqués-es qu’il faut « chouchouter » comme disait un délégué.

    Un congrès donc vivant, contemporain à ce qui se passe dans les boites comme on dit : j’ai apprécié les débats sur les thèmes proposés qui allaient des conditions du travail avec  un problème majeur, celui du comment agir face à une organisation du travail qui évolue sans cesse avec  les évolutions technologiques utilisées par le patronat pour réduire l’emploi, accélérer les cadences de travail, précariser l’emploi, les salaires et le temps de travail.

    A travers toutes les interventions, se devinait cette volonté émergente de ne pas subir et de renverser la table pour ainsi dire avec des propositions syndicales tels la convention collective des métallurgistes, un code du travail du 21eme siècle, une vie démocratique à l’entreprise sortant de la soumission patronale des ordonnances Macron Péricaud etc. .

    Oui, un congrès qui marque une étape nouvelle : celle de métallos décidés à ne pas s’en laisser compter par ce patronat avide de profit dont il faut dénoncer le cout du capital qui pèse tant dans l’appauvrissement de la France et de ceux qui vivent de leur travail où de leur retraite.

    Frédéric a été réélu  secrétaire général de la FTM CGT avec  une équipe en partie renouvelée, à l’unanimité, et dans une belle ambiance fraternelle entre délégués-es.

    Oui, lucidité, combativité et donc pas défaitisme tel était le congrès des syndicats CGT de la Métallurgie.

    Bernard Lamirand ancien secrétaire de la FTM CGT

    * J’ai suivi les autres jours sur le site de la FTM CGT

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    Rédigé par aragon 43

    Publié dans #FTM CGT

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    Publié le 17 Novembre 2017

    Vous trouverez ci-dessous ce qui en résulte de la pseudo négociation concernant la fusion ARRCO ET AGIRC concernant les retraites complémentaires.

    Je prends la responsabilité de dire que c'est un projet scélérat.

    Comme la CGT l'a indiqué, il vise à non seulement reculer l'âge de la retraite, à réduire les pensions futures des salariés-es mais aussi à toucher aux retraites complémentaires actuelles en y incluant la possibilité de baisser les prestations des retraités en fonction de la situation économique et financière.

    Il vise plus loin encore :

    fusionner sur ces bases le régime général de la Sécurité sociale et les retraites complémentaires en un seul régime  et donc de transformer en point les droits découlant du régime général. Derrière cela, c'est une ponction sérieuse des prestations retraites.

     

    Cela mérite de réagir immédiatement auprès de tous les travailleurs-es en activité et les retraités- en portant à leur connaissance de ce véritable hold-up sur nos retraites.

    Bernard LAMIRAND

    Ci-dessous la déclaration de la CGT

    Négociation de fusion AGIRC-ARRCO

    vendredi 17 novembre 2017

    Le 17 novembre 2017, s’est tenue la dernière séance de négociation sur la fusion en un seul régime de retraite complémentaire des régimes AGIRC (cadres) et ARRCO, fusion prévue par l’accord du 30 octobre 2015 que la CGT n’a pas signé.

    Le document soumis à la signature des organisations syndicales par le patronat (80 pages) reprend l’intégralité des dispositions antérieures et des accords successifs de l’AGIRC et de l’ARRCO.

    Il reprend en particulier les dispositions profondément régressives de l’accord d’octobre 2015 :
    - baisse de la pension de 10%, pendant 3 ans, si un salarié ne recule pas son âge de départ sans décote d’un an, ce qui anticipe un éventuel recul de l’âge de départ en retraite de 62 à 63 ans ;
    - recul de la date de revalorisation des retraites du 1er avril au 1er novembre ;
    - à partir du 1er janvier 2019, plus d’acquisition de nouveaux droits pour la garantie minimale de points des cadres ;
    - revalorisation de la valeur d’achat et de la valeur de service du point tenant compte d’un facteur de soutenabilité financière qui n’exclut plus une baisse de la valeur de service donc des retraites, ce qui va au-delà des dispositions de l’accord d’octobre 2015 ;
    - mise en place d’un pilotage semi-automatique du régime, avec une négociation tous les 4 ans sur les paramètres et une réduction du pouvoir de décision du Conseil d’administration.

    La transformation de la cotisation AGFF en cotisation ordinaire et la disparition de l’association AGFF est un des rares points positifs de cet accord. Cette cotisation pour le financement des départs entre 60/62 ans et 65/67 ans faisait l’objet d’un chantage permanent de la part du Medef, en menaçant de supprimer le financement des départs avant 65 ans.

    La justification de la fusion des régimes AGIRC et ARRCO pour les signataires d’octobre 2015 était le déficit des deux régimes. Force est de constater que le nouveau régime sera lui aussi déficitaire et que la question d’un accroissement des ressources est toujours refusée par le patronat.

    La négociation de novembre 2017 n’est pas seulement le dernier acte de l’accord d’octobre 2015, il est aussi le premier acte de la future réforme des retraites prévue par M. Macron pour 2018.

    Le candidat à la présidence de la République prévoyait ce printemps de mettre en place un pilotage financier du système de retraite faisant du niveau des retraites et pas du niveau des ressources la principale variable d’ajustement, à l’image du système suédois.

    Les propositions du Medef pour le régime unifié AGIRC-ARRCO sont cohérentes avec cet objectif de régression sociale.

    La CGT appelle le monde du travail à la plus grande vigilance, dès le début de la concertation sur la réforme des retraites Macron prévue en 2018, et présentera des propositions de progrès social pour garantir l’avenir du système de retraite.

    Montreuil, le 17 novembre 2017

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    Rédigé par aragon 43

    Publié dans #Retraites

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    Publié le 16 Novembre 2017

    http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19572845&cfilm=235590.html

    Après une démarche auprès de la direction de Pathé d'Espace Marx Oise , nous vous annonçons la mise à l'affiche du film "Le jeune Karl Marx"  au cinéma de Pathé Montataire dès ce mercredi.

    Nous encourageons tous les progressistes à aller voir ce film qui montre le parcours de Marx et aussi d'Engels dans ce qui va constituer l'idée communiste et qui relate comment Marx et Engels ont puisé parmi la classe ouvrière pour établir une alternative à ce système capitaliste qui se développait devant leurs yeux et conduisait déjà à une exploitation féroce du monde du travail.

    A voir et à débattre

    Bernard LAMIRAND Président Espace Marx.

    Norbert Boulanger Secrétaire

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    Rédigé par aragon 43

    Publié dans #Marx

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    Publié le 15 Novembre 2017

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    Rédigé par aragon 43

    Publié dans #CGT

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    Publié le 14 Novembre 2017

    C'est un congrès très important . La métallurgie représente plusieurs millions de salariés du secteur privé et notamment industriel.

    Les métallos CGT représente une force dans la bataille de classe  face aux ordonnances Macron et la bataille engagée pour une convention collective nationale de tous les travailleurs de la métallurgie fait partie de l'enjeu pour faire face à la casse sociale. Une première manifestation nationale vient d'avoir lieu à Paris. L'objectif est de faire en sorte que tous les métallos se mobilisent face au patronat de la métallurgie. Le congrès de la FTM CGT est donc un moment important pour y débattre et agir dans les entreprises et relever le défi : celui de la place des travailleurs dans l'entreprise face aux prédateurs capitalistes.

    J'y serai présent pour encourager les délégués hommes et femmes, jeunes et anciens.

    Bernard LAMIRAND ancien secrétaire de la FTM CGT

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    Rédigé par aragon 43

    Publié dans #FTM CGT

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    Publié le 13 Novembre 2017

    Je mets en ligne la vidéo faite par l'UGICT qui explique simplement ce qui se trame au niveau des retraites complémentaires et l'organisation du système sous le houlette du Medef en vue d'y accoler ensuite le régime général des retraites par répartition.

    Bernard LAMIRAND

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    Rédigé par aragon 43

    Publié dans #Retraites

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    Publié le 12 Novembre 2017

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    Rédigé par aragon 43

    Publié dans #SECURITE SOCIALE

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    Publié le 11 Novembre 2017

    C'est un jour, le 11 Novembre, où le souvenir est celui de cette jeunesse sacrifiée sur l'autel du profit et de ce capitalisme qui entend toujours assurer sa suprématie y compris par les armes et l'on voit à cette époque les grandes puissances coloniales s'affrontaient pour s'accaparer des richesses et se faire concurrence .

    Ce fut une grande boucherie.

    Des millions de jeunes hommes périrent ainsi.

    Le 11 novembre c'est lutter contre les oubliettes face à ceux nous promettant de ne plus en parler de ces saloperies toujours insupportables qui ont eut lieu fauchant pour une colline où même quelques mètres carrés des jeunes hommes qui ne demandaient qu'à vivre.

    La chanson de Craonne est mon hymne, ce jour du 11 novembre 2017 et puis ce jour je préfère Jaurès à Clemenceau.

    Bernard LAMIRAND

     

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    Rédigé par aragon 43

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    Publié le 10 Novembre 2017

    ORDONNANCES MACRON

    LA CGT DEMANDE AU CONSEIL D’ÉTAT DE SUSPENDRE LES ORDONNANCES

    jeudi 9 novembre 2017

    Durant le mois d’octobre, la CGT a déposé trois recours contre les Ordonnances Macron 1, 2 et 3, devant le Conseil d’État qui est la juridiction chargée du contrôle des ordonnances avant leur ratification. Il s’agit de contester les dispositions qui portent le plus gravement atteinte aux droits et libertés fondamentaux des travailleurs.

    Ces recours ont été déposés par le biais du référé suspension qui est une procédure d’urgence. Si le Conseil d’État venait à considérer qu’il n’y a pas urgence, il devrait néanmoins se prononcer sur la validité des ordonnances dans le cadre de recours sur le fond.

    Le recours sur l’ordonnance relative au renforcement de la négociation collective fera l’objet d’une audience le 9 novembre 2017, au cours de laquelle la CGT fera valoir ses arguments devant le Conseil d’État.

    • L’ordonnance relative au renforcement de la négociation collective (ordonnance 1) réorganise les rapports entre la loi, les accords de branche et les accords d’entreprise. Dans la continuité de la loi El Khomri : elle procède à la généralisation de l’inversion de la hiérarchie des normes, renvoie à la négociation collective de branche certaines normes auparavant régies par la loi et donne primauté à l’accord d’entreprise sur la quasi-totalité des thèmes du droit du travail (l’accord de branche ne prime plus que sur un nombre restreint de thèmes). L’ordonnance facilite le recours, par l’employeur, au référendum comme méthode de validation des accords collectifs. Sous ses apparences démocratiques, c’est en réalité un outil à la disposition de l’employeur, permettant de forcer la main aux salariés. Elle généralise aussi le recours aux accords de compétitivité, accords par lesquels un employeur peut demander aux salariés de renoncer à leurs droits (salaire, lieu et temps de travail) afin de permettre à l’entreprise de faire plus de bénéfices.

    • L’ordonnance relative à la nouvelle organisation du dialogue social (ordonnance 3) procède à la fusion des institutions représentatives du personnel (comité d’entreprise, délégués du personnel et comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) en une instance unique intitulée « comité social et économique » (CSE). Ce CSE est une version appauvrie de nos actuels comités d’entreprise, délégués du personnel et CHSCT : le gouvernement prétend vouloir favoriser le dialogue social mais il offre moins de moyens aux élus et instaure un certain nombre de mesures qui contribuent à exclure les syndicats de l’entreprise.

    • L’ordonnance relative à la prévisibilité et la sécurisation des relations de travail (ordonnance 2) comprend de nombreuses mesures relatives aux licenciements qui contribuent à fragiliser les droits des salariés, notamment, en restreignant le pouvoir du juge dans l’appréciation du motif économique mais, également, en imposant un barème des indemnités prud’homales particulièrement bas, ce qui conduit dans les faits à rendre dérisoire l’indemnisation des salariés licenciés de manière illicite.

    La CGT est déterminée à contester ces différentes mesures qui, d’une part, ne respectent pas le cadre fixé par le Parlement dans la loi d’habilitation et, d’autre part, portent atteinte aux droits et libertés tirés de normes supérieures que l’État français s’est engagé à respecter : la Constitution française, les conventions de l’Organisation internationale du travail, la Charte sociale européenne, la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme, entre autres.

    Ces ordonnances sont à l’origine de graves régressions sociales et sont porteuses de flexibilisation et de précarité pour les salariés. Elles ne reviennent pas seulement sur des droits durement acquis mais elles creusent également des inégalités déjà trop importantes, ce que la CGT déplore. C’est pourquoi tous les moyens de s’y opposer doivent être mis en œuvre, qu’il s’agisse de se mobiliser dans la rue le 16 novembre prochain ou devant les tribunaux.

    Montreuil, le 9 novembre 2017

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    Rédigé par aragon 43

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