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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

LEGISLATIVES : SOYONS NOUS MËMES ET POUR LE VOTE COMMUNISTE ET FRONT DE GAUCHE

Publié le 26 Mai 2017 par aragon 43 dans communisme

TOUS ET TOUTES MOBILISONS NOUS POUR LE VOTE COMMUNISTE ET FRONT DE GAUCHE AUX LEGISLATIVES

Nous aurons, nous communistes, à faire l’analyse de cette stratégie mi-figue mi-raisin qui nous a amené à une situation inextricable pour le peuple de gauche.

Le peuple de gauche, c’est le monde du travail dans toutes ses composantes et de ses différences idéologiques, sociologiques, issues des luttes et des conquêtes sociales. Un peuple de gauche qu’il faudra bien réconcilier sur des bases collectives et non autour d’un sauveur suprême.

Nous aurons l’occasion, en temps opportun, de dire ce que nous pensons profondément de ce que nous venons de vivre à ces présidentielles avec la France dite « insoumise » qui a décidé de prolonger cette bande à part pour les législatives.

Et que dire de ce discours comme quoi les partis politiques seraient dépassés et devraient faire place à des écuries appartenant à des hommes ou femmes providentiels. C’est ce que nous observons avec la France insoumise, la France en marche : deux appareillages pour la conquête « perso » du pouvoir.

Pour ces gens là fini les partis et vivent l’écurie personnelle.

La démocratie a de beaux jours avec ces batteurs d’estrade et leur concours de beauté.

Mélenchon a brisé cet élan collectif respectueux de ces composantes progressistes qui pouvaient vivre ensemble tout en étant eux- mêmes dans le Front de gauche.

Il a choisi de travailler à son compte, comme on dit, quand quelqu’un quitte le salariat pour devenir patron.

L’individu a certes fait un beau score aux présidentielles, il le doit encore une fois à la mobilisation des communistes qui l’ont soutenue envers et malgré tout dont on aura à examiner en son temps s’il était approprié ; c’était aussi par un vote de dépit d’une partie de cette classe ouvrière ne voyant plus d’issue après l’autre solo funèbre : celui de Hollande et du parti socialiste devenu un pantin désarticulé par la bataille des égos et de l’élite des énarques qui l’ont envahi depuis bien longtemps pour faire carrière et propager les idées libérales.

Nous aurons à faire le bilan de cet épisode électoral présidentiel et aussi de ces législatives et de considérer en tant que communistes et marxistes la façon dont nous avons dû supporter cela en mettant un mouchoir par-dessus. Une chose m’importe : c’est de déjouer le piège qui nous est tendu aussi bien par l’idéologie dominante qui ambitionne depuis tant d’années notre disparition mais aussi de ces faux amis-es qui pensent faire fortune électorale en misant sur notre disparition.

Nous allons les démentir.

J’ai vu plein de jeunes hommes et femmes qui ont au cœur l’idée communiste et qui se présentent pour les législatives, j’ai vu des hommes et femmes qui ne veulent plus mettre leur drapeau dans leur poche et qui, plein de courage, cherchent la voie communiste dont ils perçoivent qu’elle n’est pas au programme dans ces élections submergées par la propagande libérale et la mise au rancart de l’expression communiste dans les médias.

Ils sont notre devenir.

Ils ont été au cœur des luttes « des nuits debout » et de celles du mouvement syndical contre la loi El-Khomry.

Ils se battent pour les 32 heures, pour les salaires, pour l’égalité hommes femmes au travail et dans la vie, pour une vraie démocratie et une Europe progressiste et pour une Sécurité sociale universelle et des droits et libertés pour ce monde du travail dont il faut renouer avec l’internationalisme prolétarien plutôt que le repliement sur la France nationaliste pour mieux se défendre contre la mise en concurrence dont ils en sont les victimes comme tous ces hommes et ces femmes qui, dans le monde, veulent aussi vivre autrement que dans la misère et l’exode.

Mélenchon n’en a cure de cela … il veut assurer sa suprématie ….Lui et ces amis, anciens trotskistes, essaim qui a essaimé jusqu’à se faire un nid au PS avec son gourou Mitterrand, n’ont qu’un but déconstruire pour ne reconstruire qu’un monde à eux : celui de l’intolérance et le mépris des autres.

Alors, pour ces législatives, faisons en sorte que pour ces militants communistes qui se présentent au nom de ce parti qui a permis tant de conquêtes sociales en 1936, à la libération, en 1968 et qui a lutté pour les libertés , l’indépendance des peuples, contre le fascisme, d’être partout en tête des législatives.

Il faut un groupe communiste porteur des espoirs et des luttes du monde du travail dont on sait qu’elles seront la clé de voûte dans cette législature.

Alors pas une voix doit manquer au PCF et à ceux et celles qui rassemblent et qui viennent d’autres horizons de la gauche transformatrice à ces élections législatives.

C’est nécessaire pour conforter la vraie unité de tous les progressistes à égalité de droit et de devoir.

Bernard LAMIRAND

 

 

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QUI VA S'OCCUPER DE NOS MALADES AGEES ?

Publié le 26 Mai 2017 par aragon 43 dans SANTE

Aujourd’hui et demain : qui va s’occuper de nos malades âgés ?

mercredi 24 mai 2017
 

Le Dr Christophe Trivalle est chef de service SSR Alzheimer, Hôpital Paul Brousse, AP-HP

Un rapport récent de la Drees a été largement repris dans la presse car il annonçait une baisse de l’hospitalisation des personnes âgées d’ici 2030. Cette baisse concernait surtout un scénario très optimiste et un peu un scénario médian, et reposait principalement sur un développement de l’ambulatoire. Or ce développement de l’ambulatoire ne peut se faire correctement et en toute sécurité pour les malades que s’il y a suffisamment de médecins, d’infirmières, de kinésithérapeutes pour s’occuper des malades en ville, et pour les plus âgés d’aides-soignantes ou d’auxiliaires de vie. Ce qui n’est pas du tout le cas aujourd’hui et la situation va plutôt s’aggraver dans les années à venir si rien n’est fait au niveau national. De plus, le virage ambulatoire n’est pas du tout adapté aux plus de 75 ans, et la Drees prévoit d’ailleurs une augmentation des séjours hospitaliers pour cette tranche d’âge.

Or, dans le nouveau gouvernement qui a été nommé le 18 mai rien n’a semble-t-il été prévu pour les personnes âgées, ce qui est un premier signal plutôt négatif.

Quelle est la situation actuelle de la gériatrie et comment
va-t-elle évoluer ?

Il n’est pas nécessaire de rappeler les chiffres concernant le vieillissement de la population française dans les années à venir. On peut quand même donner l’exemple le plus frappant, c’est celui des centenaires : ils étaient 200 en 1950, 23 000 aujourd’hui et seront plus de 200 000 en 2060. Or, plus l’âge augmente, plus le nombre moyen de pathologies par personne augmente. Même si on fait d’énormes progrès sur la prévention (ce qui n’est pas dans la culture française) et si on s’améliore sur la prise en soin des pathologies chroniques (où on est déjà plutôt bons) il y aura quand même une augmentation significative des personnes âgées malades et dépendantes. Par ailleurs il y a aussi le fléau de la maladie d’Alzheimer et des pathologies apparentées, pour lesquelles nous n’avons aucun traitement et dont on n’est pas sûr de pouvoir les traiter un jour. Du coup, qui s’occupe de ces malades aujourd’hui et qui va s’en occuper demain ?

On sait qu’il y a une pénurie de médecins généralistes (mais aussi de spécialistes) et de nombreux déserts médicaux en France. Ces déserts concernent même les grandes villes, y compris l’Île-de-France et certains arrondissements parisiens. Mais ces déserts s’étendent aussi de plus en plus à l’hôpital, ce qui a largement été favorisé depuis plus de 10 ans par une politique dite d’efficience qui consiste principalement à réduire les recrutements.

Depuis plusieurs années j’alerte sur la situation dramatique en gériatrie et sur les conséquences prévisibles de la réforme du 3e cycle des études médicales. Cette réforme a été envisagée uniquement sous l’angle « formation » des étudiants sans jamais tenir compte du rôle important des internes dans le fonctionnement de l’hôpital ! Tout le monde a oublié le titre historique qui était « internes des hôpitaux ». L’hôpital étant un lieu d’enseignement et d’accompagnement, permettant aux médecins en formation de voir une médecine de pointe et des personnes présentant des pathologies plus ou moins complexes. C’est un lieu où on se crée souvent ses futurs réseaux, où l’on apprend à raisonner, à rationaliser ses prescriptions (examens complémentaires et traitements) et à synthétiser son raisonnement médical. Certaines maladies sont difficiles à suspecter si on ne les a jamais vues. Les futurs médecins généralistes qui feront par la suite toute leur carrière en ville n’auront souvent plus l’occasion de travailler à l’hôpital. Il est dommage que la réforme actuelle ne soit envisagée que sous l’angle d’éviter l’hôpital, alors que ces futurs médecins, généralistes ou spécialistes en libéral, auront toute leur vie professionnelle pour bien comprendre les subtilités administratives du travail en cabinet !

Que se passe-t-il avec cette réforme, en dehors des 3 phases : socle, approfondissement et consolidation ? Deux choses : une formation de plus en plus ambulatoire de la médecine générale dont les responsables ne voient pas l’intérêt de faire des stages à l’hôpital et la création d’un DES (diplôme d’études spécialisées) de gériatrie, dont les coordonnateurs n’ont qu’une vision universitaire, sans appréhender les besoins immenses qu’il y a en dehors des CHU (centres hospitalo-universitaires) : ville, EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), services de réadaptation, unités de long séjour, etc. Il est aussi intéressant de noter que les responsables de la médecine générale ne voient pas l’utilité de rendre obligatoire un stage de 6 mois en gériatrie.

A l’occasion de cette réforme, deux nouveaux DES sont créés : la médecine d’urgence et la gériatrie. Il est clair que les ambitions de ces deux disciplines ne sont pas les mêmes : ainsi, le DES de médecine d’urgence a obtenu la création (théorique) de 470 postes au niveau national (90 en Île-de-France) contre seulement 250 pour la gériatrie au niveau national (60 en Île-de-France)… Jusqu’à maintenant, il existait deux voies pour devenir gériatre. La première voie était celle du DESC (diplôme d’études spécialisées complémentaires) de type 2 (le DESC créé en 1988 est devenu qualifiant en 2004, lorsque la gériatrie a été reconnue officiellement comme spécialité), qui était initialement surtout validé par des DES de médecine interne avec souvent une perspective universitaire. Secondairement, la médecine générale étant devenue une spécialité, ce sont les DES de médecine générale qui ont fourni 90 % des effectifs du DESC de gériatrie. La deuxième voie était celle de la capacité de gérontologie créée elle aussi en 1988. Ce système a d’abord permis à des médecins généralistes déjà installés et plus rarement à des spécialistes de se reconvertir à la gériatrie. Depuis plusieurs années, ce sont aussi les médecins à diplôme étranger qui choisissent cette voie pour valider leur procédure d’autorisation d’exercice (PAE). La capacité a fourni de très nombreux médecins coordonnateurs d’EHPAD, de médecins de SLD (soins de longue durée) et aussi de SSR (soins de suite et de rééducation) gériatriques : 88,5 % des gériatres hospitaliers sont détenteurs de la capacité de gérontologie et seulement 8 % du DESC… Rien que pour les médecins coordonnateurs d’EHPAD, les besoins estimés sont de 6 000 médecins pour environ 10 000 établissements dans les secteurs public, privé et associatif.

En Île-de-France, il y a actuellement 130 internes en UGA (unités de gériatrie aigüe) et 194 en SSR, presque exclusivement de médecine générale. Pour novembre 2017 (phase socle), il est prévu d’ouvrir 30 postes de DES de gériatrie, uniquement en UGA, et seulement dans des services universitaires (les seuls ayant un niveau de formation suffisant…) avec quelques services ayant comme responsable un ancien chef de clinique assistant. Pour la phase 2 (approfondissement) il n’est prévu que 15 postes en SSR ! Comme la médecine générale ne donnera son agrément que pour les services ayant déjà l’agrément en gériatrie (qui du coup seront aussi les seuls à avoir l’agrément pour la PAE), il est facile d’imaginer la catastrophe annoncée !

La situation est bien sûr différente d’une région à l’autre et selon les structures. De nombreuses structures privées n’ont jamais eu d’internes et ont été créées sur cette base. En province ou en Île-de-France dans la deuxième couronne, de nombreux hôpitaux ont également modifié leur fonctionnement pour survivre sans internes. Et ceci grâce aux médecins à diplôme étranger qui pendant longtemps pouvaient être recrutés très facilement et pour un coût financier très acceptable. Depuis les règles de recrutement sont devenues de plus en plus restrictives avec en particulier la création de la PAE (procédure d’autorisation d’exercice). De très nombreux services, à chaque fois qu’ils perdaient des internes ont survécu par ce biais. Mais aujourd’hui ce robinet est presque fermé et ceux qui avaient été recrutés, dès qu’ils sont inscrit au conseil de l’Ordre, quittent l’hôpital pour s’installer dans le privé (SSR ou EHPAD) où ils sont largement mieux payés et avec moins de contraintes (pas de gardes, ni de week-ends). Dans le même temps, de nombreux praticiens hospitaliers quittent l’hôpital public pour aller dans le privé.

On se retrouve donc aujourd’hui avec des services, surtout en gériatrie et en SSR, dans lesquels il manque des praticiens hospitaliers, des médecins étrangers, et pour lesquels on enlève progressivement les internes depuis un an et demi. A Paul Brousse par exemple, nous avons cet été 6 internes au lieu de 14, et en novembre, probablement 0, 1 ou 2 ! Nous avons déjà fermé 45 lits, mais en novembre ce sera une centaine. Et cela sur un seul site. Cette situation va aller en se multipliant, et il est bien évident que c’est tout le système hospitalier qui va en subir les conséquences. Ceux qui ne voient rien venir vont vite comprendre quand il n’y aura plus de filière d’aval pour accueillir leurs malades et conserver leur durée moyenne de séjour (DMS) dans les bornes autorisées ! Par ailleurs, l’activité en SSR va s’effondrer au moment où on passe (enfin ?) à la DMA (dotation modulée à l’activité, une sorte de T2A – tarification à l’activité – « light »).

Comme on le voit, on va droit dans le mur. On a laissé les coordonnateurs de DES gérer la santé à leur guise sans aucun contrôle et personne ne se pose de questions. Est-ce aux directeurs d’hôpitaux de réagir ? Est-ce aux ARS (agences régionales de santé) ? Est-ce à la DGOS (Direction générale de l’Organisation des soins) ? Est-ce à la nouvelle ministre de la Santé ? En tous cas il y a urgence. Lorsque les services auront fermé, pour beaucoup on ne pourra plus revenir en arrière.

Article publié dans Respublica

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L'OXYMORE A LA MODE SOCIAL LIBERALISME

Publié le 25 Mai 2017 par aragon 43 dans POLITIQUE

BILLET DUR DU PÈRE DENIS
L’OXYMORE À LA MODE: SOCIAL LIBÉRALISME
La nécessité de lois sociales est apparue pratiquement simultanément avec le développement de la société industrielle. Le libéralisme intégral, non seulement ne prenait pas en compte l'intérêt national, mais arrivait à des excès mettant en péril l’avenir de la population et la simple reproduction de la force de travail.
La principale caractéristique de ces Lois étaient qu’elles n’était pas appliquées, les débats organisés lors de la célébration du centenaire du ministère du travail ont permis de retrouver des témoignages édifiants. Ainsi, une lettre du Préfet de l’Isère répondant à une demande sur l’application de la Loi du 9 Septembre 1948 était appliquée (il s’agissait de la Loi des 11 h de travail) Il précisait « La journée des ouvriers en soie commence à 4 hs et se termine à 8 hs du soir, si l’on déduit de ce temps 3 hs de repos, il reste 13 h de travail réel. Cette règle, il faut le reconnaître, s’écarte des prescriptions de la Loi. Mais cette dérogation a été tolérée par mes prédécesseurs à la suite de nombreuses demandes venues de tout le département »
Je n’insisterai pas sur la loi du 4 Octobre 1941 dite charte du travail qui mérite d’être relue, « Le lock out et la grève sont et restent interdits » Aujourd’hui la criminilisation de l’action syndicale est généralisée, illustrée par l’ affaire de la chemise du DRH d’Air France. A propos d’une grève à Air France on avait aussi inventé la « revendication déraisonnable » L’incidence des théories libérales avaient déjà sévit sous Jospin en considérant que l’application du droit du travail ne s’imposait pas à tous mais pouvait se négocier. On ne peut pas dire que cela se soit bien terminé pour Jospin!
Lionel Stoléru qui a été ministre ou secrétaire d’état avec Jacques Chirac, Raymond Barre, Michel Rocard déclarait dans un débat organisé par le Matin de Paris en Février 1979: « toutes les difficultés viennent du fait que la Loi s’applique à tous..... » Un forme de Loi traditionnelle définirait en détail la règle applicable à tous, qui serait donc une règle minimale.... » « nous définissons au contraire un code général moyen....et nous laissons le choix aux entreprises. « ou bien ce cadre leur convient et elles l’appliquent, ou bien ce cadre ne leur convient pas, et elles en négocient un autre: dès lors que que l’accord contractuel est obtenu, la loi ne s’applique pas » Monsieur Yvon Chotard alors vice président du CNPF s’était vivement félicité!
La nouvelle Loi travail s’attaque à la durée du travail, généralise la flexibilité, institue légalement l’inversion des normes, s’attaque aux droits des chômeurs plafonne leurs indemnités....
Aujourd’hui, pour Pierre Gattaz, dans la continuité du grand patronat, la France ne peut pas se permettre de perdre du temps pour mettre en œuvre sa Loi scélérate.
 C’est ainsi que le capitalisme est grand
Père Denis

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DECLARATION DE LA CGT : IL FAUT EN FINIR AVEC LES RECULS SOCIAUX

Publié le 18 Mai 2017 par aragon 43 dans CGT

IL FAUT EN FINIR AVEC LES RECULS SOCIAUX !

Communiqué de la CGT

mercredi 17 mai 2017

Emmanuel Macron vient d’être élu président de la République. Chacun connaît les conditions qui ont conduit à ce résultat au 1er tour et de façon plus évidente au 2nd tour.

Les enquêtes d’opinion à la sortie des urnes comme le taux record d’abstention et de votes blancs ou nuls confirment que cette élection n’est pas un plébiscite à un programme. Pourtant, c’est à ce tour de passe-passe que se livre le Président de la République et son entourage. La nouveauté ne peut se résumer dans l’âge du capitaine ou en essayant de brouiller les cartes sur l’échiquier politique français.

La nomination d’un Premier ministre proche d’Alain Juppé et soutien de François Fillon est symbolique du sens donné à l’action du gouvernement. La composition du gouvernement montre également que les ministres ne sont pas tous des inconnus de la politique.

Maintenant, c’est la casse du code du travail et de la protection sociale qu’Emmanuel Macron compte imposer, à coup d’ordonnances, sous l’injonction de Pierre Gattaz, pendant la période estivale.

Cette méthode ne répond en rien aux attentes, aux besoins, aux aspirations des salariés et du pays. Elle est le moyen de tenter de contourner le débat et de désamorcer les mobilisations.

Il n’y a ni urgence, ni efficacité à poursuivre une politique de déréglementation du marché du travail qui, à l’image du bilan du quinquennat Hollande génère chômage, précarité, explosion des inégalités.

Partout en Europe, ces politiques d’austérité donnent les mêmes résultats et alimentent la montée de l’extrême droite.

Le recyclage des vieilles recettes libérales n’est nullement un signe de modernisme. Ce sont les enseignements que chacune et chacun peut tirer des mobilisations contre la loi travail en 2016. Une loi à laquelle 70% de l’opinion publique et une majorité de syndicats se sont opposés mais qui fut adoptée par un 49-3 à l’assemblée nationale.

La CGT se rendra au rendez-vous avec Emmanuel Macron dès qu’il sera fixé. Mais nous ne ferons pas office d’alibi avec un pseudo dialogue social ou une simple concertation.

Nous nous y rendrons de façon offensive, en portant nos exigences sociales, empreintes de modernité pour toutes et tous.

La CGT demande l’ouverture d’une négociation sociale résolument tournée vers le XXIème siècle portant notamment sur :
la réduction du temps de travail à 32 heures et l’augmentation des salaires et des pensions de retraite ;
le renforcement du droit d’expression des salariés et d’intervention de leurs représentants ; l’amnistie pour les militants syndicaux et le respect des libertés syndicales ;
le renforcement des conventions collectives et le rétablissement de la hiérarchie des normes et du principe de faveur.

Ainsi, la nouvelle proposition de code du travail, produite par le Groupe de Recherche pour un Autre Code du Travail (GR-PACT, universitaires spécialisés en droit de travail) est un premier socle qui démontre qu’il est possible d’allier simplification et renforcement des droits et garanties sociales pour répondre aux enjeux de notre temps.

C’est un nouveau message fort que la CGT veut faire entendre à la veille de nouvelles échéances politiques importantes pour le pays.
Nous sommes conscients que, face aux objectifs du Président de la République et du gouvernement avec le soutien du Medef, une mobilisation du monde du travail, des privés d’emplois, de la jeunesse et des retraités est indispensable. La CGT entend bien y travailler très rapidement dans un cadre syndical le plus unitaire possible.

Sans attendre, la CGT appelle ses organisations à se déployer, partout dans les entreprises, les services et les localités pour débattre avec les salariés, les citoyens et faire partager ses exigences de progrès social.
Elle décide, dès à présent, de faire de la troisième semaine de juin un temps fort d’initiatives et de mobilisations dans l’ensemble des territoires. Elle appelle également à une syndicalisation massive.

Montreuil, le 17 mai 2017

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MACRON A BERLIN POUR SE FAIRE DEPUCELER

Publié le 15 Mai 2017 par aragon 43 dans CAPITALISME

MACRON A BERLIN

La finance internationale est déjà à l’œuvre.

La bourse est maintenant rassurée, le pouvoir reste dans les pattes de la bourgeoisie financière internationale.

Les commissaires européens gloussent de plaisir : le gousset des riches continuera à se remplir.

La canaille capitaliste s’apprête à sabler le champagne lors des sommets du G7 et du G20 ;

Le grand chef capitaliste TRUMP recevra « le petit nouveau » dans un entretien qui sera long, nous dit-on, lors du G7. Il faut bien que le petit apprenne le maniement des armes capitaliste.

Ainsi, il aura toute une série de test qui s’annonce à lui. Le premier, c’est comment il compte s’y prendre pour plumer les pauvres et enrichir les possesseurs de dividendes : c’est fondamental.

Cet après midi, après avoir mis en place son premier ministre de droite comme le lui a demandé la main invisible du capital, il s’envolera à destination de Berlin. La mère fouetteuse l’attend, les fouets du système sont là pour lui permettre d’apprendre à souffrir devant les Konzern allemand et la banque dite européenne où officie la crème le capitalisme rhénan.

Hollande n’avait pas manqué le rendez-vous : il était parti de suite pour régler les comptes avec Merkel, il en revint à Paris convaincu qu’il fallait accepter une austérité qui allait ravager notre pays.

Sans sourciller, il appliqua comme un bon élève les recommandations de la mère fouetteuse.

Ce soir, le petit Macron, sera dépucelé par Angéla, il fera allégeance et agenouillé, il fera serment de frapper le monde du travail et de lui faire payer les frasques capitalistes et les centaines de milliards mis dans les poches des possédants.

Demain matin, le petit Macron mettra en œuvre ce pourquoi le monde des affaires l’a choisi : la finance rien que la finance.

Bernard LAMIRAND

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UNE ANALYSE A MEDITER Article paru dans l'Humanité

Publié le 13 Mai 2017 par aragon 43 dans communisme, DESSIN

Guido Liguori, philosophe spécialiste d’Antonio Gramsci, est l’auteur de Qui a tué le Parti communiste italien ? Loin de s’attacher aux seuls débats de 1989, il s’efforce de dévoiler les racines intellectuelles et philosophiques de la décision de dissoudre le Parti communiste italien, le plus influent en Occident, pour créer le Parti démocrate de gauche.

Quelles sont les raisons principales 
de la dissolution du Parti communiste italien (PCI) ?

Guido Liguori. On trouve plusieurs ­raisons, mais il en existe une de fond. Le PCI était depuis longtemps devenu une fédération de partis, tenus ensemble par une histoire, une tradition. Mais ses composantes s’éloignaient de plus en plus l’une de l’autre. L’initiative du secrétaire du PCI, Achille ­Occhetto, de proposer un changement de nom du parti (le 12 novembre 1989 – NDLR) a redistribué les cartes. Il a pu compter sur deux courants au sein du groupe dirigeant. Le sien (le centre qui dirige le parti – NDLR) et la droite du parti, qu’on appelle les « miglioristes », dont vient l’actuel président de la République, Giorgio Napolitano, et qui était depuis longtemps ­favorable à la transformation du PCI en une force sociale-démocrate. Une autre partie du groupe dirigeant envisageait la transformation du PCI, mais pas en un parti social-démocrate et n’était donc pas d’accord avec les « miglioristes ». Mais ils se sentaient à l’étroit, jugeaient dépassés la tradition, l’idée, le nom de communiste.

Qui donc ?

Guido Liguori. Une partie de l’entourage d’Achille Occhetto qui vient de la gauche du parti. Il plonge ses racines dans « l’ingraïsme » (l’aile gauche mouvementiste du PCI qui se référait à Pietro Ingrao – NDLR) et qui était sous l’influence de l’idée d’une modernisation de la société et de la lutte défendue à l’époque par le quotidien la Repubblica. Si le changement a été permis, c’est par l’initiative d’Achille ­Occhetto, inattendue pour le groupe dirigeant. Si la base a suivi, c’est que l’état d’esprit est : « Si le secrétaire fait quelque chose, c’est qu’il sait pourquoi, c’est pour tromper l’ennemi, même si je ne le comprends pas moi-même. » Si la veille de la proposition, on avait demandé l’avis des militants, 90 % auraient refusé une telle perspective.

Dans votre essai, vous citez plusieurs personnes pour qui, dans la pratique, le PCI n’était plus communiste. Quel est votre avis ?

Guido Liguori. C’était un parti communiste. Pour être plus précis, pour beaucoup de composantes, c’était encore un parti communiste. Nombreux sont ceux qui n’auraient jamais eu l’idée de changer le nom du PCI si Achille Occhetto n’en avait fait la proposition. Parmi ceux-là, Massimo D’Alema (qui deviendra chef de gouvernement entre 1998 et 2000 – NDLR). Ce dernier était l’un des plus intelligents défenseurs de l’héritage de Palmiro Togliatti (l’ancien secrétaire du PCI entre 1938 et 1964 – NDLR). Au cours de l’été 1989, il était encore de ceux qui polémiquaient contre ceux qui proposaient, déjà alors, de changer le nom du parti. Mais en novembre, il change d’avis. Pourquoi ? Parce que c’est le secrétaire qui a fait la proposition. Dans un entretien, il résume bien la mentalité communiste. Il estime que, pour guider un ­autobus déjà en marche, il faut monter dedans et essayer d’en fixer la direction. C’est naturellement une illusion.

Il est utile de rappeler qu’à l’époque Mikhaïl Gorbatchev dirigeait encore l’Union des ­Républiques socialistes soviétiques (URSS) et se disait « élève » du communiste italien. ­Personne ne pouvait alors imaginer que, deux ans plus tard, l’URSS n’existerait plus, ni ­envisager que la nouvelle force politique créée par le PCI s’éloignerait toujours davantage de celui-ci, voire de la gauche.

Vous indiquez que des secteurs toujours 
plus importants du PCI, et jusque dans 
les sommets du parti, ont fait leur culture politique différente de celle du communisme. Avec plus de 20 % des suffrages, le PCI occupait un espace politique plus important que ceux de ses homologues européens. 
Quand on est si grand, est-ce possible de se prémunir de l’influence sociale-démocrate ?

Guido Liguori. La culture politique du PCI ­provient d’Antonio Gramsci et Togliatti. Dès les années 1920 et 1930, le concept de révolution est redéfini. Il prend en compte la différence entre sociétés arriérées comme la Russie et sociétés capitalistes avancées et complexes, où la ­révolution a failli. En prison, Gramsci envisage la révolution comme un processus et non comme une prise du palais d’Hiver. Ce concept, repris par Togliatti à la fin du stalinisme dans les années 1950 et 1960, cherche à dépasser la division au sein du mouvement ouvrier entre réformistes et révolutionnaires. Togliatti propose des « réformes de structures », c’est-à-dire qu’avec des changements partiels, s’accumulent des forces et se déterminent des situations qui vont dans le sens du socialisme. C’est, selon moi, la raison pour laquelle le Parti communiste italien occupe dans la société italienne un espace aussi important. Il dépasse, en les maintenant ensemble, les traditions ­réformistes et révolutionnaires, mais pas dans un sens ­social-démocrate.

N’y a-t-il pas un risque, quand on maintient cette contradiction entre réformistes et révolutionnaires en son sein de faire entrer dans ses rangs des gens qui, autrement, seraient au PS ?

Guido Liguori. Le risque existe toujours. La ­question est : qui dirige le processus ? Quelle est la culture hégémonique au sein du parti ? Le jeu était beaucoup plus sûr tant qu’il y avait une référence obligée à l’alliance avec l’URSS. Car cette dernière permettait d’opérer n’importe quel jeu tactique de droite tout en maintenant une physionomie communiste. Telle était la façon de faire de Giorgio Amendola, de la droite du parti, qui était profondément ­philosoviétique et a même soutenu l’intervention en Afghanistan.

À partir des années 1970, de nouvelles demandes sont adressées aux partis de gauche. Le PCI en tient compte. Vous constatez qu’Occhetto donne une nouvelle définition de l’égalité en reprenant la théorie de John Rawls sur l’égalité des chances. Les droits sont mis en avant. Vous êtes très critique face à cette évolution, car elle ferait disparaître la lutte des classes. N’y avait-il pas le risque que le PCI reste à côté de ce qui se passe dans la société, s’il ne prenait en compte ces questions ? Le thème de la méritocratie mobilise beaucoup les jeunes Italiens qui ont fait des études aujourd’hui.

Guido Liguori. Pour moi qui suis gramscien, 
la bataille des idées est extrêmement importante. Dans une grande partie du groupe ­dirigeant communiste, mais aussi chez les ­intellectuels de référence, les idées de la tradition communiste ont toujours plus été relativisées en faveur de nouvelles traditions culturelles. Sur certaines questions, comme le féminisme, l’environnementalisme, cet ajustement était nécessaire. Mais dans d’autres, ­certaines idées ne sont intéressantes qu’articulées à la lutte de classes. Si elles se substituent à cette dernière, cela change la nature du parti et du groupe ­dirigeant. C’était le signe d’une culture ­politique diverse, qualifiée en Italie de libérale-socialiste.

Vous parlez des droits. D’un point de vue politique, il est juste d’intervenir sur cette question, de défendre la démocratie, les conditions minimales de vie des travailleurs. Mais le problème théorique est qu’il y a des droits différents. Il y a les droits qui relèvent des libertés, qui sont justes et doivent être préservés. Il y a les droits sociaux, qui relèvent de la social-démocratie classique : droit au travail, au logement, à la santé, etc. Et défendre ces derniers devient risqué quand est perdue la référence à la lutte de classes. Car quel est le fondement de ces droits ? Pour un catholique, il provient du fait que l’on est tous fils de Dieu. Qu’en est-il pour qui n’est pas catholique ? Les droits ne reposent sur aucun fondement, ils sont sujets aux rapports de forces sans lesquels ils n’ont aucun effet. En outre, qui est le sujet de ces droits dans de tels discours ? À la place de la lutte de classes succède un discours culturel et théorique sur l’individu.

Concernant l’égalité des chances, c’est une théorie libérale de gauche, mais très différente de la tradition socialiste. Car cette théorie dit que tout le monde a le droit de devenir manager, sans toutefois rien critiquer du fait que ce dernier peut gagner beaucoup plus que les autres. La théorie de l’égalité des chances envisage une société comme une piste de 100 mètres que tout le monde a le droit de parcourir en moins de dix secondes. Elle oublie que si certains obtiennent des positions, c’est au détriment des autres.

Vous faites allusion au fait que lorsque le secrétaire du PCI de 1972 à 1984, Enrico Berlinguer, a ouvert le parti à de nouvelles questions, avec un succès qui ne s’est pas démenti dans les urnes, il n’y a pas eu de réelle nouvelle définition de ce qu’est le nouveau communisme. Cela a été important pour la suite ?

Guido Liguori. En effet, il y a eu un déficit de conscience théorique. Cela a permis à la droite du parti d’utiliser certaines évolutions ­nécessaires de la période berlinguérienne pour renverser la ligne et l’identité du parti. Ce manque de prise en compte de la dimension théorique remonte à la période de Togliatti. Le primat a été donné à la politique. La théorie était implicite. Car ne pas l’expliciter accordait plus d’espace au jeu tactique.

Certains maux de la République italienne d’aujourd’hui, à savoir des « partis légers », l’exécutif fort qui remplace la participation de masse, ne viennent pas que de Silvio Berlusconi. Comment ces idées ont-elles fait leur chemin, jusque dans le PCI ?

Guido Liguori. On a observé une reddition des dirigeants communistes au processus d’américanisation de la politique dans les années 1980, sous l’influence des télévisions berlusconiennes, qui a conduit à une personnalisation de la politique, à une plus forte délégation, et à une politique de l’image. Cela correspondait à une évolution de la société. Il fallait à l’époque voir si cette évolution devait être combattue, ou s’il fallait au contraire l’utiliser. Or Achille Occhetto et ses proches étaient convaincus de leur rôle : s’adapter aux processus de modernisation de la politique et de la société. Le mot clé d’Occhetto dans son opération de changement de nom a été « nouveau ». Son idéologie a été nommée : « novisme ».

D’où vient le renoncement du PCI à imposer une hégémonie culturelle dans le pays ?

Guido Liguori. Il date d’après la mort d’Enrico Berlinguer en 1984. Dans les années 1970, on observe l’entrée dans le PCI de nombreux cadres qui viennent des générations qui ont fait 1968 et ont participé au mouvement étudiant. Cela a changé le parti. Car 68 semblait demander le communisme, en réalité, il réclamait la modernité, dont l’Italie avait fort besoin. C’était juste, mais c’était une pensée individualiste très lointaine de la tradition et des idéaux communistes. Cela a créé les préconditions pour les changements des années 1980. Le personnel politique qui arrive après 1968 est surtout attentif au processus de modernisation. Tant que Berlinguer était là, le mélange avec la culture communiste a réussi. Mais ensuite, quand le PCI a connu ses défaites électorales, il y a eu un changement d’avis et ont crû, dans le parti, les cultures non communistes. Et ce d’autant plus que la culture libérale-socialiste, avec ses appareils hégémoniques (ses fondations, ses journaux comme la Repubblica), ses liens internationaux, a engagé une critique méthodique de tous les piliers de la culture communiste, gramscienne et léniniste dans les années 1970.

Outre les partis communistes, que reste-t-il de l’histoire et de l’influence du PCI en Italie ?

Guido Liguori. Il existe cette idée de réunir tous les cercles « Enrico Berlinguer » d’Italie, qui sont des associations culturelles et parapolitiques, souvent gérées par des militants inscrits à aucun parti. Il y a cette tentative de faire naître une association pour la défense de l’histoire du PCI. Et l’an dernier, une très grande exposition, « Avanti popolo », consacrée à l’histoire du PCI, a enregistré un formidable succès. Dans la société italienne, il existe encore des milliers de militants qui, après la fin du PCI, ne se sont inscrits nulle part. C’est le cas de la majorité des anciens adhérents du PCI. Ils auraient envie d’être agrégés dans une force de gauche. L’idée d’un communisme démocratique est encore vivante dans la société italienne.

Qui a tué le PC italien ? Dans Qui a tué le Parti communiste italien ?, Guido Liguori décrit les dernières années du plus grand PC d’Occident, en prenant le parti de l’examen de ses évolutions idéologiques et théoriques. Dans ce portrait, on découvre les travers de l’Italie depuis les années 1980, comme la personnalisation de la vie politique. On constate le poids de l’idéologie « moderne » de « gouvernance » jusque dans le PCI : un exécutif aux pouvoirs renforcés 
par rapport au Parlement prend le pas sur la démocratie et son corollaire, la participation populaire. Cette 
vision empoisonne la réforme institutionnelle depuis 1990. L’ouvrage pose d’autres questions. Comment 
le communisme peut-il – et c’est nécessaire ! – intégrer des thématiques nouvelles, sans y perdre son âme : égalité des chances, exigence de droits. On regrettera la préface, qui se livre à des parallèles hasardeux entre les évolutions du PCI et du PCF. On appréciera les derniers chapitres qui détaillent les débats et les difficultés de ceux qui tentent de sauver le communisme dans la Péninsule. Qui a tué le Parti communiste italien ? Guido Liguori, traduit 
de l’italien par Anthony Crezegut, Aymeric Monville, Éditions Delga, 2011, 13,20 euros.

Lire aussi :

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DECALRATION FTM CGT CONCERNANT ENTREPRISE GM&S

Publié le 12 Mai 2017 par aragon 43 dans FTM CGT

Communiqué de presse  De la fédération des travailleurs de la métallurgie CGT
 
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Contact | Denis Bréant 06.87.62.51.79
UNE ISSUE POSITIVE POUR LES GM&S EST POSSIBLE ET INDISPENSABLE
Après plusieurs mois de mobilisation et l'élaboration d'un projet industriel permettant la diversification de l'activité de leur usine, les salariés GM&S, ont décidé, jeudi 11 mai, d’utiliser la manière forte pour se faire entendre et empêcher la liquidation judiciaire de l’entreprise. Cette situation souligne la désespérance des salariés. Ces derniers ont essuyé trois redressements judiciaires depuis 2009. Entre-temps, des dirigeants, peu scrupuleux, ont vidé les caisses de l’entreprise aux dépens du site industriel et de ses salariés et surtout des pouvoirs publics qui avaient investi via la Banque Public d’Investissement. 
Échaudés par les précédents échecs de reprises, les salariés avec leur syndicat CGT étaient attentifs depuis le rachat pour 3 euros symboliques par GM&S en 2014. La réalité leur a donné raison. Seulement un an après la reprise, face aux difficultés de l’entreprise, le syndicat CGT commence à tirer la sonnette d’alarme. Il multiplie les démarches auprès des donneurs d’ordres pour leur demander d’assurer une charge de travail. En 2016, il informe les pouvoirs publics locaux, mais aussi le ministère de l'Économie, dirigé, à l’époque, par Emmanuel Macron. Malheureusement, rien ne bouge malgré des promesses. 
Après deux ans de mobilisation sans relâche, les 277 salariés soutenus par les habitants, demandent à être entendus pour éviter la fermeture du site, deuxième employeur privé du département. C’est dans ce sens que la Fédération CGT de la métallurgie interpelle le nouveau président de la République pour qu’il prenne ses responsabilités afin d’assurer la pérennité du site et l’avenir industriel pays. En tant qu’ancien ministre de l’Economie et de l’Industrie, il connaît le dossier.
En cette période de vide ministériel, la situation exige un signe fort en octroyant un délai supplémentaire afin de poursuivre l’examen des solutions envisagées pour un repreneur solide, pérennisant l’activité et ses emplois. Ce délai est nécessaire, il appartient à l’administrateur, aux pouvoirs publics et au Tribunal de Commerce d’y répondre rapidement. 
Les donneurs d’ordres, PSA et Renault, dont l’Etat est actionnaire et dont les voyants économiques, financiers et commerciaux sont au vert, ne doivent pas se contenter d’effets d’annonces mais s’engager concrètement à créer les conditions pour que GM&S, puisse continuer son activité. Les constructeurs automobiles doivent garantir un niveau de commandes suffisant comme ils ont déjà su le faire par le passé. 
Les salariés, avec la CGT, ont pris toutes leurs responsabilités depuis plusieurs mois. Il est urgent que tous les acteurs de ce dossier prennent immédiatement les leurs.
 
Montreuil, le 12 Mai 2017

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NON A L'OTAN -NON A LA GUERRE BRUXELLES 24 ET 25 MAI 2017

Publié le 12 Mai 2017 par aragon 43 dans PAIX, Actualités

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