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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

PREMIER MAI 2017 APPEL DE LA CSI AUX TRAVAILLEURS DU MONDE

Publié le 27 Avril 2017 par aragon 43 dans INTERNATIONAL

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PRESIDENTIELLES : DECLARATION OFFICIELLE DE LA CGT

Publié le 25 Avril 2017 par aragon 43 dans Présidentielles 2017

Faire barrage à l’extrême droite et lutter pour le progrès social et la démocratie

Déclaration de la Commission exécutive confédérale

mardi 25 avril 2017

Les résultats du premier tour des élections présidentielles françaises confirment les risques pour la démocratie, les droits des salariés et des citoyens.

Ils sont les résultats des politiques libérales, des lois régressives, des remises en cause des droits, comme des renoncements des gouvernements successifs à œuvrer véritablement pour la justice sociale et la réponse aux besoins sociaux et environnementaux. Pour autant, depuis des mois, de nombreux salariés et citoyens contestent ces choix, s’opposent aux mauvais coups, tels la loi travail et la loi Macron et se mobilisent avec leurs organisations syndicales, notamment la CGT.

Pour la deuxième fois dans le pays, sous la Vème République, une candidature d’extrême droite, représentée par le front national, sera présente au second tour des élections présidentielles. C’est un danger pour la démocratie, la cohésion sociale et le monde du travail. Les gouvernements, qui depuis 2002 se sont succédés sans jamais répondre aux aspirations légitimes à plus de justice sociale, sans ouvrir de perspectives d’avenir meilleur, en portent une lourde responsabilité !

La CGT ne se résoudra jamais à accepter un tel scénario. Elle affirme que les salariés doivent, plus nombreux et plus fort, exprimer leurs attentes et leurs exigences revendicatives, faire grandir des mobilisations convergentes capables d’imposer un rapport de force pour gagner de nouveaux droits. Seul le progrès social favorise les solidarités, participe à combattre l’exclusion, les stigmatisations, les mises en concurrence.

L’utilisation des peurs, du terrorisme, les amalgames éhontés entendus lors de la campagne, la xénophobie, le racisme, le sexisme et l’homophobie, la préférence nationale ne résoudront pas les inégalités, le chômage et les bas salaires.
La CGT les combat et les combattra sans relâche ! Elle n’aura de cesse de faire barrage à l’extrême droite ! Pas une voix ne doit se porter sur sa candidate !

L’autoritarisme des gouvernements successifs, les engagements non tenus ou les reniements, le renoncement à une Europe sociale, les dénis de démocratie, l’utilisation à répétition du 49.3 et les politiques menées ont cultivé la désespérance et le fatalisme d’une partie de la population. Cela est renforcé par la casse de l’industrie et des services publics, la montée du chômage et de la précarité, l’abandon des zones rurales et périurbaines.

La CGT ne croit pas en l’Homme providentiel et c’est la raison pour laquelle, elle revendique une véritable démocratie et de véritables droits d’expression et d’intervention dans toutes les entreprises et les services. Elle propose des alternatives sociales comme, par exemple, l’augmentation des salaires, des pensions et minima sociaux, les 32 heures pour travailler toutes et tous, travailler mieux et moins.

La CGT appelle l’ensemble des salariés et des organisations syndicales à faire du 1er mai une journée de mobilisation, de lutte et d’expression revendicative exceptionnelle, une journée de rassemblement pour les droits des travailleurs, le progrès social, la liberté, l’égalité, la justice, la fraternité, la paix, la démocratie et la solidarité internationale.

Montreuil, le 25 avril 2017

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LES CAMARADES DE LA SOUTERRAINE VEULENT SAUVER LEURS EMPLOIS ET PRESERVER L'INDUSTRIE DANS LA CREUSE

Publié le 19 Avril 2017 par aragon 43 dans FTM CGT

GM&S
Ils veulent sauver leurs emplois
et préserver l’Activité Industrielle en Creuse

Nos Camarades de GM&S La Souterraine, mènent aujourd’hui une nouvelle action dans le cadre de la lutte qu’il ont engagée pour préserver leur site de production et leurs emplois.

Ce matin, ils se sont rendus sur l’Avenue des Champs Elysées pour manifester devant les succursales de PEUGEOT et RENAULT.

Bien sûr, un cordon de CSR les attendait devant chacun des showroom. Après avoir été accueillis par les bombes lacrymogènes, nos camarades n’ont pas lâché prise et ont décidé de manifester sans violence sur l’Avenue des Champs Elysée, jusqu’au Rond-Point qu’il ont bloqué.

Voici quelques images

A chaque action, ils sont entre 170 et 220 (sur 283 salariés) à parcourir plusieurs centaines de kilomètres en bus.

Ces actions ont un coût, la Fédération lance donc un appel à la solidarité financière !

Une collecte est organisée qui serait un bon moyen de les soutenir au-delà de l’aspect financier, dans leur combat pour mettre en lumière les responsabilités des donneurs d’ordres et de leur pratique d’asphyxie.

Les chèques sont à libeller à l’ordre du SYNDICAT CGT GM&S et à retourner à :
FTM-CGT – SOLIDARITE GM&S
Fathy
Case 433 - 263 rue de Paris
93514 Montreuil cedex

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MOUVEMENT DE LA PAIX DECLARATION ELECTIONS

Publié le 18 Avril 2017 par aragon 43 dans PAIX

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LE PRINCE DE MACHAVIEL

Publié le 17 Avril 2017 par aragon 43 dans GRANDS AUTEURS

J'ouvre un cycle concernant de grands auteurs qui ont dit ce qu'ils pensaient de la société....

Je commence par Machiavel. Le prince, dont j'ai pris un extrait, vous incitera à lire l'ensemble du livre que l'on peut trouver dans de bonnes bibliothèques municipales.

Nous y verrons tous les maux de l'homme et de la société qu'il engendre quand sa personne devient l'essentiel.

Bernard LAMIRAND

Comment doit se conduire un prince pour acquérir de la réputation.
 
 
Faire de grandes entreprises, donner par ses actions de rares exemples, c'est ce qui illustre le plus un prince. Nous pouvons, de notre temps, citer comme un prince ainsi illustré Ferdinand d'Aragon, actuellement roi d'Espagne, et qu'on peut appeler en quelque sorte un prince nouveau, parce que, n'étant d'abord qu'un roi bien peu puissant, la renommée et la gloire en ont fait le premier roi de la chrétienté.
 
Si l'on examine ses actions, on les trouvera toutes empreintes d'un caractère de grandeur, et quelques-unes paraîtront même sortir de la route ordinaire. Dès le commencement de son règne, il attaqua le royaume de Grenade ; et cette entreprise devint la base de sa grandeur. D'abord il la fit étant en pleine paix avec tous les autres États, et sans crainte, par conséquent, d'aucune diversion : elle lui fournit d'ailleurs le moyen d'occuper l'ambition des grands de la Castille, qui, entièrement absorbés dans cette guerre, ne pensèrent point à innover ; tandis que lui, de son côté, acquérait sur eux, par sa renommée, un ascendant dont ils ne s'aperçurent pas. De plus, l'argent que
 
l'Église lui fournit et celui qu'il leva sur les peuples le mirent en état d'entretenir des armées qui, formées par cette longue suite de guerres, le firent tant respecter par la suite. Après cette entreprise, et se couvrant toujours du manteau de la religion pour en venir à de plus grandes, il s'appliqua avec une pieuse cruauté à persécuter les Maures et à en purger son royaume : exemple admirable, et qu'on ne saurait trop méditer. Enfin, sous ce même prétexte de la religion, il attaqua l'Afrique ; puis il porta ses armes dans l'Italie ; et, en dernier lieu, il fit la guerre à la France : de sorte qu'il ne cessa de former et d'exécuter de grands desseins, tenant toujours les esprits de ses sujets dans l'admiration et dans l'attente des événements. Toutes ces actions, au surplus, se succédèrent et furent liées les unes aux autres, de telle manière qu'elles ne laissaient ni le temps de respirer, ni le moyen d'en interrompre le cours.
 
Ce qui peut servir encore à illustrer un prince, c'est d'offrir, comme fit messer Barnabo Visconti, duc de Milan, dans son administration intérieure, et quand l'occasion s'en présente, des exemples singuliers, et qui donnent beaucoup à parler, quant à la manière de punir ou de récompenser ceux qui, dans la vie civile, ont commis de grands crimes ou rendu de grands services ; c'est d'agir, en toute circonstance, de telle façon qu'on soit forcé de le regarder comme supérieur au commun des hommes.
 
On estime aussi un prince qui se montre franchement ami ou ennemi, c'est-à-dire qui sait se déclarer ouvertement et sans réserve pour ou contre quelqu'un ; ce qui est toujours un parti plus utile à prendre que de demeurer neutre.
 
En effet, quand deux puissances qui vous sont voisines en viennent aux mains, il arrive de deux choses l'une : elles sont ou elles ne sont pas telles que 'vous ayez quelque chose à craindre de la part de celle qui demeurera victorieuse. Or, dans l'une et l'autre hypothèse, il vous sera utile de vous être déclaré ouvertement et d'avoir fait franchement la guerre. En voici les raisons.
 
Dans le premier cas : ne vous êtes-vous point déclaré, vous demeurez la proie de la puissance victorieuse, et cela à-la satisfaction et au contentement de la puissance vaincue, qui ne sera engagée par aucun motif à vous défendre ni même à vous donner asile. La première, effectivement, ne peut pas vouloir d'un ami suspect, qui ne sait pas l'aider au besoin ; et, quant à la seconde, pourquoi vous accueillerait-elle, vous qui aviez refusé de prendre les armes en sa faveur et de courir sa fortune?
 
Antiochus étant venu dans la Grèce, où l'appelaient les Étoliens, dans la vue d'en chasser les Romains, envoya des orateurs aux Achéens, alliés de ce dernier peuple, pour les inviter à demeurer neutres. Les Romains leur en envoyèrent aussi pour les engager au contraire à prendre les armes en leur faveur. L'affaire étant mise en discussion dans le conseil des Achéens, et les envoyés d'Antiochus insistant pour la neutralité, ceux des Romains répondirent, en s'adressant aux Achéens : « Quant au conseil qu'on vous donne de ne prendre aucune part dans notre guerre, et qu'on vous présente comme le meilleur et le plus utile pour votre pays, il n'y en a point qui pût
vous être plus funeste ; car si vous le suivez, vous demeurez le prix du vainqueur sans vous être acquis la moindre gloire, et sans qu'on vous ait la moindre obligation. »
 
Un gouvernement doit compter que toujours celle des deux parties belligérantes qui n'est point son amie lui demandera qu'il demeure neutre, et que celle qui est amie voudra qu'il se déclare en prenant les armes.
 
Ce parti de la neutralité est celui qu'embrassent le plus souvent les princes irrésolus, qu'effrayent les dangers présents, et c'est celui qui, le plus souvent aussi, les conduit à leur ruine.
 
Vous êtes-vous montré résolument et vigoureusement pour une des deux parties, elle ne sera point à craindre pour vous si elle demeure victorieuse, alors même qu'elle serait assez puissante pour que vous vous trouvassiez à sa discrétion; car elle vous sera obligée : elle aura contracté avec vous quelque lien d'amitié; et les hommes ne sont jamais tellement dépourvus de tout sentiment d'honneur, qu'ils veuillent accabler ceux avec qui ils ont de tels rapports, et donner ainsi l'exemple de la plus noire ingratitude. D'ailleurs, les victoires ne sont jamais si complètes que le vainqueur puisse se croire affranchi de tout égard, et surtout de toute justice. Mais si cette partie belligérante, pour laquelle vous vous êtes déclaré, se trouve vaincue, du moins vous pouvez compter d'en être aidé autant qu'il lui sera possible, et d'être associé à une fortune qui peut se rétablir.
 
Dans la seconde hypothèse, c'est-à-dire quand les deux puissances rivales ne sont point telles que vous ayez à craindre quelque chose de la part de celle qui demeurera victorieuse, la prudence vous conseille encore plus de vous déclarer pour l'une des deux. Que s'ensuivra-t-il, en effet? C'est que vous aurez ruiné une de ces puissances par le moyen et avec le secours d'une autre qui, si elle oit été sage, aurait dû la soutenir, et qui se trouvera à votre discrétion après la victoire que votre appui doit infailliblement lui faire obtenir.
 
Sur cela, au reste, j'observe qu'un prince ne doit jamais, ainsi que je l'ai déjà dit, s'associer à un autre plus puissant que lui pour en attaquer un troisième, à moins qu'il n'y soit contraint par la nécessité, car la victoire le mettrait à la discrétion de cet autre plus puissant; et les princes doivent, sur toutes choses, éviter de se trouver à la discrétion d'autrui. Les Vénitiens s'associèrent avec la France contre le duc de Milan ; et de cette association, qu'ils pouvaient éviter, résulta leur ruine.
 
Que si une pareille association est inévitable, comme elle le lut pour les Florentins, lorsque le pape et l'Espagne firent marcher leurs troupes contre la Lombardie, il faut bien alors qu'on s'y détermine, quoi qu'il en puisse arriver.
 
Au surplus, un gouvernement ne doit point compter qu'il ne prendra jamais que des partis bien sûrs : on doit penser, au contraire, qu'il n'en est point où il ne se trouve quelque incertitude. Tel est effectivement l'ordre des choses, qu'on ne cherche jamais

à fuir un inconvénient sans tomber dans un autre; et la prudence ne consiste qu'à examiner, à juger les inconvénients et à prendre comme bon ce qui est le moins mauvais.
 
Un prince doit encore se montrer amateur des talents, et honorer ceux qui se distinguent dans leur profession. Il doit encourager ses sujets, et les mettre à portée d'exercer tranquillement leur industrie, soit dans le commerce, soit dans l'agriculture, soit dans tous les autres genres de travaux auxquels les hommes se livrent ; en sorte qu'il n'y en ait aucun qui s'abstienne ou d'améliorer ses possessions, dans la crainte qu'elles ne lui soient enlevées, ou d'entreprendre quelque négoce de peur d'avoir à souffrir des exactions. Il doit faire espérer des récompenses à ceux qui forment de telles entreprises, ainsi qu'à tous ceux qui songent à accroître la richesse et la grandeur de l'État. Il doit de plus, à certaines époques convenables de l'année, amuser le peuple par des fêtes, des spectacles ; et, comme tous les citoyens d'un État sont partagés en communautés d'arts ou en tribus, il ne saurait avoir trop d'égards pour ces corporations ; il paraîtra quelquefois dans leurs assemblées, et montrera toujours de l'humanité et de la magnificence, sans jamais compromettre néanmoins la majesté de son rang, majesté qui ne doit l'abandonner dans aucune circonstance.
 Nicolas Machiavel (1515) Le Prince et autres textes

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FISCALITE : L'EVITEMENT FISCAL AU COEUR DU COMBAT DE CLASSE

Publié le 17 Avril 2017 par aragon 43 dans PCF

 
 
 
 

 

L’évitement fiscal au cœur du combat de classe du XXIe siècle

 

Le 2 février 2017, les députés communistes et du Front de gauche ont déposé une résolution à l’Assemblée nationale appelant le gouvernement français à être à l’initiative d’une «COP de la finance mondiale pour l’harmonisation et la justice fiscale», sur le modèle de la COP environnementale et sous l’égide de l’ONU. Celle-ci a été adoptée à une large majorité, après l’avoir été en commission des Affaires européennes et des Finances, le 25 janvier. Première victoire, saluée par la Plateforme paradis fiscaux et judiciaires, même si les travaux réalisés par les pays riches (OCDE et G20), pour lutter contre la fraude fiscale des individus (mise en place de l’échange automatique d’informations) ou contre l’évasion fiscale des entreprises (adoption du plan BEPS), était déjà une avancée.

Cependant, l’idée proposée par les frères Bocquet dans leur livre Sans domicile fisc, d’obtenir une COP fiscale, qui réunirait tous les pays, y compris les plus pauvres, sous l’égide des Nations unies, marque une nouvelle étape (idée reprise par le Conseil économique, social et environnemental).

Le G77 (134 pays développement/émergents) avait déjà porté cette idée, notamment l’ex-président équatorien Rafael Correa, mais elle fut rejetée, y compris par la France en 2015 à Addis-Abeba, lors de la IIIe conférence internationale sur le financement du développement. Alors même que 30% de ces pays, et des multinationales, sont concernés par l’évasion fiscale qui leur fait perdre jusqu’à 180 milliards d’euros par an!

Si cette résolution n’a pas de valeur contraignante, elle pose néanmoins la nécessité de réformer le système fiscal international, qui aujourd’hui attaque les fondements des États-Nations, leurs moyens d’action et leur gouvernance. Pour la France, le manque à gagner pour le budget de la République est estimé entre 60 et 80 milliards d’euros par an, soit l’équivalent du budget de l’Éducation nationale ou du déficit public. Les entreprises du CAC 40, par exemple, ont un taux moyen d’imposition de 8% sur leurs bénéfices, alors qu’il est de 33% pour les PME!

Au plan européen, ce manque représente 1 000 milliards d’euros par an! L’Europe doit donc avancer vers la coopération et l’harmonisation fiscale et mettre fin aux logiques de dumping qui font qu’à ce jour quatre des pires paradis fiscaux sont membres de l’Union européenne.

À l’échelle mondiale, le manque s’élève entre 21 et 32 milliers de milliards de dollars par an! Cependant, aujourd’hui, la problématique vise moins les grandes fortunes individuelles, que les multinationales, qui sont, elles, réfractaires à la notion même d’impôt. Apple, par exemple, se voit enjoint par la Commission européenne de restituer 13 milliards d’euros au fisc irlandais, sachant que la firme possède 250 milliards aux Bermudes! Fraude et évasion fiscales sonnent également avec Swissleaks, UBS, HSBC, Luxleaks, les Panama Papers..., idées par les banques, les cabinets juridiques et les nouvelles technologies qui permettent d’effectuer le temps d’un clin d’œil 7 000 transactions! À cela s’ajoutent les paradis fiscaux qui blanchissent l’argent sale de la drogue, du trafic d’armes ou d’êtres humains et du terrorisme.

Cette situation n’est pas fatale, elle est consubstantielle au capitalisme. C’est pourquoi le PCF appelle dès maintenant le futur gouvernement à porter cette résolution de COP fiscale aux Nations unies, comme demandé à l’Assemblée nationale, ainsi qu’au renforcement de la protection des lanceurs d’alerte et acteurs de ce combat (ONG, lanceurs d’alerte, syndicalistes, chercheurs, journalistes...).

Ensemble, emparons-nous de cette résolution pour qu’elle devienne une force matérielle, à la hauteur des combats que nous devons mener pour prendre le pouvoir sur la finance mondialisée et investir dans l’humain et le développement commun.

Cela se gagnera dans la rue, comme dans les urnes, en élisant les 11 et 18 juin des député-e-s qui s’engagent à porter haut et fort l’exigence d’une autre société pour un monde meilleur.

Fabienne Lefebvre
candidate PCF pour la 6e circonscription des Français-e-s de l’étranger
article paru dans Communistes du 12 avril 2017

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LE MENSUEL DES METALLURGISTES MOIS D'AVRIL 2017

Publié le 13 Avril 2017 par aragon 43 dans FTM CGT

A tous mes lectrices et lecteurs de mon blog: je mets dorénavant l'excellent mensuel édité par ma Fédération de la Métallurgie.

Vous y trouverez nombre d'informations sur la situation des industries de la mérallurgie et notamment les luttes et succés de la CGT;

Bonne lecture.

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SUCCES ELECTORAL DE LA CGT A LA BANQUE DE FRANCE

Publié le 12 Avril 2017 par aragon 43 dans CGT

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SYRIE : REFLEXION DE JACQUES FATH

Publié le 11 Avril 2017 par aragon 43 dans paix ou guerre

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AUBERT ET DUVAL : NON A LA FERMETURE

Publié le 10 Avril 2017 par aragon 43 dans FTM CGT

Communiqué de presse de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT
 Montreuil, le 30 mars 2017.
Sidérurgie. Aubert et Duval Firminy. Va-t-on laisser une nouvelle aciérie fermer alors que des solutions existent ? Un comité d’entreprise se déroulait ce jour, concernant notamment l’avenir de l’aciérie électrique du site de Firminy, dans la Loire, au sein de l’entreprise Aubert et Duval (groupe ERAMET).
 
En octobre dernier, s’interrogeant sur la stratégie de l’entreprise, les élus du comité central d’entreprise d’Aubert et Duval déclenchent une procédure d’alerte. La direction, dans la foulée annonce de manière brutale son projet de fermeture de l’aciérie (70 emplois directs menacés), En réaction, les salariés entament une grève pour bloquer le projet et gagner du temps afin d’élaborer des propositions alternatives.
 
Plusieurs plans sociaux ont entrainé une perte de savoir-faire aussi bien au niveau des fonctions supports (Plan social Optimum Eramet, APMF Aubert & Duval et Erasteel) qu’au niveau des sites de production (Fermeture du site de Gennevilliers, plan social Pacte sur Firminy, fermeture des sites de Feurs et le Palais sur Vienne, Plan social de Commentry…).  
 
De plus, Firminy est confronté à une carence d’investissements ces dernières années, ainsi qu’à une stratégie commerciale discutable. Or l’usine développe des pièces de haute technicité à destination notamment des outillages du marché de l’automobile, de l’armement, de l’industrie nucléaire et de l’industrie pétrolière.
 
Le rapport de l’expert du CCE, dévoilé le 28 Mars, est sans appel : la fermeture de l’aciérie n’a aucune justification, ni industrielle, ni économique. Ce projet n’est en rien créateur de valeur pour l’entreprise et met en péril la pérennité du site à court terme. Au travers de ce rapport, les salariés portent des alternatives crédibles et rentables pour l’avenir du site
 
L’analyse démontre que l’activité de l’aciérie peut être sérieusement relancée, par une augmentation des parts de marché sur les produits actuels, mais également en misant sur de nouveaux débouchés, comme par exemple dans l’aéronautique, marché en forte progression. Les salariés réclament donc une autre stratégie industrielle et commerciale et l’abandon du projet de fermeture de l’aciérie par la direction de l’entreprise.
 
Si cette aciérie devait fermer, ce serait une de plus dans la longue liste des aciéries électriques condamnées ces dernières années en France et notamment sur tout le groupe Eramet. Tout comme celle de l’usine des Dunes, dans le dunkerquois, que le groupe Ascométal projette de fermer, dans son opération de restructuration croisée avec Vallourec.
 
Ces fermetures annoncées, si l’Etat et les régions laissent faire, amputeront encore davantage des capacités de production dans une filière pourtant stratégique pour notre industrie. L’enjeu majeur de la stabilisation de notre appareil de production dans la sidérurgie a, en effet, été affirmé avec force par le rapport parlementaire de juillet 2013. Des équipements industriels sensés occuper pleinement leur rôle dans ce qu’on appelle l’économie circulaire, et l’optimisation ici de la filière ferraille.
 
Le bassin de Firminy a déjà vécu des suppressions de capacités, en 2013 avec la fermeture de son site d’APERAM (aciers de précision), qui avait souffert d’un manque d’investissement et de R&D, sous la houlette de … Lakshmi Mittal. Si l’aciérie de Firminy venait à fermer, il ne resterait plus qu’une aciérie dans le département de la Loire.
 
Outre le fait que ces sites répondent paradoxalement à des besoins d’acier de haute qualité, la complicité des pouvoirs publics est posée. La région Auvergne-Rhône Alpes s’apprêterait à verser une subvention d’1,2 millions d’euros à Aubert et Duval, tout comme la région Hauts de France pour 14 millions d’euros à Ascométal. De l’argent public servant donc de caution à des fermetures de capacités de production et aux plans sociaux induits !
 
La CGT, dans le cadre de sa campagne de fond pour la réindustrialisation du pays, dénonce la dérive des stratégies d’entreprises. Alors qu’on pollue le débat avec un soi-disant « coût du travail », c’est bel et bien le coût du capital qui détruit notre industrie et ses filières clé, preuve en est les 55,7 milliards de dividendes versés en 2016 par les groupes du CAC 40, soit un retour au niveau de 2006 ! Cette dérive financière handicape les investissements nécessaires dans les unités de production. 
 
La Fédération des travailleurs de la métallurgie appelle les salariés de Firminy à rester mobilisés contre ce projet de fermeture. Quand des alternatives crédibles sont développées, elles doivent être prises en compte. C’est dans ce sens que nous sollicitons également l’intervention du secrétaire d’Etat à l’industrie auprès de la direction d’Aubert & Duval et surtout d’Eramet. L’Etat détient en effet via l’Agence des Participations de l’Etat 26% du capital du groupe. Il a donc toute légitimité à intervenir sur la stratégie menée afin de préserver intégralement la capacité de production et l’emploi.
 
Contact : Philippe Verbeke 06.23.40.27.99

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