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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

REPRESENTATION SYNDICALE : DECLARATION DE LA CGT

Publié le 31 Mars 2017 par aragon 43 dans CGT

Représentativité syndicale

Communiqué de la CGT

vendredi 31 mars 2017

Le cycle électoral de 4 années destiné à mesurer la représentativité des organisations syndicales dans les entreprises de plus de 10 salariés, s’est achevé au 31 décembre 2016.

Ces résultats agrégés au scrutin concernant les salariés des TPE établissent la représentativité des organisations syndicales pour les salariés du privé sur la période de janvier 2013 à décembre 2016.

Le Haut Conseil du Dialogue Social vient d’en communiquer les résultats.

Dans les entreprises dotées d’Institution Représentative du Personnel (IRP), 4 923 083 millions ont eu l’occasion de se prononcer au moins une fois sur une ou plusieurs listes présentées par des syndicats, soit près de 60% des salariés.

Démonstration est faite que quand une élection est organisée dans des conditions normales, avec à la clé de véritables lieux de représentations des salariés, les salariés se mobilisent, ce qui ne fut pas le cas pour le scrutin TPE.

En agrégeant les résultats des élections TPE et de l’ensemble des IRP, la CGT recueille 1 304 312 voix, soit 24,86 %.

La CGT arrive en seconde position dans le secteur privé.

Première organisation dans les TPE et première organisation auprès des 5 millions d’agents de la fonction publique, la CGT demeure première organisation sur l’ensemble du salariat du secteur privé et de la fonction publique avec une audience de 24,27%.

Quand la CGT est présente à une élection elle enregistre le plus souvent de meilleurs résultats que ses homologues syndicaux. Cela ne suffit pas à compenser un écart de 500 000 électeurs avec la CFDT et les reculs électoraux dans quelques grandes entreprises.

La CGT ne peut se satisfaire de ce résultat.

C’est d’un déficit de présence auprès de l’ensemble du salariat auxquelles la CGT est confrontée pour prétendre demeurer être la première organisation syndicale du secteur privé.

Tirant analyse de ces résultats, la CGT aura à cœur de mieux représenter les salariés dans leurs diversités.

C’est une invitation pour toute la CGT à être encore plus présente, plus accessible, auprès de tout le salariat, toutes les catégories sociales du salariat.

Montreuil, le 31 mars 2017

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GALAXY UN PRODUIT DE L'EXPLOITATION

Publié le 31 Mars 2017 par aragon 43 dans INTERNATIONAL

CONFÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE
CSI en ligne

Le nouveau Samsung Galaxy 8 : un produit de l’exploitation

Bruxelles, le 30 mars 2017 (CSI en ligne) : D’après une enquête de la CSI sur les pratiques antisyndicales agressives de Samsung, le nouveau smartphone Samsung Galaxy 8 est fabriqué par une main-d’œuvre exploitée et harcelée. La société n’hésite pas à recourir aux pots-de-vin, aux menaces, aux brimades, aux renvois et même aux enlèvements pour exercer un contrôle total sur son personnel et sur les personnes qui travaillent pour ses fournisseurs. Alors que 200 salariés de Samsung ont développé une leucémie, un lymphome ou d’autres maladies professionnelles, l’entreprise a refusé de fournir des détails sur les substances chimiques utilisées dans la chaîne de production jusqu’à ce qu’un tribunal de district statue contre la politique de confidentialité de la société plus tôt cette année. Soixante-seize salariés, pour la plupart âgés d’une vingtaine et d’une trentaine d’années, sont morts.

Ces révélations font suite au lancement, en 2016, du catastrophique Galaxy 7, le « téléphone qui explose » et à l’arrestation du dirigeant de la société, Lee Jae-yong, impliqué dans l’énorme scandale de corruption qui a conduit à l’éviction de la présidente coréenne, Park Geun-hye.

Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI, a déclaré que « le Samsung Galaxy 8 est une caricature mondiale de l’avidité des entreprises. Alors que les médias du monde se concentraient sur les dangereuses défaillances du Galaxy 7 et sur le scandale de corruption dans lequel était impliquée la direction de la société, des milliers de travailleuses et de travailleurs de Samsung peinaient dans des conditions dangereuses et abusives pour fabriquer le nouveau modèle. Les personnes qui comptent acquérir un Galaxy 8 devraient savoir qu’il s’agit d’un produit de l’exploitation. »

Un manuel de 115 pages de pratiques antisyndicales que s’est procuré un membre de l’Assemblée nationale coréenne en 2013, décrit par le menu la façon dont les cadres supérieurs de Samsung sont formés à des techniques pour empêcher à tout prix le personnel d’adhérer à un syndicat. Le Galaxy 8 est produit dans les mêmes conditions malgré les demandes du Comité de la liberté syndicale de l’Organisation internationale du Travail (OIT) au gouvernement coréen pour qu’il enquête et veille à ce que la société respecte les droits fondamentaux des travailleurs.

Dans le cas présenté à l’OIT par la CSI, la Fédération syndicale internationale IndustriALL et des syndicats coréens, les organisations syndicales accusent l’entreprise de surveiller et d’intimider systématiquement des salariés, de renvoyer des membres syndicaux, d’annuler des contrats avec des fournisseurs où il y a une présence syndicale, de ne pas respecter des accords, de prévoir des dispositions contractuelles fictives et d’ordonner aux responsables d’enfreindre la législation du travail.

Elles décrivent aussi l’opération de « verdissage » que Samsung impose à ses fournisseurs et qui consiste à inciter le personnel à ne pas adhérer à un syndicat, sans omettre les tactiques de persuasion à l’égard des familles des travailleurs et les licenciements de salariés qui occupent des postes dans des syndicats locaux. Les organisations syndicales citent aussi le cas d’un travailleur du centre de services d’Ulsan de Samsung qui a été enlevé par des cadres : il a été mis de force dans une voiture et conduit sur une île située à plusieurs dizaines de kilomètres d’Ulsan où son téléphone a été confisqué. Séquestré dans une pièce, on lui a dit qu’il ne pourrait quitter l’île qu’à la condition qu’il se retire du syndicat.

Dans ses conclusions, le Comité de la liberté syndicale de l’OIT s’est dit particulièrement préoccupé par les allégations et a regretté que, alors qu’une enquête gouvernementale a confirmé l’enlèvement et le harcèlement de plusieurs syndicalistes, le bureau du procureur n’ait pas jugé nécessaire d’engager des poursuites pénales.

« Il est à espérer qu’à la suite du scandale de corruption, il en sera terminé de la collusion secrète entre Samsung et les autorités coréennes qui ont le devoir de protéger les travailleuses et les travailleurs. Les personnes qui fabriquent le Galaxy 8 et d’autres produits pour Samsung ont droit à la justice, et le public et les consommateurs peuvent aider en réclamant la fin du traitement brutal et répressif que la société réserve à son personnel », a encore déclaré Sharan Burrow.

Dites à Samsung de mettre un terme au traitement brutal et répressif de son personnel :
Partagez « Le nouveau Samsung Galaxy 8 : un produit de l’exploitation » sur Facebook https://www.facebook.com/ituccsi/photos/a.331062268116.152528.20556338116/10155293588083117/?type=3&theater et/ou Twitter https://twitter.com/ituc/status/847349507251503105

La CSI représente 181 millions de travailleuses et de travailleurs au sein de 340 organisations affiliées nationales dans 163 pays et territoires.
Suivez-nous sur le web : http://www.ituc-csi.org et http://www.youtube.com/ITUCCSI

Pour de plus amples informations, veuillez contacter le Service Presse de la CSI au +32 2 224 03 52 ou à l’adresse : press@ituc-csi.org

 

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CGT DECLARATION ASSURANCE CHOMAGE

Publié le 29 Mars 2017 par aragon 43 dans CGT

Accord assurance chômage

Un texte contre les femmes, les travailleurs précaires et les seniors !

mercredi 29 mars 2017

La négociation assurance chômage vient de se terminer par un texte d’accord dans la soirée du 28 mars.
Le seuil d’affiliation, que le Medef voulait durcir, est resté quasiment inchangé, sauf quelques milliers d’ouvertures de droit (à quelques euros par jour) légèrement avancées pour des temps très partiels.

470 millions d’euros d’économies annuelles vont être faites sur le dos des travailleurs précaires : le mode de calcul des indemnités de celles et ceux qui sont dans le régime dit "d’activité réduite" est revu et va entraîner des baisses jusqu’à 200 € par mois dans certains cas pour des salariés en CDD, en intérim ou en temps partiel, au SMIC.

400 millions d’euros sont économisés sur les seniors : la borne d’âge de 50 ans à partir de laquelle les droits sont prolongés de 24 à 36 mois actuellement, va être repoussée avec deux paliers.

-  De 50 à 52 ans, 40 000 chômeurs perdent 12 mois,
-  De 52 à 55 ans 40 000 autres perdent six mois.

En "compensation", un hypothétique abondement du droit à la formation de 3 mois doit être mis en place… plus tard !

Dans les deux cas, les femmes seront plus touchées que les hommes, d’une part parce qu’elles sont plus concernées par les temps partiels, et d’autre part parce qu’elles ont plus de mal après 50 ans à retrouver du travail. Dans le même temps, le Medef a refusé d’augmenter les cotisations sur les 133 000 plus hauts salaires (supérieurs à 13 076 €), lesquels sont à 85 % des hommes, dirigeants de grosses entreprises

À propos des contrats courts, l’accord prévoit des négociations de branches sans aucune garantie d’aboutir.

Le patronat a remplacé cette revendication des syndicats, et même la très faible sur cotisation de 2013, par une augmentation générale de la cotisation patronale de 0,05 %. Mais cette augmentation générale, censée rapportée 270 millions d’euros est aussitôt annulée par une baisse de la cotisation AGS (cotisation qui permet de prendre en charge les salaires des entreprises en faillite). De plus, cette "contribution exceptionnelle temporaire" peut disparaître chaque année, sans attendre l’échéance de l’accord, fin 2020.

Ce sont donc près de 900 millions d’euros d’économies supportées par les seuls privés d’emploi, pour zéro obligation des employeurs.

La CGT a porté de nombreuses propositions de nouvelles recettes, que le patronat a refusé d’envisager par dogmatisme : déplafonnement des cotisations sur les hauts salaires, cotisations patronales sur les contrats courts, révision des exemptions d’assiettes par exemple sur les primes d’intéressement ou les stocks options.

Le chantage du Medef, aidé par celui de certains candidats à la présidentielle, se traduit par un sacrifice des droits des privés d’emploi.

La CGT consulte ses organisations sur l’opportunité d’une signature. Elle ne sacrifie pas les droits des chômeurs au paritarisme, même si elle est seule à ne pas signer l’accord.
Le gouvernement, à travers sa ministre du Travail, aura la responsabilité d’agréer cet accord, qui risque d’entériner un nouveau recul social après la loi Travail.

Montreuil le 29 mars2017.

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PRESIDENTIELLES DECLARATION DE LA CGT

Publié le 24 Mars 2017 par aragon 43 dans CGT

Elections présidentielles

Déclaration de la CGT

vendredi 24 mars 2017

La CGT vote pour le progrès social

A l’approche des élections présidentielles, la CGT souhaite continuer de porter des exigences économiques, sociales et environnementales durant cette campagne. C’est plus que jamais l’enjeu de la période et l’exigence des salariés, des retraités, des privés d’emploi et de la jeunesse. Cette campagne électorale s’éloigne trop régulièrement de ces attentes et des vrais problèmes, minée par des affaires ou des débats bien loin du quotidien et de la réalité du monde du travail.

Nous nous félicitons que les luttes de centaines de milliers de salariés, permettent qu’aujourd’hui, les questions du travail, de la précarité, de la protection sociale, de l’égalité femmes-hommes, des salaires, de l’industrie, des services publics, et de paix trouvent une place dans le débat public. Elles doivent s’imposer dans cette campagne politique.

Depuis plusieurs mois, la CGT porte des propositions alternatives économiques et sociales en adéquation avec les exigences, les possibilités de notre époque et les aspirations des travailleurs, retraités, privés d’emplois.
Elle porte au cœur de sa démarche, la question du travail. Derrière ce mot, nous parlons de son organisation, du paiement des qualifications et de l’expérience, de la formation initiale et continue, des souffrances qu’il peut générer sur la santé.

Il est insupportable que certains perdent leur vie au travail, pendant que d’autres la perdent parce qu’ils n’en n’ont pas.

C’est pourquoi, nous revendiquons notamment une augmentation des salaires et des pensions avec, comme référence, le SMIC à 1800 euros, une réduction du temps de travail avec, comme référence, une durée de 32 heures hebdomadaire, un nouveau statut du travail et une sécurité sociale professionnelle, une protection sociale de haut niveau, des moyens supplémentaires pour les services publics, comme par exemple la santé, la culture et l’éducation, et la construction d’une véritable Europe sociale.

Nous nous félicitons que, pour une part, ces propositions soient reprises par certains candidats.

Dans un pays où les 40 plus grandes entreprises viennent de dégager 75 milliards d’euros de bénéfices et de verser à leurs actionnaires près de 500 milliards en 10 ans, les moyens existent.

Nous alertons le monde du travail contre ceux, à l’extrême droite, dont le FN est l’un des porte-drapeaux, qui prônent la division des travailleurs du fait de leur origine, leur statut ou leur situation sociale. Diviser pour mieux régner, c’est un vieux dicton toujours d’actualité aux yeux de certains. C’est aussi une façon de ménager et de servir les véritables responsables de la crise qui continuent de s’enrichir de façon insolente. Alors qu’au contraire les salariés ont besoin d’être unis.

Ceux qui veulent faire porter au syndicalisme la responsabilité des problèmes de notre pays, jouent à un jeu dangereux. Restreindre le rôle et la place du syndicalisme en imposant de nouvelles règles de démocratie sociale, en favorisant la création de pseudo syndicats ou d’associations pour accompagner les décisions patronales ou gouvernementales, ce n’est pas un signe de modernité et cela dessert l’intérêt des salariés.

Il faut d’abord renforcer le rôle et la place des syndicats en faisant respecter une liberté essentielle, le droit de se syndiquer, de militer et de revendiquer sans peur des représailles.

La liberté syndicale fait partie des droits fondamentaux.

Voter est un droit dont beaucoup de citoyens dans le monde, sont privés. C’est la marque de la démocratie, les travailleurs doivent s’en saisir. Les exigences et les choix du peuple doivent être respectés avant, pendant et après les élections. Les salariés doivent être entendus lorsqu’ils se mobilisent, lorsqu’ils revendiquent et qu’ils proposent des alternatives.

Nous refusons d’avoir le choix entre le pire et le moins pire. Nous voulons le meilleur.

Montreuil, le 24 mars 2017

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BOCCARRA : EDITO ECO PO JANVIER FEVRIER 2017 A LIRE

Publié le 23 Mars 2017 par aragon 43

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INDE : 13 GREVISTES CONDAMNEE A LA PRISON A VIE

Publié le 21 Mars 2017 par aragon 43 dans CGT

Inde  : Déclaration de la CGT

Condamnation injuste de 13 grévistes à la prison à vie

lundi 20 mars 2017

Le 18 mars, le tribunal du district de Gurgaon a rendu sa décision concernant les peines appliquées aux travailleurs reconnus coupables des incidents du 18 juillet 2012 dans l’usine de la compagnie Maruti Suzuki Manesar Plant, lors desquels un dirigeant a malheureusement perdu la vie.
13 travailleurs ont été condamnés à la prison à vie, 4 autres à 5 ans de prison et 14 autres ont été libérés, leur peine étant déjà accomplie. Ces derniers ont néanmoins une forte amende dépassant leurs possibilités de paiement. 114 autres travailleurs ont été acquittés après avoir effectué 31 mois de prison préventive. Pour leur syndicat, il n’y avait aucune preuve les impliquant dans les faits qui leur étaient reprochés.
La décision du tribunal de district, après un procès de quatre ans et demi, est injuste !
La Confédération Générale du Travail (CGT) condamne cette décision du tribunal et exige la libération immédiate de tous les travailleurs.
Ces décisions constituent une attaque frontale contre le droit des travailleurs de se syndiquer et, plus généralement, contre les libertés syndicales.
La CGT est solidaire de tous les adhérents du syndicat Maruti Suzuki et, tout particulièrement, des camarades condamnés.
La CGT s’associe à NTUI et à l’ensemble des syndicats indiens qui demain, le 21 mars, se mobiliseront dans tout le pays pour exiger la libération immédiate de tous les condamnés.
La CGT se montrera toujours soucieuse et préoccupée du respect des libertés syndicales et des Droits de l’homme, partout dans le monde.
La décision rendue samedi est incompatible avec ces droits fondamentaux.

Montreuil, le 20 mars 2017

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PAS TOUCHE A LA SECURITE SOCIALE

Publié le 19 Mars 2017 par aragon 43 dans SANTE

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BRESIL UN MILLION DE TRAVAILLEURS ONT MANIFESTE CONTRE LES ATTAQUES CONCERNANT LA RETRAITE ET LE DROIT DES TRAVAILLEURS

Publié le 18 Mars 2017 par aragon 43 dans INTERNATIONAL

Les Brésiliens se soulèvent contre le démantèlement des pensions et les attaques contre les droits des travailleurs par le gouvernement Temer

Bruxelles, 16 mars 2017 (CSI En Ligne) : Plus d’un million de personnes à travers 27 États du Brésil sont descendues dans la rue ce 15 mars pour protester contre les coupes massives dans les pensions et la sécurité sociale annoncées par le gouvernement extrêmement impopulaire de Michel Temer. Les manifestations, organisées par une coalition large qui rassemblait l'ensemble des centrales syndicales du Brésil, les mouvements des travailleurs sans toit et sans terre, des groupes indigènes et autres, se sont accompagnées d’une grève de 24 heures des enseignants et des travailleurs de la métallurgie, du pétrole, du transport et du secteur public. Temer, investi dans ses fonctions par un parlement gangréné par la corruption, dans la foulée du putsch politique qui a destitué la présidente Dilma Rousseff, a lancé un programme de coupes brutales ciblées contre les travailleurs et les pauvres, alors que son gouvernement se trouve engagé dans une course contre la montre pour boucler un programme qui favorise nettement les entreprises, avant qu’un nouveau cycle anticipé de procès de corruption ne vienne mettre fin à ses ambitions.

À Sao Paulo, l’ancien président Lula da Silva s’adressant à une foule de 250.000 personnes a déclaré : « Bien qu’il soit faible et non représentatif, Temer est parvenu à rassembler au Congrès une force politique comme nul autre président élu n’a réussi à faire. Ils sont déterminés à imposer une réforme de la sécurité sociale qui empêchera pratiquement des millions de Brésiliens de prendre leur retraite. Les travailleurs plus pauvres, notamment dans le Nord-est rural, partiront à la retraite avec l’équivalent de la moitié d’un salaire minimum. »

Le président de la CSI, João Felicio, a déclaré : « Le 15 mars, les travailleurs brésiliens ont donné une démonstration de force et de courage. Ils rejettent ces réformes du travail et de la sécurité sociale venant d’un gouvernement impopulaire et illégitime. Le soutien international restera extrêmement important pour la résistance face à ces réformes qui punissent les gens les plus pauvres. »

Dans le cadre des plans de Temer, une enseignante devra travailler 49 heures sans interruption pour pouvoir toucher l’intégralité de sa pension, et il en va de même pour les travailleurs agricoles. En revanche, les pensions des politiciens et des magistrats resteront intouchées.

Lula, qui reste encore aujourd’hui la personnalité politique la plus populaire du Brésil, est perçu comme la principale menace pour le gouvernement Temer et tout semble indiquer que les alliés que ce dernier compte au sein de la haute magistrature engageront des procédures judiciaires contre Lula pour l’empêcher de briguer un nouveau mandat politique. Des avocats spécialisés dans le droit international humanitaire ont saisi le Conseil des droits de l’homme de l’ONU dans le cas de la campagne judiciaire menée contre Lula par un juge du tribunal de première instance, le populiste Sergio Moro. Commentant cette démarche en juillet dernier, l’illustre avocat du droit international humanitaire Geoffrey Robertson a décrit la persécution judiciaire à l’encontre de Lula comme une « violation flagrante du droit le plus fondamental à un procès équitable ».

Le gouvernement Temer est en passe de lancer une nouvelle offensive qui vise à affaiblir la société civile, cette fois en s’attaquant aux droits des travailleurs à être représentés par un syndicat. Ce faisant, il doit s’attendre à une forte résistance aux quatre coins du pays, qui bénéficiera du plein soutien du mouvement syndical international.

BRESIL UN MILLION DE TRAVAILLEURS ONT MANIFESTE CONTRE LES ATTAQUES CONCERNANT LA RETRAITE ET LE DROIT DES TRAVAILLEURS
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MENACES CONTRE LES CENTRE DE SANTE

Publié le 18 Mars 2017 par aragon 43 dans SANTE


 

Les centres de santé dénoncent le coup de frein brutal du ministère de la Santé

 
 

C'est peut-être un coup d'arrêt à l'expansion des centres de santé constatée ces dernières années. Du moins, les animateurs de ces structures de médecine salariée le redoutent-ils. Alors que des discussions -semble-t-il, plutôt sereines- se déroulaient depuis deux ans entre l'avenue de Ségur et les professionnels du secteur sur la redéfinition et l'accompagnement des centres de santé, ces derniers viennent d'apprendre qu'un projet d'ordonnance visait à réinstaurer une procédure d'autorisation préalable pour la création de ces structures, qui avait disparu depuis la réforme HPST de Roselyne Bachelot.

Colère et incompréhension dans le Landerneau de la médecine salariée. Depuis 2011, et du fait notamment de la pénurie médicale et de l'avancée des déserts médicaux, les centres de santé se montaient par dizaines un peu partout, les derniers projets en date étant Bergerac, ouvert le 15 février, mais aussi Figeac, la Roche-sur-Yon et très bientôt Le Mans. "Cette ordonnance tente de réintroduire des conditions d'agrément. Avec ce projet, on est dans une discrimination totale", proteste Richard Lopez, président de la Fédération National des Centres de Santé (FNCS).

Concrètement, les organisations syndicales du secteur redoutent que les ARS ne puissent s'opposer à telle ou telle initiative de création de centres. "Les centres deviendraient la seule forme d’exercice ambulatoire à relever d’un régime d’autorisation !", s'indignent les organisations du secteur. Au-delà, l'ordonnance pose aussi des conditions de fonctionnement à même de bloquer certaines initiatives. "Certains projets en cours n'auraient pas pu voir le jour, du simple fait, par exemple, que tous les médecins n'étaient pas encore recrutés au jour de l'ouverture", estime Eric May, président de l'Union syndicale des médecins de centres de santé (USMCS), qui accompagne de nombreux projets sur le terrain. Enfin, l'ordonnance pourrait, dit-on, poser problème à certains centres mutualistes, dont les mutuelles propriétaires sont en même temps centrales d'achat.

Les acteurs du secteur réclament donc l'abandon pur et simple du projet d'ordonnance du ministère de la Santé. La surprise est d'autant plus mauvaise que le gouvernement a décrété l'urgence sur ce dossier. Avenue de Ségur, on espérait même que le conseil de la Cnamts puisse rendre son avis le 14 mars. Finalement, celui-ci ne se prononcera que le 24 mars prochain. Mais le temps presse pour les défenseurs des centres de santé, qui disent avoir découvert le texte de façon fortuite ces derniers jours et réclament l'abandon total du projet.

Il semble qu'un mauvais concours de circonstances soit à l'origine de cette précipitation : ambiance de fin de règne avenue de Ségur, doublée d'une volonté de tirer au plus vite les leçons de l'affaire Dentexia, du nom de ces centres dentaires "low cost", aujourd'hui fermés, accusés d'avoir escroqué des centaines de patients ces dernières années. À la FNCS et à l'USMCS, on dit partager les interrogations des pouvoirs publics sur ce dossier plus que limite. Mais ce n'est pas une raison pour que les centres de santé deviennent des boucs émissaires, estiment en substance leurs responsables. "Prenant prétexte des pratiques de quelques escrocs, c’est 1 650 centres de sante qu’on assassine avec cette ordonnance discriminatoire et infamante," soulignent, dans un communiqué commun, gestionnaires des FNCS, médecins de l'USMCS et dentistes du SNCDCS.

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ESCLAVAGE AU QATAR

Publié le 16 Mars 2017 par aragon 43 dans LIBERTE

CONFÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE
CSI En Ligne
007/150317

Les gouvernements devraient contester les déclarations fausses et trompeuses du Qatar à l’OIT

Plus de deux millions de travailleurs continuent de souffrir sous un système d’esclavage moderne

Bruxelles, 16 mars 2017 (CSI En Ligne) : Le rapport soumis par le gouvernement du Qatar à l’Organisation internationale du travail en prévision de l’examen, la semaine prochaine, à l’OIT, d’une plainte déposée par la CSI concernant le système d’esclavage moderne connu sous le nom de Kafala au Qatar, est criblé d’affirmations fausses et trompeuses, selon la CSI. Plus de deux millions de travailleurs migrants y continuent de faire l'objet d'atteintes systématiques à leurs droits fondamentaux, sont contraints d’obtenir l’autorisation de leur employeur pour quitter le pays ou changer d’emploi, sont privés du droit de former des syndicats et de négocier pour des salaires et des conditions décents, sont exposés à des environnements de travail dangereux et forcés de vivre dans des camps de travailleurs sordides, où jusqu’à 12 personnes sont entassées dans une même chambre et doivent dormir sur des lits improvisés.

Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI a indiqué : « La déclaration la plus scandaleuse faite par le Qatar dans son rapport fallacieux à l’OIT est que le tristement célèbre système de permis de sortie a été révoqué. C’est un pur mensonge – la vérité est que les travailleurs doivent toujours demander l’autorisation de leurs patrons pour pouvoir quitter le pays. D’autre part, les données fournies par le Qatar à l’OIT concernant le nombre de travailleurs morts et blessés au travail sont trompeuses puisqu’elles manquent, par exemple, d’inclure les 11 travailleurs morts et 12 travailleurs blessés dans un incendie tragique survenu dans un camp de travailleurs en juin 2016. La vérité est que des centaines de travailleurs migrants meurent chaque année en raison de conditions de travail et de vie épouvantables. Le Qatar déploie en ce moment même une vaste campagne de relations publiques et joue sur sa puissance financière pour tenter de persuader les gouvernements d'écarter toute possibilité d’une Commission d’enquête de l’OIT. Cependant, il continue de traiter les travailleurs migrants comme étant la propriété de leurs patrons et d'étouffer la vérité sur les préparatifs de la Coupe du monde de 2022. Pas un seul des critères de réforme déjà établis par l’OIT n’a été correctement appliqué. Les gouvernements se doivent de résister aux tactiques d’intimidation employées par le Qatar et montrer qu’ils ne toléreront pas le fléau de l'esclavage moderne dans un des pays les plus riches du monde. »

Un briefing préparé par la CSI http://www.ituc-csi.org/plainte-contre-le-qatar-329e à l’intention des membres du Conseil d’administration de l’OIT réfute point par point chacune des déclarations du gouvernement du Qatar. Outre le fait que les travailleurs migrants doivent toujours demander l’autorisation de leur employeur pour pouvoir quitter le pays, les autres problèmes-clés incluent :
- Les patrons peuvent encore toujours empêcher les travailleurs de changer d'employeur durant une période de cinq ans ;
- Le rapport du gouvernement n’offre aucune information concernant d’éventuelles sanctions dissuasives contre tout employeur pour non-respect des faibles réglementations en place ;
- La confiscation des passeports des travailleurs reste pratique courante ;
- Plus de 230 travailleurs migrants interviewés dans le cadre d’une enquête d’Amnesty International publiée en 2016 ont affirmé ne pas être en possession de leur passeport ;
- Le rapport se réfère à cinq domaines-clés possibles de coopération technique entre l’OIT et le Qatar abordés lors de discussions qui ont eu lieu durant la mission de l’OIT au Qatar en février 2017, à savoir le non-paiement de salaires, l’inspection du travail et la santé et la sécurité au travail, l’embauche et les contrats, la protection contre le travail forcé et une « voix » pour les travailleurs. La seule raison possible pour ceci est que le Qatar n’est toujours pas conforme dans ces domaines ; et
- Le gouvernement bloque activement la signature d’accords entre des firmes de construction multinationales au Qatar et la fédération syndicale internationale du secteur de la construction, IBB, concernant les activités de la firme au Qatar.

« Le Conseil d’administration de l’OIT examinera, la semaine prochaine, une proposition qui appellerait le Qatar à entreprendre des réformes concrètes et reporterait à novembre 2017 toute décision relative à l’ouverture d’une Commission d’enquête. Le Qatar a donc six mois pour démontrer qu’il renonce au recours à l’esclavage moderne et honore ses obligations internationales légales en matière de droits des travailleurs. Alors que des millions de travailleurs migrants et leurs familles espèrent voir les gouvernements à l’OIT se solidariser avec eux pour abolir l’esclavage, le mouvement syndical international demandera au gouvernement de rendre des comptes »,TAPONS DU POING SUR LA TABLE A L'OIT

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