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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

BRESIL : UNE VICTOIRE CONTRE L'ESCLAVAGE AU BRESIL (VOIR ARTICLE DE LA CSI)

Publié le 31 Janvier 2017 par aragon 43 dans INTERNATIONAL

CONFÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE
CSI en ligne

Brésil : La décision de la Cour interaméricaine est une victoire dans la lutte contre l’esclavage

Bruxelles, le 27 janvier 2017 (CSI en ligne) : La CSI s’est réjouie de l’appel du bureau brésilien de l’OIT pour la redistribution des terres à lutter contre le travail forcé dans le pays, à la suite d’une décision historique rendue par la Cour interaméricaine des droits de l’homme tenant le gouvernement comme responsable de l’indemnisation de 125 esclaves détenus dans un ranch de l’État de Pará.

Sharan Burrow, Secrétaire générale de la CSI, a déclaré : « De puissants propriétaires terriens sont responsables de l’esclavage au Brésil et ce jugement engage la responsabilité des autorités quant à la protection des travailleurs contre le travail forcé. Le gouvernement de Michel Temer restreint la portée des lois du travail et de la lutte contre la fraude, ce qui expose davantage de personnes à un risque d’être prises au piège dans le travail forcé. Entre-temps, les coupables, et même certains membres du Parlement, échappent à la justice. Une répartition équitable des terres et la pleine application de la loi sont indispensables pour mettre fin à l’esclavage au Brésil. »

Pendant des décennies, les travailleurs brésiliens, souvent indigènes ou afrodescendants, ont été victimisés et maintenus dans des conditions de pauvreté extrême par les propriétaires terriens du nord-est du pays. Au cours des présidences de Luiz Inácio Lula da Silva et Dilma Rousseff, plus de 44 000 personnes ont été libérées de conditions proches de l’esclavage ; toutefois, depuis que Rousseff a été destituée par Temer, la volonté politique de mettre un terme au travail forcé a été absente.

En 2014, le groupe de pression de l’industrie agroalimentaire a réussi à obtenir de la Cour suprême qu’elle empêche la publication d’une « sale liste » des entreprises bénéficiant de l’esclavage. Par ailleurs, certains membres du Congrès brésilien qui ont joué un rôle de premier plan dans la destitution de Rousseff font eux-mêmes l’objet de soupçons crédibles pour leur responsabilité dans des affaires d’esclavage. Dans une affaire en cours d’examen par la Cour suprême pour des raisons de procédure, Beto Mansur (un membre du Congrès qui s’était farouchement opposé à Rousseff) est accusé d’avoir retenu 46 personnes, dont plusieurs enfants, dans des conditions proches de l’esclavage, alors que Nelson Nahim, un membre nouvellement désigné du Congrès, vient juste d’être libéré après n’avoir purgé que quatre mois d’une peine de 12 ans pour sa participation dans une affaire d’esclavage sexuel impliquant des victimes d’à peine 8 ans.

Au total, 30 des 81 sénateurs du Brésil et 130 des 513 membres de la chambre basse sont impliqués dans des enquêtes menées par la Cour suprême. La portée des enquêtes de corruption sur des politiciens proches de Michel Temer, et potentiellement sur Temer lui-même, devrait faire l’objet d’un amenuisement suite au décès du juge de la Cour suprême http://www.wsj.com/articles/plane-carrying-brazil-supreme-court-judge-crashes-1484857340 qui supervisait ces enquêtes. Le 19 janvier, Zavascki périssait dans le crash de l’avion léger qui le transportait.

« Le travail d’institutions telles que la Cour interaméricaine des droits de l’homme est indispensable lorsque les systèmes judiciaire et politique ne parviennent pas à faire respecter la primauté du droit, comme c’est le cas aujourd’hui au Brésil. La CSI poursuivra son engagement auprès de ces organismes afin de promouvoir et défendre les droits de tous les travailleurs, » a déclaré Burrow.

La décision rendue dans l’affaire connue sous le nom de Fazenda Brasil Verde, publiée par la Cour le 15 décembre, est la première à appliquer l’article 6 de la Convention américaine des droits de l’Homme interdisant le travail forcé. La CSI a déposé un dossier d’amicus curiae auprès de la Cour en mars 2016, et la Cour a adopté les arguments dans le dossier de la CSI.

La CSI représente 181 millions de travailleurs au sein de 340 organisations affiliées nationales dans 163 pays et territoires.

Suivez-nous sur le web : http://www.ituc-csi.org et http://www.youtube.com/ITUCCSI

Pour de plus amples informations, veuillez contacter le département de la presse de la CSI au +32 2 224 02 10 ou par courriel mailto:press@ituc-csi.org

BRESIL : UNE VICTOIRE CONTRE L'ESCLAVAGE AU BRESIL (VOIR ARTICLE DE LA CSI)
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MARTINEZ ET LE SALAIRE UNIVERSEL

Publié le 31 Janvier 2017 par aragon 43 dans CGT

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LE FN ET LE TROU DANS UNE BANQUE RUSSE

Publié le 28 Janvier 2017 par aragon 43 dans FASCISME

Je reprends un article de mon camarade Canaille le Rouge, diffusé par Médiapart concernant les liens entre une banque russe et le FN.

Le tous pourris à un nouvel adhérent : Le FN

 

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PENELOPE

Publié le 28 Janvier 2017 par aragon 43

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HOLLANDE ET LES CHRYSANTHEMES

Publié le 24 Janvier 2017 par aragon 43 dans politique, Présidentielles 2017

UN PRESIDENT COMME ON AIMERAIT QU’IL SOIT TOUT LE TEMPS

Certains glosent sur la « fuite de Varenne » du Président de la République au Chili quand son parti vote pour élire un futur potentat.

Personne n’a remarqué que Hollande vient de nous indiquer le meilleur dénouement concernant le mandat du président de la République.

Depuis son abdication au trône, Hollande, sans le savoir, un peu comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, vient de montrer à quelle utilité pourrait servir un président de la République.

Ainsi, il visite les théâtres et va voir la pièce de Drucker, là il s’échappe en Amérique latine pour entreprendre un voyage vers les démocraties ressuscitées comme au Chili ou en Colombie.

Il visite aussi les déserts, comme celui d’Atacama au Chili réputé pour être un grand lieu de solitude.

Il inaugure des complexes solaires et va dans les écoles.

Toutes ces choses qu’il ne voyait auparavant que par le petit bout de la lorgnette.

Il visite aussi les casernes de pompiers, bientôt il ira voir les pécheurs, les vrais, pas ceux qui pêchent en eau troubles comme Guéant dont la justice vient de le mettre au fer ou bien demain avec des chaines à ses pieds : on attend la cour de cassation pour savoir le jugement ultime contre ce petit voyou.

Tout compte fait, Hollande parle dans cette campagne contrairement aux allégations des médias qui s’étonnent hypocritement de son silence. Il se déplace et montre ingénument qu’il est entrain de donner la vraie définition du Président de la République : inaugurer les chrysanthèmes.

Au fait, nos candidats, de droite ou de gauche, évitent de parler de ce rôle que devrait jouer le président de la République demain : mon petit doigt me dit qu’ils aimeraient tous enfiler les habits que le général de gaulle leur a laissé et à l’exemple du plus grand pourfendeur du président de la République élu au suffrage universel, Mitterrand, de trouver son compte une fois élu et de paraitre et de singer le grand monarque De Gaulle.

« Honi soit qui mal y pense » * .

Bernard LAMIRAND

 

*Polydore Virgile raconte comment la jeune Jeanne de Kent, comtesse de Salisbury – la favorite du roi en ce temps – fait accidentellement tomber sa jarretière à un bal à Calais. Le roi Édouard III d'Angleterre répond à la foule qui sourit en attachant la jarretière à son propre genou[3] en prononçant ces mots : « Messires, honi soit qui mal y pense ! Tel qui s'en rit aujourd'hui s'honorera de la porter demain, car ce ruban sera mis en tel honneur que les railleurs le chercheront avec empressement »[4].

 

 

 

 

 

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ESPACE MARX OISE / 27 JANVIER CONFERENCE DEBAT SUR RESISTANCES

Publié le 21 Janvier 2017 par aragon 43 dans MARX ESPACE


En cette nouvelle année 2017, Espace Marx60 vous invite à inaugurer son cycle de rencontres la semaine prochaine, à l’occasion de la


Conférence-débat « RÉSISTANCES »
avec notre ami passionné et passionnant Pierre OUTTERYCK,
agrégé d’histoire et auteur de nombreux livres, notamment sur l’histoire du mouvement ouvrier

VENDREDI 27 JANVIER 2017 à 19 HEURES (accueil 18 H 30)

Maison pour Tous Nelson-Mandela à SAINT-MAXIMIN
1, rue de l’Abbé Jules-Martin (à côté de l’église)


PROGRAMME
18 h 30 - 19 h 00 : accueil
19 h 00 - 19 h 30 : introduction au débat
19 h 30 - 21 h 30 : questions et échanges avec la salle.
21 h 30 : fin de la conférence

Pierre Outteryck, historien, connu pour ses ouvrages sur la Résistance nous apportera son concours à cette réflexion à un moment où les idées nauséabondes fascistes circulent en France et dans le monde.
https://legeaibleu-editions.fr/pierre-outteryck/

Quelle est l’importance de ce concept à l’égard du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Un rappel sur les périodes les plus noires de notre pays, comment des hommes et des femmes se sont levés contre l’oppresseur, comment se sont manifestées ces résistances individuelles et collectives. Ont-elles été au départ minoritaires dans une population prise par le défaitisme et face à des idées pétainistes et de collaboration avec le nazisme. Des Français se sont affrontés dans ces périodes. À travers ce rappel historique, comment aujourd’hui, réfléchir sur la montée d’idées néo-fascistes, pétainistes, nationalistes et populistes empreint de xénophobie et de racisme.

À vendredi !

Claude Courtin
06 73 67 10 01

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TRUMP VIRE LA SECURITE SOCIALE US

Publié le 21 Janvier 2017 par aragon 43 dans Actualités

« TROMP LE PEUPLE » RADIE L’OBAMA CARE

Le monstre de la Maison Blanche vient de publier son premier décret.

Il annonce des mesures à prendre pour mettre fin à l’Assurance universelle américaine qui permettait de couvrir les américains les plus pauvres et qui ne pouvaient s’offrir les meilleures assurances privées pour leur santé.

Le but de l’Obama care était de sauver des vies humaines et était loin de répondre à une vrai sécurité sociale comme celle que nous avons encore dans notre pays et que Macron et Fillon veulent mettre un terme après le travail de sape fait par la social-démocratie avec Hollande et sa ministre Touraine.

Il faut savoir qu’aux Etats-Unis, c’est les assurances privées qui tiennent en main le système de santé et les contrats coutent très cher et une partie importante de la population en est donc exclue. C’est un secteur où les capitalistes américains « genre Trump » peuvent se faire un fric fou.

Chacun pourra remarquer que sa première mesure n’est pas pour tous les américains comme il en avait éructé dans son discours d’investiture mais bien pour la classe dominante.

Quand « l’Obama care » avait été mis en place, le but était de réduire la mortalité aux Etats-Unis, du fait d’un grand nombre d’américains ne pouvaient fréquenter les médecins et les hôpitaux à fric. Plus de 45 000 morts étaient estimés chaque année de ce fait.

Ainsi Trump et son clan viennent de donner le permis de mourir sans soins à des millions d’Américains et cela après avoir prêter serment sur la bible.

Le « tu ne tueras point » a dû être rayé de la bible de Lincoln, comme il vient de rayer la petite assurance qu’Obama avait mis en place laborieusement face à la réaction des nantis américains.

Cet individu est un monstre et rejoint d’autres monstres de cette planète.

Bernard LAMIRAND

 

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"TRUMP LES PEUPLE"

Publié le 20 Janvier 2017 par aragon 43 dans CAPITALISME

« TRUMP LES PEUPLES »

Il est arrivé le divin enfant du capital.

Nous pourrions le caractériser ainsi avec cette fête qui vient de se dérouler ce jour à Washington.

La crèche capitaliste vient de mettre au monde une crapule politique de la pire espèce qui est là pour cogner.

Les Etats-Unis ,que pendant des années nos médias et nos politiciens ont vanté comme la terre promise de la liberté, récupèrent ainsi un aventurier.

Il a déjà sorti ses colts avant d’être nommé sheriff.

Les premiers à en pâtir seront les immigrés d’origine mexicaine qui seront renvoyés immédiatement dans leurs pays d’origine ; et un mur, déjà bâti à l’époque d’Obama, va complètement clore l’espace entre le Mexique et les Etats-Unis. Même les enfants seront renvoyés sine-die.

« Trump le Peuple », la main sur le cœur, prêtant serment sur la bible, parsème sa haine de l’humain, des femmes, et de ceux et celles qui ne partagent pas sa cupidité mortifère.

Marine le Pen s’en trémousse de joie.

Une France des barbelés partout ne lui déplairait pas.

« Trump le peuple » est l’enfant du système, ne l’oublions pas, et son couronnement ne présage rien de bon pour Le peuple américain, qui, après avoir connu le Maccarthisme et la ségrégation raciale pourrait connaitre la chasse aux faciès.

L’individu n’est pas arrivé par hasard. Le capitalisme a besoin de rétablir un ordre malmené dans le monde et d’indiquer qui en est toujours le gendarme.

Il est le clone de cette classe dirigeante capitaliste, et l’équipe qui va le guider, est représentative des banquiers indélicats, les financiers véreux, des forbans de la planète pétrolière, des personnages milliardaires du commerce et de l’industrie.

Le capital a besoin de faire le ménage parmi les siens et de mettre en orbite les pires du système afin de contrôler ce monde où certains veulent prendre la place du calife. .

Il faut donc consolider les Etats-Unis qui doivent rester le porte drapeau et le gendarme du système. Cette fonction est aujourd’hui disputée par d’autres puissances capitalistes qui montent comme la Chine, mais surtout, l’idée d’états nation, de composition inter-états comme l’Europe devient un frein pour l’expansion de ces grands groupes où l’hégémonie américaine doit primer.

Alors, il ne s’agit plus de transiger et une crapule raciste et nationaliste fait l’affaire. Le capitalisme dans ses moments de crise ou quand il se sent menacé est prêt à toutes les extrémités. Aujourd’hui, il faut donc au système un individu, peu importe s’il est peu recommandable, pour casser la baraque et la reconstituer en faveur des grands groupes multinationaux auxquels les Etats doivent allégeance.

Ceux qui croient que c’est simplement un reflux à l’intérieur de ses frontières des Etats-Unis se mettent les doigts dans l’œil.

C’est bien une recomposition à l’échelon du monde, sous l’égide des Etats-Unis.

Ceux et celles qui nous distillent chaque jour les bienfaits d’un système libéral basé sur la concurrence, le donnant- donnant, les libertés d’entreprendre, le commerce et le rôle des Etats et des supers-états vont devoir trouver d’autres explications pour défendre un système à bout de souffle et qui en fin de compte est obligé de se trouver un aventurier pour continuer à dominer le monde et à fonder des rapports sociaux de plus en plus autoritaires voir despotiques et abandonner y compris les vieux principes de la démocratie bourgeoise.

Cet individu, est dangereux pour le monde. Nous le voyions déjà brandir les menaces là où les intérêts de la puissance dominante sont en difficultés et particulièrement en Asie et face à la Chine.

L’intronisation de « Trump le peuple » , ce jour, se fera sous le signe de l’affrontement.

Le capitalisme a choisi son homme parmi les sujets les plus vils et les plus nauséabonds des Etats-Unis.

Le peuple américain semble se réveiller par des manifestations pour lui dire qu’il n’est pas le bienvenu. Tant mieux !

Une bataille de classe peut s’engager dans le monde entier pour faire face à cette montée du populisme, du nationalisme, de la xénophobie et du racisme mis en exergue par Trump et ses acolytes pour domine et diviser le monde du travail.

Après les Etats-Unis, la Grande Bretagne, c’est la France et les peuples Européens qui sont dans le collimateur : il est temps de réagir et de se rassembler et de ne pas s’en laisser compter.

Et pour conclure cet article : je reprends les paroles plus que jamais d’actualité de l’Internationale : il n’est pas de sauveur suprême, ni dieu, ni césar, ni tribun. Producteur, sauvons-nous nous-mêmes ! Décrétons le salut commun !

!Bernard LAMIRAND

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REVENU UNIVERSEL (PIERRE IVORRA HUMANITE)

Publié le 20 Janvier 2017 par aragon 43 dans Economie

Ma chronique dans "L'Humanité" de ce mercredi 18 janvier :

Les dessous du revenu universel
La proposition de revenu universel fait décidément couler beaucoup d’encre. Ce n’est pas surprenant qu’elle soit réactivée en ce moment, à l’heure même où certains nous assurent que la nouvelle révolution technologique, la révolution informationnelle, va faire disparaître des millions d’emplois. De quoi s’agit-il exactement ? De verser à tout un chacun un revenu quel que soit son âge, s...on activité, sa situation, sa fortune, indépendamment de tout travail productif. Pour certains de ses promoteurs, ce revenu pourrait se cumuler avec un autre revenu, un salaire notamment et devrait, selon les auteurs, s’élever entre 400 et 700 euros.
Une telle proposition atteste sans aucun doute que la société commence à se poser la question d’un dépassement du salariat. Dans l’après-guerre, elle avait commencé à le faire en instaurant une couverture non marchande de la maladie et de la vieillesse puis du chômage. Mais ces systèmes de protection étaient tout de même en rapport avec une activité salariée. Là, même les étudiants, les chômeurs, les retraités, et pire, les oisifs percevraient ce revenu universel, pour certains en plus de leurs indemnités ou de leur pension. L’objectif serait de maintenir la tête hors de l’eau à ceux qui souffrent de la plus grande pauvreté et aussi de donner la possibilité à tout un chacun de cesser une activité salariée afin, par exemple, de se consacrer au bénévolat. Mais le paradoxe est que pour pouvoir financer un tel niveau de dépenses de plusieurs centaines de milliards d’euros, pour gagner ce « droit à la paresse » cher à Paul Lafargue, il faut bien que certains travaillent.
Ainsi, au-delà des bonnes intentions des uns et des autres, on peut penser qu’une telle proposition n’est au bout du compte que l’expression d’un esprit de résignation. De fait, elle revient à accepter la permanence d’un haut niveau de chômage et de précarité. Ne faut-il pas avoir davantage d’ambition et se donner pour objectif non pas de limiter le chômage ou d’aider à le supporter, mais de l’éradiquer. Cela suppose certes d’assurer un revenu permettant de vivre, garantissant une continuité de ressources, mais aussi, et surtout, d’avoir l’ambition de s’attaquer à la racine même du chômage et, à ce titre, de changer les gestions d’entreprise, de faire reculer la recherche de la rentabilité financière contre l’emploi, les salaires, les conditions de travail. Pour commencer à dépasser vraiment le salariat, il faut intervenir là même où le salarié est exploité, là où la production de richesses peut être réorientée et prendre un nouveau cours plus favorable aux hommes.

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DAVOS : CUREE ET CUVEE 2017

Publié le 17 Janvier 2017 par aragon 43 dans CAPITALISME

DAVOS ET LE GRATIN DU CAPITAL

On va pouvoir dire : « ils sont venus, ils sont tous là » ; en effet, le gratin du capital et ses domestiques viennent à Davos cette semaine, pour prendre l’air frais du dividende et trouver les meilleures pistes pour slalomer entre les meilleurs endroits rentables.

C’est leur assemblée générale après tout.

Là, pas besoin de démocratie, la ruée vers le veau d’or- se fait naturellement.

Le commissaire au compte capitaliste pourra se frotter la panse : les centaines de milliards d’Euros ou de dollars, comme on voudra, ont afflué dans les caisses des plus fortunés.

Rien ne leur a résisté en cette année 2016. Partout dans le monde, ils ont détroussé les pauvres, récupéré le maximum de richesse créées au détriment des travailleurs qu’ils exploitent sans vergogne, réduit leur contribution en impôts et taxes, caché leur butin dans les paradis fiscaux comme l’a fait leur serviteur luxembourgeois Junker avant de diriger la Commission Européenne du profit maximum.

Le Pape François a beau s’égosiller qu’ils ne sont que des marchands du temple, ils n’en continuent pas moins leurs maraudages dont ils ont le secret pour le transformer en biens leur appartenant du fait de leur « mise » dans les capitaux des sociétés qu’ils dirigent.

L’argent va à l’argent dit un proverbe comme l’eau du ru va à la rivière puis au fleuve et à la mer.

Ici, il s’agit de l’accumulation capitaliste.

Le bon sens est celui des affaires, du marché, de la concurrence, du plus fort, du meilleur et chacun et chacune d’accumuler comme disait Marx.

Selon OXFAM, En 2016, les 1% les plus riches de la population mondiale posséderont plus de patrimoine que les 99% restants, affirme l'ONG. «La part du patrimoine mondial détenu par les 1% les plus riches est passée de 44% en 2009 à 48% en 2014, et dépassera les 50% en 2016», précise-t-elle.

Plus évident encore : le patrimoine mondial total détenu par les habitants de la planète est estimé à 240 900 milliards de dollars en 2013, selon les données du Crédit Suisse dans son rapport Global Wealth Databook 2013 (en anglais), soit une moyenne de 51 634 dollars par individu. Mais ce patrimoine est réparti de façon profondément injuste : 83,3 % est capturé par seulement 8,4 % de la population dont le niveau de fortune est supérieur à 100 000 dollars. Par contre, ceux dont la valeur de leur patrimoine est inférieure à 10 000 dollars (68,7 % de la population mondiale) disposent seulement de 3 % de l’ensemble. Les 80 personnes les plus riches du monde (Bill Gates, les frères Koch, Warren Buffet, etc...) ont un patrimoine équivalent à celui des 3,5 milliards de personnes les plus pauvres du monde. La moitié de la planète .Nous y trouvons aussi nos profiteurs français : à partir du classement publié par Challenges, les 500 personnes les plus riches en France ont vu leur patrimoine progresser de 15% sur un an pour atteindre, au total, 390 milliards d'euros. L'indice boursier le plus célèbre de la place parisienne a lui progressé de 13,5% sur un an.

La conséquence de cette hausse est le nombre record de milliardaires que compte l'Hexagone: 67 personnes sur les 500 composants ce classement, soit 12 de plus que l'an passé.

L’Assemblée générale des profiteurs à Davos pourra donner quitus ainsi à la main invisible du capital pas si invisible que cela car ces individus circulent partout dans la planète à la recherche de sa nourriture dividentielle.

Elle pourra, à Davos, sous bonne garde de la garde prétorienne bancaire, établir pour l’année 2017 la meilleure façon dont elle pourra gruger les gueux et les faire travailler au maximum sans bourse déliée.

Les domestiques, seront présents, ils ont plus ou moins bien travaillés : certains devront s’expliquer pourquoi ils n’ont pas mis totalement au pas leur classe ouvrière à l’exemple du sieur Hollande dont son contrat ne sera pas renouvelé, de même Merkel dont le nouveau chef de la main invisible dit qu’elle a fauté en accueillant trop de migrants.

Mais la grande nouveauté, c’est la désignation aux Amériques, d’un nouveau commis : celui-là veut casser le modèle et le remplacer de fond en comble pour les plus gros et rendre plus conséquents les bénéfices.

Il est excusé à Davos pour raison de cérémonial l’intronisant chef préposé principal de la main invisible.

Et puis, il y a le bon élève chinois, qui n’a plus que communiste que le nom, lui vient pour essayer de prendre la place du grand frère US.

Oui, la curée et la cuvée Davos 2017 fera en sorte que les chiens et les vautours peuvent se battre pour l’appât du gain, selon les règles nouvelles en vigueur que Trump prépare, et ici, à Davos, le gratin ne sera pas dauphinois mais capitaliste et c’est à celui qui aura la plus grosse part.

Bernard Lamirand

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