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Publié le 31 Décembre 2016

A HOLLANDE TOUS MES VOEUX....

HOLLANDE REPONSE ANTICIPEE A SES VŒUX 2017

(inspirée de la chanson de Jacques Brel le « Moribond »)


Adieu François ; débarrasse le tapis
Adieu François, nous te quittons sans aucun souci

C'est dur de choir au printemps 2017

Tu partiras avec les premières roses fanées
Car vu qu't'es mauvais comme du pain rassis de cinq ans
On sait qu'tu prendras asile au crématorium du Medef

J'veux qu'on rigole
J'veux qu'on te fasse la ronde

J'veux qu'on rigole
J'veux qu'on danse pour ne plus voir ta faconde

Quand c'est qu'on t'mettra dans l'trou des fourbes

Adieu Président, débarrasse le Tapie
Adieu Président, nous t’abhorrons pour tes El-Khomry
On n'était pas de la même classe
On n'était pas à la même place

Et on ne cherchait pas la même direction

Toi celle du MEDEF et moi celle de la sociale
Adieu François tu vas te consumer aux enfers du capital

C'est dur de disparaître de l’Elysée hein.

T’as trop fait le malin pour le gratin

Quand les bégonias élyséens reprendront vigueur

Avec le Gattaz par les passages tu pars
J'veux qu'on rigole
J'veux qu'on danse la carmagnole
J'veux qu'on danse à la Saint Sylvestre pour ton départ

J’Veux que ton discours de nouvel an tu te l’embourbes
Et quand c'est qu'on t'mettra dans l'trou des fourbes

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #HOLLANDE

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Publié le 30 Décembre 2016

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #CGT

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Publié le 29 Décembre 2016

L’Ormeau : le contre-exemple d’une politique de santé publique responsable

mardi 27 décembre 2016

7ème semaine de grève et le mouvement des salariés grévistes de la polyclinique de l’Ormeau, à Tarbes (Hautes-Pyrénées), ne faiblit pas. Bien au contraire, aujourd’hui, ils se sont rassemblés devant l’Agence régionale de Santé de Montpellier afin de pousser l’État à prendre ses responsabilités dans un dossier qui concerne la santé de toutes et tous et la reconnaissance des qualifications des salariés qui remplissent des missions de service public.

Il ne suffit pas de se féliciter d’une baisse momentanée du nombre de privés d’emplois, encore faut-il agir pour améliorer les conditions de travail et les politiques salariales. En effet, dans ce dossier comme dans beaucoup d’autres, l’État a fait le choix d’organiser un monopole régional d’offres de soins, confié au groupe privé MédiPôle et de lui apporter des capitaux (via le CICE, la BPIfrance et la Caisse des dépôts et consignations) sans aucune contrepartie.

Les salariés de la polyclinique refusent de subir les conséquences de cette logique purement financière (avec en préparation la future cotation du groupe en Bourse) et se battent pour exercer leurs missions dans les meilleures conditions possibles. Ils continuent d’exiger l’arrêt de la réorganisation voulue par leur direction qui prévoit non seulement de rogner sur les acquis en supprimant la rémunération des temps de repas et de travail de nuit (33,6 heures payées 35h) mais aussi d’instaurer une polyvalence en vue de réaliser des économies sur la masse salariale.
Les salariés veulent une autre répartition des richesses et exigent une revalorisation salariale significative accompagnée d’un véritable déroulement de carrière.

Montreuil, le 27 décembre 2016

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 29 Décembre 2016

Je mets en ligne ce texte, paru ce matin dans le journal l'Humanité, de Asli Erdogan qui est en prison et sera jugée ce jour par les juges à la solde de Erdogan le tyran turc.

A noter aussi de nombreux intellectuels et journalistes qui sont en prison et qui jusqu'à présent n'ont pas vu le moindre soutien de l'Europe et de la France particulièrement.

Et puis n'oublions pas le peuple kurde entrain de se faire assassiner par le despote Turc.

Bernard LAMIRAND

Voici le texte d'Asli Erdogan que je vous propose d'inonder les réseaux sociaux.

Parmi les textes partagés et partageables, cet autoportrait de la jeune femme, tel qu’il avait été lu sur France Inter en septembre 2016 :

« Je suis née à Istanbul en 1967. J'ai grandi à la campagne, dans un climat de tension et de violence. Le sentiment d'oppression est profondément enraciné en moi. L'un de mes souvenirs, c'est à quatre ans et demi, lorsqu'est venu chez nous un camion rempli de soldats en armes. Ma mère pleure. Les soldats emmènent mon père. Ils le relâchent, plusieurs heures après, parce qu'ils recherchaient quelqu'un d'autre. Mon père avait été un dirigeant important du principal syndicat étudiant de gauche. Mes parents ont planté en moi leurs idéaux de gauche, mais ils les ont ensuite abandonnés. Mon père est devenu un homme violent. Aujourd'hui il est nationaliste. J'étais une enfant très solitaire qui n'allait pas facilement vers les autres. Très jeune j'ai commencé à lire, sans avoir l'intention d'en faire mon métier. Je passais des journées entières dans les livres. La littérature a été mon premier asile. J'ai écrit un poème, et une petite histoire que ma grand-mère a envoyés à une revue d'Istanbul. Mes textes ont été publiés, mais ça ne m'a pas plus du tout : j'étais bien trop timide pour pouvoir me réjouir. Plusieurs années plus tard, à 22 ans, j'ai écrit ma première nouvelle, qui m'a valu un prix dans un journal. Je n'ai pas voulu que mon texte soit publié. J'étais alors étudiante en physique. Je suis partie faire des recherches sur les particules de haute énergie au Centre Européen de Recherche Nucléaire de Genève. Je préparais mon diplôme le jour et j'écrivais la nuit. Je buvais et je fumais du haschich pour trouver le sommeil. J'étais terriblement malheureuse. En arrivant à Genève, j'avais pensé naïvement que nous allions discuter d'Einstein, de Higgs et de la formation de l'univers. En fait je me suis retrouvée entourée de gens qui étaient uniquement préoccupés par leur carrière. Nous étions tous considérés comme de potentiels prix Nobel, sur lesquels l'industrie misait des millions de dollars. Nous n'étions pas là pour devenir amis. C'est là que j'ai écrit Le Mandarin miraculeux. Au départ j'ai écrit cette nouvelle pour moi seule, sans l'intention de la faire lire aux autres. Elle a finalement été publiée plusieurs années plus tard. Je suis retournée en Turquie, où j'ai rencontré Sokuna dans un bar reggae. Il faisait partie de la première vague d'immigrés africains en Turquie. Très rapidement je suis tombée amoureuse de lui. Ensemble, nous avons vécu tous les problèmes possibles et imaginables. Perquisitions de la police, racisme ordinaire : on se tenait la main dans la rue, les gens nous crachaient dessus, m'insultaient ou essayaient même de nous frapper. La situation des immigrés était alors terrible. La plupart étaient parqués dans un camp, à la frontière entre la Syrie et la Turquie. Plusieurs fois, j'ai essayé d'alerter le Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU sur leur sort. Mais c'était peine perdue. Je ne faisais que nous mettre davantage en danger Sokuna et moi. Puis Sokuna a été impliqué dans une histoire de drogue et il nous a fallu partir. Des amis m'ont trouvé une place dans une équipe de scientifiques au Brésil, qui travaillaient sur ma spécialité. Je pouvais y terminer mon doctorat, mais Sokuna n'a pas pu me suivre. Il a disparu, un an après. Je suis restée seule avec mes remords. Rio n'est pas une ville facile à vivre pour les migrants. J'ai alors décidé de renoncer à la physique pour me consacrer à l'écriture. Mais ce n'est qu'à mon retour en Turquie que j'ai écrit La Ville dont la cape est rouge, dont l'intrigue se passe à Rio. L'héroïne est une étudiante turque, qui se perd dans l'enfer de la ville brésilienne. J'étais étrangère au Brésil, mais aussi étrangère en Turquie. Je ne me sens chez moi que lorsque j'écris. Vingt ans plus tard, aujourd'hui, je me sens toujours comme une sans-abri. J'aime bien Cracovie, je pourrais y rester encore longtemps, mais je sais bien qu'il faut laisser la place à ceux qui attendent un asile. Il faudra bien que je retourne en Turquie. En attendant, chaque jour, je me dis que dans mon pays tout le monde sait bien que je suis devenue l'écrivaine turque la plus populaire. Tout le monde le sait, mais pourtant tout le monde se tait. C'est sans doute cela, aujourd'hui, l'exil le plus terrible ».

Asli Erdoğan a également adressé cette lettre depuis sa prison :

« Chères amies, collègues, journalistes, et membres de la presse, Je vous écris cette lettre depuis la prison de Bakırköy, au lendemain de l’opération policière à l’encontre du journal Cumhuriyet, un des journaux les plus anciens et voix des sociaux démocrates. Actuellement plus de 10 auteurs de ce journal sont en garde-à-vue. Quatre personnes dont Can Dündar, (ex) rédacteur en chef, sont recherchées par la police. Même moi, je suis sous le choc. Ceci démontre clairement que la Turquie a décidé de ne respecter aucune de ses lois, ni le droit. En ce moment, plus de 130 journalistes sont en prison. C’est un record mondial. En deux mois, 170 journaux, magazines, radios et télés ont été fermés. Notre gouvernement actuel veut monopoliser la “vérité” et la “réalité”, et toute opinion un tant soit peu différente de celle du pouvoir est réprimée avec violence : la violence policière, des jours et des nuits de garde-à-vue (jusqu’à 30 jours)… Moi, j’ai été arrêtée seulement parce que j’étais une des conseillères d’Ozgür Gündem, “journal kurde”. Malgré le fait que les conseillères n’ont aucune responsabilité sur le journal, selon l’article n°11 de la Loi de la presse qui le notifie clairement, je n’ai pas été emmenée encore devant un tribunal qui écoutera mon histoire. Dans ce procès kafkaïen, Necmiye Alpay, scientifique linguiste de 70 ans, a été également arrêtée avec moi, et jugée pour terrorisme. Cette lettre est un appel d’urgence ! La situation est très grave, terrifiante et extrêmement inquiétante. Je suis convaincue que le régime totalitaire en Turquie, s’étendra inévitablement, également sur toute l’Europe. L’Europe est actuellement focalisée sur la “crise de réfugiés” et semble ne pas se rendre compte des dangers de la disparition de la démocratie en Turquie. Actuellement, nous, -auteurEs, journalistes, Kurdes, AléviEs, et bien sûr les femmes - payons le prix lourd de la “crise de démocratie”. L’Europe doit prendre ses responsabilités, en revenant vers les valeurs qu’elle avait définies, après des siècles de sang versé, et qui font que “l’Europe est l’Europe” : la démocratie, les droits humains, la liberté d’opinion et d’expression… Nous avons besoin de votre soutien et de solidarité. Nous vous remercions pour tout ce que vous avez fait pour nous, jusqu’à maintenant. Cordialement. »

Aslı Erdoğan, le 1er novembre 2016. Prison Bakırköy Cezaevi, C-9, Istanbul. Traduit du turc par le site Kedistan.

Des citations traduites extraites des œuvres d’Asli Erdoğan :

« Quand Michelle est en marche, elle tient tête au monde entier. » Aslı Erdoğan, Le Mandarin miraculeux

« L’écriture est sacrée et il faut la protéger. » Aslı Erdoğan, extrait d'un entretien avec Mehmet Basutçu.

« L'art de conter une histoire n'est-il pas un peu celui d'attiser les braises sans se brûler les doigts? » Aslı Erdoğan, Le bâtiment de pierre (Actes Sud,

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #TURQUIE LIBERTE

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Publié le 25 Décembre 2016

Rédigé par aragon 43

Publié dans #IMMIGRATION

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Publié le 19 Décembre 2016

CONFEDERATION SYNDICALE INTERNATIONALE
CSI en ligne

Canada : L’interdiction de l’amiante marque une victoire décisive pour le mouvement syndical

Bruxelles, 16 décembre 2016 (CSI En Ligne) : L’annonce aujourd’hui par le gouvernement Trudeau d’une interdiction sur l’importation, l’exportation la fabrication et l’utilisation de l’amiante représente une victoire décisive pour le mouvement syndical canadien. Malgré une interdiction initiale de l’amiante par le Canada en 2012, les importations de produits contenant de l’amiante ont connu une croissance constante au cours des cinq dernières années alors que divers produits contenant de l'amiante ont également été exportés du Canada.

Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI, a déclaré : « Nous félicitons le mouvement syndical canadien pour sa victoire et la décision du gouvernement augmentera la pression sur les autres pays qui n’ont pas encore mis en œuvre d’interdiction en ce sens. Des dizaines de millions de personnes sont exposées à l’amiante et tous les gouvernements sont appelés à intervenir dès lors que le Canada doit à présent endiguer le bilan effroyable de mortalité et de maladie. »

Hassan Yussuff, président du Congrès du travail du Canada (CTC), a affirmé : « Les syndicats canadiens ont travaillé sans relâche durant des décennies avec les survivants et les spécialistes de la santé pour obtenir cette interdiction. Nous savons que cela contribuera à renforcer les protections en matière de santé et de sécurité pour les travailleurs, de même qu’à rendre les lieux de travail et les espaces publics plus sûrs pour tout le monde. »

Dans le cadre de sa campagne pour l’interdiction, le Congrès du travail du Canada a aussi appelé le gouvernement à mettre sur pied un registre des personnes atteintes de maladies de l'amiante, à mettre en œuvre une réponse sanitaire globale couvrant la détection et le traitement précoces, des mesures ciblées sur les personnes travaillant dans des situations où l'amiante est présent, comme les rénovations de bâtiments, et des normes standardisées au niveau national en vue de l’élimination de l’amiante. Le CTC en a aussi appelé le gouvernement à soutenir les demandes soumises aux Nations Unies pour l’inscription de l’amiante blanc ou chrysotile à la liste des substances dangereuses de la Convention de Rotterdam http://www.pic.int/. Le gouvernement a en outre signalé qu’il « mettrait à jour sa position » concernant la convention contre l’amiante.

À lire également :
http://canadianlabour.ca/news/news-archive/canada's-unions-celebrate-federal-asbestos-ban
http://www.newswire.ca/news-releases/government-of-canada-to-ban-asbestos-606782976.html

La CSI représente 181 millions de travailleurs/euses au travers de 340 organisations affiliées nationales dans 162 pays et territoires

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme international

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Publié le 17 Décembre 2016

DASSAULT condamné en rafale !

Par Arrêt de la Cour d’appel de renvoi après cassation, Dassault vient de se faire une nouvelle fois condamner pour discrimination syndicale à l’encontre de sept camarades du site de Biarritz. Cette décision est définitive les délais de recours étant dépassés.

Les sommes que l’avionneur avait extorquées à chacun tout au long de leur carrière atteignent un montant de 1 100 000 €. Elles s’échelonnent entre 100 000 € et 195 000 € et seront payées sous forme de dommages et intérêts.

Il devra aussi requalifier cinq d’entre eux toujours présents aux effectifs au statut cadre. Victoire totale, réparation intégrale des préjudices, il aura fallu huit années de combat judiciaire pour parvenir à cet épilogue heureux.

Pour sa part, l’employeur ne souhaite pas commenter cette décision de justice et de simplement préciser que : » la société attache une grande importance au fait syndical et, aujourd’hui, il existe dans l’entreprise un accord permettant de suivre le déroulement de carrière des représentants du personnel. » Si la société attache une grande importance au fait syndical, il serait bon que ce ne soit pas sur le mode discriminatoire. Démenti par les faits Dassault serait mieux avisé de reconsidérer sa politique répressive envers les militants de la CGT s’il ne veut pas se voir régulièrement rappeler à l’ordre et condamner par la justice.

Souhaitons toutefois que la défense nationale n’en soit pas affectée…

François CLERC

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 16 Décembre 2016

JE METS EN LIGNE UN EXTRAIT D'UN ARTICLE DE LA VOIX DU NORD SEUL JOURNAL A AVOIR PARLE DE CETTE GREVE A ARCELOR DUNKERQUE LA PLUS GRANDE USINE DE PRODUCTION D'ACIER EN FRANCE;

PLUSIEURS MILLIERS DE SALARIES SONT EN LUTTE.

JE PUBLIE CET ARTICLE AU MOMENT OU UNE DISCUSSION EST ENGAGEE AU SIEGE D'ARCELOR.

BRAVO AUX CAMARADES ET AUX SIDERUGISTES DE LUTTER POUR LES SALAIRES FACE A CE PATRON MILLIARDAIRE MITTAL.

BERNARD LAMIRAND

DUNKERQUE

Grève chez Arcelor : une réunion de la dernière chance à Paris ce jeudi

Alors que la grève, initiée par la CGT, syndicat majoritaire, atteint ce jeudi son septième jour chez ArcelorMittal, une dernière réunion de négociations sur les salaires se tient, à Paris. Pour l’heure, l’usine tourne au ralenti, soit une perte de production qui dépasserait déjà les 50 000 tonnes.

Par Olivier Dufourg | Publié le 14/12/2016

partager twitter Le journal du jour à partir de 0.79€

 

Les syndicats d’ArcelorMittal attendent beaucoup de la dernière réunion de ce jeudi, à Paris. PHOTO MARC DEMEURE

Rarement un conflit autour des NAO (négociation annuelle obligatoire) sur les salaires aura pris de telles proportions chez ArcelorMittal. Alors que la CGT réclame une augmentation générale de 3 %, et que la direction ne propose que 0,2 % (plus une prime de 120 € en cas de signature d’un accord), l’usine tourne actuellement au ralenti, soit une perte de production qui dépasserait déjà les 50 000 tonnes de brames.

D’un côté, les trois hauts-fourneaux du site (HF2, HF3 et HF4) fonctionnent en alternance ; de l’autre, le train continu à chaud (TCC), dernière étape dans le processus de production avant l’usine proche de Mardyck, est à l’arrêt. Pour faire fonctionner les installations en toute sécurité, la préfecture a signé un arrêté vendredi pour réquisitionner du personnel.

« Il y a bien un malaise dans l’usine car les salariés, syndiqués ou pas, ont débrayé eux-mêmes sans qu’on leur demande quoi que ce soit »

Pour résumer la situation, tant la CGT, syndicat majoritaire, que la CFE-CGC et la CFDT sont d’accord sur au moins un point : en gros, la direction doit faire un effort et avancer des propositions « décentes » en termes d’augmentation des salaires. Sur la forme, en revanche, les trois syndicats, qui s’expriment chacun en leur nom (traduisez qu’aucune intersyndicale n’a été formée) revendiquent des moyens d’action différents.

Pour la CGT, c’est la voie du bras de fer avec la direction qui a été engagée. De son côté, la CFE-CGC, qui redoute les conséquences économiques d’une telle action, n’a pas appelé à la grève et se dit prête « à jouer le rôle de médiateur si besoin » pour débloquer le conflit. Quant à la CFDT, elle résume : « Il y a bien un malaise dans l’usine car les salariés, syndiqués ou pas, ont débrayé eux-mêmes sans qu’on leur demande quoi que ce soit. »

« Toutes les catégories de personnels » concernées

Malaise, vous avez dit malaise ? Pour la CGT, il va beaucoup plus loin que la seule question des NAO, « et concerne le niveau de rémunération en général, l’emploi, les conditions de travail, etc. », résume Bernard Colin, secrétaire CGT du CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail). Et comme le souligne Philippe Verbèke, représentant du syndicat dans l’usine de Mardyck, « ce sentiment touche toutes les catégories de personnels, et Montataire, Desvres et Fos-sur-Mer ont débrayé. Heure après heure, le mouvement se propage, ce qui prouve que le malaise concerne tout le groupe. »

Ce jeudi, une dernière réunion de négociations se tient à Paris. Pour la CGT, « nous n’avons pas l’intention de calmer le jeu. La direction a été prévenue bien en amont que nous n’accepterions pas une augmentation comme celle proposée, qui est indécente. Et même si elle double ce chiffre, ce serait très mal vécu ».

« Cela n’aide pas les négociations »

Avec le train continu à chaud (TCC) qui est l’arrêt, c’est l’usine de Mardyck qui risque d’être pénalisée si le mouvement devait perdurer chez ArcelorMittal. Située dans le prolongement de l’usine à chaud de Dunkerque, d’où elle reçoit sa matière première (le « coil »), Mardyck relamine à froid cette bobine pour lui donner les caractéristiques finales demandées par les clients. Mais si le TTC ne fonctionne pas…

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Luttes

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Publié le 15 Décembre 2016

Je mets en ligne cette déclaration de la CSI mais va t'on continuer longtemps à garder des relations politiques, économiques, sportives avec ce système qui enferme des travailleurs dans ce réduit capitaliste mais en même temps moyenâgeux.

Nous avons vu se tenir sous une chaleur torride, dans des rues vides , les championnats du monde de cyclisme, quelle idée d'aller faire ce sport dans ce pays où règnent les grosses voitures des émirs et consorts, est ce pour le pognon ? Certainement...

Mais les travailleurs sont là-bas dans des conditions que les bonnes âmes médiatiques et politiques s'en satisfassent ainsi que les rapaces qui vont chercher des contrats pour construire des tours toujours plus grandes qui rapportent gros d'autant plus que les salariés qu'ils emploient sont payés à coups de fronde pour ainsi dire.

Et l'on sait que bientôt les footballeurs devraient faire leur coupe du monde dans ce pays et dans des stades ou des centaines de travailleurs immigrés y ont perdus la vie.

Il faut relancer l'exigence d'annuler la coupe du monde de foot dans ce pays? Tant pis pour les promoteurs et les profiteurs....

Bernard Lamirand

 

Les « Réformes » du travail au Qatar : De nouvelles étiquettes sur de vieilles lois

Bruxelles, 13 décembre 2016 (CSI En ligne) : L’annonce par le Qatar de « réformes » à sa législation du travail laisse les travailleurs migrants sous le contrôle total des employeurs, perpétuant par-là même le système d’esclavage moderne qui sous-tend le programme d’infrastructure titanesque en préparation de la Coupe du monde de football de 2022.  

La nouvelle législation maintient le système des visas de sortie qui permet aux employeurs de retenir les travailleurs contre leur gré au Qatar pour des périodes pouvant aller jusqu’à cinq ans et d’empêcher ces mêmes travailleurs de changer d’emploi pendant toute la durée de leur contrat. Elle autorise désormais aussi les employeurs à garder les passeports des travailleurs, chose auparavant interdite par la loi, quand bien même celle-ci était rarement  appliquée. Il est toujours interdit aux travailleurs de former des syndicats et de mener des négociations collectives et étant donné l’absence d’un salaire minimum, les travailleurs sont rémunérés en fonction de leur pays d’origine plutôt que sur la base du travail qu’ils effectuent.

Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI, a déclaré : « Le Qatar a donné un nouveau nom au système abjecte de la kafala, or le fait est que les travailleurs migrants resteront asservis à leur employeur. Apposer de nouvelles étiquettes sur de vieilles lois n’ôtera en rien l’infamie de l’esclavage moderne et les travailleurs continueront à être contraints de travailler sous un système d’emploi féodal. L’un des pays les plus riches du monde est responsable du maintien des travailleurs dans la pauvreté et la servitude, avec des taux indicibles de travailleurs morts ou blessés au travail. »

Par cette nouvelle manœuvre, le gouvernement cherche à détourner la condamnation internationale du traitement abusif réservé à sa main-d’œuvre migrante, et ce à l’approche d’une décision-clé de l’Organisation internationale du travail attendue en mars prochain concernant l’ouverture d’une commission d’enquête sur le Qatar.

« Les sociétés internationales qui opèrent au Qatar doivent s’assurer qu’en l’absence d’une législation du travail du 21e siècle, l’ensemble de leurs opérations dans le pays soient conformes aux normes internationales du travail ; quant à la FIFA et aux autres organismes sportifs qui entretiennent des relations commerciales avec le Qatar, ceux-ci sont appelés à exercer des pressions concrètes en vue de réformes réelles », a déclaré madame Burrow.

La CSI représente 181 millions de travailleurs au sein de 340 organisations affiliées nationales dans 162 pays et territoires.

Suivez-nous sur le web : http://www.ituc-csi.org et http://www.youtube.com/ITUCCSI
 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #LIBERTE

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Publié le 13 Décembre 2016

Valeurs républicaines ? Basta, dit la Cour !

lundi 12 décembre 2016

La CGT a contesté la décision de la Direction générale du travail de valider les listes du Syndicat des travailleurs corses (STC) pour les élections TPE sur tout le territoire français.
La volonté de la CGT répond à son engagement à lutter contre toutes formes de discrimination et, bien sûr, contre celle concernant les salariés en fonction de leurs origines. C’est cela que prône le STC avec la préférence pour les Corses, leur volonté de « corsisation » des emplois et la défense des salariés corses.
La décision que vient de prendre la Cour de cassation représente une démission de la justice à faire respecter les règles de la République !
Pour contester le droit du STC à prôner la discrimination entre salariés, la CGT a étayé son dossier par plusieurs éléments de preuve : comme une grève organisée contre la nomination de 3 salariés « continentaux » ou des déclarations publiques de responsables du STC indiquant que l’action visant à la « corsisation » qui était jusqu’alors pacifique « pourra amener des actions différentes » !
Ces éléments de preuve ont tous été repris par l’avocat général et par la rapporteure de la Cour de cassation. Ces derniers ont estimé qu’ils prouvaient l’effectivité de l’appel à discrimination prôné par le STC et le caractère discriminatoire du syndicat.
Le Défenseur des droits est également intervenu en ce sens dans le dossier.
La CGT s’insurge contre cette décision qui ne semble répondre qu’à des considérants politiques et se réserve le droit de poursuivre ses actions juridiques.
Ce qui est surprenant et dangereux pour la démocratie, c’est qu’on estime qu’une organisation qui prône la discrimination ne contrevient pas aux règles républicaines.
Elle continuera à mener le combat contre toutes les discriminations et la division des salariés.
Elle s’engage à poursuivre avec les salariés son action pour la conquête de droits nouveaux et collectifs.
Elle appelle ses militantes et militants à amplifier leurs mobilisations dans la campagne électorale en cours, les salariés à se mobiliser dans les urnes en votant massivement pour les listes CGT.
Ensemble, mobilisés pour conquérir des droits et défendre les intérêts de tous les salariés.
Montreuil, le 12 décembre 2016

 

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Rédigé par aragon 43

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