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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

RENCONTRE GOUVERNEMENT CGT CE JOUR

Publié le 29 Juin 2016 par aragon 43 dans CGT

RENCONTRE GOUVERNEMENT CGT CE JOUR

Rencontre avec le Premier ministre et la ministre du Travail

Intervention liminaire de la délégation CGT

mercredi 29 juin 2016

Sommaire

INTERVENTION LIMINAIRE DE LA DELEGATION CGT

Philippe Martinez, Catherine Perret, Fabrice Angeï, Mohammed Oussedik

Monsieur le Premier ministre,

Madame la ministre du Travail,

Vous connaissez notre position sur le contenu de la loi qui mobilise, aujourd’hui, contre elle une majorité de l’opinion publique, une majorité des organisations syndicales représentatives de notre pays et qui ne parvient pas à réunir une majorité de députés à l’Assemblée nationale.

Vous connaissez aussi nos propositions en faveur d’un Code du travail du XXIe siècle, à même de protéger les salariés contre les effets de la course au moins-disant social sur fond de précarisation du travail et de ceux qui l’exercent.

Je vais donc concentrer mon propos sur ce que, peut-être, vous ignorez encore : avant même son éventuelle adoption, la loi dite travail que porte votre gouvernement viole de façon magistrale les conventions fondamentales de l’OIT.

En effet, en 2012, le comité de la liberté syndicale de l’OIT a jugé une affaire très similaire concernant un projet de réforme du gouvernement grec de l’époque organisant la décentralisation de la négociation collective au niveau des entreprises. Souvenez-vous, la Grèce était alors dans le viseur de la Troïka qui avait imposé au pays un bouleversement des règles de négociation collective ressemblant à s’y méprendre à l’article 2 de votre projet de loi.

Les conclusions du comité ne laissent aucun doute possible quant à l’infraction que constitue ce type de réforme par rapport aux conventions de l’OIT. Je me permets de vous en citer un court extrait qui résonne comme un avertissement :

« Le comité souligne que la mise en place de procédures favorisant systématiquement la négociation décentralisée de dispositions dérogatoires dans un sens moins favorable que les dispositions de niveau supérieur peut conduire à déstabiliser globalement les mécanismes de négociation collective ainsi que les organisations d’employeurs et de travailleurs et constitue en ce sens un affaiblissement de la liberté syndicale et de la négociation collective à l’encontre des principes des conventions 87 et 98 ».

Pour la CGT, la signification de cette jurisprudence est claire. Elle transforme en avorton l’article 2 du projet de loi dit travail.

Si le gouvernement s’entêtait à le maintenir, il est clair qu’il exposerait la France à une violation grave et immédiate des conventions fondamentales 87 et 98 de l’OIT qui, je vous le rappelle, protègent les libertés syndicales et la négociation collective dans le monde.

Il serait irresponsable de demander la semaine prochaine aux députés d’adopter une loi bafouant aussi clairement le droit international du travail, et encore davantage d’utiliser une nouvelle fois le 49-3 à cette fin.

Nous prendrions alors immédiatement nos responsabilités en alertant l’opinion publique sur ces violations et en portant plainte devant les instances habilitées de l’OIT. Et croyez-moi, nous trouverons une majorité des organisations syndicales de ce pays pour le faire.

De notre point de vue, vous n’avez par conséquent, pas d’autre choix que de retirer immédiatement l’article 2 de la loi.

Mais il y a plus grave encore, Monsieur le premier ministre. Il n’y a pas que l’article 2 qui contrevient aux engagements internationaux de la France.

Le projet de loi dans son ensemble viole le Pacte des Nations Unies relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Si vous lisez les communiqués de la CGT, vous savez sans doute que nous sommes intervenus le 5 juin dernier à Genève lors de l’examen de la France par le Comité des Droits Économiques, Sociaux et Culturels des Nations-Unies. Nous avons alerté ce comité sur le climat social en France, la stigmatisation et la répression du fait syndical, les dispositions du projet de loi Travail ainsi que son processus d’adoption.

Il y a quelques jours, les experts du comité ont rendu leur rapport. Il est accablant pour la France. Là encore, je me permets d’en citer de courts extrait. Voici ce que disent les experts des
Nations-Unies de votre projet de loi de manière générale :

« Le Comité est préoccupé par les dérogations à des protections acquises en matière de conditions de travail proposées dans le projet de loi travail (…), y compris pour accroître la flexibilité du marché du travail, sans qu’il ne soit démontré que l’État partie a considéré toutes les autres solutions possibles. Le Comité engage l’État partie à s’assurer que les dispositifs proposés pour accroître la flexibilité du marché du travail n’ont pas pour effet la précarisation du travail et la diminution de la protection sociale du travailleur. Il l’exhorte également à s’assurer que toute mesure rétrograde concernant les conditions de travail :

a) Est inévitable et pleinement justifiée (…) ;

b) Est nécessaire et proportionnée à la situation, (…) ;

c) N’est pas discriminatoire (…). »

Et voici ce que ces mêmes experts onusiens disent des atteintes aux droits syndicaux en France :

« Le Comité déplore les actes de représailles contre les représentants syndicaux signalés. Il constate aussi avec inquiétude que l’espace démocratique de négociation des conventions collectives s’amenuise. Le Comité engage l’État partie à prendre des mesures efficaces de protection des personnes engagées dans des activités syndicales, et de prévention et de répression de toute forme de représailles. Il l’engage également à assurer l’effectivité de la négociation collective et du droit de bénéficier d’une représentation syndicale conformément aux normes internationales afin de protéger les droits des travailleurs (…) ».

Je vous épargne, Monsieur le premier ministre, les infractions qu’auraient pu constituer au regard du droit international les éventuelles interdictions de manifestation que vous vous êtes permis d’agiter la semaine dernière.

Vous l’aurez compris, le projet de loi « travail » est hors-la-loi internationale. Il l’est doublement : devant l’Organisation internationale du Travail et devant les Nations-Unies. Vous n’avez pas d’autre option que de le retirer. Sans quoi, nous n’aurons pas d’autre choix que de poursuivre la mobilisation contre un projet injuste et illégal.

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SUCCES HISTORIQUE DE LA CGT A SCHNEIDER ALES

Publié le 27 Juin 2016 par aragon 43 dans FTM CGT

SUCCES HISTORIQUE DE LA CGT A SCHNEIDER ALES

Chez Schneider Electric à Alès un résultat historique pour la CGT

lundi 27 juin 2016 , par Alessandro Vitagliano

La CGT de Schneider Electric (ex-Merlin Gerin) à Alès, est devenue la première organisation syndicale au comité d’entreprise lors des élections professionnelles du 10 juin 2016.

Tous collèges confondus, la CGT obtient 3 sièges sur 5 au Comité d’Entreprise avec 52,20 % des suffrages et pour les Délégués du personnel, avec 51,32 %, obtient 3 élus sur 7.

La CGT est devenue majoritaire et progresse dans un contexte social où elle fait l’objet d’une campagne de dénigrement généralisée par de nombreux médias et certains hommes politiques.

Pour le syndicat CGT de Schneider Electric à Alès « ...ce résultat montre que les salariés ne veulent pas de la casse du Code du travail et place la CGT en pointe de la lutte contre le projet de loi travail » Pour la CGT « ce résultat est aussi la reconnaissance d’un travail de défense des intérêts collectifs du personnel de cette entreprise au quotidien pour l’amélioration des conditions de vie et de travail. »

Dans son communiqué le syndicat CGT remercie les salariés pour leur confiance et invite les salariés à poursuivre la lutte contre la loi El Khomri lors des initiatives et manifestations départementales prévue le 28 juin.

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LE SIEGE DE LA CGT ATTAQUE ET VANDALISE CETTE NUIT

Publié le 25 Juin 2016 par aragon 43 dans CGT

LE SIEGE DE LA CGT ATTAQUE ET VANDALISE CETTE NUIT

La CGT ne se laissera pas intimider par la violence

CGT Confédération Générale du Travail·samedi 25 juin 2016

Le siège de la CGT a été attaqué et vandalisé cette nuit par des individus cagoulés. Des vitres et la porte d’accès ont été cassées à la masse. Le pire a été évité car ils n’ont pu rentrer dans l’immeuble suite à l’intervention des services de sécurité interne.

Après la CFDT, c’est la CGT qui est attaquée. Nous réaffirmons que seuls le débat et l’action syndicale par les mobilisations permettent de faire entendre les revendications des salariés et du monde du travail.

Les violences commises ne font que desservir ces revendications et contribuent à essayer de discréditer le mouvement social en cours.

Les violences verbales et les insultes contre la CGT contribuent également à entretenir ce climat délétère.

La CGT reste déterminée dans son opposition à la loi « travail » et pour l’obtention de droits nouveaux à l’image de son projet de code du travail du 21ème siècle.

Plus que jamais, la mobilisation reste à l’ordre du jour.

Montreuil, le 25 juin 2016

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MAISSA BANNIE POUR AVOIR ETE AGRESS2E SEXUELLEMENT PAR LE MAIRE

Publié le 25 Juin 2016 par aragon 43 dans Actualités

MAISSA BANNIE POUR AVOIR ETE AGRESS2E SEXUELLEMENT PAR LE MAIRE

Article provenant de l'Express

L'Express

François KochIl y a 51 minutes

La lingère d'une commune de la banlieue de Dijon a été reconnue victime d'agressions sexuelles par son maire, mais elle est toujours hospitalisée pour dépression, contrainte de quitter sa ville.

Une double peine. Maïssa* a été victime d'agressions sexuelles par son employeur, le maire LR de la commune, Michel Rotger, 66 ans. Si l'homme a été condamné par la justice début juin, c'est elle qui est bannie de la ville. En arrêt maladie depuis le 30 janvier 2014, date de la dernière agression sexuelle devant témoins, la veille de son dépôt de plainte, cette lingère d'une cantine communale a fini par accepter son "exfiltration" dans un hôpital psychiatrique de Dijon en janvier 2016. "J'étais enfermée chez moi comme dans une prison", confie-t-elle. En raison de la violente hostilité contre elle, Maïssa ne pouvait plus sortir dans les rues de Chevigny-Saint-Sauveur, commune de 10 000 habitants dans la banlieue est de Dijon où elle réside depuis dix-huit ans.

"Cette affaire m'obsède, je vis avec elle à chaque instant"

Depuis l'audience correctionnelle de Dijon, le 11 mai, Maïssa va un peu mieux. Elle a réussi, grâce aux médicaments, à la présence d'un psy et d'infirmiers et au soutien comme partie civile de l'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), à faire face à son agresseur pendant les six heures d'audience. La condamnation à un an d'emprisonnement avec sursis de son agresseur lui a mis du baume au coeur. Un peu seulement, car elle sait qu'elle devra affronter à nouveau un procès, devant la Cour d'appel de Dijon cette fois.

"Cette affaire m'obsède, je vis avec elle à chaque instant." Les agressions sexuelles lui reviennent en mémoire comme des flashs, avec un sentiment de dégoût. Il y aussi tout ce qu'elle a dû subir après.

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L'EUROPE... L'EUROPE.... L'EUROPE !!!!!

Publié le 25 Juin 2016 par aragon 43 dans EUROPE

EUROPE : EN FINIR AVEC CEUX ET CELLES QUI S'EN ENGRAISSE
EUROPE : EN FINIR AVEC CEUX ET CELLES QUI S'EN ENGRAISSE

L’EUROPE L’EUROPE L’EUROPE !!!!

Il n’est pas dans mes habitudes de reprendre les déclarations du Général de Gaulle, mais celle citée en titre, vaut aujourd’hui son pesant d’or quand on saisit où cette Europe nous entraine.

Je la reprends donc, et je cite le général de Gaulle pour mon propos qui va suivre: « Il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur les réalités. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant "l'Europe !", "l'Europe !", "l'Europe !" mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien.(...)Vous en avez qui crient : "Mais l'Europe, l'Europe supranationale ! il n'y a qu'à mettre tout cela ensemble, il n'y a qu'à fondre tout cela ensemble, les Français avec les Allemands, les Italiens avec les Anglais", etc. Oui, vous savez, c'est commode et quelquefois c'est assez séduisant, on va sur des chimères, on va sur des mythes. Mais il y a les réalités et les réalités ne se traitent pas comme cela. Les réalités se traitent à partir d'elles-mêmes ».

Oui, il ya les réalités, et nous les vivons actuellement : pas seulement sur ce qui vient de se passer en Grande Bretagne avec le « Bréxit » mais aussi ce qui s’est passé en Grèce et plus largement ce qu’elle sécrète : la montée populiste voir fasciste dans toutes les contrées européennes.

Cette Europe mise en place avec la CECA en 1951, en pleine guerre froide, je l’ai connu en tant que membre du comité consultatif du charbon et de l’acier et responsable syndical national de la FTM CGT siégeant à Luxembourg dans les années 1980 à 1990 et dans cette période du plan acier visant à réduire dans toutes l’Europe les capacités de production de l’acier.

Une période où s’esquisse toutes les délocalisations et les plans dits sociaux qui vont se succéder par la suite et toucher les industries comme le charbon, l’acier, le textile etc…

La réalité de l’Europe c’est qu’elle s’est bâtie uniquement pour le capital financier et les traités de Rome, de Maastricht, puis la constitution Européenne de 1985, ont été les moyens constitutionnels pour assurer la prééminence de la finance.

l’Europe, belle idée, était déjà difforme dès sa naissance.

La Grèce est une démonstration de la capacité de cette Europe du Fric à faire plier les peuples et les démocraties bourgeoises dès que le capital est l’enjeu .

La réalité est là devant nous.

Cette Europe est entrain de prendre un tour de plus en plus autoritaire et nul doute qu’elle a les outils pour dépasser y compris ce vote intervenu en Grande Bretagne. Déjà les instances sautent comme des cabris et invoque l’Europe et tout ce que les peuples pourraient perdre s’il advenait que d’autres suivent le même chemin .

La peur et l’autoritarisme, voilà ce qu’est devenu l’Europe que l’on nous vendait du temps de Robert Schuman et de Jean Monnet comme quelque chose de formidable.

Les peuples ont été mis de coté pour assurer la suprématie de la finance.

Mais nous l’avions dit dès le départ : cette Europe n’est pas celle du monde du travail et cela se voit aujourd’hui comme le nez au milieu de la figure.

Le vote intervenu en Grande Bretagne, et particulièrement en Angleterre et au Pays de Galles, résume ce qu’est cette Europe : celle du fric.

Le pire, c’est qu’elle exsude maintenant un autre pire : la montée raciste et xénophobique contenu dans ce vote en Angleterre et cela va avec la montée fasciste dans les pays de l’Est.

Les vieux démons croissent sur le fumier et les déjections de la finance internationale qui siège à Bruxelles les nourrissent amplement.

La réalité est là aujourd’hui et il faut non pas la subir mais la changer.

L’Europe est toujours une belle idée mais à la condition qu’elle soit celle des peuples et des travailleurs.

Hollande, élu Président de la république en 2012 avait une occasion extraordinaire d’en modifier le contenue, mais il s’est couché le soir de sa prise de mandat devant le représentante des Konzern allemands, acceptant les politiques austéritaires qui ont fait les dégâts qui gangrènent toute la vie sociétale européenne et française.

Cet individu, s’est ensuite couché et dernièrement avec la loi El-Khomry qui est bien celle de la finance internationale et des grandes multinationales. La Communauté Européenne a bel et bien inscrit la fin des droits sociaux hérités des luttes du monde du travail depuis l’aube l’industrielle conformément aux besoins des grandes multinationales.

Hollande, s’emploie donc depuis hier soir à raccommoder le système. Ce bonhomme ne représente plus que lui-même comme le sont toutes ces ombres qui hantent les couloirs de Bruxelles cherchant sébile en main les avantages financiers et les protections financières pour les nantis au point que les bestioles du Front national et autres se gavent de leurs saloperies.

Il est vraiment temps de changer cette Europe. Il ne s’agit pas pour les peuples qui la composent de s’enfermer dans leurs frontières, d’y mettre des murs, d’empêcher les peuples de correspondre entre eux, il s’agit de faire une véritable Europe du monde du travail.

Et la grande question, c’est bien celle de la démocratie sociale.

Là il y a un grand travail à faire sur le plan politique mais aussi sur le plan syndicale.

Nous avons adhéré à la CES, ce n’était pas pour enfiler des perles, la CES doit être l’outil du progrès social, elle doit être un fer de lance contre ce système capitaliste qui règne sans partage en Europe et détruits toutes les conquêtes sociales.

Oui, la bataille qui se déroule en France est regardée par tous les travailleurs épris de justice sociale et d’émancipation sociale.

Alors, il est temps de mettre une autre Europe sur pied et de couper l’herbe sous les pied à l’Europe des populistes, des nationalistes de tous poils dans laquelle la bête immonde décrite par Berthold Brecht est entrain de faire son nid.

Oui, il est temps de faire autre chose qu’un Bréxit raciste et populiste, qui n’est que l’émanation de la puanteur d’un système capitaliste qui rend la vie toujours plus difficile pour le monde du travail.

L’Europe, l’Europe, l’Europe…. Non ! l’Europe des peuples et du monde du travail, voilà ce qui doit enfin se construire et c’est ses peuples et ses travailleurs qui sont à même d’en édifier le contenu.

Bernard LAMIRAND

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BREXIT : DECLARATION DU PCF

Publié le 24 Juin 2016 par aragon 43 dans EUROPE

BREXIT : DECLARATION DU PCF

L'ampleur du désaveu doit conduire à la refondation de l'UE (Pierre Laurent)

Publié le 24 juin 2016 par Front de Gauche de Pierre Bénite

Les citoyens britanniques viennent de voter à 51,9 % pour sortir de l'Union européenne. C'est un nouveau choc révélateur de l'ampleur du désaveu populaire vis à vis de l'UE néolibérale. Le temps est venu de refonder l'UE, de construire une Union de peuples et de nations libres, souverains et associés, tournée vers le progrès humain et la justice sociale.

Cette nouvelle Union, et les nouveaux traités qu'elle appelle, doivent se construire sous le contrôle des peuples européens. Le déni répété de cette exigence depuis le référendum de 2005 sur le Traité constitutionnel européen jusqu'au coup d’État financier contre la Grèce, a conduit l'Europe dans le jusqu'au-boutisme libéral et donné des ailes à l'extrême droite.

La stratégie de David Cameron et l'accord passé avec la Commission européenne ciblant les populations immigrées ont libéré les forces les plus xénophobes au Royaume Uni. Même dans sa formation politique, Cameron a été pris à son propre jeu.

Pour les classes populaires britanniques, le changement de gouvernement qui s'annonce à l'automne, encore plus à droite, veut dire plus d'austérité, plus de soumission aux marchés, plus de tensions et de racisme dans la société. Nous refusons le faux dilemme imposé par les partisans de l'austérité, entre l'enfoncement dans la crise sociale et l'autoritarisme, ou la dislocation sur fond de rivalités nationalistes.

Il y a une autre option, celle de la reprise en main du projet européen par la gauche.

Une lutte cruciale pour notre avenir à tous est engagée entre la droite ultralibérale de Boris Johnson alliée à l’extrême droite de Marine Le Pen et l'alliance de toutes les forces de gauche et de progrès qui refusent l'austérité.

Nos regards se tournent vers l'Espagne, ou le résultat de dimanche pourrait ouvrir un espoir dans le camp progressiste. Les communistes français seront plus que jamais au côté des peuples, de la gauche du Royaume Uni et d'Irlande, dans la période complexe et instable qui s'ouvre.

Avec nos alliés, nous travaillerons sans relâche à la construction de l'Europe du développement social, économique et écologique, respectueuse des souverainetés nationales.

La campagne présidentielle et législative de 2017 doit être l'occasion d'un grand débat populaire sur la politique de la France en Europe. Il n'y a rien à attendre de Hollande et Sarkozy qui ont été les artisans de l'Europe austéritaire.

La question du changement politique à gauche, dans un grand pays comme le nôtre se pose plus que jamais.

Le PCF entend y contribuer dès maintenant, en construisant un pacte d'engagements commun qui contienne une politique concrète et offensive pour un gouvernement de la France qui soit au combat sur la scène européenne.

Pierre Laurent,

Secrétaire national du PCF, Président du PGE

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DEGRADATIONS SIEGE DE LA CFDT

Publié le 24 Juin 2016 par aragon 43 dans CGT

DEGRADATIONS SIEGE DE LA CFDT

Dégradations

La CGT condamne l’attaque et les dégradations commises contre le siège de la CFDT hier soir

vendredi 24 juin 2016

Le siège de la CFDT a été attaqué, tagué et dégradé cette nuit par des individus cagoulés. De tels actes sont inadmissibles et condamnables.

La CGT est attachée à la démocratie et au pluralisme d’expressions. Quelles que soient les appréciations ou opinions divergentes qui peuvent s’exprimer comme c’est le cas pour la loi travail, la CGT ne cessera pour autant de se battre pour que vive un réel débat démocratique.

Il faut convaincre par ses idées et non contraindre par la violence !

Depuis plusieurs mois, des « casseurs » sévissent devant le cortège des manifestations et se sont attaqués au service d’ordre des organisations syndicales. Les exactions d’hier soir alimentent de nouveau la violence, avec pour seul objectif de détourner l’attention du cœur du problème qu’est la loi travail rejetée par une très large majorité des français et des organisations syndicales.

Plus que jamais cela confirme la très grande responsabilité du gouvernement à permettre la sortie de l’impasse.

Montreuil, le 24 juin 2016

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ECONOMIE NUMERIQUE LES MEMES DROITS AU TRAVAIL

Publié le 23 Juin 2016 par aragon 43 dans INTERNATIONAL

ECONOMIE NUMERIQUE LES MEMES DROITS AU TRAVAIL

CONFÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE

Nouveau sondage mondial : les travailleurs de l’économie numérique méritent les mêmes droits que les travailleurs de l’économie réelle

21 juin 2016 (CSI en ligne) : La technologie en soi ne constitue pas une menace pour le travail décent ; ce qui importe, c’est la façon dont elle est gérée et dans l’intérêt de qui, ont annoncé les syndicats internationaux avant la réunion ministérielle de l’OCDE sur l’économie numérique, qui se tient actuellement au Mexique.

« La révolution numérique offre des opportunités de travail décent et de services de qualité si les gouvernements réglementent le comportement des entreprises comme nous attendons qu’ils le fassent pour les activités traditionnelles. La prochaine vague de technologie peut jouer un rôle extrêmement important dans le passage à un monde ‘zéro carbone et zéro pauvreté’, mais les gouvernements doivent accepter la responsabilité de garantir une transition juste, qui repose sur le dialogue social, les droits du travail, la protection sociale et une réglementation efficace », déclare Sharan Burrow, la secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale.

D’après le sondage d’opinion « Nouveaux fronts » 2016 de la CSI, 82 % des personnes interrogées pensent que les entreprises qui dispensent des services par le biais de plateformes Internet doivent garantir aux travailleurs les mêmes droits et les mêmes protections – congés maladie, congés payés, retraites et représentation syndicale – que ce ceux qui sont accordés aux autres travailleurs.

Les syndicats ont défini une charte sociale en trois points pour toutes les entreprises enregistrées qui font appel aux plateformes numériques. Ces entreprises doivent :

- Payer des impôts dans le pays où elles perçoivent leurs revenus ;

- Contribuer à la protection sociale dans les pays dont les systèmes nationaux de protection sociale prévoient ces contributions ;

- Être tenues pour responsables devant la loi à l’égard des relations d’emploi et d’autres réglementations appropriées.

Le sondage d’opinion « Nouveaux fronts » 2016 de la CSI, qui a été réalisé dans neuf pays représentant 55 % du PIB mondial et 45 % de la population mondiale, montre que le public est fortement attaché au fait que les gouvernements défendent l’État de droit dans l’économie numérique.

C’est dans les pays asiatiques consultés pour le sondage que cet attachement est le plus important : Chine (91 %), Corée du Sud (87 %) et Inde (86 %).

La population de chaque pays approuve ce principe à une grande majorité : 84 % en Argentine, 81 % en Allemagne et au Royaume-Uni, 78 % en France et au Canada et 70 % aux États-Unis.

« L’avenir du travail commence maintenant. Il passe par le respect des droits des travailleurs, la garantie de salaires minimum qui permettent aux travailleurs de vivre dignement, l’assurance de pouvoir exercer les droits de négociation collective pour tous les travailleurs, et de bénéficier de la protection sociale. Le travail décent est indissociable de l’État de droit », ajoute Sharan Burrow.

« Les dangers et les risques qui vont de pair avec le développement de l’activité des plateformes numériques ne sont pas tous nouveaux, dans la mesure où il y a déjà de nombreux travailleurs externalisés dans ‘l’ancienne économie’, par exemple des gardiens, des vendeurs dans le commerce de détail ou des ouvriers de l’industrie manufacturière, qui savent bien ce que signifie l’expression ‘à la demande’ en termes d’emplois sous-payés et précaires avec un accès limité à la sécurité sociale », précise John Evans, le secrétaire général de la Commission syndicale consultative auprès de l’OCDE (TUAC).

« Il est nécessaire de protéger les droits de négociation collective pour tous les travailleurs. Les syndicats veillent à ce que la technologie du XXIe siècle ne se traduise pas par des conditions de travail dignes du XIXe siècle pour les travailleurs des plateformes numériques. La ‘nouvelle négociation’ doit permettre aux travailleurs d’adhérer à des syndicats et de mener des négociations collectives – les travailleurs et, de plus en plus souvent, les autorités de contrôle, reconnaissent qu’il est important que les employeurs de la ‘nouvelle économie’ en soient conscients aussi ».

La TUAC organise un forum spécial avec des représentants de la société civile, du secteur privé, du secteur public et des syndicats avant la réunion ministérielle de l’OCDE pour examiner les points spécifiques visant à garantir un impact positif global de l’économie numérique sur l’emploi et l’égalité économique (http://www.tuac.org/en/public/e-docs/00/00/12/30/document_doc.phtml ).

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LOI TRAVAIL VU PAR LE SYNDICAT DES AVOCATS DE FRANCE

Publié le 23 Juin 2016 par aragon 43 dans Actualités

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CGT : MAINTIEN DE L'ORDRE TOUTE LA LUMIERE DOIT ETRE FAITE

Publié le 23 Juin 2016 par aragon 43 dans CGT

CGT : MAINTIEN DE L'ORDRE TOUTE LA LUMIERE DOIT ETRE FAITE

Violences et manifestations

Toute la lumière doit être faite

mercredi 22 juin 2016

La CGT avec la FSU, Solidaires, SAF, UNEF, FIDL, UNL et la LDH demandent l’ouverture d’une enquête parlementaire sur les choix opérés par le ministère de l’intérieur quant au maintien de l’ordre durant les manifestations.

De nombreux manifestant-tes sont victimes de graves dysfonctionnements : délogés, pourchassés, blessés, interpelés par les forces de police alors même qu’ils n’ont commis aucune infraction !

Dans le même temps, certains individus responsables de « casse » sont contenus en tête de cortège sans jamais être neutralisés par les forces de police.

Des policiers syndiqués l’ont d’ailleurs dénoncé : les ordres semblent tarder dans des situations qui exigent une forte réactivité.

De plus, le parquet requiert des peines ou demande des poursuites alors même que les dossiers sont vides de preuve, mais le fait de participer à des manifestations, à des mobilisations est retenu à charge. Nous demandons aussi un éclaircissement sur le rôle du ministère public.

Cette enquête parlementaire est indispensable.

Le droit de manifester est un droit fondamental !

Ce gouvernement ne peut pas le bafouer et opposer la nécessaire sécurité à la liberté d’expression et d’actions.

Nos libertés ne sont ni négociables, ni ajustables.

Nous les voulons pleinement garanties.

Montreuil le 22 juin 2016

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