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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

REPORT LOI EL KHOMRI DECLARATION DE LA CGT

Publié le 29 Février 2016 par aragon 43 dans syndicalisme

REPORT LOI EL KHOMRI DECLARATION DE LA CGT

Report de la présentation de loi « El Khomri »

Un premier recul du gouvernement

lundi 29 février 2016

L’annonce par Manuel Valls du report de la présentation du projet de loi « El Khomri » en conseil des ministres, est un 1er recul à mettre à l’actif de la mobilisation montante.

Le gouvernement doit prendre en considération les revendications qui s’expriment dans les entreprises, les services sur les questions de salaires, d’emploi, de conditions de travail ainsi que le rejet massif du projet de loi code du travail.

Il doit maintenant annoncer son retrait et ouvrir une phase de négociations réelles avec les représentants syndicaux et les organisations de jeunesse pour élaborer un code du travail protecteur. La CGT a des propositions concrètes en ce sens, et poursuit ses échanges intersyndicaux pour la construction de nouveaux droits.

La CGT propose aux salariés, la semaine du 7 au 11 mars des initiatives multiples dans les entreprises et le 9 mars de participer aux rassemblements et manifestations unitaires en construction.

Fin mars, elle appelle avec d’autres organisations syndicales et organisations de jeunesse, les salariés à une journée de mobilisation convergente, nationale sur les revendications, pour le retrait du projet El Khomri, pour un code du travail du 21ème siècle !

Montreuil, le 29 février 2016

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FAIRE GREVE N'EST PAS UN DELIT

Publié le 29 Février 2016 par aragon 43 dans INTERNATIONAL

FAIRE GREVE N'EST PAS UN DELIT

Communiqué commun des Comisiones Obreras et CGT

Faire grève n’est pas un delit

vendredi 26 février 2016 , par Alessandro Vitagliano

La Confédération générale du travail « Cgt » et la Confédération syndicale des commissions ouvrières « CC.OO » appellent à poursuivre la lutte avec les salariés d’Airbus et de Goodyear.
Les deux organisations se sont félicitées de l’acquittement le 17 février dernier des 8 syndicalistes d’Airbus Getafe/Madrid suite au retrait de plainte sans fondement par les autorités espagnoles. Les 8 camarades d’Airbus étaient sous le coup d’une procédure judiciaire, pour avoir participé à la grève générale du 29 septembre 2010 et pour laquelle ils risquaient une peine de prison pouvant aller jusqu’à 8 ans et 3 mois.

Mais la lutte n’est pas terminée, car de part et d’autres des Pyrénées, en Espagne avec le procès à venir d’environ 300 travailleurs et celui en France avec par exemple les 8 camarades de Goodyear Cgt ou les salariés de Air France – tous risquent encore la prison pour avoir mené des luttes afin de défendre leurs droits.

Les salarié(e)s en Europe et dans le monde doivent se mobiliser face aux attaques des multinationales et des gouvernements visant à réduire les droits des salariés en portant une atteinte grave aux libertés syndicales ! Cette condamnation s’inscrit dans un mouvement de criminalisation de l’action syndicale, qui s’accentue jour après jour.

Dans ce contexte d’attaque générale dans le monde contre le droit de grève, le jugement de Madrid représente déjà une première victoire gagnée par des luttes et des mobilisations pour la défense de nos droits.

FAIRE GREVE N’EST PAS UN DELIT !

Nous CCOO et CGT réaffirmons notre détermination à soutenir les salariés avec leurs syndicats engagés dans des actions et appelons à amplifier les mobilisations et les initiatives.
Continuons à nous mobiliser pour faire reculer les gouvernements Espagnol et Français en commençant par exiger l’arrêt des poursuites contre les salariés en lutte, la préservation du droit de grève et la liberté d’association.

Montreuil le 25 février 2016

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VALEO : UN EXEMPLE A SUIVRE

Publié le 27 Février 2016 par aragon 43 dans Luttes

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600 000 et vers le million.... Proposition de luttes.....

Publié le 26 Février 2016 par aragon 43 dans Luttes

Contre le projet El Khomri les 600 000 sont atteints !

Publié le 26 février 2016 par Front de Gauche de Pierre Bénite

Nous vivons un moment exceptionnel rare dans notre pays et qui peut marquer son histoire. Il rappelle par certains côtés les semaines qui ont précédé mai 1968, plus près de nous 1995 contre les projets Juppé et le référendum de 2005 contre le projet de constitution européenne.

Une question se pose donc dès maintenant à chacun des signataires, comment se rendre disponible pour se rassembler, s'unir, agir, pour manifester et porter l'exigence d'un retrait pur et simple de ce texte ignoble du conseil des ministres !

Quelle initiative pour que les 600 000 signataires se retrouvent ensemble pour porter ces centaines de milliers de pétitions soit au 1er ministre soit à Hollande ?

Cette question est en discussion entre les syndicats, mais ne faut-il pas que les initiateurs de la pétition prennent l'initiative de réunir tous les partis, tous les syndicats, toutes les associations pour ensemble décider d'une initiative, manifestations, rassemblements ou autres le même jour pour aller déposer nos pétitions ?

Déjà dans des départements, le 9 mars est pointé et fait l'objet de décision d'initiative, c'est vrai aussi chez les jeunes qui appellent ce jour là à des manifestations, alors pourquoi ne pas retenir cette première date ?

Elle pourrait être suivie par une seconde qui viserait à interpeller l'ensemble de la représentation nationale, un jour l'Assemblée avec les députés et un autre jour le Sénat avec les sénateurs.

Ces deux initiatives pourraient être suivies par la journée d'action syndicale unitaire du 31 mars déjà proposée par la CGT. Voilà quelques matières à réflexions pour tous.

Prendre la dimension de la contre-offensive. En effet nous ne voulons pas de ce projet et nous ne lâcherons pas. Et dans le même temps, nous avons besoin d'un code du travail plus efficace, plus protecteur, plus sécurisant pour les travailleurs, leur santé, leur vie, leur famille en deux mots plus humain et qui contribue au respect de la dignité.

Il est donc temps de mettre en avant les propositions syndicales, politiques et citoyennes qui répondent à cette attente de nos concitoyens.

Tous ensemble nous sommes capables de formuler une nouvelle cohérence qui parte des réponses urgentes aux besoins sociaux et démocratiques, vise une utilisation utile et efficace de l'argent à tous les niveaux, et réponde à l'énorme besoin de démocratie avec des droits nouveaux afin que dans les entreprises, les banques, les services publics, les administrations, les institutions de la République, la cité et l'Etat, les citoyens, salariés et non salariés, aient des pouvoirs nouveaux afin d'orienter les décisions de gestion vers l'efficacité sociale, l'emploi, le développement économique et écologique, l'égalité.

C'est ce chemin qui conduira à une 6ème République et à une issue à la crise.

Ecrivons ensemble ces nouvelles pages de notre pays, pour lui ouvrir une nouvelle phase de modernité, dans la confrontation d'idées et surtout plaçons ces exigences au coeur de l'action unie !

Continuons la mobilisation et collectons rapidement le million de signatures !

Salut fraternel à toutes et ous

Jean Chambon

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JOEL MOREAU ET DEMAIN LES LETTRES DE CACHET POUR LES MILITANTS

Publié le 26 Février 2016 par aragon 43 dans syndicalisme

Voilà les faux modernes
Voilà les faux modernes

JUSTICE DE CLASSE POUR JOEL MOREAU ?

Bientôt les lettres de cachet du sieur Valls enverrons les gueux d’aujourd’hui dans les bastilles Valsienne.

Elever la voix quand on est parqué dans un parking pendant des heures relève maintenant de la poursuite par les argousins chargés de protéger le « seigneur et ses marionnettes » en déplacement à Mulhouse pour tenter de s’opposer à l’opprobre du peuple concernant la casse du code du travail.

La mise en garde à vue de Joël Moreau, un militant syndicaliste respecté, puis son passage illico-presto au tribunal pour « outrages à agents dépositaires de l'autorité publique », montre à quel point le petit dictateur de Matignon appréhende la colère qui monte partout en ce moment .

Une notion bien vague, celle de l’outrage, que tout les petits « nabots » qui ont dirigé depuis des siècles la France ont utilisé quand des manants - aujourd’hui des manifestants- constatent que leurs libertés sont menacés.

Alors même les mots prononcés sont de trop. Nul ne doit atteindre le prince dans son costume drapé à « la bourgeoise ».

Alors le prince ne veut plus que raisonne à ses oreilles le langage des charretiers et autres qui ont fait les beaux jours de nos dictionnaires et l’on devrait lui rendre vénération et faire à la place la génuflexion réclamée par un autre prince, celui qui écrit sur parchemin enluminé le code patronal, le dénommé Gattaz.

Pour faire son éloge, nous pourrions reprendre tous les bas mots de la terre : il ne mérite qu’un seul mot : celui de notre mépris.

Joel plaide coupable, il assure ses paroles et ses actes, comme le fit Victor Hugo à l’égard du second empire qui gouvernait la France, et rappelons sa diatribe contre Napoléon le Petit, mais il vrai que le ptit coq de l’Elysée n’y arrive pas à la semelle.

Valls, finira, dans les poubelles de l’histoire, comme d’autres avant lui, car rien n’arrête les hommes de progrès face au conservatisme et à l’autoritarisme.

Bernard LAMIRAND

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ECONOMIE : SORTIR DE L'IMPASSE

Publié le 25 Février 2016 par aragon 43 dans ECONOMIE

ECONOMIE : SORTIR DE L'IMPASSE

Utiliser l’argent autrement

«Sortir de l’impasse économique », c’est l’appel que nous avons lancé, avec de nombreux économistes. Car les difficultés de chacun empirent chaque jour et le monde est au bord d’une nouvelle crise financière et globale, peut-être plus grave que la précédente.

Le sentiment prévaut de la catastrophe à venir, mais sans les moyens de la conjurer! Nous appelons ainsi à ouvrir un débat sur un plan de sortie de crise en trois volets:

  • « un nouveau pacte productif à la fois écologique et social », concernant de fait les entreprises et les services publics,
  • « un programme de soutien à l’activité économique et à l’emploi »
  • et une remise en cause des « règles néolibérales » de l’Union européenne. La France doit « proposer cette réorientation à ses partenaires ».

Il faut un mouvement populaire citoyen pour une autre utilisation de l’argent. Car combattre le monopole culturel et de pouvoirs sur l’argent, utilisé pour le profit et l’accumulation contre l’emploi, le social, les dépenses publiques et pour spéculer, est au cœur des moyens d’en sortir.

Et passer sous silence le rôle des banques et de la BCE pour une issue, c’est ou bien faire preuve de l’ignorance la plus crasse, ou bien tromper le « bon peuple » avec des paroles pompeuses et des promesses grandiloquentes que l’on est décidé par avance à ne point tenir.

Les idées néolibérales mènent à une impasse.

La guerre sociale intérieure actuelle débouche sur une guerre antisociale et économique extérieure sans fin. Chacun cherche à exporter au détriment de l’autre en baissant ses coûts salariaux et en comprimant sa demande intérieure, de l’Allemagne à l’Espagne en passant par la France.

Soutenir une tout autre activité et l’emploi et desserrer l’étau européen néolibéral sont nécessaires. Mais comment ? La question est là.

Il ne suffit pas d’une politique keynésienne « traditionnelle » de soutien à la demande, même amendée d’une orientation écologique. Il faut une deuxième jambe : celle de l’offre, la production. Et entre les deux, la finance et le crédit.

Pour une autre production matérielle et de services, il faut combattre et dénoncer ce que font les banques et la BCE, en faire peu à peu des leviers décisifs d’une alternative réussie. C’est aussi une question de démocratie qui unifie les peuples de toute l’Europe. Il n’y a qu’à voir le début de succès de la campagne internationale « Quantitative easing for the people », ou encore la campagne trop tôt arrêtée sur le coût du capital.

Car une issue réussie exige une autre efficacité productive et des pouvoirs sur les financements. Elle exige de contrer la croissance financière et faire reculer le coût du capital pour engager d’autres dépenses qui vont permettre une autre efficacité.

Les banques et le grand patronat des entreprises, appuyés par la politique Hollande-Valls-Macron et le projet El Khomri, jouent en réalité pour l’essentiel contre cette orientation ! avec une fuite en avant dans les licenciements à tout va, les délocalisations, la spéculation, le gonflement des profits, la baisse du coût du travail et des dépenses publiques et sociales.

Au contraire, les banques et les entreprises doivent financer de nouveaux investissements matériels et de recherche à bas taux s’ils développent les salaires, mais aussi la formation, les emplois, et économisent les rejets et les consommations de matières. Une autre efficacité c’est aussi que la BCE appuie un développement massif des services publics, particulièrement pour développer les capacités de toutes et tous. Cela tirerait en outre immédiatement la demande.

Il y a trois urgences:

  • Créer un fonds européen de financement des services publics nationaux et locaux, à taux zéro, financé par le quantitative easing de la BCE (1500 milliards d’euros), intercalé entre elle et les États nationaux, et démocratique. Les traités existants le permettent!
  • Utiliser et élargir le pôle public bancaire (dont la BPI) pour faire levier sur les entreprises, avec des pouvoirs démocratiques sur le crédit et sur les entreprises (utilisation de leurs crédits et profits).
  • Réformer, oui, le Code du travail, mais pour aller vers une sécurité d’emploi ou de formation où ce n’est pas le marché et le patron qui maîtrisent les mobilités, mais les gens pour un développement des personnes, appuyés par de nouveaux droits et pouvoirs et un service public de l’emploi profondément refondu, cherchant ensemble une tout autre efficacité économique.

Frédéric Boccara

Economiste, membre du Conseil économique social et environnemental, membre du CA des économistes atterrés, membre du CN du PC

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MAROC: GREVE TRES SUIVIE DECLARATION DE LA CSI

Publié le 24 Février 2016 par aragon 43 dans INTERNATIONAL

MAROC: GREVE TRES SUIVIE DECLARATION DE LA CSI

CONFÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE

CSI en ligne

012/240216

Grève générale au Maroc

Bruxelles, le 24 février 2016 (CSI en ligne): Une grève nationale organisée aujourd'hui par les principales confédérations syndicales au Maroc - l'UMT, la CDT et l'UGTM, affiliées à la CSI - conjointement avec la FDT et le syndicat d'enseignants SNES, a été fortement soutenue par les travailleurs et les travailleuses ainsi que par l'opinion publique dans tout le pays.

Les syndicats ont recouru à la grève suite au refus du gouvernement d'engager un dialogue constructif au sujet d'une série de questions, notamment les salaires, la fiscalité, les pensions et la législation du travail. Compte tenu de la baisse du niveau de vie des travailleurs/euses marocains, de l'augmentation des violations des droits des travailleurs/euses et de l'imposition unilatérale par le gouvernement de mesures régressives touchant la main-d'oeuvre, la grève a obtenu un soutien généralisé.

Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI, a déclaré: « Le gouvernement marocain refuse d'écouter son propre peuple - les femmes et les hommes qui créent de la richesse et soutiennent la société et l'économie. La CSI appelle le gouvernement à abandonner son approche antisociale et conflictuelle et à entretenir un dialogue constructif avec les organisations syndicales. Nous soutenons pleinement les actions lancées par les organisations syndicales marocaines et continuerons d'appuyer leur juste cause en solidarité avec les travailleurs et les travailleuses aux quatre coins du monde. »

La CSI représente 180 millions de travailleurs au sein de 333 organisations affiliées nationales dans 162 pays et territoires.

Suivez-nous sur le web: http://www.ituc-csi.org et http://www.youtube.com/ITUCCSI.

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CODE DU TRAVAIL DEVIENDRA CODE PATRONAL

Publié le 21 Février 2016 par aragon 43 dans syndicalisme

 CODE DU TRAVAIL DEVIENDRA CODE PATRONAL

C'est le titre que j'ai trouvé pour parler du nouveau code que mijote le gouvernement conseillé par le patronat et par la CFDT en sous-main.

Je livre un des meilleurs articles sortis par la presse, celui du Monde diplomatique et de Martine Bulard ancienne journaliste de l'humanité et dont la plume est toujours aussi persuasive.

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MADAME EL KHROMI BIENFAITRICE DU MEDEF

Publié le 19 Février 2016 par aragon 43 dans humour

MADAME EL KHROMI BIENFAITRICE DU MEDEF

LA VIE DEMAIN SELON MADAME DE EL KHOMRI

Nous sommes en 2021, la droite a triomphé aux élections présidentielles et législatives en 2017 avec le concours du PS devenu un parti libéral regroupant les libéraux socialistes, les centristes et une partie des verts proches de la droite.

Les politiciens socialistes battus et leurs larbins on été recasés au Medef : un geste de bonté à leur égard de la part de Monsieur Gattaz.

Le nouveau président de la République avait nommé Pierre Gattaz premier ministre et Marine le Pen ministre du chômage et de l’insécurité sociale pour poursuivre la politique antisociale de son prédécesseur.

Ceux-ci, dans un élan de générosité, ont demandé à Madame El Khomri d’être la croque-mitaine de service, la dame des basses œuvres faisant marner tous ces « oisifs » que Madame Le Pen considère comme improductifs.

La vie est devenue dure pour la famille Martin, une famille qui avait auparavant un travail en CDI pour le mari et l’épouse et des enfants qui poursuivaient leurs études : elle habite désormais dans un taillis situé au bord du périphérique.

Monsieur Martin, chaque matin, vers 4 h se lève, nous sommes en plein hiver, il fait très froid, il allume une bougie, consulte une vieille montre qu’il a piqué au marché aux puces de Montreuil, s’habille rapidement, chausse de vieilles rangers récupérées dans un tas d’ordures, enfonce un vieux manteau rapiécée et un passe-montagne et s’en va « au travail » sans avoir déjeuner car il n’y a plus rien à avaler dans le garde-manger installé dans un vulgaire trou à rat .

Il pointera chez un particulier, un nommé Mocron, qui tient sous sa coupe des centaines d’hommes, de femmes, d’enfants, qui œuvrent pour lui depuis que les patrons ont été libérés de toutes contraintes syndicales et sociales. On les nomme les « auto entrepreneurs » ( terme nouveau pour situer une condition d’exploitation de la main d’œuvre différente de celle de salarié qui rappelle trop la lutte de classe). Ils sont tous assujettis à une plate forme américaine qui touche 50% des bénéfices réalisés sur la confection de chemises, le reste étant partagé par la famille Mocron(45%) et qui laisse « une générosité » aux dits auto- entrepreneurs comme Monsieur Martin.

Monsieur Martin, ne porte plus son âge, il a une trentaine d’années, on lui donnerait volontiers la soixantaine : l’âge moyen d’espérance de vie depuis que le gouvernement socialiste a mis en pièces le code du travail par les retouches successives en faveur des patrons et ensuite par sa disparition pour laisser la place à l’autoritarisme du MEDEF. Lui-même ne se rappelle même plus de la date exacte de sa naissance tellement il est abruti par les conditions de travail qui règne dans la tanière où le burnou sue nuit et jour ; il perdu d’ailleurs tous ses papiers Monsieur Martin où plutôt ceux-ci lui ont été confisqués par la dame patronnesse : une garce qui subtilise tout, y compris elle serait capable de lui prendre sa vieille montre qu’il aime tant et qu’il cache quand il entre dans la soue patronale.

Il est 6 heures, Martin et ses camarades sont au boulot - « camarade » un mot qu’il ne faut certainement plus prononcer de vive voix devant la cheftaine de peur d’aller nettoyer les chiottes de Mocron comme punition - ils entament une journée de travail qui va être longue jusque 18 heures, Monsieur martin peste devant ces horaires qui n’ont plus rien à voir avec les 35 heures, il devra faire plus si le « singe » considère qu’il y a une commande urgente et alors le retour se fera la nuit longeant le périphérique tout en faisant attention aux belles bagnoles des riches qui n’hésitent plus à écraser quelques quidams pour se faire plaisir depuis que le tir aux pigeons a été supprimé du fait d’un manque de livraison d’ateliers délocalisés en extrême- orient ou au Maroc.
Martin attend que le « dresseur » ( on appelle ainsi le contremaitre) qui apporte vers midi une soupe dite El Khomri composée de quelques légumes qui se battent en duel dans une mangeoire où chacun-e avec une grosse cuillère en bois absorbe le liquide depuis que les cantines n’existent plus du fait qu’elle étaient du temps mort et ralentissait la productivité.

Monsieur Martin à des craintes ce matin : il a appris que le carnet de commande des chemises à la « Macron » a baissé et que le tôlier allait s’appuyer sur la loi El Khomri pour virer manu-militari du personnel de trop comme il le fait régulièrement sans être embêtés par des plaintes au conseil des prud’hommes dont les bâtiments sont devenus des lieux d’instruction patronale.

Le tôlier est d’humeur massacrante : il est même en furie et frappe avec sa canne des enfants qui ne vont pas assez vite pour coudre les boutons des chemises. On sent dans l’atelier misérable que cela va barder et qu’il s’apprête à rendre son verdict en tant que maitre absolu ( le code du travail a disparu en 2016) et il sait qu’il aura le soutien de l’Etat et du front de droite avec Gattaz et Marine Le Pen . Il a en effet tout loisir de « lourder » les serfs et ce matin, dans la cour de l’entreprise il ne s’en privera pas : les sbires s’affairent déjà, l’appel a été fait et le tri est en cours et les plus défaillants-es, ceux et celles qui sont affaiblis par les dures conditions de travail, seront impitoyablement expulsés de l’entreprise avec des flics patronaux qui les déposeront le plus loin possible de l’entreprise macroniste.

Monsieur Martin est dans le paquet. Il est renvoyé, un terme ancien, revenu à la mode depuis que les procédures de licenciements ont disparu toujours avec la loi El-Khomri.

Monsieur Martin ne sait plus à quel saint se vouer. D’ailleurs on se demande si même les saints ne sont pas obligés d’ indiquer le nombre de brebis condamnés à travailler jour et nuits et surtout dimanche compris.

Que va-t-il devenir Monsieur Martin ?

Comment nourrir une famille de 7 enfants, provenant de plusieurs unions après des désunions précédentes du fait des cadences de travail infernales qui faient que même les couples les plus unis se désunissent avec ces temps de travail que le patron décide selon sa volonté et ses profits ?

En chemin, il rencontre ses enfants, ils viennent d’être pourchassés par la police des espaces verts chers aux bourgeois parisiens désireux de respirer le bon air : ils ont été « tapés » et leur nom ont été pris pour que Madame le Pen puissent sévir et supprimer le peu d’allocations familiales qui lui l reste.

Madame Martin est rentrée depuis peu, elle a fait le ménage dans les grands hôtels de grand matin, elle entretient les belles demeures du 16eme arrondissement, un arrondissement où il faut montrer patte blanche pour y pénétrer devant des gardes armés jusqu’au dent : c’est là qu’elle voit toutes les nuits le chassé-croisé des belles voitures, de belles femmes, le cou criblé de bijoux, elle a reconnu un jour la patronne de son mari : des gens qui font ripaille et dépense l’argent retiré des chemises que son mari et ses enfants fabriquent.

Monsieur Martin ne voit vraiment pas comment s’en sortir, il va faire appel à la charité mais il a appris que même les petites sœurs des pauvres et l’armée du salut sont maintenant obligés de distribuer leur charité qu’à condition que les bénéficiaires aient un travail dans les entreprises dites Macron et acceptent de travailler gratuitement.

Madame le Pen, chaque semaine, vérifie avec une armée de délateurs tous les cas sociaux, et chaque cas est répertorié sur un registre pouvant servir aux patrons pour embaucher et débaucher à leur guise. De même un livret du travail est désormais mis en place et indique tout le parcours de l’esclave et notamment ses incartades et les punitions reçues.

Monsieur Martin, a hâte de retrouver une vraie gauche et se mord les doigts de s’être abstenu aux élections et d’avoir contribué à élire une droite dure et extrême au pouvoir.

IL se rappelle le temps des droits sociaux et se dit que l’on y le reprendra plus.

Il n’est pas trop tard. Revenons à la réalité : tout est encore possible pour mettre par terre cette fichu politique de droite du gouvernement socialiste.

Bernard Lamirand

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A HAUTMONT LES COMMUNISTES SONT A L'OFFENSIVE

Publié le 16 Février 2016 par aragon 43

A HAUTMONT LES COMMUNISTES SONT A L'OFFENSIVE

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COMMUNIQUE section PCF HAUTMONT

« NON A LA CREATION D’UN NOUVEL IMPOT »

Les communistes d’Hautmont refusent catégoriquement le projet de l’Agglomération Maubeuge Val de Sambre de créer un nouvel impôt !

Alors que les salaires stagnent, que les pensions de retraites sont gelées depuis 4 ans, que le chômage augmente, que les licenciements s’intensifient en Sambre-Avesnois (Sambre et Meuse, Vallourec, AKERS, AREVA …), une grosse majorité de la population ne parvient plus à joindre les deux bouts.

Rappelons que de nombreux retraités ont été assujettis à l’impôt l’an dernier alors qu’ils n’en payaient plus depuis de nombreuses années.

Jamais les associations caritatives et les CCAS n’ont été autant sollicités, y compris par des gens possédant un emploi et des étudiants.

Et les mesures annoncées par nos gouvernants vont encore accentuer leurs difficultés.

La misère grandit dans presque tous les foyers. Et les chiffres truqués des statistiques ne nous font pas oublier que les produits indispensables à la vie quotidienne augmentent de manière dramatique (Eau, Gaz, Électricité, Tarifs postaux et bancaires, Mutuelles etc…).

De plus en plus, les gens refusent de se soigner faute de moyens (pas de complémentaire santé, médicaments non remboursés, dépassements d’honoraires…).

Dans ces conditions, il est hors de question d’accepter un nouvel impôt !

L’agglo a versé des millions d’euros de subventions à de grosses entreprises. Cet argent public n’a servi qu’à licencier !

S’il est vrai que les mesures gouvernementales visant à baisser les dotations de l’Etat aux collectivités locales mettent en difficulté nos communes et nos agglos, il n’en est pas moins vrai que l’optimisation des impôts des grands groupes coûte chaque année entre 60 et 80 milliards d’euros au budget de la République. Si l’on y ajoute la fraude fiscale, l’argent est tout trouvé pour satisfaire les besoins de nos populations !

Ce sont toujours les mêmes que l’on taxe, c’est-à-dire les plus modestes.

Ça suffit !

Nous en avons assez de cette crise dont nous ne sommes pas responsables et qui ne profite qu’aux riches.

La crise ne se gère pas, la crise ne s’accompagne pas, la crise se combat !

Dans le même ordre d’idée, les communistes d’Hautmont s’opposeront fermement à toutes les mesures d’économie qui pourraient toucher notre piscine municipale et soutiendront les associations qui pourraient en faire les frais.

Le secrétaire de la section

Claude BOURGEOIS

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