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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

2015: FINISSONS-EN

Publié le 31 Décembre 2015 par aragon 43 dans politique

Il aura tout promis et fait les voeux pour en arriver à être le président le plus détesté.
Il aura tout promis et fait les voeux pour en arriver à être le président le plus détesté.
2015 S’EN VA VITE PASSONS A 2016 ET CHANGEONS LE MONDE
2015 une année de saloperies.
Dernier avatar ce matin la factrice - est-ce français de le dire ainsi- m’a apporté la dernière mauvaise nouvelle de l’année : un PV par radar, celui-ci bien planqué pour faire du fric avec excès de vitesse, dans un « bled » perdue où je n’ai pas remarqué que la vitesse était limitée 50 km heure. Tant pis pour ma g….
Ce que je regrette, c’est que mes 90 euros vont servir pour engraisser les patrons et cela me fait….
2015 se termine donc dans la poisse la plus totale et là je ne parle pas de mon petit cas perso.
Ce soir, évidemment, je ne me rendrai pas devant l’engin télévisuel pour entendre les sornettes débitées par « le vendu de la finance ».
Je n'entendrai pas non plus les litanies de Valls sur l’état du pays. Un pays de souffrance pour ceux et celles qui y vivent et aspirent à vivre en paix et ensemble.
Je ne me rendrai pas en Corse devenue une région française où l’on pourchasse les immigrés et où l’on démolie des mosquées et où l'on brûle des livres sacrés et demain d'autres si on laisse faire.
Je ne me mettrai pas « au garde à vous » devant une république salie par l’état d’urgence et la mise au ban de la nation des français appelés binationaux.
Je me refuse que l’on dise dans les discours officiels demain : français, françaises, binationaux…
Je n’irai pas sur les champs Élysée ce soir, - je n’ y est jamais mis les pieds 31 décembre - pour voir le luxe de ceux qui se sont enrichis à nos dépens durant toute l’année. Je veux parler dans les palaces de ces fortunés qui trafiquent et fraudent le fisc et mettent le monde à mal pour leur profit.
Je ne passerai pas du coté du Medef - j’y suis allé que pour manifester -. Gattaz arborera ce soir le drapeau du capital et tiendra ripailles avec les socialistes converties à la loi du profit maximum. Hollande fait partie maintenant de gens fréquentable dans ces lieux où l’on ordonnent de faire suer le burnous partout dans le monde.
A ce qu’il parait, c’est Macron qui ravitaille les patrons en foies gras, caviar, champagne etc…
Je n’irai pas non plus trainer du coté du ministère du travail devenu depuis longtemps le ministère du chômage.
Je n’irai pas au siège du PS, ce n’est même plus la peine d’y aller pour manifester notre dégout : il n’y a plus de socialistes : ils sont devenus des grands bourgeois. Rue Solferino flotte désormais le drapeau jaune.
Je n’écouterai pas les médias et leurs discours circonstanciés de pitié du nouvel an envers les pauvres, les malades, les indigents, les clochards : causeries qu’ils vont balancer ce soir pour faire croire qu’ils sont sensibles à la misère des gens.
J’aurais aimé me rendre à la télévision pour démasquer tous ces professeurs de l’ordre établi ; ces crânes d’œufs qui nous racontent leurs sempiternelles histoires qu’il y a point de salut hormis la société dans laquelle nous vivons.
J’aurais aimé dire au "Pujadas" et compagnie que je les …
Ce soir, malgré l’ordre de l’état d’urgence patronale, j’affirme que durant toute l’année 2016 je ne baisserai pas les bras et je dis à ceux qui nous gouvernent que vous ne pourrez pas écrouer mes écrits et ma révolte devant tant d'injustices et d'inégalités.
2016, je ferai tout mon possible pour que les hommes et les femmes vivent en toute humanité ensemble dans leur quartier, leur ville, leur lieu de travail.
De revendiquer aussi dans ces lieux de travail où le patronat voudrait voir extirper toute forme de contestation.
J’en appelle aux travailleurs de se syndiquer en masse, meilleure réponse face à ce patronat qui veut nous faire retourner à la préhistoire sociale.
Enfin, je m’adresse à tous ceux qui aiment ce pays, qui y vivent quelque soient leur couleur de peau, leur origine ethnique, leur culture : soyez unis face à la bête immonde, à cette crinière blonde qui s’apprête à obscurcir l’image de cette France de la liberté, de la fraternité et de l’égalité.
Ce soir, le Président des français devenu le président d’une frange des français les plus fortunés, tiendra un discours de peur, attisera du même coup les haines, essayera de vous convaincre que la seule perspective est l’état de guerre permanente qu’il a déclaré à Versailles, qu’il faudra vous y résoudre et à vous tenir à carreau.
Ne le suivez pas, comme ne croyez pas que vos soucis seront réglés en mettant à l’index des personnes qui n’ont rien à voir avec des terroristes dont on sait qu’ils sont soutenus par les états pétroliers et par les grandes multinationales qui ont toutes les raisons de voir le monde se déchirer pour qu’eux puissent continuer à dominer.
Avez-vous vu Hollande déchoir l’Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie qui arment les terroristes ?
2016 doit être l’année où le peuple chassent les vrais indésirables, je les cite : Hollande, Sarkozy, Valls, Macron, La fille à Le Pen, Gattaz, Pujadas et bien d’autres domestiques de cette société qui n’en finit pas de rendre le monde en crise durable pour toujours plus relever le taux de profit des actionnaires des grandes multinationales.
2016 : Année de lutte et de victoires du monde du travail et où les peuples du monde fraternisent : oui c’est possible.
Bernard LAMIRAND

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CONTRE LA PEUR : UNE VIDEO DU PCF

Publié le 29 Décembre 2015 par aragon 43 dans COMMUNISME

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AIGUES MORTES : DEMAIN QUI ET OU ?

Publié le 29 Décembre 2015 par aragon 43 dans XENOPHOBIE ET RACISMEE

ENSEMBLE QUELQUE SOIT NOS COULEURS NOS ORIGINES POUR FAIRE UN MONDE CITOYENS
ENSEMBLE QUELQUE SOIT NOS COULEURS NOS ORIGINES POUR FAIRE UN MONDE CITOYENS

UN ARTICLE PARUE DANS L'HUMANITE EN 2013 POUR RAPPELER JUSQU’OÙ LA HAINE PEUT CONDUIRE ......

Aigues-Mortes. Venus d’Italie pour le sel, ils ont trouvé le sang et la mort

Grégory Marin

Vendredi, 16 Août, 2013

L'Humanité

Huit morts, des dizaines de blessés : en 1893 déjà, le racisme ordinaire tuait. Sur fond d’exploitation ouvrière, le massacre des Italiens d’Aigues-Mortes, dans le Gard, a failli déclencher une guerre avec nos voisins.

Le stéréotype est toujours vivace : en France, les vagues migratoires passées, espagnole, italienne ou polonaise, se seraient mieux intégrées que la récente vague d’immigration maghrébine. Aigues-Mortes, dans le Gard, où l’année dernière un couple a poursuivi à coups de fusil un groupe de jeunes issus de l’immigration maghrébine, est le contre-exemple parfait. Le 17 août 1893, elle fut le théâtre du « plus sanglant ‘‘pogrom’’ de l’histoire française contemporaine ». La vie est rude en ce temps-là dans les marais salants qui entourent l’ancien port royal. De 900 à 1 200 ouvriers travaillent dans les salins autour de la ville. La tâche est pénible : il faut battre le sel, le lever, et pousser des brouettes – jusqu’à cent kilos de sel – en haut des « camelles », des pyramides qui peuvent atteindre vingt mètres. Un travail payé au rendement qui impose un rythme d’enfer. Deux catégories d’ouvriers se côtoient : les Italiens et les « trimards » français. Ces derniers, vagabonds, « ouvriers par occasion », méprisés par « les Aiguemortains de souche », viennent de tout le sud de la France. Pour ce travail de somme, les Italiens sont plus performants que les vagabonds, qui ralentissent le groupe. Les plaintes des Italiens sont à l’origine d’une rixe, le 16 août, prélude au massacre du lendemain. Les ouvriers français propagent en ville la rumeur que trois Français sont morts. La foule s’excite, s’enfle des « ouvriers sans travail, qui abondent dans la ville, ainsi que des ouvriers qui désertent les chantiers ». Le 17 au matin, les scènes de lynchage se multiplient. Le rapport de Léon Nadal, procureur de Nîmes, daté du 18 août, est édifiant : « Des pierres énormes sont lancées de tous côtés sur les Italiens (…) à chaque pas, ces malheureux laissent des victimes sans défense sur le sol. » Les Aiguemortains, comme au spectacle, encouragent les trimards. « Pour échapper aux coups, les Italiens se sont couchés au sol les uns sur les autres, les cavaliers leur font un rempart, mais les pierres pleuvent, le sang ruisselle », établit encore le rapport. Des Italiens sont poussés dans les fossés et rossés d’abondance. Des coups de feu sont tirés, les blessés achevés à coups de trique… Bien que l’armée, arrivée tardivement sur place, ait réussi à mettre à l’abri quelques dizaines d’Italiens dans la tour Constance, la chasse à l’homme s’amplifie. Deux Italiens sont reconnus sur la place Saint-Louis et roués de coups de bâton. « L’un est sévèrement blessé, l’autre reste sans vie au sol. » L’émeute sera « définitivement domptée » le 18 au matin. Macabre décompte : « Huit personnes ont trouvé la mort, une cinquantaine d’autres ont été atteintes de blessures. » Sept des huit morts n’ont pu être identifiés, malgré les photographies des corps. La presse française, lancée à corps perdu dans la course au fait divers, dramatise à outrance, dessins sanglants à l’appui des exagérations d’agences. Dès lors, il ne s’agit plus d’une bagarre entre ouvriers réguliers et vagabonds, encore moins, le résultat des conditions de travail imposées alors par la Compagnie des salins du Midi, « grande entreprise capitaliste », note l’historien Gérard Noiriel sur le site Internet du collectif Manifeste rien, avec lequel il a coécrit une pièce sur le massacre des Italiens, tirée de son livre (1). Le sentiment de déclassement des petits ouvriers français, comme l’exaltation patriotique après la guerre perdue de 1870 et son cortège de discours, qui – déjà – exaltent « l’identité nationale, la fierté d’être français », font de cet épisode une lutte entre nationalités. Ce qui va donner une dimension de crise internationale à l’affaire. Alors que l’opinion française ne s’émeut guère, en Italie, éclatent de violentes manifestations antifrançaises. À une époque où ce pays est l’allié de l’Allemagne, ces mobilisations alimentent des deux côtés des Alpes l’idée que la guerre est proche. C’est qu’en Italie aussi, les journaux exagèrent, évoquant « 150 morts » et des processions de Français sanguinaires portant les corps d’enfants empalés… L’opinion italienne est d’autant plus choquée que les vingt-six inculpés pour assassinat ont tous été acquittés par un jury populaire de cour d’assises, « en dépit des preuves accablantes réunies contre eux », note Gérard Noiriel. Le procureur de Nîmes, Nadal, pour les besoins de sa carrière et sous pression du gouvernement, a truqué le procès. Ce grand scandale de l’histoire judiciaire a placé la France « au ban des nations civilisées » : au lendemain du massacre, le New York Times dénonçait « the barbarous French nativism and chauvinism ». Le conflit sera finalement évité. Les gouvernements italien et français se sont entendus pour « enterrer l’affaire », « longtemps occultée dans la mémoire collective française », déplore Noiriel. Même à Aigues-Mortes, le vent salé en a effacé toute trace…

(1) Le Massacre des Italiens, Aigues-Mortes, 17 août 1893, de Gérard Noiriel, collection « Les Journées qui ont fait la France », Fayard.

Aux portes de la Camargue. L’histoire d’Aigues-Mortes remonte à l’érection, en 791, par Charlemagne, de la tour Matafère, qui assurait la sécurité des pêcheurs et des ouvriers des salins. La visite des salins peut se faire en petit train (19 départs par jour à travers les tables salantes). On peut également visiter la cité médiévale et ses ouvrages (remparts, tour Constance), ou profiter d’être aux portes de la Camargue pour prendre l’air, à pied, à vélo ou à cheval… Pour tout renseignement : www.ot-aiguesmortes.fr ou 04 66 53 73 00.

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LES VOEUX DU PRESIDENT

Publié le 27 Décembre 2015 par aragon 43 dans HUMOUR

LES VOEUX DU PRESIDENT

HUMOUR IRONIE ET FICTION : LES VŒUX DU PRESIDENT A UNE FAMILLE DE GAUCHE

Le Président de la République a décidé pour la nouvelle année de faire directement ses vœux dans une famille pauvre du Nord-Pas de Calais Picardie sans passer par la télévision.

Voici donc le récit d’une rencontre imaginaire et malicieuse ( le nom de famille Czeslaw Adamczew choisi n’a rien à voir avec qui que ce soit en réalité).

Cette visite se passe dans une ville du Nord Pas de Calais Picardie ravagée par les politiques d’austérité et la casse industrielle qui en a résulté.

Le président : Bonjour Monsieur Czeslaw Adamczew, meilleur vœux à vous et à votre famille.

Czeslaw Adamczew : Merci Monsieur le Président.

Le président : Vous vous plaisez dans notre pays ?

Czeslaw Adamczew : Mais, Monsieur le Président, je suis né en France, mes parents sont venus de Pologne il y a très longtemps, ils ont travaillé dans les mines, mon père est mort en déportation, il était résistant communiste. Moi je suis un ancien ouvrier retraité de la sidérurgie et les patrons que vous défendez si farouchement m’ont licencié en 1984.

Le Président : Excusez moi, mais avec votre nom, j’ai cru que vous étiez un « immigré de souche ».

Czeslaw Adamczew : Monsieur le Président, ici nous sommes nombreux portant des noms d’origine plus ou moins lointaine comme ceux des pays de l’Europe de l’est ou bien de L’Afrique ou de l’Asie.

Vous connaissez, je suppose, d’autres « expatriés », ils sont français de « souche » dit-on - ils ne sont pas très reluisants - ; ils portent des noms attachés au lexical français mais ils se comportent contre la France : il s’agit de certains de ces grands patrons du Nord, qui, ayant fait fortune, exportent leurs revenus dans les paradis fiscaux et déplacent leurs résidences en Belgique de l’autre coté de la frontière pour ne plus payer d’impôts.

Monsieur le Président, ce n’est donc pas toujours « le nom propre » qui fait la qualité d’être français mais plutôt le fait de vivre ENSEMBLE depuis des générations dans cette terre de France que nous aimons tous et je suis « un chti » en plus.

Le Président : Comment va votre famille ?

Czeslaw Adamczew: Très mal !

Le président : Ils ont des problèmes d’intégration ?

Czeslaw Adamczew : J’aurais préféré que vous me parliez de leur avenir ; mais, voyez-vous, depuis que vous êtes au pouvoir, ils sont sans travail et pourtant ils ont tout ce qu’il faut comme formation pour travailler, parfois ils trouvent des boulots de fortune comme on dit et quelques heures par ci par là et pourtant le patronat les accuse d’être des fainéants.

Le Président : Je comprends, mais vous savez c’est la crise, il faut faire des économies sur le social et rendre nos amis les patrons compétitifs et il faut bien rembourser nos dettes !

Czeslaw Adamczew : Nos dettes…. vous plaisantez… ce sont les dettes des banquiers et des voleurs de la finance que vous nous faites payer !

Le Président : Cà, c’est un discours CoOOmmunistes !

Czeslaw Adamczew : Ici, vous êtes mal tombés pour vos vœux, nous sommes une famille communiste, nous avons toujours lutté pour le bonheur du peuple et c’est vous qui le rendez malheureux alors que vous aviez dit que votre ennemi était la finance.

Le Président : Avec vos critiques vous favorisez le FN et Marine Le PEN !

Czeslaw Adamczew : C’est vous qui favorisez l’extrême droite avec les dégâts de votre politique dans le Nord, comme vos prédécesseurs, tout cela donnent de l’eau au moulin à la fille à Le PEN !

Le Président : Mais, regardez dans votre région, n’est-ce-pas elle qui a reçu la confiance des gens aux régionales ?

Czeslaw Adamczew : je vous ai déjà dit que je suis français et communiste et je n’ai rien à voir avec cette femme qui crache son venin !

Le Président : Oui mais Madame le Pen dit que certains viennent d’ailleurs et bien sûr je n’emprunterai ce langage !

Czeslaw Adamczewski : Vous savez dans cette région, nous sommes presque tous issus de l’immigration et des invasions. Avez-vous remarqué comment nous nous sommes confondus les uns et les autres aux fils des siècles et en plus nous sommes mêmes devenus des « CHTIS » .

J’espère que vous n’allez pas demain considéré « les chti » comme des français de seconde zone avec vos règles sur la déchéance ?

Nous parlons le Français et le picard en « patois chti » et chacun avec des intonations différentes et même les flamands du coté de Cassel et de Bergues parlent « le chti » maintenant. Sans compter les espagnols dont ils restent beaucoup de vestiges dans notre région tant en histoire qu’en noms ibériques avec les occupants du temps de la présence de Charles le Quint dans le Nord et en Belgique. Et le mieux, c’est que maintenant les arabes deviennent eux aussi des « chtis », ils aiment cette région qui est la leur comme elle fut nôtre quand vos amis les patrons des mines de charbon nous embauchèrent, nous, venant des pays de l’est, pour des queues de cerises dans les années trente.

Le président : Oui, mais certains disent « les arabes c’est pas pareil » ?

Czeslaw Adamczew : C’est ce qu’a réussi à mettre dans les têtes la fille à Le Pen qui vient dans le Nord non pas pour défendre les gens mais pour profiter de l’indignation et de la colère des gens et votre histoire de déchéance, c’est dans son programme électoral.

Le président : je vais faire mettre dans la constitution que les Français peuvent être de différente nature : ceux qui sont d’origine française et les autres appelés binationaux.

Czeslaw Adamczew : Mais, Monsieur le Président, vous en faites des citoyens de seconde zone ! Ici, dans cette région, nous avons vécu ensemble et construit cette région du Nord : « la racine » c’est notre vivre ensemble et nous avons lutté contre le nazisme qui a fait beaucoup de victimes parmi les résistants français, espagnols, portugais, italiens, polonais, algériens, tunisiens, marocains etc. Nous avons sué sang et eau pour cette région et nous sommes français et « la souche » comme il est dit couramment par ceux qui édictent la dissemblance, authentifie le racisme. Dans ce Nord et ailleurs nous faisons racine depuis des siècles les uns et les autres.

Savez-vous que nous avons permis le redressement de la France par le charbon à la libération et tous y ont contribué, qu’ils soient français, polonais, maghrébins, italiens etc.….

Le Président ; je fais juste une séparation pour pouvoir frapper les terroristes.

Czeslaw Adamczew : Les terroristes doivent être punis par la justice. En considérant que nos enfants et petits enfants soient dévisagés comme français de seconde zone vous rendez service aux théories racistes et xénophobes du FN qui est ravi de voir le Président de la République épouser ses thèses de déchéance de la nationalité française.

Le Président : Mais c’est symbolique !

Czeslaw Adamczew : Symbolique ou un coup politique de votre part pour rafler des voix à Sarkozy et à la fille Le Pen, qui eux, utilisent y compris le religieux pour opposer les croyances entre elles ?

Vous jouez avec le feu Monsieur le Président avec ce que Berthold Brecht appelait « la bête immonde » et les intolérances religieuses ne sont pas si lointaines que cela avec l’antisémitisme hier et aujourd’hui le risque existe avec l’Islam avec les mosquées incendiées en Corse.

Le Président : Je vois que vous n’appréciez pas cette France « éternelle et chrétienne » que développent le FN et Sarkozy.

Czeslaw Adamczew : Ce sont des propos blessant d’autres opinions de la population et le mot d’ordre « nous sommes chez nous » est un péril qu’il ne faut pas encourager par des politiques opportunistes.

Bientôt, monsieur le Président, à chasser sur le terrain de la droite et du FN, surgira le remise en vigueur de la peine de mort que votre ami Badinter et la gauche avaient supprimé en 1981 et qui avait fait l’honneur de la France dans le monde.

Par vos décisions tant sociétales que sociales, vous faites mal à notre France d’aujourd’hui et surtout au monde du travail.

Le Président : Vous me choquez….

Czeslaw Adamczew: Vous choquez… non… je vous dis la vérité, vous faites fausse route, et avec des politiques comme la vôtre, l’extrême droite trouve le carburant nécessaire pour continuer à diviser les Français.

Le Président : je suis venu vous souhaiter les meilleurs vœux et vous me recevez ainsi !

Czeslaw Adamczew : Ici, dans ma maison, ne rentre que des amis et camarades et non ceux qui divisent le monde du travail et les Français.

Votre attitude et vos décisions contre le monde du travail sont entrain de faire le malheur de la France. Un Président de la République doit être le président de tous les français, vous consignez par votre idée de déchéance des français binationaux, qu’ils sont des français de seconde zone : cela leur est insupportable.

Monsieur le Président gardez vos vœux et passez la porte.

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NUMERIQUE : OUVRIR LE DEBAT par Sophie Binet secrétaire de l'UGICT

Publié le 26 Décembre 2015 par aragon 43 dans syndicalisme

NUMERIQUE : OUVRIR LE DEBAT par Sophie Binet secrétaire de l'UGICT

29/11/2015 by Revue Progressistes

Numérique : ouvrir le débat en grand avec le monde du travail, Sophie Binet*

Une course de vitesse inédite est engagée. Les nouvelles formes de création de valeur et la robotisation se déploient dans un cortège d’illusions régressives. De nouvelles régulations sont urgentes, pour tous.

*Sophie Binet est secrétaire générale adjointe de l’UGICT-CGT.

La révolution numérique est d’une portée équivalente à celle de l’imprimerie. La première et la seconde révolution industrielle se sont accompagnées d’un mouvement de paupérisation extrêmement important de ceux qui n’étaient pas encore salariés à l’époque et constituaient le prolétariat, mouvement interrompu grâce aux luttes et à la construction de l’État social. L’issue de la révolution numérique, beaucoup plus rapide que les précédentes, dépend du rapport de force : si les salariés ne se font pas entendre sur cette mutation profonde, elle peut se traduire par la suppression de millions d’emplois et des garanties collectives issues de cent cinquante ans de luttes. À l’inverse, conduite au service du monde du travail et de l’intérêt général, la révolution numérique peut permettre l’émergence d’un nouveau modèle collaboratif et d’une économie de partage, décarbonée, permettant d’ouvrir un nouveau cycle de progrès social, économique et environnemental.

L’UGICT a lancé, depuis son congrès de mai 2014, la campagne « pour un droit à la déconnexion et une réduction effective du temps de travail ». Pour permettre au monde du travail de s’approprier les enjeux liés au numérique, l’UGICT mène le débat autour de quatre thèmes.

I. LA GARANTIE DE L’EMPLOI

Pour garantir l’emploi, la révolution numérique exige une réduction massive du temps de travail.

Les analyses prospectives1 démontrent que d’ici vingt ans plus de 42 % des métiers seront impactés par le numérique, l’automatisation et la robotisation. Après la casse de l’outil industriel et la suppression de milliers d’emplois d’ouvriers depuis le premier choc pétrolier, ce sont maintenant les emplois intermédiaires qui sont concernés : en France, 3 millions peuvent être détruits d’ici à 2025.

La numérisation de l’entreprise permet de générer de la valeur sans recourir directement aux salariés ni aux investissements matériels, en se contentant d’une offre de services ; ainsi, travail et investissement sont largement assurés par les clients, utilisateurs ou consommateurs. En 1990, General Motors, Ford et Chrysler ont enregistré un revenu de 36 milliards de dollars pour 1 million de salariés embauchés; aujourd’hui, les principaux géants du numérique, Apple, Facebook et Google, enregistrent un revenu de plus de 1 000 milliards de dollars et n’emploient que 140 000 salariés environ. Airbnb et Accer, pour une capitalisation boursière comparable, emploient l’un 600 et l’autre 20 000 salariés ! Le numérique permet donc une croissance sans emploi, avec des gains de productivité profitant exclusivement à la finance. Il faut donc réformer la fiscalité pour taxer les nouveaux modes de création de valeur, et au-delà ouvrir une réflexion sur le mode de croissance et de répartition des richesses.

À court terme, le seul moyen de renouer avec les créations d’emploi est de lier la révolution numérique à une réduction massive du temps de travail, hebdomadaire et sur la vie tout entière.

Les études prospectives montrent que l’emploi sera polarisé entre des emplois d’exécution non automatisables et des emplois très qualifiés, exigeant autonomie, créativité… Cette évolution exige donc un effort de formation massif, initiale comme continue, une réelle gestion prévisionnelle des emplois et des compétences – qui sorte du simple accompagnement des restructurations et de la gestion des départs – au niveau des territoires et des filières d’emploi, et une rémunération des qualifications ainsi acquises.

II. UN NOUVEAU STATUT DU TRAVAIL SALARIÉ ET UNE DÉFINITION ÉTENDUE DE L’ENTREPRISE

Le patronat utilise le numérique pour contourner la protection sociale des salariés, et multiplie les nouvelles formes d’emploi, à l’image des chauffeurs d’Uber : le nombre d’auto-entrepreneurs, notamment chez les jeunes et les salariés qualifiés, qui a atteint 1 million en 2014, ne cesse d’augmenter.

Le lien de subordination est né avec le contrat de travail, au moment de la seconde révolution industrielle et de la naissance de l’entreprise moderne. L’invention de l’entreprise est liée à l’émergence d’une communauté de travail, à la création collective d’une production, en rupture avec l’artisan payé à la tâche, qui, avec ses outils de travail, répond à une commande ponctuelle.

Aujourd’hui, avec les outils numériques, on revient à une forme d’artisanat et d’auto-entreprenariat. Un nouveau statut du travail salarié doit être mis en place, pour assurer au niveau interprofessionnel à la fois les droits et la protection sociale, et reconnaître et protéger l’autonomie des salariés. L’enjeu est de passer de l’auto-entrepreneur au salarié coopérateur. Les actions de groupes lancées aux États-Unis par les travailleurs d’Uber et de Homejoy2 démontrent que, malgré l’autonomie supplémentaire, le lien de subordination existe bel et bien. De même, le numérique, parce qu’il supprime les limites spatio-temporelles, est utilisé pour fractionner l’entreprise en multipliant les sous-traitants et les filiales. D’où exigence d’adopter une nouvelle définition de l’entreprise étendue, créant des solidarités avec l’ensemble de ses prestataires et sous-traitants.

Aujourd’hui, avec les outils numériques, on revient à une forme d’artisanat et d’auto-entreprenariat. Mais malgré l’autonomie supplémentaire, le lien de subordination existe bel et bien.

III. DE NOUVELLES GARANTIES SUR LE TEMPS DE TRAVAIL ET LA SANTÉ DES SALARIÉS

Un tour d’horizon de la situation créée par l’appropriation de la révolution numérique par les employeurs fait apparaître la nécessité impérieuse de nouvelles garanties sur le temps de travail et la santé des salariés.

Les technologies qui devraient être un outil de libération du travail pour aller vers des tâches de réflexion se traduisent pourtant sur le terrain par une augmentation du rythme, de l’intensité et de la charge de travail3 . Les outils connectés permettent d’effacer les frontières spatio-temporelles qui séparaient le travail du hors-travail. Un tiers des cadres disent aujourd’hui se déconnecter rarement, voire jamais de leur travail, soirs, week-ends et vacances compris. Cette situation touche bien sûr les 13,5 % de salariés qui sont au « forfait jours », mais aussi, bien au-delà, des salariés qui sont dans un régime d’horaires collectifs. C’est ce qui a conduit l’UGICT à parler d’une explosion du travail dissimulé des ingénieurs, cadres et techniciens (ICT) et à exiger du Comité national de lutte contre la fraude qu’il se dote des outils permettant de mesurer et de lutter contre le travail au noir.

L’explosion du travail connecté concerne d’abord les femmes, qui, du fait de l’inégale répartition des tâches ménagères, sont davantage sous pression que les hommes. Elles ont des horaires plus contraints et quittent plus tôt le travail pour pouvoir assumer les charges familiales et domestiques, mais ont la même charge de travail que les hommes. Cela entraîne une intensité du travail plus importante pour les femmes, davantage de travail rapporté à la maison et un recours accru à la connexion une fois les enfants couchés ou les tâches ménagères accomplies.

63 % des cadres disent que la possibilité de connexion perturbe leur vie familiale et personnelle. Dans le même temps, 60 % estiment que cela leur donne davantage de souplesse dans l’organisation de leur travail. Le rapport ambivalent des cadres à la connexion nous incite à être particulièrement vigilants pour les associer à la construction des revendications. La campagne de l’UGICT repose donc sur une enquête permettant de faire un état des lieux des usages et du temps de travail et de consulter les ICT sur les revendications. L’enjeu est de redonner aux ICT la maîtrise de leur temps de travail et de rappeler la responsabilité de l’employeur sur ses obligations de résultat en matière de santé, en obtenant la mise en place de « trêves » de courriels.

Sur l’autonomie des salariés, le bilan est très contradictoire. Au-delà des promesses, l’usage des outils numériques va souvent vers plus de contrôles, moins d’innovation et de créativité. Le travail est standardisé, la traçabilité permettant la vérification a posteriori. Ainsi, le numérique conduit à l’informatisation de procédures dans les relations avec les usagers ou les clients, d’où un gain de temps, mais neutralise la possibilité d’adaptation et de personnalisation offerte par les formulaires papier, nuisant donc à l’expertise de terrain.

Les collectifs de travail sont également directement percutés par les technologies de l’information et de la communication. Pour les ITC, un modèle individualiste se développe, avec beaucoup d’autonomie mais peu de régulation collective, reposant sur de nouvelles formes d’emploi – l’auto-entrepreneur, le télétravailleur… – et un management dans lequel les obligations de moyens se transforment en obligation de résultat, avec une structuration en réseau, un engagement fort des participants, mais une distance vis-à-vis de l’entreprise et du collectif de travail. Un modèle où l’autonomie accrue du salarié signifie plus d’insécurité et d’instabilité.

Pour les ouvriers, les employés et une part des techniciens, les outils numériques se traduisent par un néotaylorisme, avec une perte d’autonomie et une absence de collectif de travail. Le voice picking pour les préparateurs de commande, où le préparateur obéit aux commandes de l’ordinateur et perd toute capacité d’organisation de son travail, en offre un bon exemple. De même, le développement des outils de géolocalisation renforce la surveillance et les impératifs de productivité imposés à des salariés auparavant autonomes. Pourtant, avec les outils collaboratifs, le numérique offre la possibilité de développer des collectifs égalitaires, de permettre à des professionnels ou à des experts de se retrouver pour collaborer sur des projets. L’enjeu du management est donc déterminant, sachant qu’aujourd’hui la numérisation de l’entreprise a lieu dans un contexte où le management par les coûts sévit. Plus que jamais il est nécessaire d’ouvrir la boîte noire du management et de créer des lieux de débats collectifs dans l’entreprise, pour les managés comme pour les managers.

IV. DES GARANTIES SUR LES LIBERTÉS

La révolution numérique nécessite des garanties sur les libertés, de manière à protéger tous des pratiques qui ont été portées à la connaissance publique. En effet, à l’origine outil d’empowerment, le numérique est utilisé comme outil de surveillance de masse par les États (écoutes de la NSA révélées par Edward Snowden et Julian Assange) comme par les entreprises. L’utilisation des data par les entreprises doit être encadrée, le droit à l’oubli doit être effectif pour garantir notamment la non-discrimination à l’embauche, comme l’a souligné le récent rapport du Conseil national du numérique4.

1. Roland Berger, « Les classes moyennes face à la transformation digitale », http://www.rolandberger.fr/media/pdf/Roland_Berger_TAB_Transformation_Digi tale-20141030.pdf

2. http://siliconvalley.blog.lemonde.fr/2 015/07/30/homejoy-premier-echecmajeur-de-luber-economie/

3. Une enquête de l’APEC de 2014 nous apprend que 72 % des cadres estiment que la connexion augmente leur charge de travail.

4. http://www.cnnumerique.fr/wpcontent/uploads/2015/04/2306_Rapp ort-CNNum-Ambitionnumerique_sircom_print.pdf

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LETTRE A UNE AMIE TENTEE PAR LE VOTE FRONT NATIONAL

Publié le 25 Décembre 2015 par aragon 43 dans ANTIRACISME

DIVERSITES =RICHESSE HUMAINES
DIVERSITES =RICHESSE HUMAINES

J'ai trouvé cet lettre de Jean Louis Sagot Duvauroux remarquable. Elle est un trèsor pour saisir ce qui se passe dans les têtes et en même temps travailler les contradictions de ces pensées qui traversent les humains quand ceux ci sont travaillées par des idéologies haineuses et racistes.

Bernard LAMIRAND

LETTRE A UNE AMIE TENTEE PAR LE VOTE FRONT NATIONAL

9 décembre 2015 / Jean-Louis Sagot-Duvauroux

Chère amie,

J’ai compris, l’autre soir, qu’au premier tour des élections régionales, tu avais voté pour la liste du Front national et que tu étais tentée de le faire au second tour. J’en ai été surpris, parce qu’il nous est arrivé dans le passé d’être politiquement relativement proches. Et j’essaye de comprendre. Tu vis dans une bourgade que je connais bien dont la quasi totalité des habitants se définissent spontanément comme « Français de souche ».

Des Blancs quoi, avec des noms du terroir. Des gens « comme toi et moi ». Le FN y a fait 45 % des voix, dont la tienne. Je t’ai interrogée sur ce vote marqué par la crainte de l’immigration dans un bourg où on ne la voit pas. Tu m’as répondu ceci : « Le mois passé, je suis allée à Paris. J’ai pris le métro, la ligne 2 entre Montreuil et Barbès. J’ai regardé le visage des gens. J’ai compté. J’ai eu le sentiment de ne plus reconnaître mon pays. Ça m’a fait peur. » J’ai eu un peu de mal à te faire dire clairement ce qui, sur ces visages, provoquait le sentiment de n’être plus chez toi. Tu sais bien qu’une partie de ma famille n’a pas ce que les gens de ton coin qualifieraient de visages « bien de chez nous ». Mais je l’ai dit à ta place – visages noirs, type arabe, yeux bridés – et tu as acquiescé. Puis j’ai évoqué avec toi le visage de mon fils, dont la maman est malienne, et tu m’as répondu : « Oui, mais lui, c’est différent ». J’ai ri. J’étais fatigué. Nous en sommes restés là.

Je t’écris aujourd’hui parce que des enjeux très lourds me semblent se cacher derrière tes deux remarques : « Je ne reconnais plus mon pays » ; « Oui mais lui c’est différent ». Que ne reconnais-tu pas ? En quoi le cas de mon fils est-il différent ? Ce que tu trouves de « différent » dans la « différence » de mon fils, c’est que tu le connais, que tu l’aimes bien et que, comme tu me l’as dit un jour, tu « ne vois plus qu’il est métis ». C’est une histoire récente. Une histoire de ce siècle à l’aube duquel il est né. Notre siècle. Ce que tu ne « reconnais plus » de ton pays sur la ligne 2 du métro parisien vient de très loin. L’Europe, devenue « l’Occident » après la conquête des Amérique a conquis le monde. « L’Occident » a légitimé cette conquête en prétextant la supériorité de la « race blanche », sa différence de nature avec toutes les autres, à tel point que toute personne « contaminée » par une autre « race » en était exclue. Jusqu’à aujourd’hui, on ne peut dire en se faisant comprendre que mon fils – fils de Blanc – est un Blanc. Mais on peut dire d’Obama, fils de Blanche, qu’il est Noir. Cette histoire de cinq siècles s’est sédimentée dans nos esprits et dans nos cœurs et y a profondément inscrit de fausses évidences.

Quand tu me dis, parlant de la ligne 2 du métro parisien : « J’ai eu le sentiment de ne plus reconnaître mon pays », cette remarque n’exprime pas en elle-même la haine ni l’exclusion. Mais elle est néanmoins imbibée des représentations raciales héritées de l’histoire si déséquilibrée de notre monde, une histoire qui conduit beaucoup à penser spontanément qu’un visage noir, qu’un nom arabe ou asiatique ne sauraient être vraiment « des nôtres ». Et pourtant, tu as toi même effacé cette histoire dans au moins un cas, celui de mon fils jugé « différent » des « différents » de la ligne 2. Tu as toi-même parcouru à cette occasion un chemin que je juge essentiel, un chemin pour notre siècle, un chemin d’apaisement.

Je pense que cet apaisement, notre pays, notre monde en ont besoin. Parmi les « différents » de la ligne 2, beaucoup, qui sont venus d’ailleurs, ont construit les maisons qui nous abritent, les routes qui nous relient, accomplissent les tâches qui nous rebutent. Une part de notre France est sortie de leurs mains. Mais ce n’est pas d’eux, d’abord, que je veux te parler. Je veux te parler des ces enfants de France, de ces enfants français qui eux aussi t’ont involontairement donné ce sentiment de « ne plus reconnaître » ton pays parce qu’ils avaient hérité de leurs parents des gènes ou des patronymes qui te semblent spontanément incompatibles avec le sentiment de se sentir chez soi en France.

Pardonne-moi, mais ce « sentiment » ne résiste pas à la raison critique. Comme mon fils, qui est des tiens et dont tu « ne vois plus qu’il est métis », ils sont d’ici, se sont construits ici, ils pensent et rêvent dans notre langue commune, ils paieront ta retraite et la mienne, ils sont soumis aux mêmes lois que tous, pour leur protection et s’il le faut, pour leur punition. Leurs souvenirs d’enfance, leurs réseaux de connaissance, leurs perspectives d’avenir sont ici. Ils sont nos enfants et nos compatriotes. La patrie ? Comme tu le sais, j’aime ce mot. Je l’aime d’autant plus que je n’en fais pas un fétiche. C’est une communauté concrète où la langue, les paysages, les liens sociaux, les façons de vivre se nouent en une vraie singularité qui fait par exemple qu’on est français d’un côté du Rhin et Allemand de l’autre. Toi, mon fils, moi, une grande partie des « différents » de la ligne 2, les Français réels de chair et d’os nouent ensemble sur le sol français la singularité française. Ils y ajoutent les singularité de notre temps : facebook, le hip hop, les voyages intercontinentaux, les angoisses climatiques, les familles « internationales », de nouvelles nuances dans la gamme des couleurs de peau… Le « grand remplacement » dont la frange raciste de la société tente de nous effrayer est à l’œuvre, bien sûr, c’est depuis la nuit des temps le remplacement des générations et l’invention par chacune d’entre elle d’une façon nouvelle de vivre ensemble. Les Français d’aujourd’hui ont en moyenne 10 cm que plus qu’il y a cent ans, beaucoup ont la peau plus sombre et presque tous disposent d’un e mail…

Ce que je t’écris là ne résout pas les multiples problèmes qui inquiètent la société française. On en reparlera peut-être. Je souhaite simplement te faire comprendre une chose. Le vote Front national est vécu par des centaines de milliers de nos filles et de nos fils comme un message de défiance : nous ne vous aimons pas ; vous n’êtes pas vraiment des nôtres. Beaucoup d’entre eux en déduiront que la mère-patrie est une mauvaise mère, une mère qui préfère certains des ses enfants à d’autres. Tous en seront meurtris. Certains d’entre eux lui en voudront. Je crois que c’est très dangereux pour nous tous. Je crois que la bonne voie est celle qui t’a tout naturellement amenée à ne plus t’encombrer des notions de race quand tu penses à mon fils. Je crois que notre Nation est placée devant cette urgence d’où peut sortir le renouveau de sa belle histoire républicaine ou d’irrémédiables déchirures.

Pour terminer, permets moi une remarque que tu trouveras exagérée, mais tant pis. Quand Hitler est arrivé au pouvoir, son programme antisémite visait à contrôler les juifs, qu’il considérait comme des envahisseurs néfastes, à limiter leur marge d’action dans la société, à terme les expulser d’Allemagne. Ce n’est pas très loin de ce que Jean-Marie Le Pen, fondateur du FN, affirmait sans ambages à l’encontre des immigrés. Beaucoup d’Allemands se laissèrent aller à voter pour ce programme auquel ils croyaient. Puis, peu à peu, ce « laisser aller » se transforma en l’entreprise de mort qu’on connaît. Pourquoi notre France serait-elle à l’abri d’une telle évolution, d’un tel malheur ? Il y a, parmi ceux qui ont voté comme toi, des furieux qui jamais n’auraient fait le chemin que tu as accompli vis-à-vis de mon fils parce qu’ils sont racistes, tout simplement. Ils attendent l’heure.

Ne leur prête pas main forte. Dimanche, abstiens-toi, mets dans l’urne un bulletin blanc, vote Les Républicains, reviens à tes anciennes convictions de gauche, fais n’importe quoi, mais ne prends pas ce risque.

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LA DECHEANCE DE NATIONALITE VU PAR PIERRE OUTTERYCK HISTORIEN DU NORD

Publié le 24 Décembre 2015 par aragon 43 dans politique

LA DECHEANCE DE NATIONALITE VU PAR PIERRE OUTTERYCK HISTORIEN DU NORD

DE MON AMI ET CAMARADE PIERRE OUTTERYCK;

QUE PLEIN D'HISTORIENS DE SOCIOLOGUES ÉCRIVAINS PHILOSOPHES S'ELEVENT COMME LUI ET QUE TOUTE LA FRANCE S'ELEVE CONTRE CETTE INTOLERANCE ET CETTE HAINE QUI VA SE TRANSCRIRE DANS LA CONSTITUTION;

MON PAYS ET MA FRANCE VONT MAL

Bernard LAMIRAND

La déchéance de nationalité, vue par Pierre OUTTERYCK, professeur agrégé d’histoire-géographie, auteur de nombreux ouvrages.

« Le FN cherche à rassembler autour des peurs créées par les attentats criminels de janvier et du 13 novembre… Il surfe sur la vague anti-djihadiste, antimusulmane et anti-arabe. Daesh veut regrouper, dans une guerre prétendue de religion, tout ce qui s’oppose au progressisme et aux valeurs du siècle des Lumières.

Lors de son discours devant le Congrès, le président Hollande a retenu comme sanction possible pour d’éventuels djihadistes binationaux la perte de la nationalité française. Le FN exulte… C’était son idée.

Péchenard (vice-président UMP-Républicains Ile de France) soutient cette mesure ce mardi matin sur France Info. Pour lui, quelqu’un qui prend les armes contre la France ne peut rester français. Selon lui, cette mesure serait un symbole fort !

Parlons de symboles forts !

L’Histoire devrait inciter nos élus à plus de mesure !

Le 10 juillet 1940, le Parlement dont les députés communistes avaient été chassés, votait les pleins pouvoirs à Pétain devenu ainsi chef de l’État. Seuls 80 parlementaires voteront contre mais sans monter à la tribune pour contrer cette mesure dangereuse et potentiellement criminelle. Les tribunaux d’exception mis en place par le gouvernement de Pétain l’utiliseront pour ordonner des exécutions capitales de Résistants gaullistes, communistes, socialistes et patriotes. Cette mesure servira d’arguments au ministre de Pétain, Pucheux, pour remettre aux nazis des noms d’otages à fusiller, entre autres celui de Guy Môquet. Selon lui, ces hommes s’étaient dressés contre la France.

Période exceptionnelle certes ! Le combat des djihadistes contre le progrès n’a rien à voir avec celui des Résistants contre l’extrême droite…

En fait cette mesure met en cause les fondements du Droit français.

Dix ans plus tôt, en 1932, le militant Olszanski, qui avait obtenu la nationalité française était déchu de celle-ci. Son crime : avoir organisé ses compatriotes polonais, souvent immigrés, dans leurs combats contre le patronat minier et les mesures gouvernementales. Il sera expulsé de France. Face aux luttes qui se développaient dans ce début des années 30 la criminalisation des actions revendicatives et syndicales étaient déjà à l’ordre du jour…

Qu’en sera-t-il demain ?

Que l’histoire ne se répète pas ! »

Le 22 décembre 2015.

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DECHEANCE : UNE HONTE

Publié le 23 Décembre 2015 par aragon 43 dans politique

AFFICHE PETAINISTE TRAVAIL FAMILLE PATRIE ET DECHEANCE
AFFICHE PETAINISTE TRAVAIL FAMILLE PATRIE ET DECHEANCE

HOLLANDE ET VALLS DANS LE NAUSEABOND

Voilà….. Nous y sommes…..

Le conseil des ministres vient de donner raison à Marine le Pen et au pétainisme de la droite conservatrice.

Hollande cède au FN et à la droite conservatrice et s’apprête à faire passer une loi de déchéance de nationalité dans notre constitution. (Une loi en 1940 sous Vichy prononça aussi l déchéance)

Il y aura donc un projet de loi au parlement en février pour pratiquer la déchéance de la nationalité française aux binationaux se mettant en dehors de la France par des actes contraires à la nation.

Précisément il est annoncé par Valls : « C’est une sanction lourde que la nation a légitimement le droit d’infliger à des gens qui commettent des actes terroristes, qui ont trahi et renié la nation. Celle-ci a le droit de se défendre » ; On peut noter que les filets mis en place peuvent être facilement demain remis en cause sous d’autres prétextes.

C’est un projet de loi fourbe.

Tant pis s’il faut désapprouver Madame Taubira qui avait dit la veille à Alger que cette idée n’était pas dans le texte que le gouvernement prépare pour l’Etat d’urgence à constitutionaliser.

On se croirait revenu à la période des gouvernements de la 3eme force de la quatrième république.

Les socialistes viennent de faire leur retour aux pires moments des guerres coloniales qu’ils ont menées avec la droite durant le quatrième république.

Cette décision est scandaleuse à plus d’un titre.

Hollande prépare ses élections et pour garder le pouvoir est prêt à aller jusqu’à défaire tout ce que les forces de progrès ont pu conquérir de droits et de libertés dans ce pays.

Hollande vient de rendre service à la droite conservatrice et surtout au Front National qui n’en revient pas.

En fait, le meilleur supporter de ce FN est le parti socialiste par la politique désastreuse qu’il mène tant sur le plan social que sur les questions des droits et libertés.

Marine le Pen, les Sarkozy et consorts , encouragés, en voudront encore plus et se préparent déjà à demander des lois sécuritaires atteignant demain toutes nos autres libertés. Que restera t’il de celles-ci quand demain les princes qui nous gouvernent interdiront le droit de faire grève, de manifester, de revendiquer et même de râler pour sécuriser.

Un prétexte en or pour mater le peuple.

Ne doutons pas que derrière se profile l’autoritarisme d’un système capitaliste à bout de course.

Il y a des lois et une justice pour punir ceux et celles qui portent atteinte aux personnes que ce soit pour des actes homicides, des attentats etc. Il n’y pas besoin d’une juridiction exceptionnelle et il faut simplement une police et une justice qui ont les moyens d’exercer leur mission publique dans toutes les circonstances et que la décision revient à la justice et non à des politiciens. La séparation des pouvoirs dont notre pays s’en orgueillie vient de prendre un sacré coup.

Cette déchéance pour les binationaux va mettre une partie de la population sous l’œil de la vindicte xénophobe et anti-arabe ou anti-noire.

Ou est le vivre ensemble dans de telles conditions !

Les binationaux, seront quoi qu’en disent Hollande et Valls, par ces mesures, considérés comme des français de seconde zone.

En fait, il y aura deux sortes de Français comme il y a déjà deux sortes de français devant le contrôle aux faciès.

Inutile de dire que cela va exacerber davantage les divisions entretenues par les racistes entre français dit de souche et français d’origine immigrée.

Derrière cela, un malaise va grandir d’une population déjà mis à l’index par la ségrégation, le chômage et le refoulement dans des quartiers sans vie et sans travail.

Honte à ce gouvernement qui se dit socialiste.

Ne laissons pas faire et proclamons notre refus de cet acte antirépublicain ?

J’attends de mon parti communiste et du front de gauche mais aussi du syndicalisme qui comprend des travailleurs de toute origines et de nationalités que soit défendu l’honneur d’une France fraternelle et non d’une France qui rejette une partie des siens.

Prenons des actions de masse pour que retentissent la désapprobation générale

Bernard LAMIRAND

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APRES LES REGIONALES QUE FAIRE ?

Publié le 22 Décembre 2015 par aragon 43 dans communisme

Lutter c'est vivre et c'est changer la société
Lutter c'est vivre et c'est changer la société

COMMENT FAIRE ?

Le résultat des Régionales me laisse abasourdi. Et, comme tous ceux et celles épris de communisme, je livre brut de fonderie ces quelques réflexions qui me viennent quand après la tempête, qui a tout détruit, il s’agit non pas de faire quelques réparations de fortune à la maison mais de lui donner une assise nouvelle pour qu’elle tienne ferme malgré les tornades que déclenche le système capitaliste en crise.

Les résultats des élections régionales montrent à quel point la situation politique est compliquée et le monde du travail n’y trouve plus les points de repères utiles pour se positionner face à un système qui travaille les divisions pour continuer à dominer coute que coute.

La montée l’extrême droite est le produit de ce système.

L’histoire nous montre que dans les périodes où la forme sociétale dominante est mise en difficulté, celle-ci utilise les artefacts pour se maintenir au pouvoir. Il faut donc passer de l’ancien au nouveau et ce nouveau, il faut le dire, a du mal à se frayer un chemin à travers les contradictions objectives d’un système en crise mais aussi des contradictions internes dans ce qui est le nouveau.

C’est le cas du Front de gauche qui n’a pu jusqu’à présent émerger.

Nous sommes à une période où la bataille est intense entre l’ancien qui utilise toutes les facettes de son pouvoir et le nouveau qui peine à trouver le chemin pour dépasser le capitalisme devenu l’ obstacle majeur au progrès de l’humanité.

Le nouveau doit surpasser ses propres contradictions et il ne peut le faire que s’ il créé du neuf et un manifeste qui précise comment y parvenir.

Pour l’instant la classe dominante, celle de l’argent roi, tient la rampe et domine en déconstruisant le social et en laissant un champ de ruines économique, social et sociétal. Marx avait résumé cette situation dans le Capital en observant la suraccumulation et la dévalorisation du capital et ses conséquences sur le prix de la force de travail quand il s’agit pour le capital de relever le taux de profit à tout prix.

Nous sommes en plein dedans.

Une société périmée mais qui compte garder le pouvoir malgré tout et envers l’intérêt général. Elle n’hésite pas à utiliser les ressorts les plus abjects que constitue son armée de réactionnaires. Je veux parler de l’extrême droite, organisation politique ayant vocation de porter secours à la société capitaliste quand celle-ci est en crise structurelle, et chacun peut se rappeler comment elle agit en ces circonstances à travers l’histoire de la droite française

On peut dire aujourd’hui que le bête immonde est à nouveau à l’œuvre pour le capital et la société dominante a lâché ses « mâtins ».

Dans ces moments il faut garder notre sang-froid.

Il s’agit de se poser les bonnes questions.

Par exemple, comment se fait-il que dans une telle crise, le monde du travail s’abstient et pour la partie la plus désespérée se tourne vers l’extrême droite représentée par le Front National ?

Ce monde du travail serait-il devenu sourd au point qu’il en oublierait ses fondamentaux !

Non…. il ne comprend pas cette situation parce que les choses sont devenues incompréhensibles quand les fondamentaux de classe ont été mis plus ou moins sous le boisseau ou tout moins manquant d’une prise en compte de l’évolution des rapports sociaux et de la production.

Ne vit-il pas depuis des décennies une surexploitation et un abaissement considérable de ses droits sociaux sans voir se dégager des perspectives claires pour engager les combats d’aujourd’hui et non ceux d’une nostalgie passéiste.

Ne vit-il pas difficilement et avec colère cette précarité et ce chômage qui le rend de plus en plus vulnérable et malheureux.

Ne vit-il pas des conditions de travail qui l’aliènent profondément et le rendent fragile face à l’individualisme présenté comme la seule porte de salut.

Pourquoi alors ne réagit-il pas à cette surexploitation qui le bafoue et le rend assujetti à l’absolutisme patronal ?

Et en même temps pourquoi il ne s’indigne pas à la hauteur qu’il faudrait face à cette tyrannie de la financiarisation de l’économie et des profits scandaleux des grands groupes capitalistes ?

Voilà des sujets qui méritent réponse et qu’il est possible de se sortir de ce guêpier et de la fatalité ambiante qui règne en ce moment.

Qu’est-ce qui nous empêche donc de passer à l’offensive et de faire vivre cet antagonisme de classe que cache le libéralisme par une habile politique idéologique pour enfermer le peuple dans le déni pendant que lui gouverne tantôt avec des forces de la droite conservatrice, tantôt avec le social libéralisme et avec le recours envisagé à la droite extrême quand toutes les ficelles habituelles ont été utilisées pour garder le pouvoir.

Cette bataille idéologique du capital, il faut appeler la chose par son nom, fait fureur et le monde du travail plie sous les coups.

Il est balloté par la crise qu’il subit de plein fouet, il est déçu d’une gauche, particulièrement du parti socialiste qui s’apprête à sa propre liquidation, il ne trouve plus les bases de classes actualisées pour comprendre la situation et engager des luttes offensives.

Son abstention et un vote de dégoût.

C’est donc ce peuple de gauche qui est à regagner par une intense bataille d’idées

Un peuple de gauche abîmé dont certains veulent une recomposition. Les uns pour s’allier avec la droite pour accepter la domination capitaliste et les autres pour organiser une radicalité dogmatique autour de quelques figures emblématiques dont les discours flambants tournent souvent à l’électoralisme.

C’est ce que nous vivons en ce moment où la surenchère électorale passe au dessus des préoccupations des travailleurs et en ajoutent à leur prise de distance.

Ceux-ci restent alors dans l’expectative ou alors choisissent un vote d’exaspération pour la plupart ( je met de coté ceux qui savent pourquoi ils ont choisi l’extrême droite).

Le vote front national est dangereux en tout état de cause : l’histoire ne se répète pas dit-on ; mais la situation des années 30 et 40 peut se répéter avec d’autres moyens et d’une autre manière.

Le racisme et le xénophobie sont toujours des signes avant coureur d’un mal qui peut s’étendre à des populations chauffées à blanc mettant en cause tout ce qui fait vie associative et fraternisation entre population de différentes origines.

Le rejet du politique, de la solidarité entre citoyens, la suspicion cultivée à travers le sécuritaire, le fait d’éviter soigneusement de s’en prendre à la domination du capital sont travaillés vers les catégories les plus exposées à la crise.

Le score réalisé par le Front national en est la conséquence.

Dans ce score, nul ne peut nier - ce qui n’a pas toujours été le cas - qu’une partie de la classe ouvrière est réceptive à ces perceptions xénophobes et anti-arabes.

Une idéologie aux accents autoritaires où toutes les forces de la droite conservatrice peuvent converger ensemble et déjà les porosités entre le FN et une partie importante de la droite (Sarkoziste) se précise ; de même un regroupement possible autour de la remise en route d’une troisième force Centro-socialiste dont le pays garde le souvenir des guerres coloniales qui ont amenées le retour de De Gaulle et de la Cinquième république.

Une telle situation nécessite une riposte qui soit à la hauteur du danger de l’installation d’une droite conservatrice pétainiste. De même de rendre impossible la naissance d’un regroupement libéral avec les restes d’un parti socialiste avec les centristes et une partie de la droite conservatrice comme le suggère Valls et Sapin et les Bayrou et consorts.

Une grande bataille d’idées est donc nécessaire vers la population et particulièrement chez les travailleurs et le mouvement syndical doit être en première ligne car il sera la première victime d’une telle association capital travail qui se trame à la manière de celle de Vichy * avec la mise au pas syndicale.

Cela nécessite donc le rassemblement autour d’une « gauche vraie » - j’emploie ce mot- pour bien nous distinguer d’une gauche usée par les compromis douteux. Cela oblige à mouiller la chemise et aller à la rencontre de ces hommes et de ces femmes qui souffrent de la politique actuelle.

Nous devons regagné ces électeurs perdus par la gauche, par le parti communiste notamment dans ce que furent ses bastions communistes et je pense à la ville de Calais qui, encore il y a peu de temps, était une ville acquise aux communisme et aujourd’hui 5 % lui font confiance et le front national a approché les 50 % au premier tour.

J’ai dit « mouiller la chemise » : oui, ce sera nécessaire si nous voulons une gauche vraie et un parti communiste à la hauteur de l’enjeu.

Un parti communiste qui doit être le moteur d’une offensive pour faire en sorte de redonner confiance au peuple de gauche, à ceux et celles qui l’ont quitté mais aussi à une jeunesse qui nous manque actuellement pour livrer les combats de demain.

Il s’agit donc de prendre son bâton de pèlerin et de rencontrer ces populations en déshérence.

Je préconise partout des états généraux au plus près, dans les localités et les entreprises, avec les forces vives de progrès et allant à la rencontre des travailleurs et des populations.

Il faut dépasser rapidement notre échec des régionales.

Nous devons être une organisation de classe et de masse agissante.

Les communistes doivent garder leur parti, celui-ci doit être celui qui trace le sillon comme le dit si joliment René Piquet dans un récent article pour aider toutes les forces vives qui veulent une vraie politique de gauche rompant avec les dogmes du libéralisme auxquels la social-démocratie a succombé.

Certains parlent de faire un nouveau parti dépassant l’actuel Front de gauche ce serait une nouvelle erreur, il faut au contraire discerner les formes qui permettent à chacun de se retrouver sur une série d’objectifs clairs permettant à la classe ouvrière d’en saisir toute l’importance.

L’avenir de la « vraie gauche » comme nous pourrions l’appeler passe par une bataille au plus près pour présenter des projets contrecarrant de manière offensive ceux du libéralisme.

Et pour cela il va falloir s’attaquer fondamentalement à la finance et pas simplement pour la stigmatiser mais la vaincre avec le monde du travail point par point et notamment en commençant par tout ce qui est accessible pour le commun des mortels comme on dit.

Bref faire du marxisme au quotidien.

Bernard LAMIRAND

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UN RAPPORT EXPLOSIF SUR L'EVASION FISCALE

Publié le 21 Décembre 2015 par aragon 43 dans IMPOTS

UN RAPPORT EXPLOSIF SUR L'EVASION FISCALE

PUBLIE PAR L'UGICT CGT

Un an après le scandale LuxUn an après le scandale Luxleaks, qui a révélé l’ampleur de l’évasion fiscale au niveau européen, un rapport intitulé « 50 nuances d’évasion fiscale au sein de l’Union européenne », publié en novembre dernier, analysait les mesures européennes et comparait les politiques de lutte contre l’évasion fiscale de 15 pays européens.leaks, qui a révélé l’ampleur de l’évasion fiscale au niveau européen, un rapport intitulé « 50 nuances d’évasion fiscale au sein de l’Union européenne », publié en novembre dernier, analysait les mesures européennes et comparait les politiques de lutte contre l’évasion fiscale de 15 pays européens.

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