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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

HOLLANDE REMET LA LEGION D'HONNEUR ET HONORE AINSI LES ATTEINTES AU DROIT DE l'HOMME AU QATAR

Publié le 29 Octobre 2015 par aragon 43

Au qatar, les nababs et émirs exploitent à mort la force de travail comme le faisaient les colonsl
Au qatar, les nababs et émirs exploitent à mort la force de travail comme le faisaient les colonsl

HOLLANDE REMET CE JOUR EN DOUCE LA LEGION D’HONNEUR AU PDG DE LA COMPAGNIE AERIENNE DU QUATAR .

Au moment où est annoncées que les constructions des infrastructures pour la coupe du monde de Football au Qatar en 2020 auront fait plus de 7000 morts en 2022, de travailleurs réduits à l’esclavage, Hollande remet donc la légion ‘honneur.

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QATAR : 7000 TRAVAILLEURS ESCLAVES MOURRONT POUR CONSTRUIRE LES INFRASTRUCTURE DE LA COUPE DU MONDE DE FOOTBALL EN 2022

Publié le 29 Octobre 2015 par aragon 43 dans syndicalisme

QATAR : 7000 TRAVAILLEURS ESCLAVES MOURRONT POUR CONSTRUIRE LES INFRASTRUCTURE DE LA COUPE DU MONDE DE FOOTBALL EN 2022

CONFÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE

Les « pseudo-réformes » du droit du travail au Qatar

Bruxelles, le 28 octobre 2015 (CSI en ligne) : Les modifications du droit du travail annoncées par le gouvernement du Qatar pour 2017 ajoutent un nouveau degré de répression pour les travailleurs migrants, tandis que l’esclavage moderne du système de la kafala reste intact.

D’après Sharan Burrow, la secrétaire générale de la CSI, « Les promesses de réforme ont servi d’écran de fumée pour inciter les entreprises et les gouvernements à venir travailler au Qatar, qui construit des infrastructures gigantesques pour accueillir la Coupe du monde de la FIFA de 2022 ».

Les fameux « permis de sortie » ne sont pas abolis dans la nouvelle législation, et les travailleurs doivent toujours obtenir la permission de leur employeur pour quitter le pays. Officiellement, les travailleurs pourront se tourner vers le ministère de l’Intérieur, mais la plupart d’entre eux vivent dans la crainte de ce ministère. Les travailleurs migrants n’ont pas le droit d’adhérer à un syndicat et n’ont pas le poids collectif que confèrent les comités de représentants élus sur les lieux de travail. Les travailleurs domestiques demeurent totalement exclus du droit du travail.

« Les entreprises internationales exerçant une activité au Qatar ne peuvent plus être dupes des promesses de réforme du Qatar. L’atteinte à la réputation des entreprises internationales qui recourent à une main-d’œuvre migrante réduite en esclavage au Qatar s’est intensifiée avec les pseudo-réformes du gouvernement », ajoute Burrow.

Le Conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail, qui se réunira à Genève en novembre, examinera la création d’une commission d’enquête au sujet des mauvais traitements infligés aux travailleurs migrants au Qatar, ce qui exercera une pression accrue sur les gouvernements et les entreprises pour protéger les travailleurs migrants dans ce pays.

L’enquête consisterait à étudier l’incapacité du Qatar de remédier au constat de l’OIT à l’égard des violations de la Convention de l’OIT sur le travail forcé et de la Convention sur l’inspection du travail ; l’enquête aurait en outre des conséquences d’une grande ampleur pour les entreprises qui ont une activité au Qatar. Plus de 200 milliards USD sont actuellement dépensés dans les infrastructures de la Coupe du monde de 2022 et la Vision nationale du Qatar pour 2030.

« La tragédie que vivent 1,7 millions de travailleurs migrants bloqués au Qatar illustre l’esclavage moderne et le refus de reconnaître les droits syndicaux des travailleurs dans les États du Golfe. Le Qatar continue non seulement de priver les travailleurs de leurs droits, mais aussi d’occulter et d’ignorer la mort des travailleurs migrants qui construisent les infrastructures de la Coupe du monde de 2022 », indique Burrow.

Les nouveaux chiffres du recensement communiqués par le gouvernement du Qatar la semaine dernière font apparaître une augmentation de la population de 40 % depuis que l’organisation de la Coupe du monde a été confiée au Qatar, en 2010.

« Sept cent mille travailleurs migrants supplémentaires ont été attirés au Qatar pour développer le pays à une allure fulgurante. La pression incessante qui est exercée pour l’épanouissement du pays, au mépris du coût humain, met en danger les travailleurs. Asservis par le système de la kafala, sans droits syndicaux ni recours aux procédures de plaintes, les travailleurs sont pris au piège au Qatar.

« Plus de 7000 travailleurs mourront au Qatar avant le coup d’envoi de la Coupe du monde de 2022, d’après les données du Conseil suprême du Qatar pour la santé, au sujet du taux de mortalité des travailleurs migrants en âge de travailler, soit plus de mille travailleurs migrants par an », précise Sharan Burrow.

L’accès aux camps de travailleurs et à des millions de travailleurs est de plus en plus limité, dans la mesure où le gouvernement cherche à cacher le mauvais traitement qu’il fait subir aux travailleurs. La police est plus présente dans les zones industrielles et, en mai dernier, des journalistes de la BBC ont été arrêtés après avoir été invités au Qatar pour observer les conditions de vie dans les camps de travailleurs. Les travailleurs migrants qui se trouvent à proximité des quartiers résidentiels réservés aux Qataris et aux riches expatriés courent un risque accru d’arrestation et de harcèlement de la part de la police, étant donné que les autorités cautionnent le système de ségrégation des travailleurs pauvres.

La CSI a réalisé une nouvelle enquête multimédia – www.qatarexposed.org – comportant des entretiens de personnes qui travaillent au Qatar, des reportages en caméra cachée sur les camps de travailleurs et des témoignages de survivants rentrés chez eux au Népal.

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LA TRAITRISE DE LA CFDT CONTRE TOUT LE PERSONNEL DE L'AP-HP

Publié le 28 Octobre 2015 par aragon 43

LA TRAITRISE DE LA CFDT CONTRE TOUT LE PERSONNEL DE L'AP-HP

AP-HP. L’USAP-CGT dénonce un protocole de trahison

Mercredi, 28 Octobre, 2015

Humanite.fr

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Photo Thomas Samson/AFP

Martin Hirsch vient d’annoncer, fièrement, avoir conclu un accord sur « l’organisation et le temps de travail à l’AP-HP ». Cet accord, en droite ligne du texte original présenté aux organisations syndicales en mars 2015, n’aura trouvé comme seul signataire la CFDT, qui par sa signature a trahi les dizaines de milliers d’agents grévistes en mai et juin pour le retrait du projet Hirsch.

Sous prétexte d’atténuer les effets pervers de cette réforme, la CFDT a servi de caution sociale à un Directeur Général aux abois. Ces derniers ont signé un partenariat de casse sociale à l’AP-HP avec le représentant du gouvernement Valls- Macron-Hollande.

La colère est extrême, car la CFDT n’a pas tenu compte de l’avis des 75 000 agents de l’AP-HP pour signer ce protocole, qui revient sur les acquis sociaux du personnel par :

• La généralisation de la grande équipe dès septembre 2016

• L’abolition des protocoles RTT locaux au 1 er janvier 2016

• La perte des jours forfait protocole pour 74 223 agents

• La perte du jour fête des mères pour 34 000 mamans

• La suppression des 7h50, soit 6 jours RTT pour 12 000 agents

• L’extinction progressive des 7h36 par les nouvelles embauches en 7h30 ou 7h, par le « choix » laissé aux agents de passer à un autre horaire

• La mise en place de 9 schémas horaires pour les équipes de jour (bonjour la simplification ou plutôt bonjour la déréglementation)

• Et bien d’autres mesures pernicieuses et antisociales…

Ce protocole n’engage en rien la direction Générale sur le maintien des emplois et sur l’amélioration des conditions de travail, bien au contraire, c’est l’accroissement de la productivité et de la flexibilité qui est recherché afin de réaliser le plan d ‘économie demandé par la Ministre de la santé Marisol Touraine.

Le comble : Mr. Hirsch sachant que son protocole restera minoritaire et donc caduc, s’empresse d’écrire aux organisations syndicales la phrase suivante : « Ce protocole central servira de socle au projet d’organisation du travail et des temps de repos que je déciderai, conformément aux dispositions du code de la Santé publique dans son article L 6143-7, après avis des instances centrales. ». Preuve que monsieur Hirsch s’assoit sur le protocole sur le dialogue social de 2014 à l’APHP et sur la loi sur la représentativité de 2008.

Nous restons fidèles à nos revendications : pas un jour de repos en moins, pas un sacrifice de plus !! C’est toujours le mot d’ordre des 6 organisations unies ( CGT, FO,SUD, UNSA, CFTC, CGC) représentant 85% du personnel.

L’USAP-CGT combattra par tous les moyens et avec toutes ses forces organisées, pour le retrait du protocole Hirsch – CFDT et bloquer son éventuelle mise en œuvre dès le 1 er janvier 2016. L’USAP-CGT appelle l’ensemble des personnels dans l’unité avec l‘intersyndicale AP-HP à lutter pour gagner une réelle réduction du temps de travail, pour le développement de l’emploi statutaire pour l’amélioration des conditions de travail et d’accueil des patients.

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CHATEAUBRIANT 2015 : DISCOURS DE PHILIPPE MARTINEZ SECRETAIRE GENERAL DE LA CGT

Publié le 28 Octobre 2015 par aragon 43 dans Histoire

CHATEAUBRIANT 2015 : DISCOURS DE PHILIPPE MARTINEZ SECRETAIRE GENERAL DE LA CGT
CHATEAUBRIANT 2015 : DISCOURS DE PHILIPPE MARTINEZ SECRETAIRE GENERAL DE LA CGT

74e anniversaire massacre Châteaubriant

mardi 27 octobre 2015

Intervention Philippe Martinez - Dimanche 25 octobre 2015

Le 22 octobre 1941, ils furent 27 à tomber sous les balles assassines de l’armée allemande.

Vous le savez, ce crime a eu lieu dans la carrière de la Sablière, près du camp de Choisel, à Châteaubriant.

Le même jour, 16 autres otages étaient fusillés à Nantes et 5 au Mont Valérien. Deux jours plus tard, ils étaient 50 à être exécutés à Souges. Le 15 décembre 1941, les nazis viendront encore prélever 9 otages du camp de Choisel.

Et il y en eu bien d’autres exécutions encore par la suite.

Qui étaient ces 27 fusillés de Châteaubriant ?

Ils étaient des ouvriers, des intellectuels, des étudiants, des élus du peuple. Le plus jeune d’entre eux avait 17 ans, il s’appelait Guy Môquet, le plus âgé avait 58 ans, son nom était Titus Bartoli.

Tous étaient différents, chacun avait sa singularité, et pourtant une même force traversait chacun d’entre eux, celle qui redonne à l’Homme toute sa grandeur.

Ce qui rassemblait ces hommes, c’était une soif d’idéal, une passion pour la justice sociale et la liberté, une aversion pour l’oppression, un amour de la France. C’est à l’esprit de résistance que ces 27 ont donné chair. Car tous étaient des résistants de la première heure.

Ils étaient aussi gouvernés par une volonté de transformation sociale. Tous étaient communistes, et plusieurs d’entre eux, syndicalistes. Châteaubriant fut une rude épreuve pour la CGT. Parmi eux se trouvaient des grands dirigeants de fédérations de la CGT (Jean Grandel des PTT, Désiré Granet du Papier-Carton, Charles Michels des Cuirs et Peaux, Jean Poulmarch des Produits chimiques, Jean-Pierre Timbaud des métaux, Jules Vercruysse du Textile).

Que reprochait-on à ces camarades ?

De s’être insurgés contre l’occupant allemand et leurs complices de Vichy.
D’avoir combattu pour la France, la République, pour leur liberté, pour la Liberté.
D’avoir pensé qu’un monde meilleur était possible.
D’avoir osé résister.

Face à l’oppression, au fanatisme, aux injustices …, chaque individu a le choix d’agir ou de ne pas agir. Il est des décisions qui nous rendent plus grands, qui nous élèvent.
Il en fallait du courage pour entrer en résistance.

Alors que les bottes allemandes battaient le sol français et que le gouvernement de Vichy chassait les « terroristes », ce choix n’était ni simple, ni facile.

Il faut rappeler que la plupart de ces héros de Châteaubriant avaient été frappés par la répression dès le commencement de la drôle de guerre. Ils avaient été alors privés arbitrairement de leurs mandats politiques, écartés par la force de leurs fonctions syndicales.

La classe ouvrière était ressortie affaiblie par l’échec de la grève générale de novembre 1938. Elle fut alors malmenée, frappée par l’esprit revanchard du patronat, par l’anticommunisme dominant et conquérant. Après la déclaration de guerre, la chasse aux communistes fut officiellement ouverte. Ce fut le cas également à la CGT. Les communistes en furent alors exclus et nombre d’entre eux, traqués, durent alors affronter la clandestinité ou la prison.

La défaite de 1940 a déstabilisé un peu plus le pays. Chacun devait se guider avec sa propre boussole. Des dirigeants syndicaux s’engageront dans la collaboration avec Vichy et les Allemands, d’autres se tiendront dans l’expectative tandis que les exclus de 1939, sous la direction de Benoit Frachon, prendront le chemin de l’honneur, celui de la lutte contre le régime de Pétain et des occupants nazis.

Mais ces derniers ne l’entendaient pas ainsi. Il fallait faire un exemple, empêcher les premiers actes de résistance et tuer dans l’œuf tout espoir. Il fallait créer la peur.
On le sait, c’est le contraire qui advint. Car ce sacrifice de nos camarades a finalement donné du courage. Le retentissement fut grand dans toute la France. A la BBC, le Général de Gaulle mit aussitôt en garde les oppresseurs : « En fusillant nos martyrs, l’ennemi a cru qu’il allait faire peur à la France et ailleurs ! La France va lui montrer qu’elle n’a pas peur de lui ». Des grèves furent déclenchées, à l’exemple de celle des ouvriers de l’Arsenal de Brest le 25 octobre.

Les Castelbriantais, bravant l’occupant, vinrent fleurir l’emplacement des poteaux d’exécution.

Après Châteaubriant, la Résistance s’enrichit de nombreux militants.

Nous ne devons pas effacer des mémoires ce qu’a été le rôle de la classe ouvrière pendant cette guerre totale.

On tente de nous convaincre chaque jour qui passe que notre combat de transformation, de progrès social est un combat du passé, d’arrière-garde ; que dans ce nouveau monde les solutions sont à inventer et que, pour cela, il faut cesser de regarder en arrière. Quelle belle supercherie !

Mais que veulent-ils que nous oublions ?

Qu’à plusieurs reprises dans l’histoire la classe ouvrière a su s’unir, se lever, bousculer l’ordre dominant et arracher le progrès social.
Que dans les heures sombres de la guerre, le patronat avait choisi le camp de l’ennemi, criant « Plutôt Hitler que le Front populaire », rêvant de se venger de son humiliation de 36, de ces militants qui avaient eu l’affront de lui arracher des avancées sociales majeures : semaine de 40 heures, congés payés et premières conventions collectives.

Et bien nous, nous refusons d’oublier.

Nous refusons d’oublier par exemple qu’à Châteaubriant, c’est un patron français, Pierre Pucheu, ministre de l’intérieur du maréchal Pétain, qui dressa la liste des 27 martyrs.

Nous refusons d’oublier et nous affirmons, haut et fort, que ce passé est notre fierté. Nous avons une dette vis-à-vis de ces militants. Les mots inscrits, peu avant l’exécution, par Guy Môquet sur une des planches de leur baraque : « Les copains qui restez, soyez dignes de nous ! » ne doivent pas tomber dans les oubliettes de l’histoire. Ces mots résonnent encore aujourd’hui et nous aident à grandir. Ils font partie du combat syndical.

Si le massacre de Châteaubriant est d’abord une tragédie, c’est aussi une page glorieuse de l’histoire du monde ouvrier, et de l’histoire de France plus généralement, car elle fut écrite avec le sang d’hommes de courage et de conviction.

Cette histoire doit être partagée par tous, elle doit traverser toutes les barrières, casser les cloisons, quelles qu’elles soient. Elle doit être enseignée aux jeunes générations car elles ont beaucoup à y puiser. Les valeurs et engagements portés par ces militants restent d’une grande actualité. Elles ont une valeur universelle, intemporelle. Les accepter comme références, comme repères dans notre action citoyenne, militante, politique nous tirent vers le haut. Cette histoire, c’est notre avenir car elle nous parle de dignité humaine, d’engagement et de courage.

Pour cela, il nous faut veiller à son entièreté. Nombreux sont ceux qui souhaiteraient l’édulcorer, la dénaturer. Nous ne devons pas laisser s’effacer des mémoires que les fusillés de Châteaubriant étaient des syndicalistes et que leur action résistante avait une portée transformatrice. La place négligeable ou nulle donnée à la classe ouvrière lors des récentes commémorations officielles autour du 70e anniversaire de la fin du Second Conflit mondial montrent que ce danger est réel.

Nous sommes de plain-pied dans la bataille idéologique. Et l’Histoire est au cœur de ces enjeux. Pour les dominants, il s’agit notamment d’effacer les repères et le sens des combats de la résistance. Si l’on connait plus ou moins bien le rôle joué par la Résistance dans la libération du territoire, on connait encore beaucoup trop mal son travail pour reconstruire une République sociale. La CGT pris sa part dans ce combat. Son implication dans l’élaboration du programme du Conseil National de la Résistance et dans sa mise en œuvre après la guerre en témoignent.

Oublier tout ceci ferait le bonheur du patronat qui rêve de déconstruire les conquis sociaux issus de 36 ou de l’après-guerre.

Pour aller de l’avant, avancer, construire l’avenir, il faut donc savoir se ressourcer et pour cela garder un œil dans le rétroviseur. Le sacrifice de nos camarades et frères nous aide à penser l’avenir. Il est pour les militants d’aujourd’hui une source d’énergie inépuisable. Il nous enseigne sur la grandeur de l’homme, sur la force des convictions, sur la force du collectif. Il nous dit que rien n’est jamais perdu, qu’il faut se battre pour ses idées et y croire, même dans les moments les plus sombres.
La CGT conjugue au présent ces valeurs qui sont au cœur des combats d’aujourd’hui. Ces combats, nous les menons en toute humilité au regard de ce que vous avez été, de ce que vous avez accompli en essayant de poursuivre la route que vous avez tracé.

Nous sommes solidaires et internationalistes lorsque nous nous battons pour faire valoir un droit international, le droit d’asile pour des dizaines de milliers de réfugiés, femmes, hommes et enfants, fuyant la guerre et les bombes ou voulant échapper à la misère. Il est du devoir des états européens, de la France, pays des droits de l’homme, d’accueillir ces réfugiés.

Face à ces drames, on ne discute ni sur le nombre, ni sur la nationalité ou la religion, on ne construit pas des murs, on n’érige pas des barbelés, on agit et on ouvre les portes en grand.

Nous sommes profondément antiracistes fidèles à la belle histoire de notre pays dont vous êtes un des plus beaux symboles. Vous, hommes et femmes d’origines et de nationalités différentes qui combattirent ensemble dans la résistance pour libérer la France de la barbarie nazie. Nous luttons aujourd’hui contre ceux qui divisent le monde du travail en pointant les émigrés, leur couleur de peau comme la cause de tous les problèmes de notre société et notamment le chômage. Cette lutte contre le racisme, nous devons la mener partout y compris dans les entreprises où le front national crache son venin et sa haine de l’autre. Ce parti qui trouve de plus en plus la bienveillance de certains médias, est beaucoup moins bruyant pour dénoncer les méfaits du capital.

Aussi, nous pensons être fidèles à ce que vous nous avez transmis dans notre lutte pour la régularisation de tous les travailleurs sans papiers.

Nous contestons les politiques d’austérité et les drames qu’elles génèrent. Nous sommes indignés lorsqu’un ministre de la république, le premier d’entre eux, accoure pour réconforter une direction d’entreprise et n’a pas un mot pour des salariés en colère alors que 2900 d’entre eux, risquent d’être licenciés.

Pire encore, lorsqu’il les traite de voyous et envoie la police chez eux au petit matin pour en placer 6 en garde à vue comme les pires des malfrats. On le sait, le chômage, ce sont des vies brisées, des familles brisées, la mort parfois dans la rue ou par désespoir. Oui, le capital fait des ravages partout sur la planète au nom des profits et de la rentabilité financière. Combattre les injustices, toutes les injustices et elles sont nombreuses, c’est dans notre ADN. Nous ne pouvons, nous résigner à ce que la génération actuelle vive plus mal que celle qui l’a précédé.

C’est pourquoi nous proposons des alternatives pour construire une société plus juste basée sur le progrès social.

C’est le sens de nos propositions de réduction du temps de travail, d’une sécurité sociale professionnelle par exemple. La modernité, c’est cela et non le retour au 19ème siècle comme nous le propose le MEDEF.

En cela aussi, nous pensons être fidèles aux idéaux de nos ainés lorsqu’ils conjuguaient, résistance et élaboration du programme du CNR.

Oublier cette leçon d’humanité, cette vision de la société, celle que vous nous avez transmise, serait dramatique.
Dans ce combat contre l’oubli, nous devons féliciter le travail réalisé par l’Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé, Aincourt. Je remercie plus particulièrement Odette Nilès, Présidente de l’Amicale, qui continue de mettre, presque infatigable, toute son énergie dans cette bataille essentielle. Ce remerciement doit être d’autant plus appuyé cette année que l’Amicale fête cette année son soixante-dixième anniversaire.

Il y a 70 ans en effet naissait, par la volonté des anciens internés du camp et des familles de fusillés, l’Amicale « des Anciens Internés Politiques de Châteaubriant-Voves ».

La CGT était partie prenante de cette fondation. C’est d’ailleurs un syndicaliste, un des dirigeants CGT de la Fédération de l’Energie, Léon Mauvais, qui s’évada du camp de Châteaubriant avec Eugène Henaff en juillet 1941, qui en sera le premier président.
A n’en pas douter, l’Amicale a encore de beaux jours devant elle. Ce n’est pas à un baroud d’honneur auquel nous assistons aujourd’hui. On peut souhaiter que ce 70e anniversaire soit l’occasion de franchir une nouvelle étape dans son développement.
Tu sais, chère Odette, que tu peux compter sur l’engagement total de notre Confédération. Nous continuerons d’honorer la mémoire toujours vivante de ces militants, de ces syndicalistes, qui ont fait le sacrifice de leur vie parce qu’ils croyaient qu’un monde meilleur était possible. La CGT n’acceptera jamais que soit effacée ou tronquée cette mémoire.

Nous tâcherons d’être dignes de nos camarades et frères sacrifiés pour construire un monde meilleur aux générations futures
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UGICT- CGT : TOUT SUR LES RETRAITES ARCCO AGIRC

Publié le 28 Octobre 2015 par aragon 43

UGICT- CGT : TOUT SUR LES RETRAITES ARCCO AGIRC

Retraites complémentaires arrco & agirc

Travailler plus longtemps pour moins de pension ?

La CFTC, la CFE-CGC et la CFDT viennent de s’engager avec le Medef à signer le 30 octobre 2015 un accord amputant sérieusement vos droits à retraite.

Travailler plus longtemps …

Dès 2019, les salariés devront travailler une année supplémentaire au-delà de l’âge auquel ils ont leur retraite à taux plein. Sinon, ils se verront appliquer pendant trois années 10 % d’abattement sur le montant de leurs pensions sauf s’ils sont exonérés de CSG.

… pour des niveaux de pension révisés à la baisse

- avec un décrochage de 8,53 % du niveau des futures pensions

- auquel s’ajoute les baisses de 26 % à l’AGIRC et 20 % à l’ARRCO déjà concédées depuis 1993,

- le report au 1er novembre de l’indexation des pensions, soit un manque à gagner de 83 % sur les revalorisations annuelles.

Dès 2019, disparition de l’AGIRC et fragilisation du statut cadre

Le Medef refuse de financer l’AGIRC qui, de ce fait, aura épuisé ses réserves dès le 1er janvier 2018. Il s’ensuivra un siphonage des réserves de l’ARRCO pour payer une partie des retraites AGIRC, ce qui justifiera en retour une baisse drastique des pensions des cadres d’abord, de celles de l’ensemble des salariés ensuite.

Mais ces mesures laissent subsister 2,3 milliards de déficit en 2020 et 4,1 milliards en 2030.

D’où l’idée de remplacer les régimes ARRCO et AGIRC par un régime unique appelé à fonctionner comme le régime suédois. L’augmentation des cotisations étant interdite, l’équilibre du régime est obtenu en cumulant reports réitérés de l’âge de départ en retraite et, d’une année sur l’autre, baisses des pensions.

Tous les salariés y seraient donc perdants, mais les cadres beaucoup plus que les autres avec :

- la disparition de l’AGIRC, qui leur fournit en moyenne près de la moitié du total de leurs retraites

- la disparition dès le 1er janvier 2019 de la Garantie Minimale de 120 Points (GMP) annuels de retraite versés aux cadres à bas salaire (36,4 % d’entre eux) : soit pour une carrière complète cotisée à la GMP une perte annuelle de 2089 euros

- la fragilisation du statut cadre : l’AGIRC est en effet le seul organisme à opérer de manière interprofessionnelle et opposable aux employeurs une reconnaissance de ce statut fondée sur le niveau de formation exigé, les responsabilités exercées et l’autonomie dans l’exercice de ces responsabilités.

En contrepartie de la disparition de l’AGIRC et la fragilisation du statut cadre, les cadres devraient se satisfaire de l’ouverture d’une négociation pour définir dans les branches professionnelles « la notion d’encadrement ».

Continuons à défendre nos retraites et le statut cadre.

La CGT est à votre disposition pour co-définir vos modalités d’intervention et faire entendre vos exigences, d’autant plus que :

- d’ici le 30 octobre, il suffit qu’une seule organisation renonce à sa signature pour relancer les négociations sur de nouvelles bases

- la majorité des dispositions n’intervenant qu’à partir de 2019, des alternatives existent pour résorber les déficits sans réduire les prestations.

C’est ce que proposent la CGT et son UGICT avec deux mesures phares :

- l’augmentation des taux de cotisation à l’AGIRC
Soit pour un salarié percevant 4 000 € mensuels bruts, 7,72 € de plus cotisés chaque mois pour résorber 95 % du déficit.

- la création d’une contribution patronale en faveur de l’égalité salariale femmes / hommes
Calculée entreprise par entreprise, elle verrait son taux diminuer au fur et à mesure des efforts réalisés. Dès 2017, elle rapporterait 4,87 milliards d’euros.

Ces deux mesures cumulées rapporteraient 7,13 milliards en 2017 et permettraient donc de combler les 6,7 milliards de déficit (chiffrages réalisés par la Direction technique de l’ARRCO et de l’AGIRC)

Par ailleurs, l’UGICT-CGT met en débat des propositions pour un véritable statut cadre national et interprofessionnel fondé sur :

- la reconnaissance et le paiement de la qualification

- la reconnaissance de l’expertise et de la technicité

- des droits nouveaux pour restaurer le rôle contributif des cadres dans l’entreprise

- une retraite complémentaire concourant au maintien du niveau de vie lors du passage à la retraite

En savoir plus et mobiliser →

Télécharger le tract (.pdf) →

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Pour vous désabonner écrire, à gestioninternet@ugict.cgt.fr svp.

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TOUT SUR LES 120 ANS DE LA CGT : VIDEO ET TEXTE

Publié le 22 Octobre 2015 par aragon 43 dans Histoire

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ACCORD AGIRC-ARRCO / UN ACCORD SUR LE DOS DES SALARIES

Publié le 22 Octobre 2015 par aragon 43 dans syndicalisme

ACCORD AGIRC-ARRCO / UN ACCORD SUR LE DOS DES SALARIES

Accord de principe AGIRC ARRCO :

un accord sur le dos des salariés !

La CGT souhaite informer l’ensemble des salariés, retraités et demandeurs d’emploi sur les contenus de cet accord

Le 17 février dernier se sont ouvertes les négociations AGIRC ARRCO entre les organisations patronales et syndicales qui concernent 18 millions de cotisants et 12 millions de retraités et qui représentent 30 à 56 % du montant total de la pension.

La situation financière de ces régimes n’est contestée par personne. Les réserves de l’AGIRC arriveront à épuisement en 2018, celles de l’ARRCO en 2027. Il fallait donc apporter des réponses pour maintenir les droits des salariés, assurer un niveau de retraite permettant de vivre dignement et pérenniser les régimes sur le long terme. La CGT a fait des propositions immédiates et chiffrées dès le début de la négociation, permettant de dégager de nouvelles ressources pour maintenir les droits à travers, notamment, de deux propositions phares :

  • une augmentation de la cotisation Agirc pour financer le régime qui en a le plus besoin, ce qui représente 7 euros par mois pour un salaire de 4 000 euros bruts et un apport de 2 milliards d’euros dès 2016 ;
  • une contribution transitoire versée par les entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale femme - homme et dégressive en fonction des efforts réalisés. Apport de 5,7 milliards d’euros dès 2016.

Le 16 octobre, la négociation s’est terminée par un accord de principe avec effet dès 2019, soumis à signature qui concernera tous les salariés relevant du privé nés en 1957 et suivant.

L’accord qui devrait être signé par les trois organisations patronales et la CFDT, la CFE CGC et la CFTC le 30 octobre prochain, c’est le report de l’âge de départ en retraite d’un an ou une baisse des pensions.

Le report de l’âge de départ en retraite et la baisse du niveau des pensions

L’accord prévoit un système de bonus-malus pour les salariés, selon l’âge auxquels ils partiront en retraite.

Un salarié qui aurait toutes ses années pour prétendre faire valoir ses droits à retraite dans le régime de base, aura alors plusieurs choix au niveau de sa retraite complémentaire : prenons quelques exemples (voir encadré ci-contre).

Premier exemple

le salarié a 62 ans, il a toutes ses années pour prétendre bénéficier d’une retraite à taux plein. Il peut partir en retraite mais, avec cet accord, il se verra amputer sa retraite complémentaire de 10 % pendant trois ans ;

pour l’éviter, Il décide de retarder son départ, dans ce cas :

il n’a plus d’abattement s’il part à 63 ans,

il bénéficie d’un bonus de 10 % pendant un an, s’il part à 64 ans,

il bénéficie d’un bonus de 20 % pendant un an, s’il part à 65 ans,

il bénéficie d’un bonus de 30 % pendant un an, s’il part à 66 ans.

Deuxième exemple

une femme a son taux plein à 64 ans, ce qui est la moyenne aujourd’hui au regard des carrières des femmes. Elle décide de bénéficier de ses droits à retraite à 64 ans, elle aura une retraite complémentaire amputée de 10 % pendant trois ans ;

si elle décide de reporter son départ, dans ce cas :

elle n’aura plus d’abattement à 65 ans,

elle bénéficiera d’un bonus de 10 % pendant un an, si elle part à 66 ans ,

elle bénéficiera d’un bonus de 20 % pendant un an, si elle part à 67 ans,

elle bénéficiera d’un bonus de 30 % pendant un an, si elle part à 68 ans.

Troisième exemple

Un salarié bénéficie du dispositif carrière longue ou pénibilité qui lui permet de partir à 60 ans :

il se verra amputer sa retraite complémentaire de 10 % pendant trois ans ;

s’il décide de reculer l’âge de départ, dans ce cas :

il n’a plus d’abattement s’il part à 61 ans,

il bénéficie d’un bonus de 10 % pendant un an, s’il part à 62 ans,

il bénéficie d’un bonus de 20 % pendant un an, s’il part à 63 ans,

il bénéficie d’un bonus de 30 % pendant un an, s’il part à 64 ans.

Tous les salariés relevant du secteur privé, quelle que-soit leur situation au regard des droits à la retraite se verront concernés par cet accord. Eu égard au pouvoir d’achat des salariés et des retraités, nombre de salariés n’aura pas d’autre choix que de travailler plus longtemps. Il s’agit donc d’un report de l’âge de départ en retraite.

Pour d’autres, notamment pour les 6 millions de demandeurs d’emploi qui n’ont pas d’autre choix que de partir en retraite à l’âge du taux plein, ils se verront appliquer ces abattements de 10 % pendant trois ans. Ill en est de même pour toutes celles et tous ceux qui sont en maladie voire en longue maladie.

Pour tous ceux-là, ce sera une baisse imposée du niveau de leur retraite.

Nous rappelons que le niveau moyen de retraite, base + complémentaire, est de 1 206 euros et que nombre d’entre les retraités sont bien en dessous. Seuls ceux qui ne sont pas assujetti à la CSG à la retraite seront épargnés par cet accord.

Le gel de la revalorisation des pensions

Une revalorisation des pensions à hauteur des prix - 1 % avec une clause « plancher ». Cela signifie que si l’inflation, comme le prévoient nombre d’économistes reste faible dans les trois prochaines années, ce sera un gel du niveau des pensions. Celui-ci est déjà en œuvre depuis 2013, date du dernier accord sur les retraites complémentaires ;

un décalage de la date de revalorisation des pensions, de façon pérenne, au 1er novembre

La baisse du rendement des régimes de retraite

Une augmentation du prix d’achat du point, en terme technique, c’est une baisse du rendement des régimes qui touchera tous les retraités futurs. Pour le même salaire, il achètera moins de points donc sa retraite chutera.

La fin du régime AGIRC par la création d’un régime unifié issu de la fusion de l’AGIRC et de l’ARRCO

La disparition de l’AGIRC en fusionnant l’AGIRC et l’ARRCO a été troquée contre une négociation nationale interprofessionnelle pour définir les grandes lignes de la notion d’encadrement. Rien ne garantit l’avenir du statut cadre, de la GMP (garantie minimale du point), des 1,5 % de prévoyance et du futur niveau de pensions complémentaires des cadres.

Aucun financement supplémentaire du patronat

En contrepartie, le Medef propose de mettre 300 millions de cotisations sur la table. Cette augmentation sera compensée par une baisse des cotisations ATMP (accident du travail, maladie professionnelle), c’est l’engagement qu’a pris le gouvernement pour que cet accord puisse exister. C’est scandaleux ! Le patronat se paye sur l’argent des victimes du mal-travail organisé par lui-même alors que les sous déclarations sont largement reconnues. La CGT a refusé ce marché de dupe qui va permettre, dans un deuxième temps, au pouvoir politique, de reporter l’âge légal de départ en retraite.

Ces mesures très douloureuses pour les salariés et les retraités ne suffiront même pas à financer le déficit (6 milliards alors que le besoin est de 8,7 milliards en 2020). Sans rapport de force d’ici là, la prochaine négociation en 2019 devra donc encore à priori se traduire par de nouvelles amputations de droits pour les salariés.

La CGT vous appelle à rester mobiliser sur les retraites, d’abord parce qu’une partie de l’accord ne s’applique qu’en 2019 et ensuite, parce que la question du report de l’âge légal du départ en retraite est dans la ligne de mire du gouvernement.

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RETRAITES COMPLEMENTAIRES : LE COUP FOURRE !

Publié le 17 Octobre 2015 par aragon 43 dans Retraites

Ils subiront les consèquences de cet accord scélérat
Ils subiront les consèquences de cet accord scélérat

RETRAITES COMPLÉMENTAIRES : LE COUP FOURRE !

Plusieurs mois de discussions pour en arriver là !

La déclaration de la CGT est très claire et montre que le Medef a gagné sur toute la ligne.

Il n’y a vraiment rien à espérer de ce paritarisme qui ne sert qu’à entériner les objectifs du patronat.

Celui-ci a mis du temps, depuis Sellière, qui, en 1999, exigeait la retraite à 65 ans puis Gattaz à 67 ans.

Ils vont y parvenir par le biais des retraites complémentaires .

En frappant d’une décote les retraites complémentaires, ils peuvent désormais reculer à 63 ans la retraite à taux plein et ce n’est pour eux qu’une étape. Qui peut penser que cette décote ne se renouvellera pas par la suite pour encore diminuer les droits à partir en retraite.

Les salariés en âge de partir à 62 ans ( après le recul précédent 60 à 62 ans) devront retarder à 63 ans leur départ.

Ignoble chantage.

Dire qu’ils ne perdront qu’une cinquantaine d’euros par mois est lamentable pour les syndicalistes signataires.

Ainsi le patronat et le gouvernement socialiste ont mis en place avec des organisations syndicales à leur dévotion un mécanisme qui est imparable pour faire fonctionner le recul de l’âge de la retraite et de faire de l’âge légal une coquille qui se videra à terme de toutes applications.

En effet, les complémentaires vont devenir la variable d’ajustement pour arriver au but du patronat et de la Communauté Européenne : aller vers l’objectif de rapprocher voir de dépasser à terme les 70 ans pour bénéficier d’une retraite.

Ce système de décote et de surcote - qui n’existait pas pour les retraites complémentaires- prévoyant des abattements avant 63 ans et instituant des prestations retraites supérieures par surcote pour des départs après 63 ans est lourd de conséquence puisqu’il permettra de sortir par la fenêtre l’âge de la retraite légale de tous ceux frappés par cet accord scélérat.

Cela entrainera inévitablement des conséquences multiples sur l’emploi avec des salariés âgés qui continueront à bosser après 62 ans dans les pires conditions soit pour atteindre les 63 ans ou bien après cet âge et jusque 67 ans âge légal pour bénéficier de la surcote pour améliorer une pension retraite qui se dégrade de plus en plus avec souvent de gros problèmes de santé.

D’autre part le maintien et l’encouragement à rester au travail au delà des 62 ans, car il s’agit de cela pour ces organisations signataires, va encore retarder l’arrivée des jeunes qui, souvent, commencent à travailler après 25 ans et dans des emplois précaires et voient se prolonger l’attente pour des postes de travail qu’ils auraient pu occuper et ils verront ainsi des travailleurs âgés rester à leur poste pour acquérir un supplément de retraite.

Le chômage actuel, celui des jeunes et des salariés en fin d'activité professionnelle est une des résultante principale de la remise en cause de la retraite à 60 ans et d'une durée de cotisations qui ne cesse d'augmenter avec les réformes de la droite et du PS.

La remise en cause de la retraite à 60 ans précédemment pour la placer à 62 ans avait déjà conduit à une augmentation du chômage des salariés en fin de carrière licenciés avant cet âge.

Ainsi aux deux bouts de la chaine, jeunes travailleurs et travailleurs âgés seront les dindons de la farce .

Le Berger de la CFDT, principal signataire coté syndical, vient de porter un coup de grâce à un système complémentaire qui complétait la retraite du régime général mais qui n’avait pas vocation de porter atteinte par des décote et surcote à l’âge de départ à la retraite du régime général .

Il permet ainsi au patronat et aux gouvernants, aujourd’hui Hollande et Valls et demain ?, d’avoir l’arme fatale par les retraites complémentaires pour ajuster pensions et âge de la retraite le plus tard possible sans devoir passer par l’augmentation des cotisations de l’entreprise*.

Par ailleurs, les futurs retraités cadres subiront de plein fouet une perte bien plus grande encore de leurs retraites complémentaires et là la manœuvre est encore plus vicieuse car elle encouragera les cadres à se détourner davantage du système par répartition pour aller vers la capitalisation et les Assurances vie.

Enfin, quel mépris pour le pouvoir d’achat des retraités et pour les futurs retraités quand il est affirmé que la perte est peu importante quand les retraités subissent de plein fouet une non revalorisation de leur retraite depuis trois ans et d’un système précédent qui, déjà, avait vu baisser leur droits à la retraite complémentaire en matière de prestations par un prix du point plus cher et un point de service non revalorisé.

Il est temps que les travailleurs s’en mêlent et qu’on ne voit plus certains, loin du monde du travail, s’entendent comme des larrons en foire pour plumer les salariés et les retraités.

Bernard LAMIRAND

* les quelques centaines de millions mis par le patronat ne sont que dérisoires.

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RETRAITES COMPLEMENTAIRES : COUP DE FORCE DU MEDEF

Publié le 17 Octobre 2015 par aragon 43 dans syndicalisme

RETRAITES COMPLEMENTAIRES : COUP DE FORCE DU MEDEF

DÉCLARATION DE LA CGT

Coup de force du Medef !

Le Medef impose un report du départ en retraite d’un an par rapport à l’âge du taux plein.

Les salariés qui ne pourraient différer leur départ subiraient les trois premières années de retraite un abattement de 10 % : une double peine pour les 56 % de salariés qui ne sont plus en emploi et pour les femmes dont la pension est déjà en moyenne inférieure de 40 % à celles des hommes et de 60 % pour les femmes cadres.

Les jeunes générations verraient le niveau de leurs futures pensions diminuer de 8,5 % supplémentaires.

Les retraités essuieraient de nouvelles baisses de leur pouvoir d’achat pendant trois années supplémentaires, outre le report au 1er novembre de la revalorisation de leurs pensions.

Au total la contribution des salariés actifs et retraités s’établirait à 95 % du besoin de financement contre 5 % pour le Medef : soit 5,7 milliards à la charge des salariés et retraités contre 300 millions pour le patronat.

Pour autant les régimes ARRCO et AGIRC ne seraient pas équilibrés. Le Medef propose donc de mutualiser les réserves des régimes. Il s’ensuivrait un épuisement anticipé de quatre années des réserves de l’ARRCO qui induirait à terme une baisse du niveau des pensions pour tous.

De surcroît, l’accord troque l’existence du régime complémentaire AGIRC contre un engagement à ouvrir une négociation interprofessionnelle sur la notion d’encadrement.

Un marché de dupes très lucratif pour le Medef !

Nouvelle preuve en est que le dialogue social nécessite l’intervention des salariés sur tous les sujets qui les concerne pour être efficace.

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AIR FRANCE DECLARATION DE LA CGT

Publié le 13 Octobre 2015 par aragon 43 dans syndicalisme

AIR FRANCE DECLARATION DE LA CGT

Air France

Solidarité avec les salariés d’Air France

mardi 13 octobre 2015

Six salariés d’Air France après avoir été interpellés à leur domicile hier matin, sont déférés au parquet soupçonnés de « violence en réunion ».

De nombreux autres salariés sont aujourd’hui menacés de poursuites disciplinaires par la direction d’Air France.

La CGT exprime sa profonde indignation face à de tels procédés aussi violents et inquisiteurs pour ces travailleurs et leurs familles.

Et pourtant, des personnalités ont commis des délits bien plus graves en détournant des sommes colossales. Il y a deux poids, deux mesures quand il s’agit de salariés.

C’est profondément choquant et révélateur de l’autisme envers les salariés qui luttent pour préserver leur outil de travail, défendre leur emploi et leur entreprise.

C’est profondément choquant et révélateur du peu de considération pour les syndicats qui ne cessent d’agir pour l’emploi, les conditions de travail et le développement d’un transport aérien de qualité.

La CGT exige la levée des poursuites judiciaires et disciplinaires engagées contre les salariés incriminés.

La CGT affirme son total soutien aux salariés d’Air France confrontés au plan de licenciement de la direction et demande la reprise d’un véritable dialogue sur l’avenir d’Air France.

Nous invitons tous les syndicats de la CGT à exprimer leur soutien à l’ensemble des travailleurs qui luttent dans l’unité pour leur travail, l’emploi et l’avenir d’Air France et à participer très nombreux aux manifestations de soutien et solidarité, initiés par les syndicats de l’entreprise.

Montreuil le 13 octobre 2015

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