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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

BUDGET SECU : TOUJOURS DES ECONOMIES SUR LE DOS DES PATIENTS ET DES RETRAITES

Publié le 28 Septembre 2015 par aragon 43 dans syndicalisme

BUDGET SECU : TOUJOURS DES ECONOMIES SUR LE DOS DES PATIENTS ET DES RETRAITES

PLFSS (Projet de loi de financement de la Sécurité sociale). Déclaration CGT

Encore un PLFSS dominé par une approche comptable

jeudi 24 septembre 2015 , par Marion Davaux

Le PLFSS 2016, dont les grands axes ont été présentés ce matin à la Commission des comptes de la sécurité sociale, est comme les précédents dominé par une approche comptable.

Ses deux axes principaux sont la poursuite des baisses de cotisations sociales prévues par le pacte de responsabilité et un ONDAM (objectif national des dépenses de l’assurance maladie) fixé à 1,75 %.

La CGT réitère son opposition au pacte de responsabilité et en particulier à la baisse des cotisations employeur famille, et à la suppression progressive de la Contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S).

Les baisses de cotisations employeur famille, qui font partie du salaire socialisé ne sont rien d’autre qu’une baisse de salaire qui visent à augmenter les profits des entreprises.

Quant à la C3S, c’était un dispositif de solidarité des plus grandes entreprises vers les plus petites, qui permettait de combler le déficit des branches maladie et retraites du RSI.

La CGT sera très attentive à la compensation effective de ces baisses de recettes de la Sécurité sociale. Si cette compensation n’est pas intégrale, cela aggravera encore le déficit de la Sécurité sociale.
Nous serons particulièrement attentifs également à la compensation de la C3S. En effet, le PLFSS 2015 a intégré financièrement le RSI au régime général, ce qui signifie que ce sont la CNAMTS et la CNAVTS qui prendront dorénavant à leur charge le déficit du RSI. Si la C3S n’est pas intégralement compensée, ce sont les cotisations des salariés qui se substitueront de fait à la C3S et c’est le déficit du régime général qui sera aggravé. Pour la CGT, ce serait inacceptable !
L’autre mesure principale annoncée est l’ONDAM le plus faible jamais décidé, fixé à 1,75 % contre 2,05 % en 2015.

Cela représenterait un effort financier considérable, supérieur à 3 Mds€. La ministre de la Santé a présenté un chiffrage de ces économies décliné en 4 axes : éviter les actes inutiles ou redondants, baisser les prix des produits de santé, améliorer l’efficience des dépenses à l’hôpital, réaliser le virage ambulatoire.

Elle s’est engagée à refuser tout transfert sur les patients.

La CGT partage l’objectif d’améliorer l’efficacité des dépenses de santé. En particulier, il est nécessaire d’exercer une action volontariste pour diminuer les prix des médicaments imposés par l’industrie pharmaceutique, comme des dispositifs médicaux (scanners et IRM par exemple), tout en favorisant la recherche fondamentale et l’investissement industriel dans les nouvelles technologies.

Mais le chiffrage annoncé par le gouvernement n’est pas documenté. Le risque est donc grand que cet ONDAM ne soit pas tenu et que le Comité d’alerte impose des restrictions importantes quand il vérifiera le respect des objectifs. La tentation sera alors forte de faire payer les assurés sociaux et les personnels hospitaliers.
Par ailleurs, les formules aseptisées employées par la ministre à propos de l’efficacité de la dépenses hospitalières masquent mal les restrictions et les restructurations visant l’hôpital public et ses salariés.

Pour la CGT, ce PLFSS est une nouvelle fois hors sujet.

Le Gouvernement ne s’attaque pas au vrai problème : la crise du financement de la Sécurité sociale est une crise des recettes.

La vraie réponse réside dans une réforme de fond du financement de la Sécurité sociale visant à favoriser l’emploi et la croissance, pour laquelle les propositions de la CGT sont sur la place publique. C’est ce débat là qu’il faut ouvrir, le seul qui permettra de sortir des réponses comptables et des restrictions budgétaires.

En cette année d’anniversaire des 70 ans de la Sécurité Sociale, ce PLFSS ne répond en rien aux enjeux d’une véritable protection sociale du 21éme siècle.

Cela doit d’autant plus nous appeler à se mobilier et manifester le 8 octobre prochain pour les salaires, la réduction du temps de travail, la reconquête de la sécurité sociale et des services publics.

Montreuil, le 24 septembre 2015

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ESCLAVAGE EN ARABIE SAOUDITE : REAGIR

Publié le 26 Septembre 2015 par aragon 43 dans syndicalisme

ESCLAVAGE EN ARABIE SAOUDITE : REAGIR

Nous venons d’être informés par nos syndicats mauritaniens que 900 Mauritaniennes travaillent sous la contrainte en Arabie saoudite. Un grand nombre d’entre elles subissent des violences, sans aucun recours.

Merci de nous rejoindre maintenant afin de demander au gouvernement mauritanien de prendre des mesures immédiates pour ramener chez elles ces femmes prises au piège et de réformer son programme sur les travailleurs migrants

La Mauritanie est le dernier pays du monde à avoir interdit l’esclavage, en 1981 seulement et, aujourd’hui, elle est en tête de l’Indice mondial de l’esclavage, et affiche la plus forte proportion de personnes victimes de l’esclavage. Non seulement la Mauritanie éprouve encore des difficultés à mettre un terme à l’esclavage traditionnel mais, en outre, des formes contemporaines d’esclavage telles que la traite des êtres humains sont en hausse.

Les syndicats mauritaniens affiliés à la CSI reçoivent chaque jour des plaintes de femmes qui reviennent d’Arabie saoudite après y avoir travaillé sous la contrainte. Toutes signalent qu’on leur avait promis des salaires et des emplois décents en Arabie saoudite en tant qu’infirmières et enseignantes, mais qu’elles se sont retrouvées travailleuses domestiques, payées quelques dollars par jour.

Bon nombre de ces femmes se voient confisquer leur passeport et ne peuvent quitter la maison sans l’autorisation de l’employeur. Certaines sont victimes de harcèlement sexuel et disent avoir été frappées et enfermées sans nourriture ni eau. D’autres ont été menacées de viol si elles se plaignaient de leurs conditions de travail. Lorsqu’elles ont demandé à repartir en Mauritanie, leur employeur a refusé.

Les familles de ces femmes ont demandé de l’aide au ministère mauritanien des Affaires étrangères, en vain. Les syndicats mauritaniens et les familles ont manifesté devant l’ambassade d’Arabie saoudite à Nouakchott, qui est restée sourde à leurs revendications.

Ces travailleuses sont clairement victimes de la traite d’êtres humains à des fins de travail forcé. Mais le gouvernement mauritanien demeure indifférent aux appels au secours qui lui sont adressés.

Tant que le programme sur les travailleurs migrants ne sera pas révisé pour établir des sauvegardes contre le travail forcé au niveau des employeurs, d’autres violations se produiront.

Veuillez cliquer ici afin d’envoyer un message maintenant au gouvernement mauritanien pour lui demander de rapatrier en toute sécurité les travailleuses et de réexaminer le programme sur les travailleurs migrants conclu avec l’Arabie saoudite.

Merci pour votre action,

Sharan Burrow
Secrétaire générale de la CSI

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LE CODE PATRONAL DE GATTAZ HOLLANDE

Publié le 9 Septembre 2015 par aragon 43 dans syndicalisme

LE CODE PATRONAL DE GATTAZ HOLLANDE

AUJOURD'HUI SERA PRÉSENTÈ LE PROJET A VALLS: VOICI LE TEXTE QUE VOUDRAIT LE MEDEF MAIS AUSSI LES LIBERAUX SOCLIALISTES

 

CODE DU TRAVAIL: LE PROJET LIBÉRAL HOLLANDE GATTAZ

 

1) Le code du travail est désormais écrit en toute liberté par le MEDEF et soumis aux organisations syndicales acceptant d'être utilisées pour une meilleure exploitation des salariés.

2) Le nouveau code du travail ne comportera que des articles libérant les employeurs pour réaliser les profits les plus élevés possibles en France et dans le monde.

3) Quelques articles suffisent pour assurer la protection de la propriété privée de l'entreprise et la réalisation de la libre exploitation des salariés.

4) Les salariés seront libres d'accepter ou non les conditions de travail décidées par le chef d'entreprise.

5) L’engagement dans l'entreprise indiquera que le salarié doit travailler le temps qu'il faut et y compris rester à disposition chez lui ou même pendant le temps de ses loisirs y compris avec un matériel informatique qui le suivra de près.

6) Le temps de travail officiel sera de 50 Heures payées sans majoration. Le temps de travail supplémentaire est gratuit et offre au salarié la liberté de rendre service à son l'employeur à toute heure du jour ou de la nuit dimanche compris.

7) La feuille de paie ne mentionnera que la somme totale versée pour un mois de travail selon les conditions déterminée dans les articles ci-dessus. Cependant des amendes en cas de non respect des règles patronales pourront être prélevées sur le salaire mensuel net.

8) l'embauche se fera sous les conditions de l'entreprise et seront annotés les faits et gestes du salarié dans un carnet tenu par l'employeur qui le présentera le cas échéant en cas de faute même bénigne au salarié concerné afin qu'il s'amende en acceptant de faire des travaux d'intérêt général pour l'entreprise notamment le dimanche.

9) Le salarié qui ne respectera pas ce code sera licencié immédiatement sans indemnité et quittera l'entreprise par ses propres moyens.

10) Les seules organisations syndicales tolérées seront celles qui acceptent ce code du travail. La patronat s'engage à ce que les salariés concernées adhèrent à une des organisations syndicales acceptant ce code et la cotisation syndicale sera retenue sur le feuille de paie.

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LE PDG D'ALCATEL BIEN SERVI

Publié le 1 Septembre 2015 par aragon 43 dans Actualités

Le ventru qui n'en a jamais assez et donne la leçon aux pauvres
Le ventru qui n'en a jamais assez et donne la leçon aux pauvres

UN PATRON S’EMPARE DE PLUSIEURS MILLIONS D’EUROS EN GUISE DE DEMISSION

Le patron d’Alcatel Lucent, non content d’avoir mis le groupe français Alcatel -avec d’autres prédécesseurs- sur la paille, vient de s’octroyer près de 13 millions d’Euros en guise de départ.

Habituellement, quand un travailleur n’a pas répondu aux attentes de son employeur, il est licencié sans indemnités avec pour devenir la case ANPE.

En fait deux poids deux mesures.

Lui démissionne et il ne devrait toucher rien du tout.

Surement qu’il n’aura pas besoin des prudhommes pour définir un forfait indemnitaire.

Mieux, il devient PDG de Numéricâble- SFR où il pourra préparer son prochain départ avec à la clé de bonnes indemnités et une retraite chapeau s’il répond aux critères du capitalisme : étrangler les salariés et ne leur laisser que la chemise sur le dos.

Ce jour dans la presse, il est fait état de sa situation et je n’y reviendrai pas.

Ce qui est inadmissible, c’est que le pouvoir laisse faire et pour cause, ils sont tous du même acabit et viennent des élites formées par le capitalisme. Rien d’étonnant non plus des propos mielleux du Medef qui ne veut pas que l’on légifère sur les règles de départ de ses PDG qui se servent en se faisant des réglements en leur faveur dans les caisses des entreprises et bénéficient des licenciements qu’ils organisent pour se faire du fric.

13 millions d’euros pour ce Monsieur, qui peut mériter un tel salaire ?

Serait-ce une divinité venue du ciel ?

Personne dans une république qui proclame l’égalité ne devrait avoir droit à de tels émoluments.

Ainsi, pendant que le peuple est appelé à se serrer la ceinture avec Valls et Hollande, des forbans du capital se servent et font leur propre loi.

Demain, nous dit-on, il faudra mettre un terme au code du travail et le remplacer par un code de l’entreprise.

Nous voyions déjà toutes les dérives avec ce sieur qui s’envoie un règlement pour lui qui le favorisera en cas de départ.

Un code de l’entreprise, c’est la porte ouverte à tous les abus du capitalisme et à la vindicte contre les salariés considérés comme variable d’ajustement.

Aujourd’hui, dans cette société, un brave salarié qui a passé une partie importante de sa vie au travail gagne des clopinettes et partira en retraite ave des miettes alors que ce PDG et d’autres d’ailleurs, après 1 ou 2 ans de direction s’en vont avec la magot tout en considérant que leur action a été bonne pour l’entreprise en réduisant les salaires et l’emploi.

Avec ses 13 millions d’euros il pourra s’engraisser « l’animal » et vivre au crochet de la société ; il est comme ses rapaces, qui, une fois la bête dépecée et bouffée, s’en vont à tire d’ailes vers d’autres lieux pour conquérir d’autres butins.

Alors les S … de pauvres, n’ont qu’à s’émerveiller de la réussite de ces détrousseurs ?

Non…. il est temps de réveiller la lutte pour les salaires et faire en sorte que la reconnaissance professionnelle ne soit plus celle de ceux qui tue l’emploi et l’économie chaque jour dans notre pays.

Bernard LAMIRAND

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