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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

LOI MACRON : EXPLICATIONS PAR LA CGT

Publié le 25 Février 2015 par aragon 43 dans syndicalisme

LOI MACRON : EXPLICATIONS PAR LA CGT

LOI MACRON :

Le gouvernement passe en force pour faire reculer les droits des salariés

Le gouvernement a fait le choix, pour la première fois depuis 2006 et le Contrat Première Embauche, de recourir au 49-3 pour faire passer le projet de loi Macron sans vote à l’assemblée nationale. Après avoir choisi d’inscrire dans la loi les propositions du Medef, le gouvernement passe à nouveau en force en contournant la représentation nationale. Encore un déni de démocratie !

L’impossibilité du gouvernement à faire voter un tel texte constitue un sérieux échec. La prise de conscience des députés sur les arguments, notamment apportés par la CGT, est une première étape dans une dynamique pour les salariés, que nous devons amplifier. En effet, le projet de loi Macron donne plus de liberté au patronat et à la finance et moins de droits pour les salariés, et ne permettra aucune création d’emploi.

Le projet de loi contient quatre mesures particulièrement dangereuses :

La déréglementation des licenciements

Avec la loi dite de sécurisation de l’emploi, les ruptures conventionnelles et la multiplication des contrats précaires, il est aujourd’hui très facile de licencier. Cependant, le projet de loi va plus loin et casse encore les protections dont bénéficient les salariés en cas de plan social :

lorsque des licenciements ont lieu dans une entreprise placée en redressement ou liquidation judiciaire, le contenu du plan social sera désormais apprécié à l’échelle de la filiale et pas du groupe. Cela exonère de toute responsabilité les grands groupes de sociétés et facilite encore les licenciements boursiers en leur permettant de mettre en faillite artificiellement des filiales pour pouvoir « dégraisser » ;

l’employeur peut décider seul quel site sera touché par les licenciements économiques et quel site sera épargné, sans même que les syndicats aient leur mot à dire. Normalement l’employeur doit mettre en œuvre des critères précis pour désigner les salariés licenciés (âge, charge de famille, compétences etc.). C’est désormais la porte ouverte à l’arbitraire et aux discriminations entre salariés d’une même entreprise ;

Le gouvernement enterre tout contrôle par l’inspection du travail des licenciements de moins de dix salariés

La banalisation du travail du dimanche

Dans le commerce, le projet de loi permet de :

passer de cinq à douze dimanches ouverts par an ;

pour toutes les zones qui seront considérées comme des zones touristiques, ouvrir 52 dimanches par an et ouvrir jusqu’à minuit ;

le projet de loi ne prévoit aucune compensation salariale ou horaire minimale.

Ces mesures banaliseront le travail du dimanche et risquent de casser les contreparties qui existent actuellement. De nombreuses études démontrent que cela ne génèrera aucune création d’emploi : un achat du dimanche se substituera à un achat du lundi et un emploi du dimanche supprimera un emploi le lundi ! C’est l’ensemble des salariés qui sont concernés, si d’avantage de salariés du commerce travaillent le dimanche ou la nuit, cela nécessite plus de transports, de dispositifs de garde d’enfants…Ces dispositions nuisent particulièrement aux femmes qui représentent déjà 80% des salariés à temps partiel et sont très présentes dans le secteur du commerce.

La casse de la justice prud'homale

Après avoir supprimé l’élection des conseillers prud’homaux, le projet de loi Macron vise à limiter l’action des juges syndicaux et à les remplacer par des juges professionnels ne connaissant pas le monde du travail. Pour améliorer la justice prud’homale, et accélérer les procédures pour les salariés, la CGT a fait de nombreuses propositions. La priorité est d’augmenter les moyens des conseils de prud’hommes pour accélérer les procédures.

La privatisation et la déréglementation de nombreux secteurs

Après la privatisation désastreuse des autoroutes, le projet de loi continue à vendre les « bijoux de famille ». Il prévoit notamment la privatisation de deux aéroports (Lyon et Nice) et du groupe stratégique industriel d’armement (GIAT), la libéralisation de la filière de traitement du sang et des transports en autocar.

Au lieu de passer en force, le gouvernement ferait mieux d’entendre les salariés. Pour créer des emplois durables, la Confédération Européenne des Syndicats et l’ensemble des organisations syndicales européennes proposent de rompre avec les politiques d’austérité et d’adopter un plan de relance. Alors que les richesses que nous créons servent de plus en plus à rémunérer les dividendes et le capital, il est nécessaire pour sortir de la crise de revaloriser le travail et d’augmenter les salaires et les pensions.

De premiers reculs du gouvernement qui en appellent d’autres

La mobilisation des salariés a déjà permis de faire évoluer le texte et d’obtenir :

  • l’obligation d’appliquer le droit français pour les salaires des routiers circulant pour des entreprises étrangères sur le ter­ritoire français.

un statut pour le défenseur syndical qui accompagne les salariés en justice.

Le gouvernement a reculé sur :

le secret des affaires, qui aurait limité la liberté d’expression dans l’entreprise et permis à des employeurs d’envoyer en prison des lanceurs d’alerte, des syndicalistes ou des journalistes ;

la réforme de la médecine du travail, qui visait à limiter l’action des médecins du travail et la responsabilité des employeurs.

Cependant, le risque existe que ces dispositions reviennent dans d’autres textes. Seule la mobilisation l’empêchera !

La CGT appelle les salariés à se mobiliser pour faire entendre leurs revendications notamment le 9 avril, lors de la journée d’action et de grève interprofessionnelle.

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RETRAITES COMPLEMENTAIRES CELA DEMANDE DES LUTTES

Publié le 23 Février 2015 par aragon 43 dans syndicalisme

RETRAITES COMPLEMENTAIRES CELA DEMANDE DES LUTTES

Un patronat maître chez lui, qui prétend tout régenter et conduire un dialogue social à sa main dans ses propres bureaux. Un hôte omnipotent qui en échange de quelques viennoiseries et plateaux repas s'arroge le droit de présider aux négociations sociales et qui se fait servir du « monsieur le président ». Des conciliabules « off » durant d'interminables suspensions de séances où se bricolent des ententes avec des signataires potentiels...

Tel est depuis trop longtemps la face cachée des relations sociales dans les négociations nationales interprofessionnelles systématiquement logées dans les locaux du Medef. C'est pour tenter d'en finir avec ce théâtre d'ombres que la délégation CGT aux négociations sur les régimes complémentaires ARRCO et AGIRC a demandé mardi 16 février que ces dernières « se déroulent dans un lieu neutre et que les discussions s’engagent sur la base d’un document reprenant l’ensemble des propositions défendues du côté des syndicats comme du côté patronal. »

Mais une fois de plus, le représentant patronal a renvoyé toute possibilité d’évolution à une réunion qui se tiendra le 23 février prochain sur l’agenda social et il a donné le ton en indiquant que la partie patronale, unie, proposait de réduire une nouvelle fois les droits, écartant d’un revers de main une augmentation des cotisations au motif constant de la compétitivité des entreprises. Et de vouloir imposer pêle-mêle des abattements pour tout départ avant 67 ans dès la génération 1957, un gel des pensions sur 3 ans, une baisse du taux réversion, une baisse des droits des chômeurs et l’unification des régimes Arrco et Agirc.

Voyons bien que derrière ce dernier point le Medef ambitionne d'en finir avec le statut cadre pour la très grande majorité d'entre eux, ne le préservant que pour les très hauts cadres. Comme l'explique l'une de nos fiches argumentaires sur ce point, une fois l’AGIRC disparue, le Medef serait de fait dispensé de reconnaître et rémunérer la qualification. Le décrochage entre d’une part le diplôme et les responsabilités exercées et d’autre part les rémunérations serait ainsi mécaniquement renforcé. Il s’ensuivrait un tassement des grilles salariales sans précédent pour tous les salariés ouvriers, employés et ICTAM.

La défense du statut cadre et de son socle constitué par l'AGIRC n'est de fait, pas une étroite question catégorielle. Ces négociations et le diagnostic posé sur les deux régimes ARRCO et AGIRC nous montrent la nécessité d'une vision interprofessionnelle, solidaire. C'est ce dont est porteuse la délégation de la CGT qui formule une série de propositions dynamiques qui tournent le dos à des ajustements étroitement comptables qui conduisent depuis des décennies à un rabotage de la protection sociale solidaire, assise et financée sur la création des richesses par le travail.


Mais une délégation fut-elle porteuse des meilleures propositions ne peut à elle seule inverser le cours de ces négociations. L'intervention des salariés, quand c'est possible, dans l'unité est indispensable pour sauver et pérenniser notre système de retraite.

Publié le lundi, 23 février 2015 dans Billets de la semaine

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CGT ET MEDEF DEBATTENT SUR FR3 DE LA LOI MACRON

Publié le 23 Février 2015 par aragon 43 dans syndicalisme

CGT ET MEDEF DEBATTENT SUR FR3 DE LA LOI MACRON
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LE BILLET DU DIMANCHE DE BERNARD

Publié le 22 Février 2015 par aragon 43 dans humour

LE BILLET DU DIMANCHE DE BERNARD

LE BILLET DU DIMANCHE DE BERNARD

J’innove.

Chaque dimanche et cela n’a rien à voir avec le travail d’aliénation des jours féries et dimanches prévu par la loi scélérate de « Macaron », je livrerai quelques opinions sur les choses qui m’ont particulièrement marquées dans la semaine.

Ce billet sera le plus bref possible.

Ce dimanche je l’intitulerai justice de classe.

Une justice de classe qui a fonctionné pleinement cette semaine dans quelques affaires où les procès s’adressaient à des nantis du pouvoir et de l’argent roi.

Dans chacune de ces affaires, le jugement n’a pas encore été rendu partout, le procureur de la République a été exquis envers « les aisés ».

Je ne citerai que les faits.

D’abord une affaire financière, une grosse, un holdup commis sur une vieille femme qui n’avait plus sa tête pour calculer les énormes liasses de billets qu’elle distribuait aux pauvres des quartiers huppés de Paris et des alentours.

Le procureur saisi d’une grande humanité a proposé des peines légères et pour certains l’abandon de toutes poursuites.

A Lille, le graveleux a atteint des sommets, pas dans les sommets du FMI, mais les sommets de la distraction, un homme pourtant réputé fin connaisseur des coûts du travail, n’a pas su reconnaitre une dame distribuant ses charmes sur la couche d’un lit retenu et peut-être payé grassement à l’hôtelier -à moins que celui-ci soit un philanthrope inconnu dans cette profession- et lui, habitué à ce que les dettes soient payés cash ( les grecs en savent quelques chose) pensait que le service de ces dames étaient gratuits. Pour lui il n’y avait aucun coût du travail puisque comme tout bon libéral qui se respecte le salaire devrait être banni.

Le procureur a retenu la relaxe. Le jugement a été mis en délibéré.

Enfin un financier des paradis fiscaux était jugé, un ex ministre de l’économie qui avait fui les impôts français tout en dénonçant les récalcitrants, s’était trouvé une femme de ménage philippine sans papier employée au noir et payée en liquide de juillet 2003 à novembre 2004 pour 40 heures mensuelles à raison de 250 € par mois. Il a été condamné sans peine ni inscription au casier judiciaire. Il n'a pas fallu plus de cinq minutes au tribunal de la 31e chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Paris pour prendre sa décision.

Moralité : rien ne vaut le célèbre extrait de la fable « les animaux malades de la peste » de Jean la Fontaine, je le cite : « Selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».

Nota: prudence: peut-être dans deux de ces affaires le tribunal ne retiendra pas les demandes du procureur.

Bernard LAMIRAND 22 Février 2015

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9 AVRIL JOURNEE NATIONALE DE GREVE INTERPROFESSIONNELLE

Publié le 20 Février 2015 par aragon 43 dans syndicalisme

9 AVRIL JOURNEE NATIONALE DE GREVE INTERPROFESSIONNELLE

Déclaration des organisations syndicales CGT, FO et Solidaires

Journée de grève interprofessionnelle le 9 avril
mercredi 18 février 2015

Combattre et réduire le chômage, permettre la création d’emplois en changeant de politique économique, préserver les droits et tous les régimes sociaux, garantir et promouvoir le service public, augmenter les salaires (secteurs public et privé), les retraites, les pensions et les minimas sociaux, constituent des priorités sociales, de surcroît en période de crise.

Réunies le 17 février 2015, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires affirment leur détermination pour faire aboutir ces revendications et lutter contre l’austérité et ses impacts destructeurs tant socialement, économiquement que démocratiquement.

Le « pacte de responsabilité », la rigueur budgétaire, la réforme territoriale, nombre de dispositions du projet de loi libérale « Macron » ainsi que plusieurs décisions des pouvoirs publics et du patronat aggravent la situation des salarié(e)s, des retraité(e)s et des chômeurs(ses).

De nombreuses luttes et mobilisations syndicales sont d’ores et déjà engagées dans les entreprises, les services publics et les secteurs professionnels.

Pour faire converger ces revendications et exiger du gouvernement et du patronat qu’ils y répondent, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires s’engagent dans un processus de mobilisation.

Conscientes de leur responsabilité, elles invitent les retraité(e)s et les chômeurs(ses) à se mobiliser et appellent l’ensemble des salarié(e)s, du public et du privé, à une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 9 avril 2015.

Paris, 17 février 2015

Source : http://www.cgt.fr/Declaration-des-organisations,42397.html

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VALLS REPUBLICAIN ? ALLONS DONC !

Publié le 20 Février 2015 par aragon 43 dans politique

VALLS REPUBLICAIN ? ALLONS DONC !

Manuel Valls n’arrête pas de parler de la République mais de quelle République s’agit -t’il ?

Il semble qu’il n’y a pas photo, comme disent les commentateurs à l’arrivée d’une étape du tour de France quand le vainqueur a incontestablement franchi la ligne, la République de Valls n’est pas celle de la gauche, la vraie, celle du peuple qui pense, qui dit, qui lutte.

Est-ce la République du dénommé Thiers, premier Président d’une 3eme République bourgeoise réactionnaire, ennemi de la classe ouvrière, que nous offre ce Valls ?

Jaurès avait une toute autre vision que cet absolutisme docte de Valls qui veut faire boire aux représentants de la nation la cigüe patronale et « macronale » jusqu’à la dernière lampée.

Il s’agit d’une autre République que nous avons besoin par ces temps de crise d’un système en bout de course, une république où le peuple aura le dernier mot contre tout ce qui est autoritaire ou autocratique.

Les coups de menton de ce petit César ne passent pas au point qu’il a dû employer le grand moyen mis en place par la bourgeoisie pour faire passer des lois scélérates.

Nous sommes loin du 11 janvier et d’un peuple manifestant pour la liberté et le vivre ensemble face à tous les obscurantismes et conservatismes.

La ligne a été franchie l’après midi du 17 février 2015 quand Valls annonça à l’Assemblée nationale qu’il sortait le 49/3, cette disposition antidémocratique existante dans la constitution pour marquer la domination de l’exécutif sur le législatif quand celui-ci renâcle à obtempérer aux décisions du gouvernement.

L’autoritarisme de cet homme est un de ses traits de caractère particulier. Il n’admet pas que les représentants du peuple décident autrement que ce qu’il a décidé.

Ce personnage n’a rien d’un dirigeant politique de gauche. Au pouvoir il vient de révéler qu’il est une sorte de petit autocrate et qu’il n’entend pas que le débat démocratique l’emporte.

Cette loi Macron fait bien partie du dispositif auquel Valls est dévoué, celui de river notre pays aux grandes féodalités internationales de la finance.

Le Parti communiste et le Front de gauche ont raison de réclamer son départ du gouvernement car il entraine notre pays dans la pire hypothèse : celle de permettre à la droite conservatrice de reprendre le pouvoir et de s’associer avec le Front national pour diriger d’une autre main de fer le pays et de conduire le peuple à l’acceptation de la fatalité de la crise.

Cette droite extrême allant de Sarkozy à la fille Le Pen est entrain de malaxer son beurre pour ainsi dire et malheureusement les élections départementales risquent d’être une bérézina entrainant toute la gauche dans le sillage de ces pontifes qui ont encore le culot d’utiliser le mot gauche pour réaliser leurs mauvais coups avec des serviteurs venant de la finance tel ce Macron dont on sait les liens qu’il a avec la finance internationale.

Le 49/3 est l’arme des faibles, Valls peut toujours raconter qu’il est celui qui représente la modernité alors qu’il n’est qu’un sombre conservateur de recettes éculées telle l’austérité pour redresser un système capitaliste qui exige que la note soit payée essentiellement par le monde du travail.

Valls n’est pas un républicain, n’est pas un démocrate, n’est pas un homme du peuple, c’est l’homme-lige du capital.

La bataille va donc se poursuivre et pas simplement à l’assemblée nationale : au 49/3, il n’y a qu’une seule manière d’y répondre, c’est un peuple en lutte et chacun et chacune doit s’y activer dès maintenant pour créer les conditions d’une politique sociale et économique et en faire profiter ceux qui créent les richesses : les travailleurs.

E, ce moment des luttes éclatent dans les entreprises sur les salaires particulièrement et des initiatives sont en cours pour fédérer ces luttes notamment les retraités le 17 mars et le 9 avril journée de grève et de manifestations dans le pays. C’est cette voie là qui nous sortira du précipice auquel Valls veut conduire la France du monde du travail.

Alors partout agissons et notre 49/3 c’est la grève.

Bernard LAMIRAND

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LA MOTION DE CENSURE

Publié le 19 Février 2015 par aragon 43 dans Actualités

Comme d'habitude, j'insère le billet de mon camarade ancien inspecteur du travail CGT Denis

BILLET DUR DU PÈRE DENIS
QUAND LE PS RATE UNE CONNERIE IL PASSE LA MARCHE ARRIÈ
RE
Le trio infernal, Hollande, Valls, Macron vient de décider l'utilisation de l'article 49-3, autrement l'adoption sans vote de la fameuse Loi dite Macron,une Loi de régression sociale que même la droite n'avait pas osé imposer.
Le père Denis s'est déjà exprimé sur son contenu: travail du dimanche, travail de nuit, réduction des pouvoirs des institutions représentatives du personnel, les comités d'hygiène et de sécurité, la médecine du travail etc... aujourd'hui, il s'agit de s'exprimer sur les conséquences du coup de force pratiqué par le trio.
On a vu à la TV, Hollande s'exprimer sur l'utilisation de cet article par Dominique de Villepin en 2006 et parler alors de « déni de démocratie »
Il est vrai que dans les travaux pratiques imposés aux élèves de l'ENA, il y avait un exercice qui consistait à défendre une idée puis son contraire, avec bien sûr la même conviction.
La suite logique face à un 49-3, c'est la motion de censure, Les opposants de gauche n'ont pas le nombre exigé dans la mesure où les opposants au sein du PS ne veulent pas s'y associer, les « frondeurs » adoptent une posture qui est parfois intéressante dans le débat, mais qui perd à chaque fois un peu plus de sa crédibilité.
Une motion étant déposée par la droite, il est clair que son contenu ne peut être satisfaisant, mais la voter est le seul moyen de s'opposer au coup de force, et à son renouvellement.
Il est normal que la droite jubile et demande d'en rajouter sur ce qu'elle n'avait pas osé faire quand elle était au pouvoir, les déclarations de Bayrou montrent que les centristes penchent toujours à droite.
Valls reste bien le chou chou de la droite, et avec un Inspecteur de finances qui a « pantouflé » à la banque Rothchild où il a amassé en deux ans une belle fortune, appliquant les recettes de la commission Attali mise en place par Sarkosy, le MEDEF se sent pousser des ailes et la bourse reprend des couleurs le CAC 40 est au plus haut depuis un an
C'est ainsi que le capitalisme est grand
Père Deni

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RETRAITES COMPLEMENTAIRES : OUI ELLE PEUVENT ETRE FINANCEES

Publié le 18 Février 2015 par aragon 43 dans syndicalisme

RETRAITES COMPLEMENTAIRES : OUI ELLE PEUVENT ETRE FINANCEES

http://www.cgt.fr/Oui-on-peut-financer-les-retraites.html

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LES 14 COMMANDEMENTS DE LA LOI MACRON

Publié le 18 Février 2015 par aragon 43 dans humour

LES 14 COMMANDEMENTS DE LA LOI MACRON

LES 14 ARTICLES DE LA LOI MACRON LES PLUS SIGNIFICATIFS

1° Chaque matin en arrivant au boulot une prière sera dédiée à Saint Gattaz afin qu’il exauce l’exigence patronale de dividendes record sur le dos des salariés.

2° Par mansuétude le personnel sera exceptionnellement autorisé à s’absenter aux dates suivantes :
1er janv., 1er mai, ascension , pentecôte, 15 août, 1er et 11 nov. ainsi que le noël mais il devra rattraper gratuitement ces journées d’oisiveté.

3° Le Dimanche est une journée où le travailleur s’ennuie chez lui ; le travail, ce jour là, lui est donc conseillé pour lui permettre ainsi d’exercer une activité physique et mentale utile en s’occupant pour son entreprise qui lui mettra gracieusement les lieux de travail à sa disposition pour produire et recevoir la clientèle.

4° La Suppression de la Sécurité sociale sera remplacée par des dames patronnesses qui iront faire des lavages anaux, des gargarismes et autres manipulations médicales tels des prélèvements de sang avec des sangsues pour déterminer les tires au flanc.

5° Le regroupement des élus du personnel dans un conglomérat unique se réunira en dehors de l’entreprise le dimanche après la messe, dans une grotte ou dans une baraque sans chauffage ni lumière et sans table ni chaises.

6° Les travailleurs recevront leur paye en billet de banque remis de main à la main dans une enveloppe petit format apportée par un « jaune » choisi parmi les meilleurs anti grévistes et frotteurs de manche de l’entreprise.

7° La cantine ne délivrera qu’un plat : celui appelé « plat de lentilles ».

8° Aucun syndicat ne pourra tracter à l’intérieur de l’entreprise ni aux abords réservés à la police patronale qui sera instaurée et disposera de tasers contre d’éventuels récalcitrants.

9° A l’exemple de prendre le car au lieu du train, les salariés devront venir en diligence ou à pied au travail. Les places de parking ne seront affectées uniquement qu’aux membres de la direction et aux salariés les plus affectueux envers leurs chefs.

10° Les manifestations seront remplacées par des processions et peu importent si elles sont d’origines différentes sur le plan religieux. Seules seront interdit les élucubrations marxistes.

11° Tout les iphones et autres moyens de converser seront interdits d’utilisation dans l’entreprise. Ils seront remis au poste de garde à l’entrée de l’usine et rendu en fin de service. Seuls seront autorisés les appareils de la direction mis à disposition pour le travail y compris en dehors de heures conventionnelles : ces heures en dehors du travail seront systématiquement ignorées comme relevant du travail salarié.

12° Quiconque ne respectera pas ces principes sera conduit en salle des maitres (des forges) pour subir un lavage de cerveaux selon les règles déontologiques du libéralisme. Des cellules ( pas celle du PCF) seront utilisées pour rééducation.

13° Chaque année, une fête patronale se déroulera à l’entreprise et des ouvrages vantant les mérites du libéralisme seront remis aux travailleurs ayant les meilleurs rendement. Chacun et chacune est prié d’apporter ce jour là de quoi faire la fête patronale et de porter un toast en l’honneur du taulier.

14° Une stèle en l’honneur de Monsieur le ministre Macron, à l’entrée de chaque entreprise, sera érigée mettant en avant son rôle de bienfaiteur des patrons du CAC 40

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COUP DE FORCE DU GOUVERNEMENT DES PATRONS

Publié le 17 Février 2015 par aragon 43 dans politique

Un coup de force ! PatrickLe Hyaric

Posté le 17 février 20155 Réactions

C’est pour faire adopter en première lecture un texte ne servant que les intérêts des actionnaires que le gouvernement vient de décider d’un coup de force.

Pour cela il utilise l’outil le plus anti-démocratique de la Constitution, l’article 49-3 qui permet l’adoption de loi sans l’assentiment des députés.

Ce même article que François Hollande s’était engagé à supprimer.

Non seulement il ne l’a pas supprimé, mais il l’utilise contre la gauche et les écologistes, contre le droit social hérité des luttes syndicales, sociales et politiques portées par la gauche depuis le XIXème siècle.

C’est un coup de force contre le Parlement et contre les droits sociaux et humains. C’est insupportable.

Ce faisant, ce gouvernement montre une fois de plus sa soumission aux ordres de la Commission européenne et aux orientations du pacte dit « Euro-plus » scellé par M. Sarkozy et Mme Merkel. Le texte de M. Macron reprend mot pour mot la multitude de recommandations autoritaires qu’adresse régulièrement la Commission de Bruxelles à la France et à d’autres pays européens.

Cette méthode n’est pas un signe de force, mais plutôt un aveu de défaite.

Le pouvoir vient d’avouer qu’il n’a plus de majorité au Parlement, comme il n’en a plus dans le pays. Mais il y a sans doute plus, il n’y a pas de majorité pour soutenir M. Valls dans sa tentative de transformation définitive du Parti socialiste en parti démocrate à l’américaine ou à l’italienne.

C’est donc un tournant du quinquennat qui s’engage.

Puisse le mouvement social et populaire créer un nouveau rapport de force pour mettre en échec la loi dite « Macron » et reprendre le chemin du progrès social, condition d’une sortie de crise.

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