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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

SALAIRES ET RETRAITES : IL EST TEMPS DE SE REMUER

Publié le 30 Janvier 2015 par aragon 43 dans syndicalisme

SALAIRES ET RETRAITES : IL EST TEMPS DE SE REMUER

SALAIRES ET RETRAITES IL EST TEMPS D’AGIR

Une étude de la (Dares) ministère du travail concernant les salaires en 2012 annonce que les salaires nets moyens ont diminués de 0, 4 % en 2012.

C’est un chiffrage global et évidement des écarts plus grands sont cachés et il faudrait observer les pertes plus grandes pour certaines catégories notamment les bas salaires.

Il est dit que hors inflation, la hausse globale a été de +1,6 % après +2,3 en 2011, mais avec l’évolution des prix (+2%) les salariés ont perdu 0,4 % de pouvoir d’achat en 2012.

Il est probable que lorsque les études sortiront sur 2013 et 2014, c'est-à-dire en 2015 et 2016, les reculs se seront encore plus accentués avec les mesures d’austérité prise par le gouvernement et une politique patronale qui sape les salaires au profit des dividendes.

Dans cette intervention, je ne rappellerai pas tous les mauvais coups qui pleuvent sur le salariat allant de baisse de salaires infligée à tous les salariés du secteur public, à l’abaissement généralisé des rémunérations dans le secteur privé depuis des années et où les discussions se font chaque année sur des queue de cerises et aussi le fait que la trappe à bas salaires fonctionne à fond avec les exonérations de cotisations sociales des employeurs jusque 1,6 smic qui fait que les embauches se font jusqu’à ce niveau de 1,6 smic pour ne pas être obligé de payer les cotisations sociales ce qui entrainent à la non reconnaissance des qualifications dans les entreprises et à des embauches de salariés qualifié au niveau de 1,6 SMIC maximum.

Et l’on pourrait aussi largement disserter sur toutes les hausses de prix intervenues depuis 2012 notamment en matières de coûts concernant les besoins de se chauffer, les transports, le logement et j’en passe.

Ce gouvernement nous entraine inexorablement dans la déflation et donc la baisse des salaires et automatiquement vers un appauvrissement généralisé du monde du travail et du même coup l’impossibilité de relancer la consommation par la demande et donc la croissance et l’emploi.

On peut aussi constater l’appauvrissement des retraités-es qui voient leur pension gelée depuis plus de deux ans et dont des annonces envisagent des nouveaux reculs .

Ce constat, chacun et chacune est à même de le faire, et la question qui est posée c’est bien de se sortir vite de ce carcan imposé par le patronat et un gouvernement à sa botte.

Déjà, des choses se passent et nous voyons se développer des luttes dans des entreprises en France pour exiger des revalorisations salariales importantes et des rattrapages.

Les routiers salariés sont actuellement en lutte dans notre pays pour 5 % immédiatement et un rapport de force s’organise pour faire céder ce patronat

En Allemagne, l’IG Métall vient de lancer une campagne salariale et exige des augmentations au niveau de 5 %.

En Grèce, l’arrivée d’un gouvernement contre l’austérité fait changer les choses et en particulier pour le relèvement immédiat des salaires et des pensions.

D’autres luttes salariales commencent à pointer leur nez ailleurs dans le monde. Il est donc temps de passer à une riposte massive et cela interpelle l’ensemble des travailleurs et des retraités en France.

Alors, un printemps de lutte salariale, au plus près, dans chaque entreprise, dans chaque service s’impose.

Il est temps de l’organiser.

Chez les retraités, il est temps aussi d’agir.

La CGT est la force motrice pour une telle bagarre sur les salaires, nous avons besoin de toute sa détermination après cette période difficile qu’elle vient de traverser et qu’elle soit l’élément moteur pour organiser rapidement les luttes salariales : le monde du travail a besoin d’unité d’action et d’une forte impulsion et l’on sait que la CGT en est la force propulsive.

Alors une CGT combative et présente sur le terrain revendicatif, cela ne peut qu’aider à de grandes actions concernant les salaires et les retraites.

Bernard LAMIRAND

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LA COMMISSION EXECUTIVE DE LA CGT APPROUVE L'EQUIPE PROPOSEE PAR PHILIPPE MARTINEZ

Publié le 29 Janvier 2015 par aragon 43 dans syndicalisme

LA COMMISSION EXECUTIVE DE LA CGT APPROUVE L'EQUIPE PROPOSEE PAR PHILIPPE MARTINEZ

La direction de la CGT approuve l'équipe proposée par Martinez

L'Humanité.fr avec l'AFP

Jeudi, 29 Janvier, 2015

La Commission exécutive de la CGT a validé ce jeudi la nouvelle équipe présentée par Philippe Martinez

Photo : AFP

La Commission exécutive de la CGT a validé jeudi la nouvelle équipe présentée par Philippe Martinez, pressenti pour succéder à Thierry Lepaon à la tête la CGT, une équipe qui doit encore obtenir l'aval du bureau confédéral de la CGT, la semaine prochaine.

La Commission exécutive (direction élargie) a approuvé la nouvelle équipe par 27 voix pour, 6 contre, et 9 abstentions. La décision finale revient au Comité confédéral national (CCN) qui se réunira mardi et mercredi prochain et devra approuver le bureau confédéral à deux tiers des voix. Le 13 janvier dernier il avait rejeté la première proposition présentée par le métallurgiste.

La nouvelle équipe proposée comprend Marie Saavedra (UD Vaucluse), Gisèle Vidallet (UD Haute-Garonne), Pascal Joly (Urif), Grégory Roux (cheminots), Fabrice Angei (services publics), Virginie Gensel-Imbrecht (énergie), Céline Verzeletti (fonction publique) et Denis Lalys (organismes sociaux). Colette Duynslaeger (numéro un de La Poste) est proposée comme administratrice-trésorière.

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SECRET DES AFFAIRES : UNE CHAPE DE PLOMB POUR LES LIBERTES SYNDICALES POLITIQUES ET LA PRESSE

Publié le 29 Janvier 2015 par aragon 43 dans Actualités

SIGNER LA PÉTITION SUIVANTE EN CLIQUANT CI DESSUS

Bernard LAMIRAND

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PIERRE LAURENT DIMANCHE SUR LA CINQ

Publié le 29 Janvier 2015 par aragon 43 dans communisme

PIERRE LAURENT DIMANCHE SUR LA CINQ
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AUSCHWITZ - HENRI KRASUCKI TEMOIGNE

Publié le 27 Janvier 2015 par aragon 43 dans Actualités

Henri Krasucki à propos de "la marche de la mort" d'Auschwitz

Lundi, 26 Janvier, 2015

Photo : Capture d'écran INA

Vidéo INA. L'ancien résistant et leader de la CGT raconte la marche de la mort d'Auschwitz à laquelle il a participé, c'est-à-dire l'évacuation du camp qui a accéléré la mort de la moitié des prisonniers qui ont dû marcher 80 km dans le froid sans s'arrêter.

Ce grand témoin de l'histoire du XXe siècle explique qu'en tant que résistant et donc de "soldat sans uniforme", il s'attendait à la mort , ce qui lui permettait de garder une certaine dignité. Henri Krasucki affirme n'avoir jamais perdu sa confiance en l'homme grâce à tous les gens qu'il a vu essayer de survivre dans les camps. Mais il dit connaître le prix de la liberté et de la dignité.

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MANIFESTATION CONTRE LA LOI MACRON

Publié le 26 Janvier 2015 par aragon 43 dans syndicalisme

MANIFESTATION CONTRE LA LOI MACRON
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GRECE : DECLARATION PIERRE LAURENT

Publié le 26 Janvier 2015 par aragon 43 dans communisme

 GRECE  : DECLARATION PIERRE LAURENT

Grèce : « la victoire de Syriza ouvre la voie au changement en Europe »

Avec la victoire de Syriza, le peuple grec vient de retrouver sa dignité et d'écrire une page historique. Déjouant toutes les pressions, les menaces et les tentatives de divisions, les Grecs se sont exprimés avec force pour affirmer leur souveraineté et montrer qu'il existe une autre voie en Europe que celle de la dictature des marchés et de l'austérité. Ils ont affirmé leur refus de l'extrême droite xénophobe et raciste, ils ont affirmé leur volonté d'une Grèce de justice sociale et de solidarité.

La participation de 75 % et le score de Syriza, entre 37 et 39 % à cette heure, montrent un choix clair pour le pays et pour l'Europe.

La victoire de Syriza ouvre la voie du changement en Europe. François Hollande a raté le rendez-vous de l'histoire d'une réorientation de la construction européenne en 2012 ; l'espoir désormais vient d'Athènes.

Le Parti communiste français appelle le peuple français et tous les Européens à soutenir le peuple grec et son gouvernement, et à se saisir de ce moment pour porter des solutions alternatives aux politiques nationales austéritaires et à la construction européenne actuelle.

En France, c'est possible aussi. Toutes les forces anti austérité de gauche et écologiste doivent se rassembler pour construire une alternative politique sociale et écologique dans notre pays.

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, président du Parti de la gauche européenne
Dimanche 25 janvier 2015 à 19h40

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TOUS ENSEMBLE - VIVRE ENSEMBLE MAIS COMMENT ?

Publié le 25 Janvier 2015 par aragon 43 dans communisme

OUI LUTTER POUR VIVRE MIEUX ET ENSEMBLE
OUI LUTTER POUR VIVRE MIEUX ET ENSEMBLE

TOUS ENSEMBLE TOUS ENSEMBLE MAIS COMMENT ?

C’est souvent ce message que nous employons quand nous manifestons pour les revendications, pour des droits nouveaux ou pour défendre des acquis tant sur le plan de la vie sociétale que dans celle du travail.

« Tous ensemble » une expression qu’il faut mettre en application partout où nous pouvons rassembler le peuple sur des bases de luttes, là où il est en butte face au capital et à sa politique d’austérité qui détruit « le vivre ensemble » et voue de plus en plus des populations urbaines et rurales à la pauvreté et à la désocialisation.

Le « tous ensemble, c’est le peuple et ce qui le représente, la masse de ceux qui vivent uniquement de leur travail quand ils en trouvent dans ce monde où la finance l’emporte sur l’humain.

Le peuple auquel les communistes appartiennent plus que jamais en ces circonstances où la crise systémique atteint des sommets et montre son visage le plus exécrable, celui du profit maximalisé contre l’immensité de populations victimes et particulièrement les plus fragilisées et touchées par ce système qui se nourrit de la haine et du désespoir pour subsister.

Le peuple parce qu’il sent le besoin de se remuer les méninges et de comprendre ce qui se passe actuellement en France, en Europe et dans le monde.

Un besoin de comprendre, de concevoir et de prendre la parole, face à ceux qui essaient de le claustrer dans l’abstention politique et de l’égarer par des faiseurs de haine qui hantent notre République et par ceux qui ont intérêt à ce qu’il ne bouge plus et laisse les quelques fortunés du capital agir à sa place et parler en son nom.

Les manifestations du 11 janvier annoncent que des bouillonnements sont en cours dans le peuple et surtout de ceux qui subissent la crise de plein fouet et refusent que des boucs émissaires en soient les responsables.

Quand 1% détient autant que 99 % de patrimoine immobilier et financier dans le monde, le coupable est tout désigné, il est là, c’est l’ennemi du tous ensemble et nous pouvons le repérer là où nous sommes et là où chaque jour il fait des dégâts humains et des désastres économiques et sociaux .

Dans les manifestations du 11 janvier ne s’exprimait pas la haine mais le vivre ensemble, la liberté, la démocratie, la laïcité et bien sûr de vivre en paix et en sécurité dans ce que doit être une vraie République, quelles que soient nos opinions politiques, philosophiques, religieuses ou athées.

Il s’est donc passé quelque chose, quelque chose qui fait que nous ne sommes plus dans la situation précédente et nous le voyons par les contradictions qui apparaissent notamment de l’idéologie dominante mise en cause où sa politique se heurte « au vivre ensemble » : celle du « chacun pour soi », du profit et de la division du monde du travail selon la formule « diviser pour régner » qui rend la vie inhumaine et de l’insécurité sociale toujours plus grandissante.

Il faut donner une appellation à celui qui rend notre vie de plus en plus difficile, c’est la capital.

Employons ce mot, que nous avons du mal à utiliser parce que pris sous l’emprise des mots tels l’entreprise, les managers, la gouvernances, les chefs d’entreprises et autres…

Si la vie devient de plus en plus difficile dans les cités et dans la vie au travail, le capital en est le promoteur de ces mal-vie qui égarent des hommes et des femmes vers des solutions extrêmes et vers des refuges haineux qu’ils soient sous couvert de prêches religieuses ou de diatribes néo-fascisantes.

Rien n’est donc plus pareil.

Le 11 janvier des hommes et des femmes se sont levés pour se sortir de ce carcan.

Cela remet les cartes en jeu et ouvre des perspectives pour remettre le progrès social et économique sur les rails.

L’idéologie dominante l’a flairée et elle met « ses armées » en marche pour détourner la puissance du rassemblement et elle a vite trouver la parade à travers le « Sécuritaire » et les armes répressives pour retourner à la stigmatisation de ceux qu’elle désocialise et marginalise.

Elle prône l’union sacrée pour étouffer ce qui monte et l’association apparait entre droite et social-libéralisme.

L’idéologie dominante fait bloc comme on a pu le voir avec tous ses disciples venus au secours de Hollande le 11 janvier avec les plus fieffés réactionnaires et des dictateurs qui empêchent les peuples de vivre libre.

L’idéologie dominante a mis ses forces en alerte et nous la voyons en ce moment s’agiter contre la victoire possible de la vraie gauche en Grèce qui se traduirait par une alternative nouvelle autre que l’austérité des peuples européens.

Alors dans ces premières lueurs qui apparaissent pour se défaire de ce libéralisme mortifère, les communistes doivent être à leur aise et cultiver le débat et enrichir le monde du travail parce qu’il y a des perspectives en s’appuyant sur les besoins sociaux face à cette minorité qui ramassent les dividendes et tarit la demande en baissant les salaires, en touchant aux protections sociales, en liquidant l’emploi et les entreprises et en spéculant plutôt qu’en permettant aux richesses créées d’aller au plus grand nombre.

Alors le tous ensemble, le vivre ensemble, la démocratie doivent nous propulser sur des projets collectifs et le parti communiste est la force motrice indispensable pour y parvenir.

Pour cela, le parti communiste doit d’abord être lui-même, la force émancipatrice, la force créatrice, la force propulsive, la force collective et rassembleuse, bien au delà de cercles restreints qui obstruent la voie communiste, et il doit parler au peuple, aux travailleurs dans les entreprises, à sa diversité sociale et politique, et surtout à sa jeunesse qui pourrait lui donner la vraie raison d’être cette force utile et nécessaire pour l’avenir.

Le parti communiste français peut rassembler sur un contenu politique et tout est possible contrairement à ceux qui pensent qu’il n’y a plus rien à tirer d’un monde du travail englouti par le dégout du politique, emporté par le social libéralisme, malaxé par les thèses de haines et de rejet du Front national : il doit être l’idée communiste en ces temps où une lutte de classe moderne peut permettre d’unir et de rassembler le monde du travail pour un vrai changement.

Alors qu’il en soit celui qui l’impulse et bien sûr qu’il dépasse les clivages de ceux et celles qui le pressent de rendre son tablier communiste pour une politique intolérante qui ne soit pas en phase avec ce qui monte particulièrement dans notre pays pour le développement et le vivre ensemble en lui donnant son vrai contenu : le progrès social et le dépassement de ce système capitaliste incapable de répondre à la multitude.

Là est la vraie lutte de classe et elle doit se dérouler non dans l’apologie de la colère mais dans les arguments et propositions mis au grand jour dans un débat d’idées de toutes les forces progressistes.

Bernard LAMIRAND

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SEUILS SOCIAUX : LA LUTTE CONTINUE

Publié le 23 Janvier 2015 par aragon 43 dans syndicalisme

MOINS D'ELUS, D'HEURES DE DELEGATION, PLUS DE CE,DP,CHSCT EGAL DICTATURE PATRONALE
MOINS D'ELUS, D'HEURES DE DELEGATION, PLUS DE CE,DP,CHSCT EGAL DICTATURE PATRONALE

SEUILS SOCIAUX : LA BATAILLE POUR EMPÊCHER LES MAUVAIS COUPS N’EST PAS FINIE

Le patronat et le gouvernement voulaient imposer la fin de ce que les deux « complices » appellent le mille feuille syndical, terme passé à la postérité avec la réforme des structures régionales de l’état. Ils ont été mis en échec et n’ont pu obtenir des organisations syndicales le blanc-seing qu’ils espéraient à une opération visant à détruire les attributions des organismes représentatifs des travailleurs au sein des entreprises du secteur privé.

Mais cet échec, celui du patronat, du gouvernement, du président de la République, pourrait n’être que partie remise puisque Valls et Rebsamen ministre du chômage, viennent de répliquer immédiatement en prenant les affaires en main en vue d’établir un projet gouvernemental.

Un projet gouvernemental, pourquoi pas, s’il s’agirait de donner des droits supérieurs aux salariés dans les entreprises où règnent l’arbitraire patronal et particulièrement dans les petites et moyennes entreprises où le syndicalisme quel qu'il soit est l’ennemi principal.

Mais ne soyons pas crédule, le gouvernement est aux manettes sur ce dossier et vise à diminuer les droits des salariés dans les entreprises par « simplification » de la représentation, des attributions pour regrouper dans une même structure les comités d’entreprises, les délégués du personnel, les délégués syndicaux, les comités d’hygiène et de sécurité et conditions de travail (CHSCT).

Ces organismes représentant les salariés ont une histoire dans le secteur privé, ils sont issus des luttes des travailleurs comme les délégués du personnel en 1936 sous le front populaire chargés de présenter les revendications des salariés, les comités d’entreprise obtenus par une ordonnance en 1945 mais surtout par loi Croizat en 1946 par des droits consultatifs sur la marche de l’entreprise, l’expertise sur les comptes financiers, sur l’emploi et les conditions de travail et les questions sociales, sportives culturelles et les CHS sur la sécurité.

Il est utile de rappeler que pendant la guerre ce patronat avait collaboré avec les nazis et le gouvernement de Pétain pour établir une charte du travail avec un organisme unique représentant les salariés, les "comités sociaux " sous la maitrise des directions d’entreprise. C’était sa revanche contre la CGT par rapport à ce qu’il avait dû concéder dans les accords Matignon à cette époque.

Des "comités sociaux" dénommés « comités patates » puisque leurs prérogatives se limitaient à trouver de quoi manger dans cette période de pénurie et d’envoyer de colis aux travailleurs en service obligatoire en Allemagne (STO) que le patronat recrutait pour la puissance occupante.

L’idée de mettre en place une délégation unique qui regrouperait toutes les attributions mentionnées ci-dessus ne nous ramènerait certes pas à ces "comités sociaux" mais ferait de cet organisme un réceptacle général diluant les différentes responsabilités au sein de l’entreprise concernant les droits des salariés.

Ce serait pour ainsi dire une sorte de mollusque invertébré où il serait plus difficile pour les travailleurs d’y avoir accès par les pesanteurs qui viendraient de facto rendre les différentes tâches inaccessibles pour ceux-ci, avec en plus les lourdeurs d’un tel système centralisé et bureaucratisé.

De même les moyens seraient réduits et compressés avec moins de délégués et moins d’heures de délégation.

C’est en fait le but de l’opération : réduire la présence syndicale à l’entreprise et surtout de supprimer le lien entre les travailleurs et leurs organisations syndicales avec ces organismes qui ont fait la preuve de leur efficacité pour représenter les salariés.

Des dizaines de milliers d’élus disparaitraient ainsi des entreprises et particulièrement dans les PME où déjà le travail de sape pour casser le syndicalisme fait en sorte que les travailleurs n’ont plus que les « choux-choux » où mieux encore le cafteur du patron comme interlocuteur.

D’ailleurs ces patrons des PME, lors des discussions, n’ont pas hésité à dire que dans leur entreprise il n’y avait pas besoin de syndicat et d’élus du personnel car ils avaient le contact avec leur salariés tous les jours directement.

On sait lesquels ….

Il y a aussi dans les desseins patronaux l’objectif de limiter les discussions salariales ( et autres) en les réduisant à leur plus simple expression (tous les 3 ans) et en supprimant la négociation avec les délégués syndicaux pour confier d’éventuels accords, qu’il formuleraient eux-mêmes, à cette structure de délégation unique dans laquelle le droit de revendiquer, d’agir et de lutter n’existerait plus ou confinée qu’à la morgue patronale du rejet.

Donc échec et l’on peut s’en féliciter mais rien n’est joué.

En réalité, le patronat et le pouvoir ont toujours pour objectif de simplifier la présence syndicale pour la rendre inopérante sur le plan revendicatif et avoir les mains libres pour réduire le coût du travail et donc de "simplifier" toutes les procédures et actes de représentations syndicales pour licencier à volonté et n’avoir aucun compte à rendre des licenciements, des fermetures et des délocalisations d’entreprises pour le profit maximum.

Rien n’est donc joué et si le gouvernement prend le dossier, c’est pour poursuivre par la voie d’ordonnance ou législative ce travail de casse de la représentation des salariés à l’entreprise.

Une telle stratégie doit être combattue fermement par toutes les organisations syndicales car c’est le syndicalisme tout entier qui est visé et le peu de démocratie à l’entreprise se verrait alors réduit comme une peau de chagrin.

Débattons en avec les intéressés, les travailleurs.

Bernard LAMIRAND

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GATTAZ - HOLLANDE ECHOUE SUR LES SEUILS SOCIAUX

Publié le 22 Janvier 2015 par aragon 43 dans syndicalisme

le couple en échec
le couple en échec

HOLLANDE ET GATTAZ ÉCHOUÉ CONCERNANT LES SEUILS SOCIAUX

Je n’ai pas l’habitude de reprendre des informations de la presse mais celle-ci vaut son pesant d’or pour la démocratie à l’entreprise syndicale.

Le Medef n’a pas réussi à mettre par terre la législation de 1945/1947 fondée par Ambroise Croizat concernant la suppression de la représentation du personnel à travers les comités d’entreprise, les délégués du personnel et les CHSCT et son remplacement par une délégation unique ressemblant à un mollusque invertébré permettant d’éliminer des milliers d’élus du personnel et ratiboisant les heures de délégation et les expertises et droits sociaux des salariés.

Le dialogue social de Hollande avec son compère Gattaz en a pris un coup dans les niflettes. Mais soyons vigilant, le gouvernement social libéral qui veut un accord va tenter de poursuivre sa sale besogne de simplification sociale qui n’est que du recul social pour favoriser le capital au détriment du travail et de l’immensité des salariés.

Voici l’information que j’ai recueillie.

Bernard LAMIRAND

Dialogue social: échec de la négociation, coup dur pour le gouvernement

Par AFP, publié le 22/01/2015 à 16:43, mis à jour à 16:43

Paris, 22 jan 2015 - Après quatre mois de discussions, syndicats et patronat ont échoué jeudi à trouver un accord pour simplifier et améliorer le dialogue social en entreprise, un revers pour le président François Hollande qui avait fermement mis en garde contre un tel scénario.


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