Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

CGT: DECLARATION SECURITE SOCIALE

Publié le 29 Octobre 2014 par aragon 43 dans syndicalisme

CGT: DECLARATION SECURITE SOCIALE

Vote du PLFSS

D’autres choix sont possibles

mardi 28 octobre 2014

A l’issue du vote en première lecture par l’Assemblée Nationale du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), la CGT alerte les assurés sociaux sur les menaces que fait courir ce PLFSS à la Sécurité sociale.

Celui-ci se caractérise avant tout par un plan drastique de réduction des dépenses : 9,6 milliards d’euros au total, concernant l’ensemble des branches de la Sécurité sociale. La Sécurité sociale est ainsi le principal contributeur du plan d’ « économies » de 21 Milliards d’euros réalisé pour satisfaire aux injonctions bruxelloises.

L’autre mesure essentielle de ce PLFSS est une remise en cause sans précédent de l’universalité des allocations familiales, avec la diminution par deux de ces dernières à partir de 6 000 euros, et par quatre à partir de 8 000 euros.

Pour la CGT, il est nécessaire de rappeler que les allocations familiales ont été créées pour compenser les charges d’entretien et d’éducation des enfants que n’ont pas à assumer les personnes célibataires ou en couples sans enfants.. Pour ramener le débat à de justes proportions, nous voulons rappeler que 6 000 euros correspond à un couple biactif de techniciens ou d’enseignants.

La justice sociale doit passer par la justice fiscale qui repose notamment sur l’impôt progressif sur le revenu. Elle ne doit pas passer par une baisse des prestations sociales. L’universalité de la Sécurité sociale est la meilleure voie pour lutter contre la pauvreté.

Par ailleurs, le raisonnement tenu aujourd’hui pour les allocations familiales n’a aucune raison de ne pas être tenu demain pour les autres branches de la Sécurité sociale, et notamment pour l’assurance maladie. Ne risque-t-on donc pas demain de « moduler » les remboursements de soins en fonction des revenus ? Cette proposition a déjà été faite dans le passé sous le nom de bouclier sanitaire.

C’est donc l’universalité de la Sécurité sociale dans son ensemble qui risque d’être remise en cause demain, au nom de la même logique de baisse des dépenses de la Sécurité sociale.

Cette orientation constitue de toute évidence une impasse. La CGT porte une autre ambition : celle d’une reconquête de la Sécurité sociale, notamment en ce qui concerne notre politique de santé, notre rapport au travail, l’universalité des droits conformément au principe de base de notre Sécurité sociale : contribuer selon ses moyens, recevoir selon ses besoins.

C’est pourquoi la CGT propose d’engager le débat autour d’autres solutions que celles qui sont en échec depuis plus de 30 ans.

Montreuil, le 28 octobre 2014

commentaires

LA LETTRE DE LA COMMISSION A HOLLANDE

Publié le 26 Octobre 2014 par aragon 43 dans humour

LA LETTRE DE LA COMMISSION A HOLLANDE

FICTION : La lettre que Hollande ne veut pas nous communiquer nous est parvenue: en voici le contenu

CONTENU DE LA LETTRE ENVOYEE PAR LA COMMISSION EUROPEENNE DES PROFITEURS AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Monsieur le Président de la région France,

En tant que président de région, vous êtes chargé d’appliquer les règles décidées par notre commission et nous avons appris que votre bonne volonté semble perturber par des considérations sociales qui n’ont que trop durer dans cette région.

Vous n’avez pas à en tenir compte et nous vous prions de rectifier votre projet de budget que vous nous avez envoyé et qui n’est pas conforme entièrement à nos directives.

En effet, votre gouvernement n’est pas allé jusqu’au bout de la démarche : remettre en cause tous les acquis sociaux dont bénéficient les travailleurs depuis 1945.

Votre budget 2015 n’est donc pas conforme.

Cependant nous apprécions les quelques pas déjà fait, notamment depuis la désignation de Manuel Valls comme premier ministre, qui nous semble apte à des rectifications plus importantes avec le concours du nouveau ministre de l’économie Monsieur Macron que nous vous avons suggéré de nommer à la place de Monsieur Montebourg qui ne possédait pas toutes les compétences pour redresser vos finances régionales mal en point.

Nous considérons que vous devriez donner carte blanche à Monsieur Macron pour prendre les décisions indispensables pour rendre le coût du travail le plus bas possible en France pour l’aligner sur nos meilleurs élèves régionaux tels l’Allemagne, la Pologne, la Roumanie et d’autres encore afin de redresser les taux de profits des entreprises multinationales qui sont sur votre territoire.

Nous vous demandons, sous peine de sanctions exemplaires -si vous ne vous conformez pas à nos sommations - à réduire les allocations chômage, à faire en sorte que la Sécurité sociale devienne une assurance minimale et donc de modifier les prestations en conséquence en invitant les salariés à souscrire des contrats privés d’assurance pour se garantir.

De même nous vous encourageons à faire comme les autres régions de notre chère Europe : ramener l’âge de la retraite à 65 ans pour ensuite un passage à 70 ans, à remettre le temps de travail à 48 heures par semaine sans majorations d’heures supplémentaires, à revoir les congés payés : 15 jours suffiraient pleinement pour que les travailleurs aient le temps de réfléchir pour produire encore plus en reprenant le travail.

Notre collègue Moscovici, chargé de l’économie et des finances européenne, prendra contact avec vous pour réaliser toutes ces mesures qui, soyez - en - sûr, redresserons l’économie de votre région France et surtout la profitabilité.

Nous avons eu l’occasion de discuter avec Monsieur Pierre Gattaz président du Medef, il nous a fait part de votre allégeance et il considère que vous êtes sur le bonne voie pour redresser l’économie et les finances de votre région et de procurer ainsi les meilleurs dividendes à nos banques d’affaires, à nos multinationales et aux actionnaires qui, d’ailleurs, se félicitent de votre empressement à leur égard depuis que vous avez cessé de dire que la finance était votre ennemi.

Nous avons aussi échangé avec Madame Merkel : comme vous le savez celle-ci est particulièrement attentive à votre allégeance au capital, elle est pour ainsi votre cheftaine, , elle est chargé de vous suivre particulièrement : en effet la région allemande est une sorte de porte avions de nos politiques à l’échelon mondial et le choix d’en avoir fait la région pilote n’est pas un hasard. L’Allemagne a toujours été à la tête de notre politique depuis des lustres de nos politiques capitalistes et l’on peut considérer que sa place est prééminente pour conduire toutes les régions dont la vôtre à plus de rigueur et d’austérité et à exiger le maximum de sacrifice de la part des travailleurs et des retraités de votre région France en retard d’ailleurs sur les autres.

Veuillez considérer, Monsieur le Président de la région France, que vous êtes en retard dans l’application de nos décisions communes que vous aviez accepté quand vous êtes arrivé à la direction de cette région.

Pour plus d’efficacité, nous vous demandons de répondre régulièrement aux convocations de Madame Merkel afin qu’elle vous conseille et vous donne les consignes nécessaire à votre redressement.

Enfin, nous tenons à vous donner un conseil, entourez-vous de nos meilleurs spécialistes pour mener à bien un budget acceptable capable de redonner confiance aux investisseurs financiers.

Vous avez fait un effort en nommant Monsieur VALLS, qui, partagent depuis longtemps nos vues et la nomination Monsieur Macron, un banquier, est un appui certain pour parvenir à satisfaire nos financiers particulièrement américains et allemands.

Vous avez dans votre région des hommes de qualité pour réduire à néant les acquis sociaux et à permettre que l’actionnaire ait des revenus à deux chiffres. Ce n’est pas un hasard si le prix Nobel de l’économie est revenu cette année à un français Monsieur jean Tirole, nous avons fait en sorte d’appuyer cette candidature parce qu’elle représente toute l’attention indispensable pour que les profits soient l’alpha et l’oméga de toutes nos régions.

Monsieur le Président de la région, vous progressez et votre attitude semble prendre enfin la bonne direction, faites l’effort que nous attendons de vous pour que la discipline et de l’autorité règne sur votre région pour l’austérité la plus complète pour régler votre dette.

Soyez sûr que nous vous suivons de près et que nos amis Valls et Macron et Monsieur Tirole sauront vous inspiré pour que vous puissiez faire preuve d’autorité devant des travailleurs qui doivent comprendre que l’heure n’est plus au socialisme et que le syndicalisme n’a plus de raison d’être qu’il soit réformiste où révolutionnaire.

Sincèrement vôtre.

Le président tartempion de la Commission des profiteurs européens.

Nota : vous serez convoqué d’ici peu par Monsieur Moscovici qui vous indiquera la marche à suivre pour être dans les clous de notre politique austéritaire

commentaires

JP JOUYET EST-IL UNE GIROUETTE ?

Publié le 23 Octobre 2014 par aragon 43 dans Actualités

JP JOUYET EST-IL UNE GIROUETTE ?

UN ARTICLE DE MON AMI LE PÈRE DENIS

Au moment où l'individu Valls nous demande des sacrifices et exige la réduction du coût du travail, en voilà un, Jouyet, qui entasse le fric à la pelle.

Pendant ce temps les prix de l’énergie grimpent et les salaires et les retraites reculent pour satisfaire cette bande de.....

Reprenant les grands moments de sa carrière depuis 1991, il est légitime de se poser la question, non sans rappeler la précision donnée par Edgar Faure, radical socialiste que ma mère définissait comme un radis rose à bout blanc, à savoir que « c'est le vent qui tourne pas la girouette », petite digression, en 1972, il avait reçu les syndicats des agents du nouveau ministère d'état chargé des affaires sociales, la CFDT toujours la première à intervenir pour cirer les bottes du nouveau Ministre, s'était félicitée de voir reconnue l'importance des Affaires Sociales par la création d'un grand Ministère d'état, elle s'était fait doucher par le Ministre qui avait tenu à préciser que le caractère de Ministre d'État était attaché à sa personne, pas au ministère il avait aussi dit que « la réforme fiscale, c'est quand vous promettez de réduire les impôts sur les choses qui étaient taxées depuis longtemps et que vous en créez de nouveaux sur celles qui ne l'étaient pas encore. » Il avait également inventé la TVA.
Pour en revenir au parcours de Jouyet rappelons qu'il était Chef Adjoint du cabinet de Jacque Delors Président de la Commission Européenne en 1991 puis chef de cabinet de 1994 à 1995. Directeur Adjoint au cabinet de Lionel Jospin en 1997. En 2004, Sarkosy le fait nommer Ambassadeur chargé des questions économiques internationales.
En Mai 2007, il devient Secrétaire d'État chargé des Affaires Européennes auprès de Bernard Kouchner dans le Gouvernement Fillon.
Sous le gouvernement Fillon, il est aussi nommé par Sarkosy en Décembre 2008 Directeur de l'autorité des marchés financiers.
En Juillet 2012 il est nommé Directeur Général de la Caisse des dépôts et consignations.
En Octobre 2012 il devient Président de la Banque Publique d'investissement.
Il est issue de la promotion Voltaire de l'ENA, fidèle du club « le siècle » dont il est membre du conseil d'administration.
Dans la mesure où l'actualité a conduit à parler de la famille Taittinger, il faut indiquer que son épouse Brigitte Taittinger classée 333ème fortune de France avec plus de 100 millions d'€ de patrimoine sans garantie sur le classement et le chiffrage précis, mais assurément très riche, possédant les parfums Annick Goudal était donc une cousine de Christophe de Margerie. La mort tragique de ce dernier inspire la compassion, par contre rien ne justifie qu'on l'érige en modèle.
Il est important de se connaître dans le monde des affaires, et comme sous l'ancien régime, il y a des alliances de raison pour s'assurer de la continuité ...
C'est ainsi que le capitalisme est grand
Père Denis

commentaires

TOTAL : LE PRESIDENT EST MORT VIVE LE PRESIDENT

Publié le 21 Octobre 2014 par aragon 43 dans Actualités

TOTAL : LE PRESIDENT EST MORT VIVE LE PRESIDENT

TOTAL : LE PRESIDENT EST MORT VIVE LE PRESIDENT

En écoutant les besogneux de la presse médiatique aux ordres, ce jour, et le déluge des commentaires sur la mort, certes regrettable du PDG de Total, nous pourrions croire que le monde entier était tombé dans l’affliction la plus totale.

Bien sûr, Total n’est pas une entreprise ordinaire, c’est une grande multinationale française qui emploie plus de 100000 salariés dans le monde dont 30000 en France.

Mais cette disparition ne va pas entrainer celle de ce groupe et le PDG n’est qu’un rouage d’une entreprise dont on a toutes les raisons de considérer son existence car elle est le résultat d’abord des hommes et des femmes qui y ont travaillé depuis des lustres. Mais aussi n’oublions pas d’ une entreprise qui s’est enrichie en exploitant de manière inconséquente les ressources de pays pauvres.

Le PDG n’est donc pas un homme providentiel.

Evidemment, quand on disparait, on affuble les disparus de tous les meilleurs sentiments à son égard.

Depuis ce matin, les hommages pleuvent pour assurer que c’était un homme hors du commun. Qu’il était proche du personnel, direct, qu’il n’avait pas son pareil pour interpeller les chefs d’Etats et les politiques, qu’il disait bonjour dans les ascenseurs à son personnel et qu’il lui arrivait parfois de manger avec un tel. Bref un brave homme parti trop vite, lui qui avait l’écoute de Poutine et aussi de tous les roitelets de la planète.

Il était un homme de bien , proche des gens, disait quelques personnes interviewé par les sermonneurs du libéralisme. En fait ils pleurent l’un des leurs. Un homme de bien, ah oui, mais dans quel sens : celui des travailleurs ou celui des actionnaires ?

Un homme de bien, certes, mais des biens mobiliers et immobiliers : des outils de production qu’il affectionne surtout quand ils sont hyper- rentables : qu’a-t-il fait de certaines raffinerie françaises ?

Il les a liquidé et ce groupe, qui a produit plus de 8 milliards en 2013 de profits, en a-t-il fait profiter les salariés du monde entier ou n’a-t-il pas servi d’abord ses actionnaires qui sont comblés depuis son arrivée comme PDG en 2010.

Et les impôts en France, son groupe en paye de moins en moins et les cotisations sociales sont infimes puisque ce groupe à la composition salariale le plus faible par rapport au nombre de salarié employé et donc une assiette salariale minuscule par rapport à l’importance de chiffre d’affaires dégagés et des bénéfices réalisés par rapport à d’autres entreprises qui emploient davantage de main d’œuvre.

L’on pourrait aussi parler de ces majors du pétrole qui se croient tout permis et prêts à démolir la planète et la nature pour exploiter le pétrole, le gaz, le charbon dans les pires conditions pour les populations autochtones.

Ce Monsieur n’est pas né dans les cités, il est du sérail et il a monté tous les échelons de la hiérarchie de l’entreprise Total où il a fait toute sa carrière. Il a eu de la chance, une chance qu’il refuse à son personnel quand il annonce des fermetures de sites et des départs de l’entreprise. Son parcours est certes élogieux pour ceux qui ne vivent que de la façon dont ils vont pouvoir s’attribuer la plus haute marche, il est aussi d’une famille qui n’est pas né de la dernière couvée du capitalisme le plus réactionnaire (voir wikypédia Pierre Taittinger)) ; il est le petit-fils de Pierre Taittinger, celui qui pressait le jus de raisin pour faire du champagne. Un drôle d’individu celui-là, puisqu’il fut fondateur de divers mouvement d’extrême droite avant guerre, menant un guerre acharné conte les communistes et le Front populaire, il est celui qui vota les pleins pouvoirs à Pétain qui le conduisit ensuite à accepter d’être le président du Conseil municipal de Paris durant l’occupation de Paris par les nazis et il fut décoré de la francisque.

Alors les émois, laissons-les à ses amis, à ceux qui ne voient que le capitalisme comme un nouvel amant dont on ne saurait se passer comme Valls et Hollande.

Au fait, il est de bon ton de parler de ce disparu, mais il y avait avec lui deux pilotes et sa secrétaire qui ont disparu aussi dans ce malheureux krach, pour eux, les dressés médiatiques les ont totalement ignorés et l’hommage est donc bien à géométrie unilatérale.

Enfin, chez ces gens là, l’émoi ne dure qu’un temps : déjà et sans attendre les obsèques du disparu, le combat pour la place est engagé.

Le capital et les dividendes n’attendent pas. Le président est mort vive le président.

Bernard LAMIRAND

commentaires

ALLOCATIONS FAMILIALES : MISE AU POINT

Publié le 21 Octobre 2014 par aragon 43 dans politique

ALLOCATIONS FAMILIALES : MISE AU POINT

QUELQUES RAPPELS DE LA POLITIQUE FAMILIALE DECIDEE EN 1946

Le gouvernement assure que les décisions qu’il veut prendre concernant la modulation des allocations familiales ne remettent pas en cause l’universalité de celles-ci, ni non plus celle de la Sécurité sociale dans son ensemble.

Tromperie.

L’universalité des allocations familiales a été conçue pour l’ensemble des français et en dehors des situations de revenus des familles.

Il faut se rappeler qu’à cette époque il fallait reconstruire la France et ce qui primait était de retrouver la croissance et le développement du pays.

Le débat de la loi du 6 aout 1946 instituant la Caisse d’allocations familiales et les nouvelles garanties aux familles furent votées à l’unanimité de l’Assemblée constituante rassemblant sur cette loi toutes les composantes politiques de l’Assemblée constituante.

C’est la commission du travail qui eut à travailler particulièrement le texte avec la présence très active du ministre du travail et de la Sécurité Sociale Ambroise Croizat.

Et il est bon de revenir sur son intervention qui permet de rappeler le contexte et les objectifs du gouvernement sur cette loi qui fut un grand événement pour le peuple de France en dotant les familles de droits en matière familiale que personne à cette époque n’osât contester tant était grande l’idée de faire des familles le socle du redressement économique, sociale, démographique du pays après les destruction de la guerre.

Des droits que l’on considérait comme inaliénables parce qu’il mettait tous les français à égalité sur une question majeure le renouvellement des générations.

Des moyens nouveaux furent mis en place à cette effet telles les allocations prénatales, les primes à la naissance, généralisation de l’allocation de salaire unique et un relèvement des allocations familiales, le tout représentant une augmentation de la masse globale d’environ 90 % ..

L’Universalité fut proclamée dans les faits.

Quelques citations de Croizat s’adressant aux députés pour présenter la loi méritent d’être soulignées et je le cite : « La tâche première a consisté à édifier une organisation capable de prendre en charge la Sécurité sociale de tous les habitants du pays. Dans cette organisation, les allocations familiales avaient naturellement leur place. On a soutenu, sans doute, qu’elles possédaient une technique qui leur était propre, qu’elles répondaient à des préoccupations démographiques et familiales qui risquaient d’être méconnues si ce système d’allocations était confondu dans l’ensemble de la Sécurité sociale. Ces réserves n’ont pas résisté à l’examen. D’une part, la technique des Allocations familiales n’est pas autre chose qu’une technique de répartition appliquée dans le domaine des assurance sociales. D’autre part, et peut être surtout, des préoccupations démographiques et familiales dominent non seulement la législation des prestations familiales, mais aussi celle de toute la Sécurité sociale ».

Croizat fixe donc les Allocations familiales dans l’ensemble de la Sécurité Sociale et relie celles-ci dans une vision d’ensemble de la protection sociale comme l’avait défini le Conseil National de la Résistance.

IL l’affirme de manière solennelle à qui elles s’adressent ; c'est-à-dire à toute la population quand il s’appuie sur les familles, et il précise le rôle des allocations familiales sur les conditions de vie et de travail : « C’est une vérité évidente qu’un plan de sécurité sociale ne peut-être efficace sans un redressement de la natalité, sans un effort de tous les instants pour donner au pays une jeunesse vigoureuse et nombreuse. D’autre part, la Sécurité sociale tout entière s’adresse avant tout aux familles. Son but est de débarrasser toutes les familles de ce souci du lendemain, de cette hantise de la misère qui pèsent si lourdement sur tous les travailleurs. Ce ne sont pas seulement les prestations familiales proprement dites, c’est l’ensemble des prestations de la Sécurité sociale, c’est l’ensemble des réalisations sanitaires et sociales qui doivent être commandées par ces préoccupations familiales qui sont et demeureront au premier plan de l’activité de tous les promoteurs de la Sécurité sociale ».

Pour encore dire cette universalité de toutes les branches de la Sécurité sociale Croizat va au bout de son raisonnement : « c’est de ce point de vue surtout que la loi que vous discutez aujourd’hui marque une étape nouvelle. Elle consacre, en effet formellement, le caractère de charge nationale de l’ensemble des prestations familiales. Elle affirme le droit de toutes les familles, sans distinction, au bénéfice des prestations familiales. Comme la Sécurité sociale, les prestations familiales doivent s’étendre à toute la population du pays. C’est la règle nouvelle qui est aujourd’hui posée ».

Voilà clairement posé l’ensemble de la Sécurité sociale tel que l’ont déterminé ceux qui en ont été à l’origine et en particulier Ambroise Croizat.

En touchant aux allocations familiales et en les modulant selon le revenu, le gouvernement sort de cette universalité car il distingue les français selon leurs revenus.

Dans l’excellent article de Catherine Mills dans l’Humanité du lundi 20 octobre, elle rappelait bien ce qu’avait décidé la loi de Aout 1946 sur la politique familiale en précisant « que la politique familiale n’est pas une politique de redistribution des revenus, ni une politique de redistribution entre les familles ; c’est un solidarité horizontale entre ceux qui n’ont pas d’enfants et ceux qui en ont. C’est une politique d’aide à l’enfant ».

En fin de compte, cette décision de moduler les allocations familiales ne visent qu’à en faire payer le prix au monde du travail et à blanchir le capital de toutes responsabilités financières.

Derrière ces décisions se profilent aussi la mise en cause de l’universalité de toute la Sécurité sociale et cette modulation encourage ceux qui veulent en finir avec la Sécurité sociale solidaire, par répartition et universelle.

Demain, quel recul si le travailleur se verra rembourser selon ses revenus ses dépenses en soins, en médicaments, en hospitalisation.

C’est en même temps un engrenage où une partie de la population la plus aisée se soustraira de ces obligations en cotisations sociales au profit des assurance privées qui piaffent d’impatience pour mettre en place des régimes particuliers ou chacun aura en fonction de sa mise les prestations sociales édulcorées.

Quelle faute de ce gouvernement d’ouvrir ainsi les vannes du « chacun pour soi » et de favoriser ainsi ceux qui veulent tordre le coup à cette grande conquête sociale, c'est-à-dire le patronat revanchard.

Bernard LAMIRAND Animateur du comité d’honneur Ambroise Croizat

commentaires

CGT COMMUNIQUE 16 OCTOBRE

Publié le 17 Octobre 2014 par aragon 43 dans syndicalisme

 CGT COMMUNIQUE 16 OCTOBRE

Les salariés à la reconquête de la Sécu

A l’approche de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2015 à l’Assemblée nationale, la CGT appelait l’ensemble des salariés à se mobiliser le 16 octobre 2014 pour la reconquête de la Sécurité sociale. De multiples initiatives ont permis aux salariés actifs, retraités et privés d’emploi de faire entendre une autre voix, celle de la solidarité et du progrès social.

Plus de 150 manifestations, rassemblements et meetings interprofessionnels se sont tenus à travers la France. De nombreuses initiatives ont été organisées par les fédérations CGT de la santé/action sociale et des organismes sociaux pour interpeller les agences régionales de santé, les CPAM, des parlementaires. D’autres ont pu interpeller le patronat dans les entreprises. Les salariés du commerce étaient mobilisés à l’appel de la fédération CGT pour l’emploi, les salaires, les conditions de travail contre le travail du dimanche. Un rassemblement national à l’appel de la fédération CGT de la Métallurgie s’est tenu au Salon de l’Auto avant de rejoindre la manifestation organisée à Paris…

En se saisissant de cette journée de mobilisations et de déploiements les salariés ont souligné les véritables enjeux de la Sécurité sociale, son financement en lien avec les questions de salaire, d’emploi et du travail. Contrairement à ce que le patronat et les libéraux veulent faire croire, la Sécu n’est pas une charge pour une société moderne mais un atout.

C’est le socle de solidarités intergénérationnelles qui est en péril et, avec lui, les assurés sociaux, si le gouvernement continue à vouloir traiter la Sécu par le biais des économies sur les dépenses, donc sur le dos des usagers plutôt que de traiter la vraie question des recettes et de son financement.

Les plans d’économies de plusieurs milliards d’euros annoncés dans la santé, à l’hôpital, pour la politique du médicament, la famille, la retraite, la gestion de la Sécurité sociale, les milliers d’emplois menacés dans ces secteurs professionnels plongeraient des milliers de famille dans la précarité sociale, la misère et la pauvreté.

Elles aggraveraient les inégalités sociales l’accès aux soins serait rendu encore plus difficile, voire inaccessible pour certains, les prestations familiales se dégraderaient…juste parce qu’ils sont nombreux, assurances privées en tête, à vouloir s’accaparer l’argent de la solidarité nationale.

La journée nationale de mobilisations du 16 octobre 2014 est une nouvelle étape pour faire faire entendre d’autres propositions afin de renforcer la Sécurité sociale, lui permettre de retrouver toute sa place et tout son rôle au service de tous et de toutes.

Parce qu’elle est vitale pour permettre à tous d’avoir des droits pour bien vivre, bien se soigner, bien travailler, bien vieillir, originale parce que chaque salarié participe à son financement selon ses moyens et doit pouvoir en bénéficier selon ses besoins, parce qu’elle est un élément indispensable de cohésion, de progrès social et de croissance économique, la CGT continuera à mobiliser pour défendre la Sécu, l’améliorer et la reconquérir.

Montreuil, le 16 octobre 2014

commentaires

KESSLER HOLLANDE TOURAINE ET COMPAGNIE

Publié le 15 Octobre 2014 par aragon 43 dans politique

CROIZAT ET LA SECURITE SOCIALE SOLIDAIRE ET UNIVERSELLE
CROIZAT ET LA SECURITE SOCIALE SOLIDAIRE ET UNIVERSELLE

BILLET DUR INTITULE AINSI PAR UN CAMARADE CGT ANCIEN INSPECTEUR DU TRAVAIL QUE JE MET EN LIGNE AVEC PLAISIR



Comme beaucoup de ceux qui « penchent à gauche » depuis bien longtemps, j'ai gardé un triste souvenir du 27 Août 2014 où le premier Ministre d'un gouvernement nommé à la suite d'élections gagnés grâce aux voix du peuple de gauche est allé faire allégeance devant l'université d'été du MEDEF à Jouy en Josas. Nul doute que parmi ceux qui lui ont fait une standing ovation, Denis Kessler Président du groupe Scor ait marqué une grande satisfaction.
Aujourd'hui, les décisions de Marisol Touraine concernant la branche famille de la sécurité sociale et celles consistant à sabrer dans les dépenses de la branche maladie doivent faire passer Kessler de la satisfaction à la jouissance ! Son programme explicité dans un article du 4 Octobre 2007 est en phase de réalisation accélérée.
« Le modèle français est le pur produit du Conseil National de la Résistance. Un compromis entre Gaulliste et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s'y emploi. Les annonces successives des différentes réformes peuvent donner une impression de Patchwork, tant elles paraissent variées, d'importances inégales, et de portées diverses : statut de la Fonction Publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la SS, paritarisme...A y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952 sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du CNR. »
Les décisions de Marisol Touraine vont dans ce sens il s'agit de mettre fin à un système fondé sur la solidarité, chacun paie selon ses moyens (combien paie Denis Kessler qui a perçu comme PDG de la Scor, 5,13 millions d'€ en 2013 +10% par rapport à 2012, inutile de calculer le nombre de SMIC par jour!) et chacun reçoit en fonction de ses besoins (dans le cas de la branche famille, il n'y a pas à fixer des plafonds de ressources par exemple)
Évidemment, il faut veiller à ce que les recettes rentrent, on a vu récemment comment certains employeurs trichaient en utilisant de la main d'oeuvre européenne. On sait que les dettes patronales se prescrivent par deux ans, si l'URSSAF ne les réclament pas à temps, j'ai le souvenir dans les années 60, que les agents des DRSS qui faisaient partie de mon syndicat m'avaient expliqué que Michelin était un champion dans ce sport. Par ailleurs il est certain que le manque à gagner dû au chômage est considérable.
J'ai découvert par hasard que Marisol Touraine ferait partie du Club « Le siècle » et j'ai regardé comment fonctionnait ce club, il y a un apéro et un dîner 10 fois par an, ils ont changé de crèmerie, quitté l'automobile club de France pour le club interallié rue du faubourg St honoré pas loin de l'Élysée.
Au dîner, on constitue des tables de huit avec un chef de table et un sujet de débat, j'imagine assez bien une table dirigée par Denis Kessler composée de Alain Minc, Laurence Parisot, François Fillion, Marisol Touraine, Laurent Fabius, Delphine Arnault, David Pujadas avec pour thème réformer notre système de protection sociale, comment s'affranchir des contraintes de la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 et en particulier de son article 25 concernant la maladie et la maternité et l'enfance. Ils vont trouver !
C'est ainsi que le capitalisme est grand
Père Denis

commentaires

16 SEPTEMBRE JOURNEE DE LUTTES POUR LES SALAIRES ET LA SECURITE SOCIALE

Publié le 13 Octobre 2014 par aragon 43 dans syndicalisme

16 SEPTEMBRE JOURNEE DE LUTTES POUR LES SALAIRES ET LA SECURITE SOCIALE

RENDEZ VOUS SUR LE SITE CGT POUR CONNAITRE LES MANIFESTATIONS PREVUES CLIQUEZ ICI

commentaires

LES PRIX POUR LE DESHONNEUR SOCIAL 2014

Publié le 12 Octobre 2014 par aragon 43 dans humour

EN FINIR AVEC LE VEAU D'OR
EN FINIR AVEC LE VEAU D'OR

LES PRIX DU DÉSHONNEUR SOCIAL 2014

Depuis quelques jours sont décernés les prix Nobel concernant diverses activités scientifiques, culturelles, économiques et sociales ….

L’on pourrait aussi décerner des prix pour les «crapoteux » en matière sociale et politique.

J’ai choisi ceux, qui, actuellement, sous prétexte de redresser le pays l’enfonce et surtout s’en prennent au peuple plutôt qu’à ceux qui sont entrain de mettre le pays sous la diète pour le plus grand profit de quelques uns.

Prix de la politique du pire : Nicolas Sarkozy. Son retour annoncerait une politique de la terre brulée sur le plan social et une République des coquins.

Prix pour le retournement de veste : François Hollande. Celui-ci s’est retourné comme une crêpe en faveur du capital : il reçoit désormais l’hommage du patronat et des milieux économiques les plus réactionnaires ; il a abandonné toutes ses promesses électorales pour faire allégeance aux forces de l’argent dont il disait qu’elles étaient son ennemi.

Prix du meilleur collaborateur du Medef : Manuel Valls. Celui-ci a fait une révélation qui n’en est pas une : il aime l’entreprise : hors depuis longtemps il aime non pas l’entreprise mais les patrons ; en fait il aime surtout le capitalisme et sa branche armée le libéralisme. Il est sans aucun doute l’homme le plus apte pour appliquer les décisions de ses patrons du Medef.

Prix de la compromission sociale : Laurent Berger . il est la courroie de transmission tant du Medef que du gouvernement pour appliquer la politique du « donnant- perdant ».

Prix pour le personnage le plus perfide et fourbe : Pierre Gattaz. Celui-ci a d’énormes qualités pour ruser et tromper son monde. Mais on ne trompe que ceux qui le veulent bien. Il a mis dans sa poche le pouvoir et certains syndicats pour appliquer les mesures antisociales que le MEDEF préconise depuis longtemps.

Prix pour le meilleur hypnotiseur du libéralisme : Élie Cohen le conseiller économique de Hollande, c’est un économiste réputé pour ses prédictions qui s’avèrent fausses mais il a son savoir faire pour rebondir et encore enfoncer le clou pour de nouvelles applications antisociales pour les privilégiés de la finance.

Prix pour le journaliste le plus inféodé à la droite et au capital : Yves Calvi : faites les commentaires vous-mêmes de cet affreux jojo ! Une proposition : le virer de la télévision nationale.

Prix du détrousseur des salariés en chômage : Emmanuel Macron le petit. c et banquier repu, qui, au lieu de s’en prendre à ses amis les banquiers et financiers, veut piquer les indemnités de chômage.

Bernard LAMIRAND

commentaires

VALLS ET LA ROYALE CEDENT ET FORTIFIENT LE LOBBY DES CAMIONNEURS

Publié le 10 Octobre 2014 par aragon 43 dans politique

VOILA CE QUI POLLUE ET COUTENT CHER A LA NATION
VOILA CE QUI POLLUE ET COUTENT CHER A LA NATION

VALLS ET ROYALE CEDENT DEVANT LES GROS BRAS DU LOBBY ROUTIER

Cela devient un habitude : Le gouvernement socialiste chaque fois qu’un patron sort son révolver, Valls lève les mains et se rend.

Nous avions vu les bonnets rouges, les pigeons, les professions libérales voilà maintenant les patrons camionneurs, qui, seulement, en menaçant de bloquer les routes obtiennent l’annulation de l’écotaxe et la font payer aux automobilistes que nous sommes.

Nous voyons le résultat de cette politique décidée au sommet par Hollande et Valls de permettre au capital d’améliorer ses profits en touchant au coût du travail et en étant exonérés d’impôts et de taxes ainsi que des cotisations sociales sans que cela ne créait aucun emploi bien au contraire.

Dans cette affaire, les camionneurs jouent fin : ils confortent leurs profits, profits qui augmentent par le choix d’une main d’œuvre payée au moindre prix puisque leurs camions sont domiciliés et immatriculés pour une partie importante e leur flotte dans des pays européens à bas coût de main d’œuvre. Ils gagnent aussi sur un autre tableau : l’écotaxe devait servir pour investir et améliorer les conditions de transport fluviales, par fer, ce ne sera pas le cas.

Ils garderont ainsi la haute main sur le transport en le situant sur la route et en empêchant demain d’autres modes de transport moins couteux et moins polluants de venir les concurrencer.

Cela dit, ce gouvernement montre sa fébrilité quand des mouvements viennent le perturber : cela doit nous inciter à faire en sorte que ce soit non pas les patrons qui manifestent mais le monde du travail.

A noter que pour ces patrons, ce n’est pas les CRS qui les attendent mais les salons dorés de l’Elysée et de Matignon pour obtenir sans coups férir des avantages pour leurs castes.

Oui il est temps de réagir au niveau des salariés et des retraités.

Le 16 Octobre soyons dans les rues.

Organisons les luttes partout.

Bernard LAMIRAND

commentaires
1 2 > >>