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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

TRAVAIL DU DIMANCHE : TRACT DE LA CGT

Publié le 29 Septembre 2014 par aragon 43 dans syndicalisme

TRAVAIL DU DIMANCHE : TRACT DE LA CGT

TRAVAIL DU DIMANCHE

UNE SPIRALE

INFERNALE

LE GOUVERNEMENT S’APPRÊTE À LÉGIFÉRER SUR LES OUVERTURES DES COMMERCES LE DIMANCHE, SANS RÉEL DÉBAT DÉMOCRATIQUE ET SANS UNE VÉRITABLE CONCER­TATION SUR UN SUJET QUI TOUCHE L’ENSEMBLE DE LA SOCIÉTÉ.

Si dans certains métiers (Santé, énergie, sécurité, culture, loisirs, transports publics, certain pro­cessus industriels…), il y a nécessité de travailler le dimanche, la nuit, en horaires décalés, cela doit rester à caractère exceptionnel.

Cela doit donner lieu à des contreparties significatives et doit se faire dans un cadre régi par des lois nationales et des conventions collectives décidées conjointement avec les salariés et leurs représentants syndicaux.

Dans le commerce, c’est parce que les salaires sont trop faibles et qu’il faut boucler les fins de mois que les salariés sont contraints de travailler de dimanche ! Ce n’est jamais avec plaisir que l’on quitte sa famille, un jour de repos, pour aller travailler. Il est inacceptable d’allonger les amplitudes horaires, d’imposer le travail de nuit avec ses conséquences néfastes sur la santé, notamment des femmes pour augmenter les bénéfices des actionnaires. Ces derniers ont augmenté de 30 % au deuxième trimestre 2014, c’est autant qui ne va ni à l’investissement, ni à l’emploi, ni aux salaires.

...

CONTRE

CETTE LOGIQUE LIBÉRALE

LA CGT PROPOSE

Augmenter les salaires pour relancer la croissance, avec un Smic à 1 700 € brut à l’embauche ;

Traduire immédiatement la hausse du Smic dans tous les minima de branches ;

Obtenir une allocation d’autonomie pour les étudiants ;

Conditionner les aides, exonérations des cotisations sociales, CICE à la création d’emploi stable et à l’investissement ;

Mettre fin au temps partiels subi ;

Les contrats à temps partiels de moins de 24 h hebdomadaires seront taxés sur la base d’un temps plein.

Le patronat, en particulier de la grande distribution raconte :

que travailler le dimanche créerait de l’emploi : c’est faux ! Le danger c’est la généralisation de la précarité qui se ferait au détriment de l’emploi stable. La grande distribution alimentaire a détruit 25 000 emplois en deux ans ;

Selon l’étude récente du Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observation des Conditions de Vie (Credoc), dans le secteur de l’alimentaire, une plus grande ouverture des commerces le dimanche aboutirait à la destruction de 6 800 à 16 200 emplois, essentiellement parmi les petits commerces !

que cela relancerait l’économie, c’est faux ! En période d’austérité le pouvoir d’achat n’est pas extensible. C’est par l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat, c’est par la création d’emploi que la relance économique s’obtiendra ;

que les salariés seront volontaires, c’est faux ! L’objectif du patronat et du gouvernement est d’im­poser demain à tous les salariés de travailler à des horaires et jours imposés. Ce ne sont pas seulement les salariés du commerce qui sont visés, ce sont les salariés dans leur ensemble.

La CGT revendique un autre choix de société recher­chant en priorité le bien vivre et bien travailler ensemble !

La CGT ne se résoudra pas à voir les commerces de grande distribution ouverts 7 jours sur 7, 24h sur 24, avec des salariés contraints pour le seul bénéfice des actionnaires. Pas plus qu’elle ne se résout à voir la consommation érigée au rang de loisir !

C’est la porte ouverte à toutes les dérives. Quelles conséquences sur le transport routier et tout ce que cela engendre : avant d’arriver en rayon, les marchandises sont transportées et les stocks sont sur les routes.

Il faut rompre avec cette logique qui considère les salariés comme un coût et non comme créateurs de richesses. Le patronat avec l’aide du gouvernement tente de détruire des décennies d’acquis sociaux pour augmenter leurs bénéfices, au détriment des conditions de vie et de travail des salariés.

Ce n’est pas le soit disant « coût du travail » dont on nous rebat les oreilles à longueur de média qui pose problème à notre économie : le véritable problème aujourd’hui, c’est ce que coûte le capital pour satisfaire l’appétit sans fin des actionnaires.

...

Conception et réalisation : La CGT - Département Information et Communication - SC 25/09/2014- Ne pas jeter sur la voie publique

Vous ne voulez pas en rester-là ! Ensemble, dans le syndicat, nous serons plus forts.

Bulletin de contact et de syndicalisation

NOM : .......................................................................................................................................................................Prénom : ...........................................................................................................................................................

Adresse : ...............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

Code postal : .......................................................................................................................................................... Ville : ................................................................................................................................................................

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Entreprise (nom et adresse) : ..........................................................................................................................................................................................................................................................................................................

Bulletin à renvoyer à La CGT, espace Vie syndicale, case 5-1, 263 rue de Paris - 93516 Montreuil Cedex, téléphone : 01 55 82 81 94, fax : 01 48 51 51 80, courriel : orga@cgt.fr

Vous pouvez aussi adhérer en ligne sur www.cgt.f

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COUT DU CAPITAL : VOILA LES VRAIS PRIVILEGIES

Publié le 28 Septembre 2014 par aragon 43 dans syndicalisme

COUT DU CAPITAL : VOILA LES VRAIS PRIVILEGIES

COUT DU CAPITAL : MAINTENANT CE QUI COMPTE C’EST LES LUTTES

Durant la semaine qui vient de se terminer, nous avons eu droit à de nouvelles attaques du pouvoir et du patronat contre les acquis sociaux.

Une sorte de déchainement médiatique aussi contre les privilégiés d’Air France, les pilotes plus particulièrement.

Bref, les salariés seraient des privilégiés et des empêcheurs de tourner en rond par rapport aux politiques gouvernementales et patronales visant à réduire les dettes et les déficits.

Le coût du travail serait l’ennemi numéro un dans la situation catastrophique de la France.

Un coût du travail jugé toujours trop élevé que ce soit celui du manœuvre jusqu’au pilote d’un avion de ligne ou encore de chercheurs, d’ingénieurs, de techniciens et d’ouvriers spécialisés et qualifiés.

Nous avons vu le patronat sortir son programme, celui de réduire les jours fériés, de toucher au 35 heures pour ne plus payer les majorations des heures supplémentaires, de mettre en place un smic transitoire pour accéder à l’emploi et aussi toucher aux seuils sociaux. Pourquoi se gêner puisque ce gouvernement sert le patronat tous les jours au détriment du monde du travail.

Quand au gouvernement il continue à foncer droit devant pour sabrer le monde du travail. Nous venons de le voir à l’oeuvre en combattant la grève des pilotes et surtout en cautionnant l’installation en France de compagnies Low-cost pratiquant la jungle salariale et l’abaissement des conditions de travail.

Cette attitude révèle que ce gouvernement, comme demain celui de la droite, n’ont qu’une idée en tête, faire table rase de toutes les garanties sociales dans le cadre d’une mise en concurrence internationale organisée par les multinationales pour mettre à plat tous les droits sociaux afin de rétablir les profits les plus juteux.

Dans ce jeu de destruction, évidemment, les vrais privilégiés, ceux qui tous les jours nous abreuvent de ce mot, sont spécialement évités. Il s’agit de cette caste qui règne dans les entreprises et gagne des centaines de milliers voir des millions d’euros par an. Nous en trouvons dans les banques, dans les grandes sociétés, dans les cabinets d’expertises, dans les médias et qui enfournent des salaires énormes qui n’ont rien à voir avec le salaire d’un pilote et encore moins avec celui du brave gars et de la brave fille qui bossent pour des queues de cerises.

Il y a tous ces actionnaires qui se font des c…. en or et dont les comptes en banques sont ravitaillés par les dividendes obtenus par le réduction des dits- coûts du travail.

Voilà les raisons pour lesquels il faut se battre pour empêcher que demain notre pays soit celui de salaires payés à coups de triques comme on disait dans le temps.

L’objectif du patronat est bien celui de faire table rase droits sociaux et des lois qui protègent les salariés et de mettre en place les pires conditions d’exploitation des salariés avec des groupements Low-cost.

Alors que faut-il faire ?

Engager la lutte contre le coût du capital concrètement. Il s’agit de supprimer les stocks options, les super - dividendes, les opérations financières qui grèvent le budget des familles ainsi que d’établir une fiscalité qui frappent les très hauts revenus financiers et les profits des entreprises, notamment celles qui n’investissent pas et ne créent pas d’emplois.

Encourager les luttes et notamment celles de pilotes d’Air-France qui luttent contre la casse de leur statut.

Demain à qui le tour si on laisse faire ?

Des luttes, il y en a, mais il en faut plus, plus que jamais dans chaque entreprise déposons les cahiers de revendications et débattons avec les salariés des salaires, du temps de travail à réduire, des conditions de travail et d’emploi etc.

Le 30 septembre avec les retraités et le 16 octobre seront des journées pour marquer cette volonté de ne pas nous laisser plumer par le patronat et le gouvernement Valls-Hollande.

Bernard LAMIRAND

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PIERRE LAURENT PUBLIC SENAT

Publié le 27 Septembre 2014 par aragon 43 dans communisme

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MEDEF : LE CHATELAIN ET LES SERFS

Publié le 26 Septembre 2014 par aragon 43 dans syndicalisme

MEDEF : LE CHATELAIN ET LES SERFS

LE TITRE EST DE MA RESPONSABILITÉ BERNARD LAMIRAND

MEDEF

Des préconisations moyenâgeuses

Déclaration de Thierry Lepaon, Secrétaire général de la CGT

mercredi 24 septembre 2014

Et puis quoi encore !...

La démonstration est faite. Chaque cadeau offert au patronat le pousse à en demander toujours plus.

41 milliards d’euros de cadeaux du pacte de responsabilité, 50 milliards d’économies pour les salariés, affaiblissement du droit des chômeurs, blocage du SMIC, report de la reconnaissance de la pénibilité, ne lui suffisent pas. Il en est même à vouloir supprimer deux jours fériés.

L’entreprise idéale du MEDEF et de la CGPME, c’est la suppression de la durée légale du travail, la fin du CDI, le recul de l’âge de la retraite, des salariés soumis à l’arbitraire patronal avec la fin des garanties pour tous et l’absence de voie de recours, la remise en cause du SMIC…

C’est un véritable recul social pour l’ensemble des salariés.

En passant à l’offensive, cela évite au MEDEF de rendre des comptes à l’entreprise, aux salariés et aux pouvoirs publics.

Le Président du MEDEF peine toujours à nous présenter les résultats sur les millions d’emplois créés en contre partie des 220 milliards d’aides annuelles aux entreprises.

A la veille de l’ouverture des négociations concernant le dialogue social, le patronat mène une charge lourde contre la hiérarchie des normes au travers de la remise en cause des 35 heures.

Dire que la négociation d’entreprise primerait sur la loi, c’est remettre en cause le principe des garanties sociales pour tous les salariés. Privilégier les accords d’entreprise par rapport à la loi, c’est le pot de fer contre le pot de terre. C’est la porte ouverte à la déréglementation sociale et au dumping social.

Les préconisations moyenâgeuses du MEDEF, c’est une aggravation assurée du mal travail et du manque d’efficacité des entreprises.

Inverser cette spirale demande aux salariés de réagir collectivement. Ils auront l’occasion de le faire avec la CGT le 16 octobre prochain pour défendre leur protection sociale.

Montreuil, le 24 septembre 2014

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EGALITE HOMMES FEMMES

Publié le 24 Septembre 2014 par aragon 43 dans syndicalisme

EGALITE HOMMES FEMMES

Conseil Supérieur de l’Egalité professionnelle

La CGT exige une nouvelle feuille de route pour l’égalité femmes-hommes

lundi 22 septembre 2014

Lors du Conseil Supérieur de l’Egalité professionnelle (CSEP), la CGT a fait part, avec trois autres organisations syndicales, de son inquiétude quant à la disparition du ministère de plein exercice dédié aux Droits des femmes.

Nous avons rappelé à la ministre Marisol Touraine que les Droits des femmes étaient un vrai sujet politique et que, malgré les neuf lois successives, l’écart salarial était toujours de 27% entre les femmes et les hommes.

Nous avons mis en avant les sujets sur lesquels nous exigeons que des mesures soient prises par les pouvoirs publics :

- Les classifications et la revalorisation des emplois à prédominance féminine : Depuis janvier 2014, un groupe paritaire s’est mis en place pour construire une méthodologie permettant d’analyser les critères d’évaluation retenus dans la définition des postes de travail, pour repérer ceux qui pourraient être discriminants. Pour accompagner le travail de ce groupe, nous avons demandé que le CSEP, conformément aux feuilles de route sociale de 2012 et 2013, et à la méthodologie présentée à la la Commission nationale de la négociation collective (CNNC) le 2 septembre 2013, initie en son sein sans attendre un travail sur les classifications.

- Le conditionnement des aides publiques à la suppression des écarts salariaux : grâce au décret de décembre 2013, les accords et plan d’action sur l’égalité F/H se multiplient dans les entreprises. Cependant, ils ont un contenu très inégal, et il est nécessaire de s’assurer de leur effectivité. Nous avons demandé à ce que les aides publiques, dont bénéficient les entreprises soient conditionnées, entre autres, à la suppression des écarts salariaux.

- Les temps partiels : de premières dispositions se mettent enfin en place depuis le mois de juillet. Une demande a été faite de les évaluer, et de travailler sur la protection sociale de ces salarié-es, leur accès à la formation professionnelle...

- Les violences : La dernière loi sur l’égalité ne contient aucune disposition pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail. Il est pourtant nécessaire de renforcer la prévention sur les lieux de travail et la protection des victimes.

- L’action de groupe : des engagements avaient été pris et des dispositions devaient être adoptées dans le cadre de la loi égalité. Nous demandons donc que des dispositions législatives soient adoptées pour instaurer une action collective en droit du travail.

- Les lieux d’accueil pour la petite enfance, et la prise en charge de la perte d’autonomie : Nous avons fait part de notre désaccord quant aux mesures de restrictions du budget de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) qui risquent de remettre en cause l’augmentation prévue des places en crèche, ce alors que le congé parental va être raccourci.

Un contexte économique, très dégradé, causé par les politiques d’austérité actuelles accentuent les situations précaires des femmes.

La CGT portera, avec encore plus de combativité, les revendications pour atteindre enfin une réelle égalité.

Montreuil, le 22 septembre2014

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CREER DES EMPLOIS C'EST POSSIBLE TOUT DE SUITE

Publié le 22 Septembre 2014 par aragon 43 dans SOCIETE

CREER DES EMPLOIS C'EST POSSIBLE TOUT DE SUITE

CREER DES EMPLOIS DES CENTAINES DE MILLIERS D’EMPLOIS DANS LES ENTREPRISES IMMEDIATEMENT

Oui c’est possible !

Il faut en discuter avec les intéressés, ceux qui font tourner l’économie et créait les richesses : les travailleurs.

Ils ont plein de propositions à faire pour un travail de qualité répondant aux besoins et avec des conditions de travail dignes du 21eme siècle.

Une véritable démocratie à l’entreprise le permettrait.

Il s’agit de renverser toutes les stratégies déployées depuis des dizaines d’années par le patronat aidé par les gouvernements successifs visant à considérer que l’homme au travail est un coût, une variante dans le cadre de l’exploitation capitaliste et de la réalisation d’une économie de marché où le travailleur n’est qu’un variable d’ajustement tant dans la configuration de son emploi que dans le prix de sa force de travail toujours plus basse.

Cette stratégie s’est accélérée depuis la fin de l’autorisation administrative de licenciement en 1986 qui protégeait les travailleurs contre les licenciements et aussi par l’affaiblissement des conventions collectives qui traitent notamment les questions relatives à l’embauche, au contrat de travail, aux règles de licenciements et aux indemnités prévues à cet effet.

Il faut relire les textes de lois sur les conventions collectives et le droit du travail. Notamment ce qui a été écrit en 1936 et ensuite à la libération par Croizat alors ministre du travail et secrétaire général de la Fédération CGT de la Métallurgie pour voir que ces questions étaient importantes, pourtant dans un contexte en 1945 d’une économie détruite où il fallait la reconstruire et embaucher et former des salariés.

Rappelons aussi le rôle de Croizat pour la formation professionnelle et l’apprentissage.

Il n’est pas inutile de rappeler qu’en 1947 la Fédération CGT de la Métallurgie établissait un programme remis à l’UIMM qui visait à mettre en place une convention collective nationale de la Métallurgie où étaient mis en avant les salaires, l’embauche, la formation, la durée du travail, l’hygiène et la sécurité et le droit syndical. Des luttes s’engagèrent et l’on vit apparaitre par exemple le contrôle de l’embauche et du débauchage mis en application dans plusieurs entreprises de la métallurgie à partir de luttes importantes. Mais 1947, c’est l’année où les ministres communistes sont exclus du gouvernement et Croizat n’est plus ministre du travail, c’est l’année de la scission de la CGT et de la mise en place de Force Ouvrière. L’UIMM rompit alors les négociations

Le comité d’entreprise, lui, dès sa création, acquiert un rôle important dans la connaissance des embauches, des emplois, des qualifications et des conditions de travail. Mais l’utilise t’on aujourd’hui de manière offensive : n’est-il pas conduit à subir les plans de casse et des modifications importantes dans les façons d’embaucher et de débaucher du patronat ?

Nous avons vu se multiplier les TUC, les CDD, les départs de gré à gré, les embauches par le biais d’entreprises marchands d’hommes extérieures au groupe concerné, des contrats bidons, du travail au noir, des entreprises d’autres pays européens venir avec leur propre main d’œuvre avec de vils conditions d’embauches etc.

C’est la loi de la jungle de l’embauche qui règne, mais c’est aussi une législation scélérate gouvernementale qui permet au patronat les licenciements dit « économiques » qui ne sont que des ajustements pour permettre à l’entreprise d’organiser la production en fonction des meilleurs profits à réaliser et donc d’aller jusqu’à la fermeture de telle ou telle entreprise considérée comme non compétitive ou encore par la délocalisation à l’étranger pour bénéficier de l’effet dumping social.

Le patronat, le gouvernement et les experts du système appellent cela la modernisation et la flexibilité de l’organisation du travail à l’entreprise.

Des formes pas si nouvelles que cela quand on se rappelle les conditions d’embauches au début de l’ère industrielle où celles-ci se faisaient dans des bistrots, au coin d’une rue, à la porte des usines, avec des horaires de travail abominables et des renvois sitôt la corvée terminée.

Les dernières mesures, celles de l’ANI, celles du pacte de responsabilité, offrent au patronat de nouvelles possibilités pour licencier et de n’embaucher que selon ses besoins et aux heures et jours qui l’intéresse, il ne lui reste qu’à obtenir la généralisation du travail de nuit et du dimanche.

L’exigence du patronat de mettre par terre le code du travail vise à faire disparaitre ou amoindrir les règles sociales qui demeurent et qui le contraigne en matière d’embauche, de licenciements, de conditions de travail et des salaires, de droit syndical à pratiquer.

Ce sera la mise en place d’un contrat patronal rétréci éphémère et précaire.

Tout cela pour disposer des salariés selon ses besoins et selon un prix qu’il déterminera seul quand celui-ci et d’autres s’attaquent à la grosseur du code du travail considéré comme illisible.

Au contraire il est très lisible pour celui qui a besoin de sécurité dans son salaire, son emploi et sa formation.

Les conséquences sont connues de ces dérives voulues dans les embauches et l’on assiste à des modifications importantes concernant l’emploi où plus de 90 % des embauches se font maintenant avec des contrats de plus en plus précaires avec des salariés tenus pieds et poing liés au service d’un patron maitre du jeu.

Derrière cela se précise l’abandon du CDI réservé demain qu’à une élite et à une sorte de noyau dur de l’entreprise composé d’un personnel permanent minimum.

Ne faut-il pas retravailler notre rôle syndical et notre activité dans les comités d’entreprises pour défaire cette stratégie patronale et pour passer à l’offensive ?

N’y a t’il pas à retravailler ces questions dans les entreprises avec les salariés qui vivent la dégradation de leurs conditions de vie et de travail ?

N’y a-t-il pas recul sur ces questions et difficultés à établir un rapport de force des travailleurs face aux coups de boutoirs patronaux et aux accords conclus et téléguidés par des gouvernements de droite et sociaux démocrates ?

N’y t’il pas à exiger « dur comme fer » des embauches et des salaires à contrats à durée indéterminée, la fin aux embauches précaires, de contrôler les entreprises externes qui viennent avec des salariés démunis de droits ; n’y t’il pas à solliciter et renforcer davantage les services de contrôle des inspections du travail et de la sécurité sociale pour cela ?

Par ailleurs, contrôler les aides de toute nature qui parviennent aux entreprises et vérifier avec les experts comptables où l’argent atterrit et la façon dont les profits sont répartis en veillant à ce qu’ils aillent pour la vie sociale et non la vie des dividendes.

Par exemple, les entreprises bénéficient en ce moment d’aides financières importantes de l’état : quel contrôle exercer ?

Quelle intervention des membres du CE pour connaitre les destinations de ces fonds et intervenir dans leur utilisation par exemple pour la formation, l’embauche, les investissements, les salaires ? Rappelons que Croizat lors de la création des Comités d’entreprises avait insisté sur le rôle des élus du CE pour ne pas en rester aux questions des œuvres sociales mais intervenir dans la gestion de l’entreprise autant sur les embauches, les conditions de travail, les salaires et la formation des prix par exemple.

N’y a-t-il pas non plus à revenir aux bonnes vieilles démarches revendicatives où l’embauche faisait partie du cahier de revendication établi avec les salariés au même titre que les salaires et les conditions de travail par les délégués du personnel.

Oui, un grand travail syndical est nécessaire et cela passe par la rencontre et les débats avec les salariés.

Cela passe également par le renforcement de la vie syndicale à l’entreprise, à la force syndicale, pour établir unrapport de force favorable aux salariés.

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Bernard LAMIRAND

Animateur du Comité d’Honneur National Ambroise Croizat

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LE BATTU DE 2012 VEUT GOUTER A NOUVEAU l'AIR VICIE DE l'ELYSEE

Publié le 20 Septembre 2014 par aragon 43 dans politique

LE RETOUR DU PRESIDENT DE LA FINANCE
LE RETOUR DU PRESIDENT DE LA FINANCE

NAPOLEON LE PETIT RENTRE EN SCENE

Le « battu » de 2012 a soif de revanche.

Il a décidé, comme un phénix qui renait, de récupérer l’UMP en pleine déconfiture, pour se lancer dans la reconquête de son fauteuil de président de la République, qui lui permettait de pourvoir à ses amis de la finance.

Ainsi, nous allons revoir cet individu dans les étranges lucarnes de la télévision où il a gardé l’essentiel de ses amis, ceux et celles qui ont été fait roi et reine par lui.

Des amis-es qu’Hollande n’a pas osé retiré des appareils médiatiques où ces gens là continuent leur triste besogne contre le monde du travail.

Une nouvelle qui ne déplait pas au pouvoir actuel qui pourra orienter le débat sur le retour de Sarkozy et susciter les rejets en espérant qu’il aura la paix pour continuer le travail de sape entrepris pour casser le social et appliquer le social libéralisme à l’allemande.

Napoléon le Petit va donc envahir les écrans télé, les radios, la presse et venir obstruer le véritable débat : celui d’une autre politique de gauche que celle menée actuellement. Sarkozy, pourra immanquablement poursuivre en allant encore plus loin dans le recul social et dans les cadeaux au patronat.

Tout cela nous montre où nous en sommes arrivés avec cette cinquième république ou le pouvoir est confié à un homme pour appliquer une seule politique : celle des gros intérêts financiers.

Nous allons donc voir se développer la course des égos pour le pouvoir et l’échéance de 2017.

A droite le combat est déjà engagé pour la place entre les partisans d’une droite conservatrice et une extrême droite Le péniste qui veut la place et à gauche bien malin qui pourra dire ce qui se passera vu les dégâts actuels de la politique gouvernementale.

Seul un sursaut et des luttes de grande ampleur peuvent modifier la donne à gauche.

Quand à Sarkozy, cette candidature montre à quel point les institutions de la cinquième république sont vérolées en permettant que cet individu qui traine plein de gamelle, puisse se présenter.

Peut-être, tout compte fait, que ce poste de Président, permettra de le protéger contre d’éventuels procès ?

Triste cinquième république.

Ceci dit, un point positif, un sondage de ce jour indique que les français ne veulent plus de cet individu qui les a plongé dans la panade.

Bernard LAMIRAND

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FACE A HOLLANDE ET VALLS : QUE FAIRE ?

Publié le 19 Septembre 2014 par aragon 43 dans politique

PLUS JAMAIS CELA OU l'ON VOIT UN PRESIDENT AUX ORDRES DU MEDEF
PLUS JAMAIS CELA OU l'ON VOIT UN PRESIDENT AUX ORDRES DU MEDEF

FACE A HOLLANDE ET VALLS : QUE FAIRE ?

Une conférence de presse, hier en fin d’après midi, d’une telle platitude que je me demandais s’il valait le coup de commenter le prêchi-prêcha du Président de la République.

Une remarque : cette République montre vraiment ce qu’elle est en ce moment avec un seul homme à sa tête qui la ballote dans n’importe quel sens alors que nous aurions besoin d’une République démocratique où le peuple prend les décisions qui lui importe pour son devenir.

Là, nous sommes figés dans un magma libéral qui nous ensevelit.

Aucune inflexion vers la gauche, on continue comme si rien n’était, et il sait qu’il va droit dans le mur.

C’est un chauffard.

Alors, que faire ?

Il ne nous reste plus que le peuple de gauche à rassembler pour qu’il casse la porcelaine libérale dont est empreint ce gouvernement à la tête duquel Valls imprime les recettes capitalistes les plus éculées : celles de retourner au degré zéro du social pour satisfaire les dividendes.

Et hier soir, dans une émission sur la 2, nous avons vu se déployer les pires conservateurs, ceux qui veulent en finir avec le code du travail, trop épais et qu’il s’agirait d’en laisser quelques lignes suffisamment floues pour laisser au patronat toute latitude pour exercer son pouvoir sans partage dans l’entreprise comme du temps les plus reculés de la préhistoire sociale.

Heureusement il y avait Pierre Laurent ( enfin) pour contrecarrer ces projets néfastes pour le monde du travail et porter les responsabilités de la crise sur ceux qui l’alimentent en austérité, en baisse du pouvoir d’achat, en conditions de travail de plus en plus dégradées et précaires comme ces informations qui nous indiquent que maintenant les salariés ne sont plus embauchés en CDI mais en CDD et dans des formes de plus en plus précaires.

Des hommes et des femmes ont la souffrance au travail et la souffrance de ne plus avoir un vrai travail dans une société capitaliste qui, pour s’en sortir, ne voit plus que son salut dans la baisse du coût du travail.

Une militante syndicale de FO présente a bien dit les choses en insistant sur les salaires qu’il faut augmenter.

Alors que faire ?

La Le Pen a la solution : fermer les frontières, renvoyer les immigrés, sortir de l’Europe et de l’Euro, fermer notre économie et ne plus commercer et vendre à l’extérieur et nous ne l’avons pas entendu pour défendre le code du travail ni pour les seuils d’accueils pour les élections professionnelles.

En fin de compte : se recroqueviller sur nous-mêmes et regardez les autres comme des ennemis, créer les conditions d’une vraie guerre civile dans notre pays en montant les haines partout.

Il y a autre chose à faire : l’action et la mobilisation du peuple et en particulier du monde du travail qu’il soit en activité ou en retraite.

Hollande attend ce qu’il lui reste de mandat pour espérer un retournement de situation, Sarkozy attend son heure pour faire pire encore, nous avons 2 années pleines pour retourner ce paysage politique mortifère.

Créer les conditions d’une large mobilisation des salariés qui balayent cette politique désastreuse.

Alors retroussons les manches.

Allons en débattre avec les salariés là ils sont.

Oui, nous pouvons faire en sorte qu’un raz-de marée social vient balayer l’austérité et ces pratiques anti-sociales.

Bernard LAMIRAND

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FETE DE L'HUMA : DISCOURS DE PATRICK LE HYARIC

Publié le 16 Septembre 2014 par aragon 43 dans communisme

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HUMANITE : QUELLE BELLE FETE !

Publié le 15 Septembre 2014 par aragon 43 dans communisme

HUMANITE : QUELLE BELLE FETE !

UNE BELLE FETE DE L’HUMANITE

Il y avait du monde à la fête de l’Humanité, ce week-end, peut-être un record, et ce n’était pas seulement parce qu’enfin l’été régnait avec un soleil capable de faire fondre tous la désespérance à gauche du fait de la politique du trio Gattaz- Hollande-Valls.

Ce n’était pas un rayon de soleil mais bien un ciel de gauche qui, subitement, s’est illuminé pour retrouver les couleurs de la vraie gauche.

Celles de la lutte et non celles de la désespérance.

Quelque chose s’est donc passé à cette fête et le monde du travail était manifestement présent dans les allées, dans les stands, dans les débats et avec les artistes qui s’en sont donnés à cœur joie pour participer à cette relève de la lutte et à cette volonté d’en découdre avec le capital, contre l’argent roi, contre ceux qui les trahissent en ce moment en allant se prosterner devant Gattaz et la finance.

Plein de gens ont donc pris à pleine gorgée l’air pur de la politique et rejettent l’air vicié des compromissions et des reniements politiciens.

Plein de gens qui veulent faire ensemble et qui vomissent tous ces égos, d’où qu’ils viennent, et qui s’arrogent le droit de parler au nom des français, et en particulier ceux qui toute l’année dressent leurs expertises austères dans les médias et aussi tous ces élites qui méprisent le peuple.

Il y avait un débat sur la finance, j’y ai assisté, c’était limpide la façon dont actuellement le capital se sert au détriment des peuples et des travailleurs.

j’ai apprécié l’intervention en particulier de Pierre Ivorra et je vous invite à acheter son livre « La finance au pas » : c’est une mine d’informations pour combattre le MEDEF qui en demande toujours plus. Dans ce débat il y avait un grand absent : Lenglet, l’expert d’antenne 2, il devait défendre le cout du capital , il n’est pas venu à la dernière minute prétextant un mal de dos :dégonflé ….

Mais tout au long de cette fête est apparue l’idée que l’on pouvait retourner les choses et remettre le monde du travail en ordre de bataille.

J’ai apprécié l’intervention de Thierry le Paon qui disait que c’est possible de se rassembler et d’engager les combats unitaires pour les salaires, les retraites, les conditions de travail et bien d’autres chose encore.

Mais il nous a averti : cela ne peut se faire, pour ainsi dire, qu’en retroussant les manches et allant à la rencontre de ces travailleurs pour les aider à relever la tête, à saisir que rien n’est perdu, que l’on peut gagner.

Mais pour cela il faut aller les rencontrer et le terrain de l’entreprise ne doit plus être la chasse gardée du Medef et nous avons besoin de nous bouger pour être présent sur les lieux de travail et en cela, il me semblait qu’il s’adressait à tous les militants et dirigeants de la CGT d’être là où se déroule le combat de classe, c'est-à-dire l’atelier , le bureau, le chantier, le service, que parfois nous délaissons pour plein d’autres choses, certes importantes, mais qui, dans une période comme celle que l’on vit, ne m’apparaissent pas comme prioritaires.

Et puis nos camarades ont besoin d’arguments, de les travailler dans le syndicat, ils ont besoin d’une CGT qui soit à la hauteur pour que le débat revendicatif submerge l’idéologie d’austérité et de sacrifices tel que l’impose l’idéologie dominante et en particulier dans les entreprises où le patronat la déverse chaque jour.

Ils ont besoin aussi d’une CGT qui combat le FHAINE qui n’a comme but que de flouer le monde du travail et son immixtion dans le social n’est que pur mensonge : ce parti et la sorcière qui le dirige n’est que la face dissimulée d’une droite qui exigera demain une politique ou le social sera celui que Pétain et Vichy proposait, celle de la collaboration et de la domination des idées les plus rétrogrades.

Et puis il y a eu des débats de fond politique que doit mener la gauche, le Front de gauche et en particulier le PCF qui a cette lourde responsabilité d’éclairer les enjeux bien sûr dans la population mais surtout dans les lieux de travail où l’on sent bien que sa présence fait défaut cruellement pour mener cette bataille de classe.

Pierre Laurent l’a évoqué à sa façon dans son intervention, de même Patrick le Hyaric. Oui il est temps de libérer la parole sur les lieux de travail et le PCF est l’outil principal pour y parvenir et projeter avec le peuple ce que doit être une vraie politique de gauche.

Oui, tout est bien une question de rapport de force : faisons le grandir ….

Bernard LAMIRAND

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