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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

LE CARTEL DES PATRONS NANTIS ECRIT A HOLLANDE

Publié le 30 Juin 2014 par aragon 43 dans syndicalisme

LE CARTEL DES PATRONS NANTIS ECRIT A HOLLANDE

CELA SUFFIT

LE CARTEL DES PATRONS ECRIT A HOLLANDE

Ah, ils s’y sont tous mis en écrivant une bafouille à Hollande leur domestique.

Celui-ci est accusé de ne pas faire le ménage suffisamment vite et de laisser trainer trop de poussière dans les recoins des conventions collectives.

Nous y trouvons tous les assoiffés de profit et qui n’ont de cesse de dénoncer les privilèges dont bénéficient encore trop de travailleurs protégés bénéficiant de couverture sociale qui ne permettent pas de baisser encore plus le cout du travail et le rapprocher de celui des travailleurs les plus exploités venant en particulier des pays de l’Est.

Nous y trouvons bien entendu Gattaz du Medef, les patrons des PME PMI, les artisans et les gros agriculteurs, vous savez ceux qui vont chercher de la main d’œuvre presque gratuite dans les pays de l’Est, ce qui est le cas aussi des gros camionneurs internationaux.

Pour eux, il est urgent que l’équipage gouvernemental facilite le profit, la conférence sociale que tiendra le gouvernement est le moment propice pour faire pression et obtenir que partout se mettent en place les mesures nécessaires pour hâter les profits le plus élevés.

Ainsi la conférence sociale est le moyen pour aller encore plus loin et ils menacent de ne pas y participer si des engagements rapides ne soient pas pris avant cette conférence.

Que vont faire les organisations syndicales ?

Vont -elles aller chacun de leur coté comme se fut le cas pour les précédentes ? Certaines cédant au patronat et acceptant l’ANI et le pacte de responsabilité et d’autres comme le CGT et FO refusant ce qui est une attaque aux droits des salariés.

Berger, le mauvais pâtre de la CFDT, indique que le pacte de responsabilité sera mort si le patronat boycotte la rencontre. Encore un effort Berger, ce pacte est de ta création, il ne te reste plus qu’à le dénoncer plutôt que de pleurer pour que le patronat participe à la conférence sociale et sauve ton accord de dupe !

Il est certainement temps de recréer un autre cartel que celui qui animent les patrons et de faire en sorte que toutes les organisations syndicales s’adressent elles aussi au gouvernement pour mettre fin à ce simulacre de discussions sociales et qu’une véritable politique sociale voit le jour rapidement et que les grands sujets sociaux soient abordés de manière à améliorer l’emploi, les salaires, les retraites et les conditions de travail.

Et pourquoi pas une grande manifestation de tous les travailleurs pour donner du poids à cette missive sociale de toutes les organisations syndicales adressée à Hollande.

Chiche.

Bernard LAMIRAND

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CFDT : DEMOLISSEUR DE DROITS PUIS REDEMPTEUR

Publié le 28 Juin 2014 par aragon 43 dans syndicalisme

CFDT : DEMOLISSEUR DE DROITS PUIS REDEMPTEUR

Ce matin, à grand renfort de publicité, France-Inter a donné la parole à une organisation qui défend l’application des conventions collectives pendant la période estivale.

Celle-ci va se rendre de plage en plage pour rencontrer les jeunes qui travaillent dans les jobs d’été pour qu’ils puissent être protégés par un contrat de travail dument signé et par le soin apporté à ce que les heures de travail soient déclarées.

Belle initiative, qui pourrait être contre !

Si nous poursuivons notre enquête, nous allons découvrir que les braves défenseurs du code du travail et des conventions collectives sont les mêmes qui sont entrain de les vider de leur contenu.

En l’occurrence, je veux parler particulièrement de la CFDT.

Voilà une organisation, qui, en ce moment, mais ce n’est pas nouveau, signe et resigne des accords avec les patrons amenant du « donnant-perdant ».

Ainsi toute la précarité des salaires et des conditions de travail se trouvent dans des conventions collectives vidées par un travail de sape depuis des années et qui amène que de la précarité et des emplois de plus en plus mal rémunérés.

Les jeunes notamment, employés dans les pires conditions, se trouvent alors avec les conventions réduites à une peau de chagrin.

De même pour l’apprentissage où les patrons emploient des jeunes non pas pour les former mais pour les exploiter gratuitement.

Quand on scrute la situation, que l’on observe l’application de ces accords de dupes et que l’on regarde ceux qui les signent et passent des compromis, l’on s’aperçoit qu’au bout le seul bénéficiaire c’est le patron et notamment ceux qui emploient pour quelques sous une main d’œuvre jeune obligée de prendre les petits boulots résultante de ces signatures défaitistes.

Pour la CFDT, elle ne devrait pas être fière de voir tous ces jeunes, aujourd’hui, de plus en plus en emplois précaires.

Le pacte de responsabilité, l’accord national sur la flexibilité, l’accord sur les indemnités chômage, les accords sur les retraites etc…. tout cela se fait sur du moins et la CFDT a le toupet ensuite de s’ériger en défenseur de droit qu’elle a réduit dans les accords qu’elle a signé.

Cette organisation joue en ce moment un drôle de jeu : apparaitre comme celle qui défend les travailleurs en étant responsable, mais responsable de quoi, sinon que du démantèlement des droits sociaux de ce pays.

Elle a signé la pire de choses avec le « Pacte de responsabilité », elle vient à la SNCF de signer un accord de fin de conflit alors qu’elle n’a pas participé à la lutte des cheminots.

Alors signer pour du moins et ensuite aller expliquer aux jeunes qu’il faut qu’ils aient des droits est d’une sorte d’hypocrisie affligeante.

On ne peut être démolisseur et en même temps rédempteur.

Bernard LAMIRAND

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UN DEPLACEMENT PARMI LES USAGERS

Publié le 25 Juin 2014 par aragon 43 dans syndicalisme

UN DEPLACEMENT PARMI LES USAGERS

Mardi, je me suis déplacé à Paris ,et au retour, je suis revenu par le train en direction de Creil.

Je ne m'attarderai pas sur l'attente, encore que j'y viens quand même ….

En effet, il y avait foule sur les quais vers les 16 heures, moment où les travailleurs rentrent du travail, et beaucoup d'entre eux je les côtoie assez régulièrement, ont des journée très longues prenant souvent le train aux premières lueurs du jour.

C'était toujours la grève en Picardie et les trains étaient annoncés, pour ceux disponibles, avec retard et parfois annulés à la dernière minute.

Je me suis étonné, aucune exaspération verbale de leur part, sauf une femme déchainée qui gueulait contre les cheminots avec les mots que nous connaissons et que les journaux télévisuels ont pu récupérer tout au long de la grève pour faire passer les messages anti-grève contre les cheminots .

Une grande fatigue se liait sur des visages de personnes usés par le travail et les conditions de vie où ils font souvent 12 heures avec le trajet aller retour Creil Paris.

Pas d'exaspération non plus quand le train s'est rempli à une vitesse fulgurante et où la bataille des places assises se terminait par un « sitting » dans les allées dans les plus mauvaises conditions notamment l’exiguïté des lieux et la chaleur d'été.

Ce monde du travail comprenait-il cette grève pour le devenir de la SNCF et surtout celui du service public ?

A l'arrivée à Creil, après 2 heures 30 d'attente et de trajet, la descente du train fut à nouveau une ruée vers les bus de l'agglomération pour rentrer le plus vite possible à la maison. Certainement que d'autres tâches attendaient et notamment récupérer les mômes, faire le souper et peut-être pour certains se précipiter vers leur télé pour voir la coupe de monde de Foot-ball.

C'est la vie.

Dans le bus où j'étais, c'était la bousculade, toujours pour les places assises, je me suis trouvé à l'arrière du bus et débout, enserré, et manquant d'étouffer, et je ne vous dis pas le mal de dos que je me suis payé par la suite.

Bon, passons...

A la sortie, je rencontre une dame que j'ai l'habitude de voir et qui habite mon quartier.

Elle travaille dans le privé, elle n'est pas hostile à la CGT, loin de là, elle me dit quand même son agacement, « 14 jours j'en peux plus » en s'essuyant le front.

J'engage la discussion avec elle, je fais remarqué que cette lutte est pour le devenir de la SNCF face au privé et donc des usagers qui en souffriront par rapport à la menace d'une remise en cause de ce service public.

Elle a du mal à saisir cela comme d'une actualité pressante. Elle comprend, mais elle considère que les cheminots ont surtout tendance à défendre leurs privilèges et elle m'indique qu'en ce qui la concerne, elle est loin d'avoir les avantages des cheminots, qu'elle travaille dur chaque jour et dans une entreprise petite où il n'y a pas de syndicat pour les défendre car le patron a vite fait de régler la situation.

Elle me ressort toute la panoplie de la propagande considérant que les cheminots ont la belle vie, qu'ils bénéficient de voyages pour eux et leurs familles et elle connait des cheminots qui se vantent que les voyages gratuits vont jusque jusqu’aux pères et grands pères, beau père et belle mère neveu et nièce ( voir mon article la dessus).

Nous continuons à débattre, je lui montre que le monde du travail a obtenu non pas des avantages mais des droits aussi bien dans le secteur public que dans le privé et qu'il s'agit de les défendre notamment à travers les Comités d'entreprise créés par Croizat, ministre communiste du travail à la libération..

Par exemple les droits aux vacances existent aussi bien dans les entreprises du privé que du public bénéficier de ces droits n'est pas simplement le fait des cheminots ou encore des salariés d'Edf.

Elle tangue... Elle m'explique que son mari était délégué, qu'il est toujours syndiqué, mais qu'il

en a eu marre de faire grève et de ne pas être suivi par ses collègues.

Elle me dit,encore : « vous savez, ce qui en bénéficie ce n'est pas la classe moyenne, ce sont ceux qui ne travaillent pas et bénéficient de tout, des allocations, de tickets pour voyager gratuitement, de secours au mairie et nous on a rien et parfois ils gagnent plus que nous ».

Là, je devine d'où vient son malaise , du mal que peut faire ceux qui insufflent le poison de la division, le patronat, et ceux qui sont chargés de le distiller, le Front national. Et aussi ce gouvernement dit de gauche qui joue aux briseurs de grève.

Alors, je repart à la charge, je lui expose la situation politique et pourquoi on en est là et je lui dis : « Madame, je vous ai écouté attentivement, mais à aucun moment vous ne vous êtes élevé contre ceux qui en profitent vraiment et qui réduisent nos salaires, précarisent les emplois et les conditions de travail pour faire des profits mirifiques, qui fraudent et placent le fric dans les paradis fiscaux.

Vous auriez pu me parler des milliards mis sur la table pour acheter telle ou telle entreprise ou encore ces dépenses énormes de la droite pour les élections etc.

Au bout de la discussion, cette salariée me dit : « oui vous avez peut-être raison, mais moi je ne suis pas en mesure de comprendre tout cela à la place où je suis ».

Elle me dit encore : « cette grève, je ne l'ai pas saisi comme vous, mais je comprends que les cheminots se défendent mais ils exagèrent dans les grèves ils pourraient organiser leurs actions autrement.

La dessus, nous nous quittons et nous nous saluons.

Quelle conclusion je tire de cette rencontre ?

Que nous avons un immense travail à faire pour expliquer les choses et faire face à la démagogie, et surtout au contenu de classe de la bataille idéologique en cours que mène le capital contre les services publics.

Ce que j'ai retenu aussi, c'est que cette salariée, tout compte fait, ne rejettait pas la grève mais qu'elle n'en saisissait pas l'objet et surtout la hauteur du combat très élevé des cheminots puisqu'il ne s'arrêtait pas qu'à la défense de leurs droits sociaux mais à l'ensemble du service public des transports.

Cela doit nous poser la question du comment aider les populations concernés par les services publics à être eux aussi dans la lutte.

En 1995, les usagers ont été avec les cheminots en lutte d'un grand soutien et d'une sympathie évidente ; l'on voit que depuis ce temps, l'idéologie dominante a tiré la leçon de ce qui fut un échec pour elle car celle-ci n'était pas arrivé à diviser grèvistes des services publics et usagers.

Nous savons que les menaces qui pèsent sur les services publics sont là et qu'elles se précisent et que défendre ces services ne peut-être la seule action de ceux qui y travaillent mais bien de toute la population.

La Fédération des cheminots par exemple ne peut être la seule dépositaire de cette lutte et qu'il importe de coordonner l'ensemble, et là, le rôle de la Confédération est essentielle pour organiser la bataille et la gagner par les usagers et bien sûr les salariés concernés.

La révélation ce matin dans l'Humanité d'un traité négocié en secret nous montre que les attaques sont en cours et que les services publics devraient faire place à la boulimie des grandes multinationales qui veulent récupérer tous les biens communs.

Oui, nous allons avoir besoin d'unir les salariés face au traité transatlantique et des lobbys des multinationales prêtes à tout pour détruire la vie ensemble et solidaire.

Bernard LAMIRAND

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ARNAUD SPIRE : UNE CONTRIBUTION QUE JE PARTAGE

Publié le 25 Juin 2014 par aragon 43 dans communisme

ARNAUD SPIRE : UNE CONTRIBUTION QUE JE PARTAGE

ARNAUD SPIRE

Arnaud Spire Philosophe

J’ai tendance, depuis 2009, à considérer le Front de gauche comme un piège tendu au ­« communisme à la française ». Pierre ­Laurent lui-même y a fait plusieurs fois allusion et a judicieusement mis le Parti communiste français au service de notre peuple lorsque celui-ci, dans sa grande masse, exprimera le désir de faire sien notre idéal. J’approuve cette démarche qui me semble profondément marxiste et qui n’a rien à voir avec je ne sais quel attentisme. Dans la pratique, Marx a toujours proposé une ouverture qui ne soit pas « électoraliste », mais révolutionnaire et ouverte. Or, tel n’est pas le but du Front de gauche, qui est apparu progressivement, avec le résultat des élections européennes, la propriété exclusive de Jean-Luc Mélenchon et de son Parti de gauche, avec leurs larmes post-électorales ! Pierre ­Laurent, plus dynamique et constructif, a réaffirmé que nous étions au service de notre peuple dès que celui-ci aurait, dans sa grande masse, conscience de ce besoin pour s’émanciper. Et que, pour l’instant, il s’agissait d’abord de reconstruire une nouvelle gauche avec notre parti. Le Front de gauche, il faut le reconnaître, n’a attiré que quelques centaines de nouveaux électeurs par rapport à 2009. L’audience du Front de gauche, en réalité, se rétrécit.

Les résultats obtenus aux élections européennes montrent que dans les grandes nations modernes il n’y a que deux partis gouvernant en alternance. La gestion des affaires publiques donne le choix entre « plus de marché » ou plus de « négociations sociales » et, dans les deux cas, plus de place au « tout privé ». Il n’y a que deux plateaux sur la balance d’un pouvoir désormais enchaîné au seul principe de monarchie présidentielle. Cela s’inscrit pour les « deux partis » dominants dans un jeu sans fin de subdivisions circonstancielles. Deux puissances politiques s’affrontent ou s’arrangent, selon les périodes.

À droite, les privilégiés du pouvoir rêvent de vampiriser le Front national (FN), afin de s’inscrire plus étroitement dans la mondialisation néolibérale. Le danger est immense. Le FN n’est pas un parti d’alternance. Dans la forme de masse qu’il a prise aux dernières élections européennes, on s’accorde à reconnaître celle d’un mouvement ­protestataire instrumentalisé qui, en fait, conforte une droite extrêmisée dans ses pires tentations idéologiques autoritaires. Le FN conforte le machisme et fournit à la droite des armes idéologiques pour diviser la population entre nationaux et supposés étrangers, travailleurs et assistés. Les droites captent ainsi les voix et les cœurs de tous ceux qui ont de bonnes raisons de se rebeller. C’est une réalité européenne. L’Europe est devenue d’extrême droite grâce à l’appui des médias élitistes qui, jour après jour, l’ont poussée sur la scène avec horreur et délectation, jouant et rejouant le match entre eux-mêmes et cette créature maléfique, au point de la consacrer, à longueur de bulletins d’informations, en star absolue. S’ajoute à cela, l’idée que le Front de gauche n’est rien d’autre qu’« un des deux extrêmes », la réputation d’un Front de gauche marqué uniquement par ses querelles et ses divisions, et non par ses convergences.

Dans le même temps, deux courants traversent le Front de gauche, celui d’une force gauchiste impatiente et autoritaire et celui de la construction précaire d’un large rassemblement populaire. En fait, ce piège « mou » et invisible vise à faire disparaître le Parti communiste français (PCF) de la vie politique française, alors qu’il faisait, je le rappelle, 28 % des voix au lendemain de la Libération. De plus, tandis qu’ils érigent le FN en troisième force sociale, les médias dissimulent et discréditent le PCF, qui, seul, a la spécificité d’avoir toujours lutté pour la mise en place et la défense d’institutions nationales : économie, santé, éducation, recherche, droit social, ouvrant des perspectives de « promotion collective » dans le cadre des services publics financés par nos impôts. Nous savons, nous, qu’en matière d’acquis des luttes, tout est toujours à reconquérir, surtout les services publics. Je me réjouirais si cette idée était partagée au Front de gauche aujourd’hui confisqué par Jean-Luc Mélenchon et son parti. L’avenir du Front de gauche, selon moi, ne peut consister que dans la reconstruction d’une vraie gauche, c’est-à-dire sur des bases de classe. Ceux qui en bas sont animés depuis longtemps par cette exigence savent qu’il faut nécessairement l’adapter à la situation politique pour élaborer un soutien autonome, constructif et unitaire et non pas faire une fusion pragmatique entre des contraintes. Un front est un front. Le problème, pour nous communistes, est de nourrir notre idéal, même si celui-ci apparaît actuellement utopique et non pas de disparaître dans le Front de gauche.

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SNCF: CGT ET FEDERATION DES CHEMINOTS HALTE A LA TENTATIVE D'OPPOSITION

Publié le 23 Juin 2014 par aragon 43 dans syndicalisme

SNCF:  CGT ET FEDERATION DES CHEMINOTS HALTE A LA TENTATIVE D'OPPOSITION

SNCF: Tentative d’opposition, Une nouvelle étape est franchie

SNCF: Tentative d’opposition, Une nouvelle étape est franchie

Décidément, rien ne sera épargné à la CGT au cours du conflit sur la réforme du système ferroviaire.

Les forces politiques et patronales hostiles à cette action qui remet en cause la visée européenne de casse des services publics et celle gouvernementale d’imposer l’austérité dans notre pays, sont prêtes à tous les stratagèmes pour discréditer notre organisation syndicale.

Après l’opposition incessamment travaillée des Cheminots en lutte avec les usagers du rail.

Après le matraquage éhonté sur la mise à mal du baccalauréat et la prise en otage des lycéens candidats à cette épreuve.

Après les démarches opérées pour mettre en affrontement les cheminots entre eux.

Après l’utilisation d’une partie des organisations syndicales ayant pignon sur ondes, écrans et mise à disposition du réseau intranet de l’entreprise pour discréditer le mouvement et salir les cheminots dans l’action.

Après les minables tentatives de mise en concurrence des salariés en lutte …

Voici le déferlement sur de prétendues divisions dans la Fédération CGT des Cheminots et entre la Fédération et sa Confédération.

Des propos sortis de leur contexte pour en faire des gros titres de presse détournés de leur sens sont des stratégies de communication bien connues.

La ficelle est un peu grosse. Cela suffit !

La CGT, et toute la CGT, est depuis le début soudée dans cette difficile bataille et le reste. La lutte des cheminots s’inscrit dans notre démarche sur le «coût du capital». Le respect des cheminots en grève sur la maîtrise de leur action fait partie de notre conception de la démocratie syndicale et sociale à tous les niveaux de l’organisation.

Montreuil, le 20 juin 2014

Déclaration FD Cheminots CGT – 20 06 201

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GREVE ET MANIF LE 26 JUIN

Publié le 23 Juin 2014 par aragon 43 dans syndicalisme

GREVE ET MANIF LE 26 JUIN

La CGT a décidé d’aller à la rencontre des salariés sur tout le territoire national en appelant à l’action, par la grève et la manifestation, le 26 juin. Les luttes s’organisent, les salariés relèvent la tête et remportent aussi des victoires.

Malgré un désaveu cinglant lors des élections municipales et européennes, le Président Hollande entend poursuivre ses réformes désastreuses ressenties comme injustes par huit Français sur dix selon un sondage CGT-Harris Interactive. Le gouvernement n’a de cesse de satisfaire les volontés du Medef pour faire baisser ce qu’ils appellent le "coût du travail". Là encore, selon le même sondage, près de 9 Français sur 10 (87%) estiment que ce n’est pas la cause première de nos difficultés, mais pointent le coût du capital comme responsable.
Pourtant, le gouvernement s’entête dans ses politiques d’austérité en octroyant toujours plus de cadeaux aux grandes entreprises, sans contrepartie en matière d’emploi, d’augmentation des salaires, de lutte contre la précarité et le chômage, et en réduisant toujours plus les moyens de l’action publique.

Les salariés s’organisent et luttent

De nombreuses actions revendicatives se développent en ce moment et portent des exigences en matière d’emploi, de salaires, de conditions de travail, de protection sociale, de service public. Elles sont souvent couronnées de succès et démontrent que lorsque les salariés relèvent la tête, élaborent leurs revendications, se mobilisent dans l’unité, ils peuvent remporter des victoires.

Qu’on en juge, dans la dernière période, par maints exemples :
Les cheminots se sont mis en grève reconductible pour obtenir une autre réforme du service public ferroviaire.
Les intermittents du spectacle, les salariés de l’intérim, les privés d’emploi qui se sont mis en grève pour les uns ou pour les autres mènent des actions pour obtenir de nouvelles négociations sur une convention d’assurance chômage.
les infirmiers anesthésistes, viennent d’arracher la reconnaissance de leur profession au niveau master ;
Monoprix, où la CGT, premier syndicat de l’entreprise a fait condamner l’enseigne pour travail de nuit ;
Senerval à Strasbourg, où les salariés de cette usine d’incinération ont mené 80 jours de lutte pour obtenir de meilleures conditions de travail, d’hygiène et de sécurité ;
Novotel Paris-Les Halles et la société de nettoyage Elior ont été condamnés par le conseil de prud’hommes de Paris à payer plus de 400 000 euros de dommages et intérêts et de rappel de salaires à 18 salariés en sous-traitance.
SAM Technologies dans l’Aveyron où en trois jours de grève, les salariés obtenu l’annulation du plan de compétitivité, « remplacé par un plan d’industrialisation, avec de nouveaux développements qui assureront du boulot pour le futur », mais aussi des augmentations de salaires.
Urbaser à Vitry où après des mois de lutte et 14 jours de grève, les salariés de cette entreprise de traitement des déchets ont arraché, notamment, des augmentations de salaires.
Fralib à Géménos où après 1339 jours de lutte et d’occupation, les salariés ont obtenu un total de 19,1 millions d’euros pour reprendre leur entreprise en société coopérative ouvrière de production (thés et infusions) et bénéficieront du soutien d’Unilever pour la recherche de débouchés commerciaux, alors que le géant de l’agroalimentaire néerlandais envisageait tout bonnement de fermer l’usine produisant le thé et les tisanes de l’Éléphant.
Dans une onglerie de Paris où des salariés-es sans papiers ont obtenu leur régularisation par une longue grève. Depuis, ce succès a donné l’envie à d’autres salariés sans papiers de se mettre en grève pour obtenir le droit de vivre et travailler ici..
Chez Pilpa à Carcassonne où l’action des salariés a permis là aussi la reprise de l’outil industriel et la poursuite de l’activité de production de glaces sous forme de coopérative ouvrière.
Les 35 000 agents du secteur de la collecte des déchets, du public comme du privé, étaient appelés à la grève le 12 mai pour dénoncer, notamment, la pénibilité et l’insalubrité de leurs métiers.

Comme ces salariés, partout, durant cette semaine du 23 au 27 juin, mobilisons nous. Partout, interpellons les directions d’entreprises, les employeurs, afin que nos exigences sociales résonnent dans tout le pays, et notamment les 7 & 8 juillet prochains, lors de la Conférence sociale.

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A FELIPE

Publié le 19 Juin 2014 par aragon 43 dans politique

A FELIPE

IMAGE DE CHILDÉRIC UN PRÉDÉCESSEUR DE FELIPE

A FELIPE

Felipe VI il s’appelle.

Il est le sixième de ce nom.

Il aurait pu s’ajouter une particule comme d’autres l’ont fait auparavant : par exemple nous avions eu Charles le Téméraire, il aurait très bien pu s’appeler Felipe le Bénéficiaire.

Il a été sacré ce matin après l’abdication de son papa Carlos, vous savez celui qui aimait les safaris africains et tuait des éléphants protégés pendant que le bon peuple espagnols avait droit à une cure d’austérité dont il ne s’est toujours pas remis.

Le poste a été tenu au chaud et le gringalet peut monter sur le trône, pas besoin pour lui d’aller pointer aux agences de l’emploi. Dès sa naissance l’emploi à vie lui étant procuré.

Le gaillard et sa gourgandine, qui lui tient compagnie pour engrosser et assurer la pérennité de la dynastie, avaient fière allure dans leur guimbarde entourée de la garde comme au plus bon temps de la royauté. Ils pouvaient rouler carrosse, la facture étant payée par le peuple.

Il fallait les voir tous les chambellans et courtisans courber l’échine devant leur nouveau maitre.

Bon, bien sûr, ils se sont pas aller dire merci à celui qui les as remis sur le trône, le Franco, ce fasciste qui lors de la guerre d’Espagne a détruit la république et a tué des millions de républicains espagnols.

Un roi, voilà ce que l’on a trouvé de mieux pour représenter ce pays.

Un roi fainéant puisque sa tâche est d’être assis sur un trône : pourquoi faire me dirais-vous ? Eh bien tout simplement de s’asseoir sur le trône et faire valoir ses besoins, c'est-à-dire profiter de ce peuple et d’avoir tout ce qu’il faut pour lui et ses ascendants et descendants sans qu’aucune indigence ne vienne troubler leur vie royale.

Eux ne pondront pas des abeilles et ne permettront jamais à ce que la ruche fabrique de la gelée royale, ils sont improductifs.

Quand on regarde l’Europe, la bourgeoisie a su s’acoquiner avec ces princes et princesses, ces rois et ces reines pullulent encore dans les pays nordiques et en Angleterre où ils sont un moyen idéal pour endormir les peuples comme l’histoire de la belle au bois dormant.

Mais ce matin à Madrid, le nouveau roi fainéant, n’avait qu’une foule dérisoire et fortunée pour aller chercher au parlement son poste de paresseux.

Dans le passé, des prophètes annonçaient toujours avec l’arrivée d’un nouveau roi quelques présages en sa faveur ou en sa défaveur. Ici, le présage est tombé hier soir, l’Espagne a perdu son titre de roi du monde du football : cela annoncerait-il le fait ou le signe que le peuple espagnol va bientôt se débarrasser de ce fardeau hérité de Franco le fasciste et de remettre en place une vraie république mais surtout pas celle de la France qui nomme un monarque pour cinq ans et nous fabrique un C ….

Bernard LAMIRAND

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SNCF : VOYAGEURS SI VOUS SAVIEZ (Médiapart)

Publié le 17 Juin 2014 par aragon 43 dans politique

Voyageurs si vous saviez

15 juin 2014 | Par Jean-Pierre Anselme

La grève contre la réforme ferroviaire est d'autant plus dure à vivre par les usagers du rail que ses raisons sont soigneusement masquées par la propagande de la direction de la SNCF et des médias. Et par la CFDT qui, comme de coutume, tire dans le dos des grévistes... Autant de raisons pour lire et faire circuler cet argumentaire du syndicat Sud Rail Paris Sud-Est.

Les siège du PS à Caen revu et corrigé par les cheminots en grève (photo Ouest France)

Les cheminots sont en grève contre la réforme ferroviaire. Pour la plupart des usagers du rail, c’est mal vécu.

Pour nous, salariés de la SNCF, c’est aussi douloureux car nous perdons notre salaire comme cela a toujours été le cas pendant une grève. Sinon, nous y serions tous les jours ! Nous savons aussi que notre avenir professionnel et social est en jeu.

Nous luttons contre l’éclatement de la SNCF prévu dans le projet de loi. Contrairement à ce que beaucoup de gens croient à cause des médias, il ne s’agit pas de réunifier le rail, mais de séparer complètement la gestion des voies et des quais du transport de voyageurs.

Deuxième volet de la loi : construire une nouvelle réglementation du travail alignée sur le moins-disant social. L’exemple pris par le gouvernement et le patronat est celui des routiers.

Ce n’est pas pour des raisons de concurrence car il pourrait très bien y avoir de bonnes conditions de travail identiques pour tous : la concurrence serait respectée.
Loin du discours sur le développement durable et l’importance écologique du ferroviaire, il s’agit plutôt de préparer l’arrivée d’actionnaires qui eux, ont besoin de conditions sociales dégradées pour récolter des dividendes.
Mais pour les usagers, cela ne fera qu’empirer les conséquences que vous subissez tous les jours.

Trains arrêtés en pleine voie ?Trois sources principales d’incidents obligent les voyageurs à rester coincés dans leur rame en pleine voie.

  • Première cause : le contrat entre les régions et la SNCF prévoit que la SNCF paie des pénalités en cas de retard au départ des trains. Dès lors, même si la SNCF sait que le train sera bloqué sur les voies, il part, se retrouve à l’arrêt en plaine voie, les gens coincés dans les rames. Ensuite, la SNCF explique : « c’est la faute à RFF ». La séparation entre SNCF et RFF permet ce genre de mépris des usagers.
  • Deuxième cause : la défaillance matérielle. Le zéro stock fait que la maintenance des rames est de plus en plus effectuée en prenant des pièces usagées sur une autre rame pour réparer une défaillance. Sauf qu’en l’absence de pièces neuves, le nombre de pannes augmente. Pour ne rien arranger, les pas de maintenance (le temps passé entre deux révisions) est allongé. Enfin, il n’est plus obligatoire d’avoir des rames « propres » ou « fonctionnelles » pour les autoriser à rouler !
  • Troisième cause : la maintenance des voies. L’accident de Brétigny l’a montré. La maintenance est de plus en plus négligée et les limites de l’infrastructure sont atteintes. Que fait RFF ? Il augmente les prix du « péage » que la SNCF doit payer, dont le coût est répercuté sur le prix du billet. Mais que fait la SNCF ? Elle diminue ses prestations pour récupérer ce manque à gagner. Qui est perdant ? Le voyageur et son droit à voyager en sécurité !

Boutiques fermées, guichets déserts ?

Vous avez du mal à acheter un billet grande ligne dans une gare banlieue ? C’est « normal ». La SNCF , à cause de la régionalisation, a décidé de séparer les gares banlieue ou TER des gares grandes lignes. Pire, elle a décidé que les personnels seraient dédiés à l’un ou à l’autre.

Parce que cela ne suffisait pas, les logiciels ne sont pas compatibles. Il est impossible de délivrer un billet grande ligne d’un terminal TER ou banlieue ! Le projet de loi prévoit d’accentuer cette séparation qui ira jusqu’aux correspondances. Un train grande ligne est en retard. Tant pis, la correspondance TER sera partie !

Personne dans les gares ? Qui n’a pas connu une queue interminable devant des guichets, alors que des postes de travail sont fermés à côté ? La SNCF vient de sortir un plan d’avenir qui prévoit la suppression des guichets et leur remplacement par des automates. La raison invoquée ? Les usagers utilisent Internet. Pourtant, les voyageurs expliquent qu’ils préfèrent parler à une personne physique plutôt qu’à un terminal.

La direction de la SNCF utilise une technique qui a fait ses preuves. D’abord on rend les files d’attente interminables en renvoyant les usagers vers les automates puis on fait quelques promos sur internet et le tour est joué ! Pendant ce temps, le soir, combien de gares n’ont aucune présence humaine …

Voitures sales, toilettes en pannes, etc.

Votre climatisation est en panne ? Normal ! Alors qu’une rame devait avoir l’ensemble de ses équipements en état de marche, désormais c’est fini : la règle est de l’isoler et de mettre malgré tout la rame à quai ! Pas de chance pour celui ou celle qui a réservé dans la mauvaise voiture !

Toilettes en panne ? Pour un trajet inférieur à deux heures, la SNCF a obtenu qu’elles ne soient plus nécessaires. Désormais il y a une multiplication d’arrêts en gare ou en pleine voie pour permettre aux voyageurs de faire leurs besoins…

Les rames sont sales ? Encore faudrait-il qu’elles soient nettoyées. Or, cela est rendu difficile pour deux raisons principales. D’abord, elles doivent être immobilisées le moins longtemps possible et rouler plus. Ensuite, les contrats de nettoyage passés entre la SNCF et des entreprises sont calculés sur des temps passés au nettoyage de plus en plus courts pour chaque voiture.

Pourquoi ne pas réparer le matériel ? La SNCF supprime toujours plus d’ateliers de maintenance des rames et voitures. Dès lors, il faut de bonnes raisons pour réparer car les distances entre les gares et les ateliers sont de plus en plus grandes. Enfin dans ces ateliers, c’est le désert avec la suppression des personnels qualifiés pour réparer.

Voyageurs handicapé : voyager c’est la galère !

Vous êtes handicapé et le contrôleur ne vous aide pas ? Malheureusement, c’est un ordre imposé par la direction de la SNCF. Il est interdit pour un cheminot en service de venir en aide à un voyageur handicapé ! C’est une faute professionnelle et en cas d’incident, la SNCF se retournera contre le cheminot ! Cette ânerie de la part de la direction fait passer le cheminot pour un … auprès des voyageurs.

Handicapé, vous n’avez pas d’aide en gare ? Malheureusement, la SNCF supprime des postes en gare et très souvent elle oblige les handicapés à faire un trajet supplémentaire pour trouver une aide. Il est de moins en moins rare d’avoir des handicapés (en banlieue notamment) qui sont obligés de descendre à une gare autre que leur destination. Dans sa grande largesse, ce service est gratuit… mais il faut réserver 48 heures avant et voyager avec un seul bagage !

Accès handicapés : le fric contre le droit d’accès. Les grandes entreprises ont réussi à faire reculer le gouvernement. L’accessibilité des gares aux handicapés est repoussée. Contrairement à ce que la direction fait croire aux voyageurs, ce n’est pas en raison d’impossibilités techniques. Il s’agit d’argent, uniquement d’argent. La SNCF, comme d’autres entreprises, ne veulent pas dépenser. Pendant ce temps, les handicapés n’ont qu’à se débrouiller !

Le projet de réforme c’est tout cela mais en pire !

Économiser toujours plus ! Tout ce que vous vivez n’est pas une fatalité. C’est le choix délibéré d’une politique où le service public, accessible à tous et de qualité, est remplacé par une recherche de profit.

Pourquoi la SNCF dépense-t-elle des milliards pour racheter les chemins de fer polonais ? Cet argent pourrait servir à améliorer la présence en gare, à ouvrir des guichets, à réparer le réseau. Non ! SNCF et gouvernement font d’autres choix : éclater la SNCF pour mettre en place une concurrence sauvage.

La réforme prévoit que c’est cette politique de groupe industriel (avec ses achats, ses ventes, ses liquidations et ses actionnaires) qui doit remplacer le service public.
Nous sommes déterminés à arrêter cette course folle.

SUD Rail Paris Sud-Est, 40 allée de Bercy, 75012 Paris, 09 50 25 20 69

• À LIRE absolument :

« Pourquoi je suis en grève »

sur le blog de Sylvain, cheminot : http://blog.sylvainbouard.fr/pourquoi-je-suis-en-greve/

• LIRE aussi, le reportage sur ce blog, le 12 décembre 2011, « Le premier train privé de voyageurs est arrivé » : http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-pierre-anselme/121211/le-premier-train-prive-de-voyageurs-est-arrive

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Demande d’un débat télévisé

sur l’avenir de la SNCF

(Fédérations CGT et SUD-Rail)

le 15 juin 2014

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OU VA LA CFDT ?

Publié le 17 Juin 2014 par aragon 43 dans syndicalisme

OU VA LA CFDT ?

Est-il encore besoin de s’interroger ?

Voilà une organisation syndicale, à son plus haut niveau, qui à tout bout de champ fait bande à part considérant que tout ce que ne va pas dans son sens et inutile comme elle vient de le dire dans le conflit actuellement en cours à la SNCF employant les mêmes mots que Sarkozy et consorts lors d’une précédente grève accusant les grévistes de faire des otages les usagers.

En fait elle prêche un syndicalisme à la botte patronale et d’antenne gouvernementale pour la mise en application des mesures d’austérité envers le monde du travail.

Pourtant, à sa naissance en 1964, cette organisation voulait s’extirper de sa coquille CFTC dont elle ne supportait plus l’allégeance à l’idéologie dominante de l’époque et de cette période post coloniale, de la guerre d’Algérie puis celle du gaullisme. En même temps elle se séparait d’un syndicalisme chrétien issue de l’encyclique « Rérum novarum » acquis à un syndicalisme de collaboration sociale avec le patronat.

Bref, un syndicalisme nouveau ne refusant pas la lutte de classe et nous vîmes la CFDT au cœur des grandes luttes de 1968 jusque l’arrivée des années de plomb et de la crise du système capitaliste auquel elle succomba.

S’amorça alors une ligne dite réformiste (rapport Moreau) imprégnée d’un syndicalisme d’accompagnement des crises qui vont se succéder notamment dans les années 80/90 avec la sidérurgie, la navale, le textile, les houillères etc. Et cette organisation s’impliqua dans tous les plans dit-sociaux visant à réduire les capacités de production et les emplois etc.

Pendant la période du retour du gaullisme au pouvoir, après les années Mitterrand, puis l’arrivée de Sarkozy en 2007, cette organisation s’est maintenue dans cette sorte de syndicalisme d’accompagnement teintée parfois de luttes avant de décrocher comme elle le fit lors des luttes sur les retraites où encore concernant celles des cheminots en 1995.

Les récentes déclarations du nouveau secrétaire de la CFDT Berger montrent une ligne carrément d’abandon social et d’acceptation totale de toutes les mesures visant à combattre la crise en la faisant payer totalement au monde du travail.

Le pacte de responsabilité, l’accord national interprofessionnel sur la compétitivité et la sécurisation de l’emploi en sont les exemples les plus frappants. La CFDT se pliant à un donnant perdant qui entraine à des reculs sociaux là où les mesures s’appliquent ou s’appliqueront.

L’on peut observer que partout où les mesures entrent en application l’on trouve toujours la direction de la CFDT d’aller à contre sens des intérêts des salariés et parfois même de ces propres adhérents qu’elle déjuge le cas échéant comme cela vient de se produite à la Redoute et dans les transports.

Dans tous les conflits éclatants, l’on voit maintenant Berger se saisir des micros qui lui sont tendus bien obligeamment, pour éteindre les incendies sociaux dû à ses renonciations sociales. De même faire alliance avec le Medef contre les intermittents du spectacle.

C’est l’attitude qu’il vient de prendre également concernant la lutte des cheminots pour le devenir de la SNCF et là il se situe en briseur de grève par des interventions de plus en plus violentes contre la CGT qu’il considère comme irresponsable en prenant les arguments de la droite la plus réactionnaire et aussi et celle du gouvernement socialiste auquel il est lié par des allégeances de plus en plus visibles.

Qu’il est le loin le temps où la CFDT accusait la CGT d’être la courroie de transmission du PCF.

Et ce n’est pas les quelques coups de gueule du Berger qui empêcherons le loup MEDEF d’entrer dans la bergerie comme on vient de le voir sur le pacte de responsabilité, marché de dupes auquel Berger a mouillé à fonds son organisation en acceptant que les dizaines de milliards décernés au patronat se feront sans contrepartie.

En disant cela, suis-je contre le syndicalisme rassemblé ?

Non !

Mais celui-ci ne peut exister que s’il rassemble et aide les travailleurs à défendre leurs droits face à un patronat de plus en plus antisocial.

La vérité doit être dite : la direction de cette organisation est retournée à ce qu’elle était avant, une organisation syndicale où les reliques d’un syndicalisme de collaboration de classe l’emporte sur toutes autres considérations.

C’est bien dommage au moment où le syndicalisme français a besoin d’unité de luttes et non d’une unité factice pour célébrer le partenariat social et notamment celui qu’organisera en juillet le gouvernement avec le rituel sommet social qui ne débouchera comme d’habitude sur rien pour le monde du travail.

Oui, il est temps que les travailleurs dans les lieux de travail prennent leurs affaires en mains et fassent l’unité d’action : c’est cela qui comment à pointer dans de multiples conflits où les militants syndicalistes quelque soit leurs organisations créent eux- mêmes les conditions de l’action et du tous ensemble sur des bases revendicatives et de progrès social.

Bernard LAMIRAND

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UNION SACREE ENTRE GREVISTES CHEMINOTS ET USAGERS

Publié le 15 Juin 2014 par aragon 43 dans syndicalisme

UNION SACREE ENTRE GREVISTES CHEMINOTS ET USAGERS

Demain, partout dans les gares, ayons le sourire, encourageons les cheminots dans leurs luttes qui sont les nôtres.

Demain il sera trop tard quand Véolia ou autres Lagardère ou Bouygues auront en main les voies, les lignes, les trains, les horaires en fonction des dividendes à réaliser.

On entendra plus "ici Creil tout le monde descend", on entendra alors "ici Creil, tout le monde ne peut monter dans ce train réservé aux abonnés acceptant les conditions du voyage et de la nécessaire rentabilité de la ligne".

Bernard LAMIRAND

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