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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

UNE ETUDE SUR LE COUT DU CAPITAL

Publié le 30 Novembre 2013 par aragon 43 dans CAPITALISME

UNE  ETUDE SUR LE COUT DU CAPITAL

Voici une étude considérable, bien sûr il faut prendre le temps de la lire et de l'étudier, réalisée à la demande de la CGT Le coût du capital et son surcoût. Sens de la notion, mesure et évolution, conséquences économiques. Etude de Laurent CORDONNIER, Vincent DUWICQUET, Franck VANDEVELDE de l'Université de Lile 1 - Clersé Umr 8019, Thomas DALLERY de l'Université du Littoral - Tves, Jordan MELMIES de l'Université de Nice Sophia Antipolis pour la CGT - mai 2013 et le CLERS2.

Cette étude est intéressante donc mais elle n'est qu'une partie des révélations qu'il faudrait étayé davantage par une vue marxiste, celle que déploie notamment le secteur économique du PCF qui traite de ces questions depuis longtemps et qui a montré ce coût de plus plus énorme de l'accumultation financière et de son coût social.

Comme l'étude est imposante cliquez ici : cout du capital, et vous pourrez découvrir ce que représente ce coût du capital et les conséquences qu'il a sur nos vies.

Bernard LAMIRAND

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CENTRAFRIQUE : EN FINIR AVEC LE NEOCOLONIALISME FRANCAIS

Publié le 30 Novembre 2013 par aragon 43 dans politique

CENTRAFRIQUE : EN FINIR AVEC LE NEOCOLONIALISME FRANCAIS

Centrafrique : La France doit se désengager sur le plan militaire et agir pour une réponse multilatérale

« J'ai demandé à la France d'intervenir pour sauver les institutions ». Cette phrase d'une brûlante actualité a été prononcée il y a 17 ans, le 20 mai 1996 par Ange Félix Patassé, dictateur de Centrafrique, prédécesseur de l'actuel despote Michel Djotodia. Depuis « l'indépendance » du pays, les relations entre Paris et Bangui n'ont été qu'une succession de coups tordus, parmi les plus rocambolesques et dramatiques de la Françafrique. Du couronnement délirant de Bokassa, autoproclamé empereur, en passant par les diamants offerts à Giscard. Les uns après les autres, les dictateurs ont été choisis et maintenus par Paris pour le plus grand malheur du peuple. Lorsque le 24 mars dernier, la Seleka, coalition rebelle mêlant grand banditisme et absence de projet politique, a pris la capitale, Bangui, personne n'a trouvé à redire. Surtout pas la France qui ne s'est pas inquiétée de voir un régime défait et remplacé avec le soutien d'un ami de la Françafrique, le dictateur tchadien Idriss Déby.
Mais depuis, l'effondrement s'est accéléré à tel point que la situation menace de dégénérer en affrontements interconfessionnels. La crise risque de s’étendre à toute la sous-région et d'en faire un terrain favorable au terrorisme. Quand le chaos se généralise, il devient gênant : c'est ce moment que choisissent les grandes puissances pour intervenir.

Une chose est sûre : il n'y a pas à tergiverser. Il faut agir pour protéger les populations, premières victimes des violences. La France vient de soumettre au Conseil de sécurité un projet de résolution qui autorise la force panafricaine présente en Centrafrique (Misca) à se déployer pour une période initiale de 6 mois. A quelques jours du Sommet de l’Élysée sur la paix et la sécurité en Afrique, le ministère de la défense annonce la présence d'un millier de militaires français. Paris est à la manœuvre pour perpétuer et renforcer sa présence.

La vraie question qui se pose est celle du court terme. Pour faire quoi ? Pour recommencer un cycle de domination-effondrement ? La France a une responsabilité écrasante dans cette tragédie. Elle est disqualifiée et a perdu toute légitimité. Elle a une dette considérable envers le peuple de Centrafrique. Elle doit plaider pour une solution politique en faveur de la reconstruction du pays et de sa souveraineté, et agir pour un mandat d'une force d'interposition de l'ONU qui s'inscrive dans cette perspective. Pour être cohérente et entendue, la France doit se désengager sur le plan militaire, rompre avec la politique de domination contenue dans le Livre blanc 2013 de la défense. Elle doit mettre fin au détachement Boali chargé actuellement d'assurer la sécurité de l'aéroport, des ressortissants étrangers, dont les français, et des « lieux à haute valeur ajoutée » pour reprendre l'expression du ministère de la défense, c'est-à-dire le site d'extraction d'uranium d'Areva. Cette responsabilité doit être assurée dans le cadre du mandat des Nations Unies. La France devra agir pour mettre un terme aux dominations extérieures, favoriser une réponse multilatérale sous l'égide des Nations unies et de l'Union africaine et engager une logique sans précédent de coopération et de co-développement. Voilà où doit se situer le terrain de l'offensive, il en va de l'avenir de la Centrafrique

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LE CNR ET LA RESISTANCE PAR ANNIE LACROIX RIZ

Publié le 30 Novembre 2013 par aragon 43 dans communisme

LE CNR ET LA RESISTANCE PAR ANNIE LACROIX RIZ

Une soirée exceptionnelle organisée par la ville de Saint- Maximin avec la participation des vétérans communistes de l'Oise et Espace Marx Oise Bernard De la Sala.

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COUT DU CAPITAL : INTERVENIR A L'ENTREPRISE

Publié le 29 Novembre 2013 par aragon 43 dans syndicalisme

 COUT DU CAPITAL : INTERVENIR A L'ENTREPRISE

Ambroise Croizat et son cabinet ministériel

LES COMITÉS D’ENTREPRISE UN ENJEU DANS LA BATAILLE DE CLASSE

Depuis des années, le patronat ne cesse de se plaindre des charges qui l’encombrent et ne lui permettent pas de réaliser une économie libérale où la loi de l’offre soit satisfaite.

Une loi de l’offre qui vit avec le profit maximum comme ami inséparable.

Un profit qui a besoin de se développer en ce moment pour remplir les coffres forts des banques capitalistes et surtout des grands groupes multinationaux.

L’autre loi, celle de la demande, celle des salariés, n’aurait qu’à se prosterner devant le profit à réaliser coûte que coûte, d’où la lettre de Gattaz aux organisations syndicales exigeant pour ainsi dire que celles-ci cèdent tous leurs acquis sociaux .

Le parti communiste français vient de décider d’une grande campagne pour débusquer les coûts du capital. Il a raison.

De même la CGT qui est résolu à engager la lutte en redonnant toute sa valeur au prix de la force de travail et donc les salaires et les retraites, l’emploi et les conditions de travail.

C’est donc bien la demande qui compte pour faire redémarrer la croissance et l’emploi. Mais pour cela il faut donc que les salaires redeviennent l’alpha et l’oméga de la vie au travail, que les qualifications soient reconnues et payées à leur juste prix, que le temps de travail soit celui de l’emploi à durée indéterminée.

Et leur juste prix ne peut être le rabaissement sans cesse du prix de la force de travail pour favoriser les profits.

Surtout quand nous voyons l’état déplorable des fiches de paie des travailleurs en ce moment et particulièrement de cette masse de précaires, de cette armée de réserve comme disent les patrons qu’on utilise qu’à bon escient avec des fiches de paie remplies de blancs.

Des fiches de paie où s’affichent les quelques heures de travail obtenues par ci- par là, des qualifications dévalorisées, bref de totaux nets qui bougent et soustraient de mois en mois avec les quelques heures octroyées dans les conditions de surexploitation, avec les périodes de chômage indemnisées au minimum etc.

Partout les conventions collectives sont bafouées et les minimas sont devenus que des repères abstraits.

De plus, l’emploi est devenu un variable d’ajustement, une sorte de mécanisme où le salarié est assujetti par des temps de travail de plus en plus précaires.

De voir des jeunes être obligé de prendre ce que le patron veut bien leur donner (quelques heures et au moment où il en a besoin) montre à quel point le patronat pèse de tout son poids pour exploiter au maximum et à l’heure H et payer au minimum.

Il faut renverser cette échelle mortifère qui appauvrit le monde du travail en activité et en retraite.

Le PCF veut engager avec toutes les forces de gauche un grand débat sur ces questions de même sur la fiscalité qui frappe un monde du travail alors que le monde de la finance et du profit se libère de l’impôt par toutes sortes de ruses où de magouillages.

Ce débat doit être au près des travailleurs.

Nous avons conquis à la libération des droits nouveaux pour intervenir dans la gestion de l’entreprise.

Ce fut une grande bataille, De Gaulle voulant la limiter à des œuvres sociales comme le faisaient auparavant les maitres de forges et leurs théories paternalistes.

Croizat, ministre communiste du travail et de la Sécurité sociale imposa l’intervention des salariés dans le fonctionnement de l’entreprise avec les comités d’entreprises où il refit l’ordonnance de 1945 pour attribuer des droits aux salariés dans la marche et le fonctionnement de l’entreprise.

Ces comités d’entreprises n’avaient cependant qu’un droit de consultation et d’expertise des comptes.

Aujourd’hui , ce droit est devenu insuffisant face aux mesures patronales défaisant l’emploi et procédant à la liquidation d’entreprises en France pour faire davantage de profit en les délocalisant là où la main d’œuvre est sous rémunérée.

Il me parait important de redonner à la veille du 70eme anniversaire de la création des comités d’entreprises, toute l’importance de ceux-ci, et de dépasser le droit à l’information, à la consultation et imposer un droit de veto de décisions patronales, notamment en cas de licenciements boursiers ou des fermetures et délocalisations qui ne se justifient pas.

Le CGT va organiser le débat sur le coût du capital, elle a raison, il importe de le faire dans tous les lieux de travail et les syndicats pourraient être à l’initiative de débats dans les comités d’entreprises en posant la question du rôle nouveau de ceux-ci sur le plan économique, industriel et social.

Face à la crise, au manque de perspectives, à la désolation actuel du social à cause des coups de boutoirs du capital, il importe de se parler dans les entreprises et je pense qu’un créateur comme le fut Croizat nous dirait aujourd’hui qu’il faut aller à la conquête de nouveaux droits dans l’entreprise face à la dictature du capital.

Bernard LAMIRAND

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PIERRE LAURENT : DES RAISONS D'ESPERER

Publié le 28 Novembre 2013 par aragon 43 dans communisme

PIERRE LAURENT : DES RAISONS D'ESPERER

DES RAISONS D’ESPERER

Je reviens vers mon blog après quelques semaines d’infidélité, à nouveau emporté par le rythme effréné qui me laisse trop peu le temps d’écrire. Manque aussi parfois le temps de choisir parmi les nombreux sujets à commenter, les rencontres à raconter. Et pourtant, que le temps du partage est nécessaire pour s’extraire du pilonnage adverse ! Et pour dévoiler sans relâche le visage de la France qu’on nous cache, celui des mille et une énergies combattantes qui, dans la tempête de la crise actuelle, ne perdent pas de vue les valeurs de justice et d’égalité. Car, en ces mois de dures batailles, où il n’est nul besoin d’insister sur la difficulté de la tâche, les semaines écoulées ont aussi apporté de solides raisons d’espérer. Et c’est sur elles que je veux aujourd’hui mettre l’accent.
Il y a d’abord la Bretagne qui explose. Certes aux premiers jours, elle explose dans la confusion d’une colère savamment instrumentalisée par un patronat qui tente de détourner les regards de ses propres responsabilités. Les bonnets rouges sentent l’usurpation. L’écotaxe sert alors de défouloir, esquivant le débat sur les licenciements dans l’agro-alimentaire, la misère paysanne et l’épuisement d’un modèle agro-industriel à bout de souffle. Les patrons cherchent à fédérer derrière le rejet de l’impôt et de l’Etat parisien. Mais les manifestations syndicales du 23 novembre viennent de remettre les pendules à l’heure en rejetant les tentatives de récupération populistes et poujadistes. L’heure est bel et bien aux combats pour l’emploi et le juste développement humain, celui qui ne sépare plus social, industrie et écologie.
Moment paradoxal, où l’explosion de colère bretonne aura en quelque sorte sonné le réveil de mobilisations syndicales unitaires, auxquelles la CGT travaille toujours d’arrache-pied. La tâche reste immense. Désarçonnés par un gouvernement qui leur a tourné le dos, les salariés ont du mal à faire le tri des responsabilités tant le mal-être est profond et le matraquage idéologique puissant. Mais le pays ne manque pas de syndicalistes pleins de courage. Je l’avais ressenti avec force le 5 novembre dernier à Roanne où quinze milles d’entre eux étaient rassemblés en soutien aux « Cinq de Roanne », toujours poursuivis pour refus de fichage ADN. En faisant le tour des stands sous une pluie glaciale, l’un d’un participants m’avait dit droit dans les yeux : « Pierre, ce qu’il nous faut ce sont des signes d’encouragements, les convictions on les a, et sur le terrain on y est ». Une manière de me dire sans détour que notre responsabilité politique était de maintenir ouvert le chemin de l’espoir.
Je crois qu’ils sont en effet très nombreux dans le pays à ne pas accepter de voir l’espoir couler avec le naufrage de la politique gouvernementale. Une anecdote significative mais loin d’être isolée lors de mes récentes rencontres : en sortant du meeting de lancement de la campagne municipale des communistes parisiens, nous allons boire un pot avec quelques camarades. Assis à la table voisine, un jeune qui m’a reconnu m’interpelle. Jeune apprenti comédien du cours Florent, il avait rejoint le PS pour faire gagner Hollande. Aujourd’hui écœuré, il me dit tout l’espoir qu’il place aujourd’hui en nous. Ils sont des millions comme lui, qui cherchent en ce moment où est la voie de gauche pour sortir de la crise actuelle et échapper au piège d’un échec programmé. La politique n’a pas dit son dernier mot. A nous de politiser la colère et la recherche d’espoir, autrement dit de leur donner un sens et un chemin concret et solide sur lequel avancer.

Une réforme fiscale qui sent l’embrouille
Jean Marc Ayrault vient ainsi d’annoncer la nécessaire « remise à plat du système fiscal ». Quel aveu d’échec 18 mois après sa nomination, 18 mois après avoir raté l’occasion de l’entreprendre au premier jour de son gouvernement, et pire encore d’avoir choisi avec François Hollande la ratification du Pacte d’austérité budgétaire européen. Aujourd’hui, tout doit remettre remis sur le métier. La politique choisie est dans l’impasse. Le Premier Ministre consulte. Nos présidents de groupe au parlement André Chassaigne et Eliane Assassi, reçus le 2 décembre, porteront nos propositions. Mais la méthode sent l’embrouille, comme pour l’ANI ou les retraites. On consulte, mais dans la coulisse on écrit les conclusions avant l’heure. Ainsi de la fusion impôt sur le revenu-CSG et du prélèvement à la source, c’est-à-dire sur la feuille de paie. On n’avait pas compris que c’était là les grandes revendications fiscales du pays… En vérité derrière ce prétendu « choc de simplification » pour reprendre une expression chère au Medef quand il s’agit de dégraisser les garanties collectives, se niche un dangereux projet : effacer la distinction entre l’impôt et le financement de la protection par les cotisations sociales. Avec quel objectif ? Poursuivre et accélérer le transfert des cotisations sociales patronales sur l’impôt des salariés. C’est toute la Sécu qui est dans le collimateur. Rappelons-nous l’exigence du nouveau président du Medef, Pierre Gattaz : 100 milliards d’allégements de charges supplémentaires ! Quand on sait que la totalité des cotisations sociales patronales s’élèvent à 158 milliards d’euro, on voit combien le coup porté serait mortel.

Des Etats généraux de la justice fiscale
Nous disons banco pour une grande réforme de justice fiscale, mais pour cela, il faut d’autres objectifs et une tout autre méthode.
Les objectifs ? Un, reconstruire la justice fiscale avec un impôt sur le revenu réellement progressif et non comme aujourd’hui un système qui « optimise » les exonérations pour les plus hauts revenus ; et fait rentrer quatre fois plus d’argent avec les impôts sur la consommation, TVA et compagnie pour plus de 150 milliards d’euros, qu’avec l’impôt sur les sociétés, à peine 36,5 milliards d’euros. Et deux, reconstruire la taxation du capital, qui coûte de plus en plus cher au pays et pour lequel la fiscalité est devenu un véritable gruyère plein de trous. 50 à 60 milliards d’euros d’évasion fiscale ; 200 milliards d’exonérations fiscales et sociales ; 299 milliards de dividendes, d’intérêts bancaires et financiers quand seulement 197 milliards vont à l’investissement matériel des entreprises. Quand je vous dis que le problème du pays c’est le coût du capital et non le coût du travail, les chiffres parlent d’eux- mêmes.
La méthode ? Nous venons d’en proposer une avec nos parlementaires : des ateliers législatifs dans tout le pays pour discuter la future loi fiscale et l’organisation à la fin du printemps prochain, avec tous ceux qui le souhaiteront, d’Etats généraux pour écrire cette grande loi de justice fiscale appelée par le pays. Je suis certain que nous pouvons construire quelque chose de très grand. Voilà une belle ambition pour prolonger le combat engagé avec la marche du 1er décembre à l’appel du Front de gauche. Des journalistes me demandent à quoi va servir cette marche. Mais elle a déjà montré son utilité en imposant le débat fiscal sur le terrain de la justice et non sur le thème poujadiste du refus de l’impôt. Et bien sûr, elle n’est pour nous qu’un tremplin pour continuer plus fort.

Je parlais en débutant de raisons d’espérer. Il me faut absolument dire un mot de l’Assemblée annuelle des animateurs de la Jeunesse communiste à laquelle j’ai participé le 10 novembre. La JC est en plein développement et compte des militants dans maintenant 80 départements et 40 universités. La charte d’engagement pour des droits nouveaux que ses délégués ont adoptée en vue des élections municipales mérite d’être connue de tous les candidats à ces élections. Il y a là une mine de propositions concrètes, qui illustre l’enracinement de terrain de cette belle organisation, à coup sûr l’une des toutes premières organisations politiques de jeunesse de notre pays.

La valeur du Front de gauche reste sa démarche unitaire
Un mot encore sur le Front de gauche. Le retour dans l’action sur la fiscalité avec le 1er décembre et avec les Etats généraux pour la justice fiscale que nous proposons fait du bien à tout le monde. Oui, c’est dans l’action qu’il faut avancer et si nécessaire débattre. Mais sans jamais oublier l’essentiel : construire l’avenir d’une alternative qui va devenir de plus en plus nécessaire. Une nouvelle composante du Front de gauche, Ensemble, se structure. Je suis allé saluer sa naissance le 23 novembre au nom des communistes. Le Front de gauche débat et bouge en avançant, c’est la réalité de cette construction vivante. Et c’est tant mieux, car le Front de gauche n’a d’avenir qu’en accueillant de nouvelles différences, qu’en cultivant sa diversité, ce qui n’a rien à voir avec l’incohérence évidemment dommageable. Mais la valeur du Front de gauche reste sa démarche unitaire autour de principes essentiels d’alternative politique à vocation majoritaire. Chacun aimerait ainsi que le débat s’en tienne toujours au terrain politique, car il existe bel et bien, celui des idées et non des invectives quand un sujet de différence émerge. C’est ce que je souhaite et je m’y tiens. Des camarades s’émeuvent auprès de moi d’attaques personnelles (il est vrai que la prose lue sur certains réseaux sociaux ne volent pas toujours très haut, et c’est un euphémisme) et s’étonnent que je n’y réponde pas plus vertement. Ils se sentent eux-mêmes mis en cause à travers ma fonction de secrétaire national. Je comprends leur réaction, tellement cela est devenu étranger à la culture du libre débat qui est désormais la règle entre communistes. Le débat n’est pas chez nous source de division ou de clivage. Il forge nos décisions communes, et notre unité nationale autour des décisions prises démocratiquement par nos adhérents. J’admire le sérieux, la sérénité et la passion qui nous animent tous. Et je remercie toutes celles et ceux qui, très nombreux, me témoignent leur soutien et leur amitié, en souhaitant que nous ne perdions pas le fil du combat. Les communistes savent de la même manière mon soutien partout en France, dans le respect de leurs décisions, et je ne manquerai pas de venir leur manifester durant les campagnes municipale et européenne. Après Saint Denis le 15 novembre où nous avons lancé en fanfare la belle campagne conduite par le maire Didier Paillard et Rouen à la fête de l’Humanité Normandie aux côtés de Sébastien Jumel maire de Dieppe et Nathalie Nail candidate au Havre, rendez-vous à tous sur le terrain, à commencer par Marseille le 28 novembre, Montreuil le lendemain pour un meeting autour de Patrice Bessac, la fête de l’Humanité en Bretagne le 30 novembre et le 1er décembre pour marcher sur Bercy.

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MINIMUM VIEILLESSE : DERISOIRE ET POUDRE AUX YEUX POUR DETOURNER L'ATTENTION

Publié le 27 Novembre 2013 par aragon 43 dans syndicalisme

MINIMUM VIEILLESSE : DERISOIRE ET POUDRE AUX YEUX POUR DETOURNER L'ATTENTION

LE COUP DU MINIMUM VIEILLESSE

Depuis hier, la presse bien pensante, inonde d’information la « mesurette » gouvernementale de revalorisation des petites pensions.

La présentatrice d’antenne 2 qualifiant cette décision d’un geste en direction des retraités ayant les plus basses pensions avec une revalorisation promise au 1er avril 2014 puis ensuite au 1 er octobre 2014, le tout permettant une revalorisation de 13 euros par mois.

Mais en fait de quoi s’agit-il ?

Il s’agit du minimum vieillesse.

Qu’est-ce que le minimum vieillesse : Le minimum vieillesse est une prestation sociale française versée sans contrepartie de cotisation, créée en 1956. Son objectif est d'apporter un complément de ressources pour porter au niveau du minimum vieillesse les revenus des personnes âgées disposant de faibles moyens d'existence. Constitué de différentes allocations, il a été simplifié en 2006 en une prestation unique, l'allocation de solidarité aux personnes âgées, mais ses différentes allocations persistent pour les personnes qui ont commencé à en bénéficier avant 2006.

L'ASPA est une allocation différentielle, c'est-à-dire que son montant varie suivant les ressources du bénéficiaire : elle sert à porter celles-ci au montant du plafond de ressources soit, au 1er avril 2013, 787,26 € par mois pour une personne seule, et 1 222,27 € pour un couple.

Par exemple : Pierre, 65 ans, vit seul et touche des pensions de retraite pour un montant de 477,16 euros et ne perçoit pas d’autres revenus. Il peut donc bénéficier de l’ASPA pour un montant de 311 euros10 ( 787,26-476,16 ).

576 300 personnes en sont allocataires (chiffres 2009 )

Donc ne pas confondre minimum vieillesse et minimum contributif.

Le minimum contributif lui est calculé sur la retraite à taux plein avec l’ensemble des trimestres cotisés, c'est-à-dire 628,99 euros majoré à 687,32 en avril 2013. Si la personne n’a pas le nombre de trimestres, le calcul se fait au prorata du nombre de trimestre cotisés. Cela peut aller de complément de plusieurs centaines d’euros à quelques dizaines d’euros qui serviront de calcul pour les éventuelles revalorisations du minimum retraite annoncées par le gouvernement.

Tant mieux pour les plus basses pensions qui recueilleront quelques euros mais la grande masse des retraites, celles qui dépassent le minimum contributif seront les dindons de la farce au moment où ils sont frappés d’ une cotisation supplémentaire de 0,3 % et d’un recul programmé en octobre 2014 des revalorisations par rapport au coût de la vie..

Cela ne règle pas l’appauvrissement des retraités salariés de toutes catégories qui verront donc leurs pensions diminuées comme neige au soleil.

Et cela risque d’être de pire en pire quand on sait que plus de la moitié des nouveaux retraités recueillent actuellement des pensions au dessous du minimum de pauvreté et où s’affichent déjà plus d’un million et demi de retraités pauvres.

L’effet de manche du gouvernement n’est qu’une obole qui ne lui donne aucun crédit concernant le devenir du pouvoir d’achat des retraités malmenées par cette réforme que l’Assemblée nationale vient de voter avec les voix socialistes.

Bernard LAMIRAND

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CHASSAIGNE PCF EXPLICATION DE VOTE SUR LES RETRAITES

Publié le 26 Novembre 2013 par aragon 43 dans communisme

A FAIRE CONNAITRE LARGEMENT

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THIERRY LE PAON A FRANCE INFO CE MATIN

Publié le 26 Novembre 2013 par aragon 43 dans syndicalisme

A REPRODUIRE

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ASSEMBLEE NATIONALE : LES SOCIALISTES VONT VOTER LA RETRAITE A 67 ANS

Publié le 26 Novembre 2013 par aragon 43 dans syndicalisme

 ASSEMBLEE NATIONALE : LES SOCIALISTES  VONT VOTER LA RETRAITE A 67 ANS

UNE REFORME DES RETRAITES DESTRUCTRICE A COMBATTRE

Cet article vient après le vote de l’Assemblée nationale le 15 octobre et après la discussion au Sénat qui n’a pas adopté le projet gouvernemental.

L’on sait qu’en dernière lecture, c’est l’Assemblée Nationale qui aura le dernier mot ce jour.

Le dernier mot, peut-être dans les hémicycles, mais pas dans la rue et dans les lieux de travail où le mécontentement et surtout la colère et la déception sont immenses.

Nul doute que cette loi sera à remettre en cause et les salariés et les retraités s’y emploieront tôt ou plus tard quand la désillusion fera place à la lutte et cela ne saurait tarder.

Qu’un gouvernement de droite voulait remettre en cause les acquis de 1945 en matière de Sécurité sociale et notamment la retraite, on le savait depuis que Croizat et ses camarades ont construit la retraite par répartition et solidaire, mais qu’un gouvernement socialiste s’en fait l’acteur et tiens les mêmes arguments que la droite, alors il y a de quoi en perdre son latin comme on dit.

L’intervention d’André Chassaigne président du Groupe GDR lors du vote de l’Assemblée nationale a été, en ce sens, pour flétrir une politique qui s’en prend aux salariés et aux retraités pour protéger les profits et les rentes des gros actionnaires sous la base du coût du travail à réduire sans jamais aborder celui du coût du capital.

Bref, ce gouvernement a acquiescé à l’oukase de Denis Kessler, ancien vice président de Medef et Assureur, qui doit se frotter les mains en ce moment et qui déclarait en 2007 dans les colonnes du journal patronal Challenges : Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s'y emploie…

La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! » …

Voilà ce qu’est cette loi sur la réforme des retraites votée par des godillots socialistes au détriment du peuple, une loi répondant aux désidératas du patronat.

Cette loi va faire mal aux travailleurs qu’ils soient en activité, au chômage ou en retraite.

Pour les générations qui vont accéder à la retraite, celle-ci sera progressivement amenée à 43 ans de cotisations pour avoir la retraite à temps plein, c'est-à-dire sans décote.

Les générations actuellement au travail ne pourront, à terme rapproché, que partir successivement de 62 ans cette année jusqu’à 67 ans au plus tard en 2040 si l’on considère que beaucoup d’entre eux ne trouvent pas de travail avant 25 ans en moyenne et encore dans les pires conditions.

Les jeunes sont donc particulièrement visés et ont raison de se mobiliser.

Le gouvernements socialiste passe ainsi à la trappe la retraite à 60 ans, une des grandes décisions de la Gauche sous le gouvernement Mauroy de 1982.

7 ans de retraite auront été pris aux salariés successivement par les gouvernements de Chirac, Sarkozy et de Hollande.

Mais 7 années, les meilleures de la retraite, puisque la santé se détériore nettement après 70 ans et une récente étude indique que l’espérance de vie en bonne santé se réduit en ce moment y compris avant 65 ans.

Donc des retraites plus tardives et en mauvaise santé. Mais aussi des hommes et des femmes qui devront travailler jusque 67 ans ou alors vivre de boulots précaires ou pire encore d’un chômage qui se manifestera massivement pour ces travailleurs âgés mis à la porte bien avant la retraite.

Dans ce cadre, la jeunesse d’aujourd’hui aura la double peine, celle du chômage endémique jusque les années 25-30 ans et elle le retrouvera encore plus durement dans les fins de carrières entre 55 et 67 ans.

Rien ou presque pour les femmes où la réponse réside dans une étude à réaliser, je cite la loi : « De suivre l’évolution des écarts et inégalités de pensions des femmes et des hommes, et d’analyser les phénomènes pénalisant les retraites des femmes, dont les inégalités professionnelles, les temps partiels et l’impact d’une plus grande prise en charge de l’éducation des enfants. » Une manière de botter en touche.

Mais cela n’est pas tout, que seront les retraites ou les pensions quand ce gouvernement affiche comme mesure la désindexation et le recul en septembre de revalorisations prévues en avril par rapport aux indices des prix. Une manière de faire qui pourrait se reproduire à la première occasion.

Une retraite qui subira aussi un travail de sape avec des décisions confirmant la remise en cause des avantages liés à la famille par rapport à la demi-part pour avoir élevé des enfants et sans omettre les cotisations supplémentaires que devront payer les retraités-es.

Le gouvernement annonce des mesures pour les travaux pénibles, elles ne seront que très limitées et l’annonce d’un décret d’application laisse apparaitre que les travailleurs ayant été exposés auront avec parcimonie quelques trimestres supplémentaires même s’il est dit que la liquidation des points acquis, sous réserve d’un nombre suffisant, peut intervenir à partir de 55 ans.

Concernant le financement, l’augmentation des cotisations à part égale entre l’entreprise et le salarié est une tromperie puisque le patronat se verra rembourser par la baisse de ses cotisations concernant les allocations familiales.

Le gouvernement s’est refusé à faire payer le capital mais par contre il a ouvert les vannes concernant les salariés et les retraités.

D’autre part, il est envisagé quelques filets protecteurs pour les basses retraites mais cette annonce est interprétable parce qu’elle risque d’être prise en déshabillant Pierre qui a une retraite au dessus des minimas sociaux pour rhabiller modestement Paul par une aumône.

Il est d’ailleurs dit dans les responsabilités du Comité d’experts ceci :

Le pire dans cette loi est donc atteint quand est créé un organisme composé d’experts et donc sans la présence des syndicats, qui aura pour mission, si la situation viendrai à ne pas permettre le redressement des comptes, à suggérer des mesures autoritaires que les gouvernements entérineraient automatiquement et là le patronat pourra se frotter les mains, il aura l’outil idéal pour faire décréter la retraite plus tardivement comme elle se développe dans les autres pays européens ou encore augmenter les cotisations salariales ou réduire les retraites et pensions.

Ce texte de loi, du fait du retardement de l’âge de la retraite, du fait de pensions qui vont être réduites par des désindexations, comme c’est déjà le cas pour les retraites complémentaires ou par des revalorisations supprimées ou retardées comme celles de cette année différées en septembre au lieu d’avril après avoir été auparavant recalculées de Janvier à Avril sous sarkozy, montre que c’est bien le retraité qui est visé et non le capital où les dividendes grossiront au fur et à mesure du désengagement de l’entreprise dans les cotisations sociales et surtout de l’application de cette loi frappant les salariés et protégeant le capital.

Oui, nous avons à nous faire du souci sur nos retraites et pensions, elles seront marquées par des périodes de chômage qui iront jusqu’à 67 ans et donc sur les meilleures années qui sont passées de 10 années à 25 avec les décrets Balladur de 1993 jamais remis en cause et qui prendront en compte de plus en plus de précarité au travail et donc réduiront les retraites comme une peau de chagrin : la loi produira en effet plus d’années noires sous la conjugaison d’un âge tardif pour trouver du travail, de période de chômage, d’emplois précaires, qui viendront abaisser automatiquement les ressources au moment de la retraite.

Il est évident que la lutte est à engager pour le pouvoir d’achat des retraités d’aujourd’hui et pour ceux de demain qui subiront les effets de cette loi et qui les amènera inexorablement à devenir des retraités pauvres, voir très pauvres.

C’est certainement ce qui arrivera si les luttes ne sont pas engagées à la hauteur de ce que doit d’être des retraites décentes et à un âge de 60 ans où l’on peut enfin vivre une vie nouvelle de retraité après une vie de travail de plus en plus morcelée, hachée, précarisée et stressante.

Nul doute aussi que le combat devra se mener contre toutes les formes d’assurances privées de capitalisation qui vont naitre sur ce déni de la retraite par répartition et solidaire où le salarié alors devra faire sa retraite en cotisant seul et sous les formes le plus aléatoires et rien ne dit qu’il en reverra la couleur pour ceux qui pourront y souscrire comme ce fut le cas avec des fonds de pensions américains ou anglo-saxons qui se sont écroulés avec la crise.

Oui, cette loi est à dénoncer comme mortifère non seulement aux jeunes et aux actifs qui en subiront les pires conséquences mais aussi aux retraités actuels dont les retraites sont en lien direct avec l’emploi et les salaires des actifs dans cette chaine de solidarité qui n’est autre qu’un salaire socialisé.

Une loi peut en défaire une autre dit-on, cette loi scélérate doit être combattue par tous les salariés et les retraités.

Bernard LAMIRAND

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RENCONTRE CGT -AYRAULT SUR LA FISCALITE

Publié le 25 Novembre 2013 par aragon 43 dans syndicalisme

RENCONTRE CGT -AYRAULT SUR LA FISCALITE

Réforme de la fiscalité

La CGT a rencontré Jean-Marc Ayrault et demande un grand débat national

lundi 25 novembre 2013

Le secrétaire général de la CGT a rencontré le Premier ministre ce 25 novembre dans le cadre des premiers échange que le chef du gouvernement a entrepris pour ouvrir le chantier d’une remise à plat de la fiscalité. Thierry Lepaon a fait la déclaration suivante :

Monsieur le Premier Ministre,

Vous venez de faire l’annonce d’une remise à plat de la fiscalité d’ici à 2015 pour parvenir à des « règles plus justes, plus efficaces et plus lisibles ».

Cette annonce intervient dans une situation d’insatisfaction aigue que votre gouvernement a contribué à créer en ne répondant pas aux exigences sociales, notamment celles des salariés et des retraités.

L’inquiétude et le mécontentement social se traduisent d’ailleurs dans des luttes dans les entreprises sur les salaires, l’emploi, les conditions de travail ou le respect du droit du travail.

L’approfondissement des inégalités entre une infime minorité qui vit dans une opulence indécente et le monde du travail crée une réelle injustice sociale qui se cristallise sur un sentiment d’injustice fiscale.

La hausse de la TVA au 1er janvier 2014 et que vous persistez à maintenir contribue à cette injustice.

Il ne nous échappe pas que la réponse politique que vous allez devoir apporter est sous influence :

Celle des pressions politiques de la Commission de Bruxelles, sur le train de réformes de la France pour poursuivre les politiques d’austérité.

Celle de l’intervention des agences de notation au moment même du vote de la loi sur la réforme des retraites et du vote du budget. Enfin, celle du MEDEF sur le coût du travail et la baisse des dépenses publiques.

En même temps, les marges de manœuvre politiques sont ouvertes pour une réorientation en faveur de la relance économique en Europe et en France.
51% des européens estiment que les politiques d’austérité menées depuis le début de la crise ont échoué.
Les économistes de l’OFCE indiquent qu’il faudra des années pour effacer la cure d’austérité menée depuis 2010.
Le Président du Parlement Européen estime que l’austérité va beaucoup trop loin et « qu’aucune économie nationale ne se redresse sans une relance économique avec des investissements stratégiques".

C’est aussi l’analyse que portent l’ensemble des organisations syndicales européennes qui composent la CES. Celles-ci viennent de rendre publique une proposition très construite et unanime pour un plan de relance des investissements industriels en Europe sur 10 ans qui permettrait de créer 11 millions d’emplois de qualité en Europe.

Il y a besoin d’une réponse politique à la situation que vivent les millions de salariés et de retraités en France et en Europe.

Il y a des choix à faire.

Faire des choix, cela passe par une confrontation des idées à la fois sur les causes de la crise et sur les solutions à apporter.

C’est la raison de notre demande d’ouverture d’un débat sur la répartition des richesses créées par le travail et le surcoût du capital qui handicape le développement économique et social.

La place du travail, sa reconnaissance, sa rémunération devrait être au centre de la démocratie sociale.

La méthode consistant à réduire ce que vous appelez la concertation à des contacts bilatéraux entre le gouvernement et les partenaires sociaux est inacceptable.

Cela vous permet de retenir ou non les analyses et propositions des uns et des autres.

Cela nous prive de la confrontation des points de vue et des intérêts sociaux.

Ce n’est pas notre conception de la démocratie.

Rompre avec les politiques suivies jusqu’à aujourd’hui dans un objectif de progrès social appelle une construction où des intérêts divergents puissent se confronter.

Annoncée en début de quinquennat et sur la lancée des engagements de campagne du candidat Hollande, la réforme fiscale aurait dû être un marqueur au service d’une ambition politique de progrès social.

C’est le sens politique qui est constitutif du consentement à l’impôt et de sa lisibilité, ce ne sont pas des mesures techniques. De ce point de vue, proposer la fusion entre la CSG et l’impôt sur le revenu entretient la confusion sur le financement de la protection sociale et de ses mécanismes.

La CGT pense que les richesses créées par le travail peuvent financer le hors travail et donc les systèmes solidaires de protection sociale. Remettre en cause le financement de la protection sociale par le salaire socialisé, c’est une nouvelle fois faire un cadeau au MEDEF.

Vous annoncez l’examen d’une retenue de l’impôt à la source : que cherche-t-on à faire ? Privatiser la collecte de l’impôt ? Les français ont l’exemple en tête de l’écotaxe : coût de la collecte par un prestataire privé : 25% de l’impôt, coût par le service public : 1%.

Est-ce cela la visibilité qu’on veut donner au citoyen ? Nous sommes favorables depuis longtemps à une réforme de la fiscalité.

Cette réforme porte un double enjeu : renforcer et développer nos capacités productives et rendre la distribution des richesses plus juste, entre individus mais aussi entre territoires.

Le développement des services publics participe de ces deux objectifs. L’impôt est un élément de justice sociale pour les citoyens et les salariés, d’où la nécessité de réhabiliter l’impôt sur le revenu et d’assurer vraie progressivité de l’impôt.

La fiscalité des entreprises doit aussi être un élément de justice entre les grandes entreprises, les PME et les TPE.

Le cadre législatif et réglementaire qui permet aujourd’hui un taux effectif d’imposition des entreprises du CAC 40 de 8% en moyenne, et jusqu’à 30% pour les petites et moyennes entreprises, doit être modifié.

La fiscalité locale pèse de plus en plus sur les ménages. Il faut revoir la taxation des entreprises au service des politiques économiques et de développement humain durable dans les territoires. C’est cet ensemble qui caractérise le rôle de l’impôt qui permet de « faire société ».

La réforme fiscale doit accompagner des choix politiques qui aillent en ce sens.

Le cadrage dans lequel vous inscrivez le projet de réforme ne semble pas relever de ces ambitions puisque vous vous situez dans une contraction durable et historiquement forte de la dépense publique.

Le terme même de dépense publique est contestable puisqu’il s’agit en réalité d’investir pour l’avenir.

Un nouveau dogme vient de surgir : on aurait atteint en France un maximum de prélèvements publics.

Qu’est-ce qui permet de dire ça ?

Nous avons fait en France le choix politique de financer solidairement l’accès à la l’éducation, aux services publics, aux infrastructures, à la culture …

Le champ du service public et des systèmes sociaux solidaires nous est envié par bon nombre de pays et reconnu comme un amortisseur social efficace à la crise.

Les comparaisons internationales n’ont donc pas grand sens, avec des pays qui ont fait d’autres choix et d’autres organisations de l’Etat. Pour autant, nous sommes favorables au contrôle de la dépense publique.

Nous avons demandé, avec d’autres, un audit citoyen de la dette publique, une demande qui va dans le sens de l’attachement des citoyens à plus de traçabilité, et plus de contrôle.

Pour cela, il faut une volonté politique d’évaluation et des moyens publics, donc des fonctionnaires en nombre suffisant et correctement rémunérés.

Avoir des moyens publics s’oppose à la réduction du budget de l’état. L’autre élément de cadrage est celui de la compétitivité des entreprises : là aussi ouvrons le débat.

Évaluons le coût de la financiarisation des entreprises sur leur efficacité économique et sociale.

Redéfinissons le rôle des banques dans l’accès au crédit pour financer les investissements des entreprises au travers d’un pôle financier public.

Redéfinissons les rapports entre donneurs d’ordre et sous-traitants.

Donnons des droits d’intervention aux salariés sur le contrôle des aides publiques, leur utilisation et leur efficacité.

C’est le sens de notre demande d’évaluation des 200 milliards d’aide publique accordés aux entreprises.

Rémunérons les qualifications et investissons dans la recherche et la formation.

L’augmentation des salaires est à la fois un élément de justice sociale et un moteur de la relance économique et donc de l’emploi.

Augmentez le SMIC de façon significative pour aller rapidement à 1 700 euros bruts par mois, augmentez le point d’indice des fonctionnaires !

Engagez un vrai plan d’action avec un objectif de résultat dans les entreprises pour assurer l’égalité salariale entre les hommes et les femmes.

Voilà les mesures constitutives d’une réorientation politique qui permette de sortir notre pays de la crise.

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