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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

LE PROGRES VU PAR YVON QUIGNOU PHILOSOPHE MARXISTE

Publié le 31 Octobre 2013 par aragon 43 dans communisme

LE PROGRES VU PAR YVON QUIGNOU PHILOSOPHE MARXISTE

Ce texte provient d'un colloque de la fondation Gabriel Péri.

A lire et à étudier, il donne des pistes pour passer à ,l'offensive face au capital en crise notamment en posant les questions de la décroissance et de la démondialisation d'une façon nouvelle et d'inspiration marxiste.

Cela suscitera certainement un débat contradictoire eh bien pourquoi le craignerait-on en tant que Marxistes habitués à travailler la dialectique et les contradictions.

Chacun et chacune peut apporter sa critique et débattre sur ce texte qui pose évidemment une pensée nouvelle pour mener le combat de classe.

Bernard Lamirand

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CALAIS LE VIVRE ENSEMBLE OU LA HAINE !

Publié le 31 Octobre 2013 par aragon 43 dans SOCIETE

CALAIS LE VIVRE ENSEMBLE OU LA HAINE !

Un article dans l’humanité de ce jour a retenu mon attention.

Madame Bouchart, maire de CALAIS, incite les citoyens de cette ville à dénoncer des êtres humains en perdition dans cette ville et qui cherchent à passer la Manche pour rejoindre l’Angleterre et s’y établir : peut-être comme les parents de Madame Bouchart ont pu le faire dans les années d’exode des populations arméniennes et polonaises en se réfugiant dans notre pays pour y vivre avec leur famille et y être partie prenante.

Elle demande aux calaisiens de signaler à la mairie des squats de migrants à Calais. Peut-être que s’en est trop de voir ces pauvres gens trouver un hâvre pour quelques instants afin de se protéger du froid et de pouvoir dormir un peu.

Chacun se souvient que Sarkozy voulait en finir avec cette population migrante de Sangatte en supprimant le lieu d’accueil dont ces migrants disposaient avant de quitter Calais pour l’Outre-manche.

Alors il n’y a pas de quoi s’étonner que ces gens dans la misère cherchent l’abri de fortune qu’ils peuvent trouver.

Madame Bouchart, en leur refusant cette possibilité, les traite pire que le traitement infligé à des « toutous » qui eux ont droit à une niche quand leur propriétaire ne leur octroi pas le coussin du salon ou un coin dans la salle à manger.

On aurait pu se dire pourquoi Madame Bouchart de l’UMP, maire de Calais depuis une mandature, ne l’a pas fait avant. Mais ce serait tomber dans une espèce d’acceptation de cette chasse à l’homme et je ne m’engagerai pas sur ce terrain.

En fait, Madame Bouchart a simplement l’idée d’utiliser cette situation d’hommes et de femmes qui partent de leurs pays d’origine à cause de la misère, de la guerre, des dictatures, pour continuer à régner à Calais en réunissant sous sa bannière toute la réaction calaisienne de droite et d’extrême droite et en particulier le Front National qui l’ont élu dans ces conditions en 2008.Il s’agit de rééditer cette manœuvre et tenter de faire oublier l’échec cuisant de sa politique municipale à Calais.

Calais n’est pas une ville de droite et d’extrême-droite, elle apprécie le vivre ensemble, elle a des racines internationalistes, ne serait-ce que par l’accès à la mer et la proximité de l’Angleterre et l’étranger n’a jamais été un ennemi.

Son ennemi est le chômage et notamment celui de la jeunesse calaisienne réduit à des petits boulots ou à pointer à l’agence de l’emploi.

Calais souffre en effet du chômage massif dans cette ville ouvrière où madame Bouchart a contribué à ce que celui-ci grandisse sous le quinquennat de son ami Sarkozy qui a détruit tant d’emplois dans cette ville que le chômage est devenu endémique et que son port et ses industries telles le textile, le tulle en particulier, la métallurgie ont subi de plein fouet la politique patronale du profit et de la réduction des coûts du travail mis en place par la droite et malheureusement aujourd’hui par le parti socialiste.

La droite calaisienne n’est pas à son premier coup d’essai à Calais et chacun peut se rappeler la gestion de la ville du temps du beau frère du général de Gaulle, par le maire d’alors, le gaulliste Jacques Vendroux, industriel du biscuit, qui avait mis la ville dans une situation financière déficitaire au point que les calaisiens ont dû en subir les conséquences pendant des années après et grâce aux communistes et en particulier à mon ami et camarade Jean Jacques Barthe, ils ont remis petit à petit cette ville sur pied et c’est ce qu’a continué à faire Jackie Hénin inlassable défenseur du monde du travail dans sa ville mais aussi comme député européen.

Calais est une ville où j’ai plein de souvenirs, où j’ai étudié, travaillé, où j’ai ma famille ; c’est une ville de tradition ouvrière, cultivant l’accueil, l’amitié, la fraternité et où les gens s’entraident et ne formulent pas les haines et les dénonciations.

Madame Bouchart croasse et jette son dévolu sur les décombres de la misère pour rester au pouvoir de cette ville qu’elle a conduit au désastre de l’emploi.

Que serait la vie à Calais et ailleurs si cette méthode venait à se développer de dénoncer le sans-abris, demain le voisin qui ne plait pas ou celui qui passe dans la rue et que l’on considère qu’avec sa tête il ne doit pas avoir la conscience tranquille.

Et puis, pourquoi ne pas réinventer les lettres de dénonciation que Pétain et son régime encourageaient pour rechercher les résistants-es et ceux dont on doutait de leur collaboration ou encore concernant les juifs, les communistes et les roms à dénoncer.

Oui, cette ville de Calais, doit retrouver sa sérénité et surtout combattre le chômage qui y règne et dont Madame Bouchart a contribué sous l’ère Sarkozy à l’alourdir encore plus.

Les « Étrangers » qui font escale à Calais, souvent dans les pires conditions, ne sont pas responsables de cette situation et il est trop facile d’en faire les boucs émissaires alors que le problème de la misère qui se développe à Calais et ailleurs viennent des amis de Madame Bouchart et aussi de ce Front national.

Derrière la dénonciation des squats, c’est la haine comme solution, l’histoire nous dit que celle-ci ne peut qu’entrainer qu’à l’indicible, qu’à la catastrophe, à ne pas vivre ensemble et à aller jusqu’à détester son voisin de palier.

Alors, oui, cette ville doit rester ce qu’elle a toujours été, une ville ouvrière où la justice, l’amitié, la combativité, la convivialité en fait une ville où il fait bon vivre et comme le disait Jackie Hénin : Calais est une ville où la population calaisienne est d’une grande sagesse, d’une profonde humanité. C’est cela l’essentiel, et c’est cela Calais : une ville de respect, d’humanité, de courage disait-il..

Bernard LAMIRAND

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RETRAITES 43 ANS DE COTISATION QUI A VOTE POUR ET QUI A VOTE CONTRE A l'ASSEMBLEE NATIONALE

Publié le 30 Octobre 2013 par aragon 43 dans SOCIETE

VOICI LE VOTE A L’ASSEMBLÉE NATIONALE DE CEUX ET CELLES QUI ONT VOTE LA RETRAITE A 67 ANS NOTAMMENT POUR LES JEUNES GÉNÉRATIONS

REGARDEZ DONC LE VOTE DE VOTRE DÉPUTÉ DE GAUCHE ET APPRÉCIEZ S'IL A RESPECTE VOTRE CHOIX QUAND VOUS L'AVEZ ÉLU ET NOTAMMENT EN RÉFÉRENCE POUR LA RETRAITE A 60 ANS.

POUR L'OISE PAR EXEMPLE LE DÉPUTÉ SOCIALISTE FRANCAIX A VOTE POUR QUE VOTRE FUTURE RETRAITE SOIT PORTÉE JUSQU’À 67 ANS. IL EST LE DÉPUTÉ D'UNE CIRCONSCRIPTION OUVRIÈRE IL DÉFILAIT AVEC LES TRAVAILLEURS EN 2010 CONTRE LA REFORME SARKOZY.

ADOPTION À L'ASSEMBLÉE NATIONALE

le projet de loi a été adopté à l'Assemblée nationale le 15 octobre par une courte majorité, avec 270 « pour » et 249 « contre » (dont les députés Front de gauche) Résultat du scrutin :

http://www.assemblee-nationale.fr/14/scrutins/jo0647.asp

PASSAGE ACTUELLEMENT AU SÉNAT - REJET PROBABLE Le texte est examiné depuis ce lundi 28 octobre en séance publique au Sénat, où il a de fortes chances d'être rejeté la semaine prochaine, le Parti socialiste n'étant pas majoritaire. Il a déjà été rejeté par la commission des Affaires sociales dudit Sénat la semaine dernière. Dans ce cas, le texte reviendrait en nouvelle lecture à l'Assemblée nationale qui tranchera.

ON NE LÂCHE RIEN

On continue à se battre car la retraite à 60 ans à taux plein, c'est possible !

journal des député du Front de gauche du mois d'octobre :

http://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/documents/LettredesdeputesFdGretraites2013.pdf

sites des députés et sénateurs Front de gauche :

http://www.groupe-communiste.assemblee-nationale.fr

http://www.groupe-crc.org

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Thiérry Le Paon sur BFM TELE

Publié le 30 Octobre 2013 par aragon 43 dans syndicalisme

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DE BRETAGNE ET D'AILLEURS EDITO DE L'HUMANITE

Publié le 30 Octobre 2013 par aragon 43 dans SOCIETE

DE BRETAGNE ET D'AILLEURS EDITO DE L'HUMANITE

Social-Eco - le 29 Octobre 2013

Editorial Par Michel Guilloux

L'éditorial de Michel Guilloux : "De Bretagne et d’ailleurs… "

Il est pour le moins singulier de voir un chef du Medef breton porter le «bonnet rouge» devant des caméras, tandis que d’autres de ses amis patrons, du transport ou de l’agriculture, applaudissent à la casse de barrières de sécurité d’une quatre-voies. Il en va de même, à entendre un édile, dont la circonscription est au cœur du désastre actuel dans le secteur agroalimentaire breton, se dire un jour ému par la «détresse» d’un des patrons de Doux, dont les salariés ont été sacrifiés par l’appât du gain, un autre jour dénoncer les licenciements boursiers de Marine Harvest, avant de transformer un appel à défendre l’emploi en Bretagne en rassemblement contre l’écotaxe, qualifiée de « gabelle » – dont la région fut toujours exemptée et que la Révolution française supprima…

Il est tout aussi surprenant de voir un groupement « Produit en Bretagne » – expression fun et d’avant-garde là où « Produisons français » était évidemment xénophobe… – soutenir de tout son poids le rassemblement appelé à Quimper samedi, de tout son poids de lobby d’entreprises « bretonnes », au premier rang desquels tous les grands groupes de distribution – sans exception –, ceux-là mêmes qui contribuent à étrangler les producteurs agricoles, de Bretagne et d’ailleurs.

Il est tout aussi singulier d’entendre des voix à droite user d’un langage d’émeute et de guerre, si ce n’est de guerre civile, de Jean-Louis Borloo à Bruno Le Maire en passant par Jean-François Copé, dont c’est la majorité, si ce n’est le ministre au pouvoir alors, qui a fait adopter ou voter la mesure tant décriée aujourd’hui. Voir l’UMP et le patronat les plus néolibéraux récupérer sans vergogne un désarroi populaire pour alimenter sa campagne démagogue sur le « ras-le-bol fiscal » relève du bonneteau idéologique. Mais qu’ils puissent se le permettre en dit long sur l’indulgence, au bas mot, du pouvoir actuel vis-à-vis de la fortune et de la rente, de quelque région qu’elles soient. Voir, dernier exemple en date, la tentative, avortée, de taxer l’épargne populaire à proportion de l’exonération dont bénéficient les revenus financiers. Et pendant ce temps, profitant de digues rompues depuis les dernières cantonales, Marine Le Pen soutient avec gourmandise toutes les manifestations de désespoir en Bretagne et celle, plus confuse dans ses buts, de samedi prochain.

La Bretagne, comme toute région française, mérite mieux qu’un «plan de sauvetage» rédigé sur un « Post-it », des aménagements d’une taxe qui laissent intacts, là comme ailleurs, le sinistre social ou, enfin, des appels à une « union sacrée » qui confond victimes et fauteurs de crise. Les abattoirs fermés ne le sont pas à cause de l’écotaxe, mais bien des stratégies financières dignes de fonds de pension qui ont présidé à la gestion de « coopératives » qui n’en ont guère plus que le nom. Et que penser du dumping allemand, alimenté par les mêmes, ce qui nourrit la première place d’exportateur vers cette région de notre voisin d’outre-Rhin ? Le massacre en cours vient après une hausse de plus de 50 % du chômage sous la droite, de 2009 à 2011, le sacrifice du travail intérimaire, prélude, là comme ailleurs, au saccage industriel, pour, comme en témoignent ces autres licenciements boursiers ou sous contrainte de rentabilité financière que sont les plans de licenciement d’Alcatel-Lucent ou de PSA, affaiblir une région qui, jusqu’alors, pouvait se targuer d’un taux de chômage plus bas que la moyenne nationale et d’un taux de bacheliers supérieur. C’est peu dire que cette région mérite mieux que des « visions » sans concret : de l’ambition ; et ses salariés, de la solidarité plutôt que des discours et des actes de repli. Là comme ailleurs.

Michel Guilloux

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BOLKESTEIN LE RETOUR

Publié le 29 Octobre 2013 par aragon 43

BOLKESTEIN LE RETOUR

"Bolkestein, le retour", l'éditorial de Paule Masson Humanité

Voilà où mène l’obsession de la baisse du coût du travail. Déjà très aguerries au jeu de « l’optimisation fiscale » pour contourner le fisc, des entreprises s’adonnent depuis quelque temps avec passion à celui de « l’optimisation sociale ». Le phénomène est en train de se répandre comme une traînée de poudre en Europe, à partir de la directive européenne sur le détachement des travailleurs.

Qu’il s’agisse du vaste réseau de sociétés d’intérim qui envoie des salariés roumains, polonais ou autres, travailler dans les abattoirs allemands ou français ; ou du détournement des règles en vigueur concernant le détachement interentreprises (notre reportage), la logique à l’œuvre est dévastatrice : conditions de travail dégradées, salaires minables amputés de retenues pour frais de logement, le plus souvent indigne, non-paiement des cotisations sociales… et fraude ! En France, le ministère du Travail évalue jusqu’à 300 000 le nombre de travailleurs détachés qui ne sont pas déclarés. Pour les entreprises, c’est le jackpot assuré. En plus du gain sur le coût du travail, le patronat avance sur un terrain très politique : celui de la mise en concurrence des travailleurs entre eux sur un moins-disant social au sein d’une même entreprise. Comment s’étonner ensuite, comme on vient de le voir pour Gad, que des salariés qui n’ont presque rien se battent contre ceux qui ont encore moins !

« La question du détachement des travailleurs est un sujet très sensible pour la France », a confié Jean-Marc Ayrault dans un entretien donné à un quotidien italien. « Au secours, Bolkestein revient ! » peuvent crier toutes celles et tous ceux qui, par leur lutte, ont alerté sur les dangers d’une construction européenne fondée sur le dumping social. À quelques mois des élections européennes et alors qu’il est lui-même à la tête d’un gouvernement qui fait de la baisse du coût du travail, l’alpha et l’oméga de sa politique, le premier ministre peut s’inquiéter. Cette directive dessine une Europe où le principe de libre circulation des travailleurs revient à les réduire en servitude. Le ministre du Travail, Michel Sapin, reconnaît qu’elle « donne lieu à un nombre considérable d’abus », mais se contente de réclamer des contrôles plus stricts. Dérisoire ! Sur ce dossier, il fait comme sur beaucoup d’autres : accompagner une mesure phare de libéralisation de l’économie en faisant passer un mini-encadrement pour une règle de justice sociale.

À l’image de la campagne référendaire de 2005, qui a amené les Français à voter non au traité constitutionnel européen pour refuser cette fuite en avant libérale et réclamer une Europe sociale, le gouvernement craint un « remake ». Il faut y travailler. Énergiquement. Dans des conditions différentes. Certes, depuis, des digues ont cédé. La crise accélère la course au moins-disant social. Les gouvernements, même dits « de gauche », s’y résignent, générant d’immenses déceptions. Après le désastreux épisode Leonarda, le gouvernement de François Hollande s’empêtre dans celui de la taxation de l’épargne populaire. À se demander s’il est encore possible de se relever. Mais la droite n’est pas mieux lotie. Selon BVA, Jean-François Copé recueille 73 % d’opinions défavorables. Personne n’est satisfait de voir à ce point l’avenir se boucher, et l’Europe peut délivrer une autre promesse que celle de l’égoïsme, de la concurrence, des murs et de l’extension de la pauvreté.

Paule Masson

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ROANNE NOUS ATTEND

Publié le 28 Octobre 2013 par aragon 43 dans syndicalisme

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CHANGEMENT D'HORAIRE

Publié le 27 Octobre 2013 par aragon 43 dans SOCIETE

CHANGEMENT D'HORAIRE

CHANGEMENT D’HORAIRE

Nos montres, nos réveils, nos horloges et carillons, nos horodateurs de nos ordinateurs et de nos voitures ont cette nuit retardé d’une heure leur course vers l’éternité.

Un heure c’est peu et c’est beaucoup dans l’océan de l’univers.

Une heure de retardement pour quelques tonnes de pétrole en moins alors que d’autres possibilités existent pour réduire cette consommation.

Nous sommes à l’heure des retranchements.

Les patrons nous invitent à retarder notre sortie du boulot et à travailler quelques moments de plus gratuitement pour respecter l’accord scélérat de la Sécurisation de l’emploi ou bien ils instituent des horaires limités selon leurs besoins.

Des hommes et des femmes scrutent leur montre pour aller se faire exploiter pour quelques heures savamment distillées par un patron profiteur.

Le réveil devient de plus en plus un instrument d’aliénation et de servage.

Le libéralisme nous invite toujours à retrancher des moins sociaux pour des plus en dividendes agrandissant les temps de travail gratuit.

L’Europe ne cesse de retrancher des coûts du travail et de nous imposer l’horaire capitaliste de l’austérité.

Il faudrait réduire le coût du travail considéré comme préjudiciable à la compétitivité ; un mot qui revient comme un leitmotiv que nous devrions mettre dans le calendrier comme celui d’une sainte.

Mais la sainte compétitivité c’est toute l’année : peut-être trouveront-ils l’idée de nous retrancher une journée fériée pour travailler gratuitement pour la sainte compétitivité des profiteurs.

Partout les salariés sont précarisés, leurs horaires deviennent souples, le temps leur est évalué comme partiel et la paie mensuel calcule des horaires à la carte .

Les embauches se font avec des horaires dit décalés. Mais qui est décalé sinon que ceux qui imposent cette mal-vie qui stresse et qui ne tue pas seulement le temps mais la vie.

Les salariés ne parlent plus de temps de pause, celles-ci ont disparues remplacées par le temps plein et le juste à temps ou encore le temps flexible.

Aux Champs Élysées, le temps n’est plus chiffré, n’existent plus ni la nuit ni le jour pour que les grandes enseignes tournent et rapportent à la seconde près.

A l’Élysée, l’horloge ne tourne plus rond, depuis longtemps, mais elle a tendance à toujours plus retardé et à faire des sautes ; l’horloger ne semble plus maitriser ni le temps de gauche, ni les quelques misérables promesses de sa campagne.

Il avait promis que dans l’heure qui suivrait son élection il réglerait le compte de la finance, depuis le carillon bourdonne en faveur des temps de profits.

Le président et son gouvernement se sont achetés comme le prédécesseur des Rolex, celles-ci ne font que retarder l’âge de la retraite au point qu’il va bientôt falloir rajouter des chiffres au dessus de 70 ans pour terminer le circuit professionnel.

Le temps est maussade pour la vieillesse condamnée à égrener la période restreinte d’une vie nouvelle en retraite comme Brel l’a chantait avec sa belle et triste chanson : « Les Vieux ».

A l’intérieur, c’est un contre la montre pour renvoyer le plus vite possible les immigrants et des temps records sont prévus pour réexpédier les Roms.

Une jeune fille n’a pas eu le temps de pointer sa présence à l’école, elle a été renvoyée illico-presto en Roumanie où n’existe plus le temps.

En Méditerranée, les embarcations humaines font naufrage et le temps Européen n'est pas de les secourir mais de le laisser périr pour l'éternité.

Dans les agences de l’emploi, les temps d’attente grandissent comme dans les services d’urgence des hôpitaux et le nombre d’emplois vacants et de lits dépendent d’un temps perdu à chercher ce qui n’existent plus par la faute de la temporalité capitaliste.

Dans les gares, les trains affichent des horaires désordonnés au fur et à mesure de l’abandon de l’entretien, du nombre de cheminots insuffisants, de matériels usés jusqu’aux rails par les temps qui courent de roulement.

A droite, une maquerelle, tente de remonter l’horloge de Pétain et de la haine entre français comme au vieux bon temps de la collaboration.

Toujours à droite, dans le sens de l’aiguille d’une montre, les derniers gaullistes se réfugient dans le vieux temps du père De Gaulle. Même leur excursion annuelle à Colombey risque d’être annulée par les Sarkozystes membres du club de l’horloge.

Dans les ordinateurs, les portables, les grandes oreilles américaines ne comptent plus les heures de longs discours qu’ils enregistrent et les paroles austères de Merkel et de Hollande qui ont décidé de ne rien décider qui fâche le grand horloger américain pour ne pas perdre du temps pour détruire un siècle de construction sociale avec cette officine de la Communauté Européenne.

Et puis le temps continue, implacable, l’histoire dira pourquoi l’horloge retarde en ce moment alors qu’il faudrait l’avancer vers le progrès et l’humain d’abord.

Ce matin des hommes et des femmes et des enfants se réveilleront et mettront leur montre à l’heure ; espérons qu’il la mette à l’heure de la lutte.

Bernard LAMIRAND

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l'INDIGNE EQUIPAGE EUROPEEN

Publié le 26 Octobre 2013 par aragon 43 dans SOCIETE

l'INDIGNE EQUIPAGE EUROPEEN

L’INDIGNE EQUIPAGE EUROPEEN

Régulièrement le Conseil Européen, composé des chefs d’état, se réunit à Bruxelles pour décider de la politique Européenne.

Nous les voyons arriver dans leur char, escortés de leurs gardes du corps, en général des « baraques », le tapis rouge leur est dressé et ils pénètrent dans l’antre du libéralisme, comme des cardinaux qui entrent dans le chœur de la cathédrale accompagnés par les orgues pour chapitrer les priants agenouillés devant tant de fastes et d’artifices.

Ils sont tous sourires devant les caméras ou bien se donnent l’air très préoccupé par un problème qui leur tombe sur la tête comme celui des écoutes téléphoniques.

Ils vont alors passer la journée, souvent la nuit, pour arriver à se mettre d’accord sur une position à prendre concernant les tribus européennes dont ils n’ont que faire sinon que de leur infliger une « ratatouille » de décisions indigestes loin des préoccupations des gens.

Ils parleront certes de l’emploi, mais c’est pour émettre toutes sortes d’hypothèses éphémères, ils referont les calculs, accorderont quelques subsides çà et là pour calmer. Ils se regarderont surtout leur nombril et le contentement d’avoir une fois de plus roulé dans la farine le travailleur victime de leur sombre politique antisociale.

A la fin de leur session, ils feront la photo de famille, se dirigeront vers les médias, tiendront conférences de presse puis disparaitront dans les brumes d’un Bruxelles qui n’a que faire de cette engeance venu faire la loi du capital.

Voilà l’Europe que nous avons.

Une Europe des élites et des lobbys, qui, eux, ont le droit de s’établir à chaque coin de rue de cette citadelle du profit pour faire valoir leur intérêt. Ces lobbys ne pissent pas l’urine sur les murs mais ils pissent sur les beaux lambris les dollars et les euros nécessaires pour les grandes multinationales.

Banquiers, industriels, magouilleurs en tout genre, multinationales du commerce et de l’industrie s’invitent et tournent au dessus de la Communauté Européenne comme un essaim de guêpes et ils ont leur termitières et leurs cabinets somptueux comme les migrants ont leur caisse en carton pour refuge auprès des ports. A une différence près, c’est que ces profiteurs ne seront pas renvoyés manu-militari mais choyé par les chefs d’états et les dirigeants de la Communauté Européenne.

L’Europe de l’argent roi alors étale toute sa richesse et n’a que faire des peuples qui, eux, ont un parlement bidon dont les décisions finissent la plupart du temps dans la corbeille de la Commission Européenne et surtout quand ils s’aventurent à toucher au grisbi.

L’Europe des peuples, vantée dès sa naissance, comme le moyen de dépasser les vieux conflits armés, est aujourd’hui qu’une Europe des profiteurs en tout genre, particulièrement des multinationales qui ont pignons sur rue, qui mènent une guerre qui n’a pas de nom mais qui chaque jour tue, notamment là où il y a du pétrole, du gaz et des minerais rares etc.

Cette Europe là montre qu’elle a été conçue par et pour le capitalisme mondialisé, pour que l’argent circulent librement et à la vitesse de l’éclair entre les banques chargées de donner toute la puissance de feu nécessaire à la création du profit et contre l’intérêt général.

Nous ne sommes plus dans les grands conflits armés entre les peuples mais dans des guerres financières où il faut tuer du social pour redresser le taux de profit.

C’est à cette Europe là que nous avons à faire, une Europe qui n’a que mépris pour l’homme de la rue, le travailleur, l’immigré, le retraité et la jeunesse dont elle s’en fiche complètement.

Il faut donc construire une autre Europe et la rendre démocratique.

Il faut en finir avec ces dirigeants qui se sont fait un traité européen pour mieux manier l’argent et mieux mettre au rencart la population et les travailleurs.

Une Europe démocratique, une Europe sociale, voilà ce que nous avons besoin.

Des premières lueurs baignent les matins d’automne de l’Europe. Des lueurs où les peuples commencent à bouger et les manifestations contre les cures d’austérité se multiplient notamment dans les pays les plus touchés par la crise.

La Confédération Européenne (CES), longtemps la courroie de transmission du libéralisme de Bruxelles, devient une organisation syndicale à part entière de cette Europe où il faut réunir les travailleurs pour lutter contre les désagrégations sociales en cours mais aussi pour façonner une Europe des travailleurs et où le patronat ne pourra plus diviser pour régner et mettre en concurrence les salariés.

Cette Europe des travailleurs est à construire.

Et puis, cette Europe là devrait nous sortir de cette Europe de quelques-uns, d’une caste qui va jusqu’à laisser périr des gens en mer comme cela vient d’être le cas au large de Lumpadosa.

Une Europe alors qui n’aura pas besoin de cages et de grillages barbelés pour le monde du travail circulant avec des conventions collectives européennes, avec des droits de vivre sur la terre européenne et une Europe proscrivant l’argent sale, cet argent gagné indument sur le dos des peuples du monde et sur la spoliation des peuples d’Afrique.

Hier, à Bruxelles, les dirigeants européens, n’ont pas eu un mot ni une minute de silence pour ces hommes et ces femmes, ces êtres humains disparus corps et bien dans la méditerranée. Leur seul souci était de s’arranger avec le grand frère américain pour que celui-ci n’écoute plus leur jactance et leur pantomime.

Oui, il faut une autre Europe, celle des travailleurs, elle doit se gagner, elle aussi, par les luttes et par un syndicalisme qui se sort de ce monde inhumain qui règne à Bruxelles et être le contre-poison à cette montée des extrêmes droites et des haines et division entre peuple.

Bernard LAMIRAND

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EN FINIR AVEC LES ACCORDS PERDANTS

Publié le 25 Octobre 2013 par aragon 43 dans syndicalisme

EN FINIR AVEC LES ACCORDS PERDANTS

COUT DU TRAVAIL : LES SIGNATAIRES SIGNENT ET RESIGNENT

Comment des syndicalistes peuvent- être à ce point fourbes, quand on voit, en ce qui se concerne les devenir de l’emploi et des garanties collectives, le travail de destruction qui s’opère sous la houlette du patronat et du gouvernement socialiste.

Les acquis sont mis à sac par certains de ceux qui devraient les protéger et qui pour un plat de lentilles les abandonnent à la vindicte patronale.

Ils s’agit de la mise en œuvre de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 et de la loi sur la sécurisation de l’emploi dont d’ailleurs le patronat en profite pour aller encore plus loin dans les remises en cause, encouragé par des syndicalistes veules comme cela vient d’être le cas à PSA.

Ainsi, dans un grand tra-la-la, la direction de Peugeot Citroën, PDG en tête, a signé un accord dit de Sécurité de l’emploi avec certaines organisations syndicales ; accord qui promeut le blocage des salaires pendant 3 ans, la baisse des majorations d’heures supplémentaires, l’organisation du temps de travail selon les critères patronaux moyennant une promesse quelconque que PSA ne procédera à la fermeture de site de production en France pendant cette période.

On sait ce qu’il en est advenu de ce genre de promesse dans de nombreuses entreprises où le patronat avait réussi à faire croire en ses mensonges pour ensuite fermer et licencier.

C’est déjà le cas à Citröen Aulnay où le patron laissera sur le carreau des milliers de salariés dont un grand nombre rejoindront les agences de l’emploi.

Dans ce groupe, nous assistons à un changement de signataires par rapport à la signature nationale ; en effet la CFDT de PSA s’est refusée de signer cet accord mais FO non signataire sur le plan national l’a signé à Peugeot. Comprenne qui pourra.

Tout cela montre surtout les turpitudes des signataires devant faire face aux travailleurs victimes des saloperies qu’ils ont signées dans le texte du 11 janvier 2013, transformées en loi, mettant en cause le code du travail. Les volte-face devant l’ampleur des dégâts sociaux de cet accord national dés ses premières application n’effacent pas leurs responsabilités.

Nous y voyons aussi le coté perfide de ce gouvernement devenu la courroie de transmission du MEDEF qui a incité des organisations syndicales à parapher un accord national pour soi-disant choisir le maintien de l’emploi au prix d’un sacrifice salarial et de choisir des arrangements plutôt que des licenciements.

Eh bien nous avons les deux.

Le patronat n’a pas tardé à voir l’avantage de jouer les deux partitions.

Les uns choisissent d’abord de faire le ménage et de fermer tout ce qu’il faut fermer comme à Citroën pour ensuite de procéder à la baisse des salaires, d’avantages acquis, de temps de travail gratuit en se servant de l’accord et d’autres établissent plutôt un plan massif visant à réduire les acquis sociaux pendant 2 ans voir 3 pour ensuite revenir vers le comité d’entreprise, la main sur le cœur, pour leur dire qu’après avoir tout essayé il faut se résoudre à supprimer à nouveau des emplois ou bien à fermer l’entreprise.

Le nouvel avantage pou eux , c’est que le CE ne peut plus faire jouer les tribunaux et les recours comme avant. Le patronat a obtenu du gouvernement qu’il puisse licencier sans délai et sans être "emmerder" par des syndicalistes récalcitrants comme se fut le cas à Goodyear et ailleurs.

Voilà ce que cet accord et cette loi scélérate installe à la place d’un code du travail garantissant le travail et les garanties collectives.

En ce moment sont reparties les fermetures d’entreprises comme on vient de le voir en Bretagne mais aussi partout en France où s’annoncent et se réalisent de nouvelles saignées d’emploi.

Ce gouvernement nous a donc menti ; ne disait-il pas que sa loi sur la Sécurisation de l’emploi amènerait à ce que les entreprises choisissent avec les organisations syndicales de prioriser des négociations donnant-donnant pour passer une mauvaise passe sans licenciements ?

Les annonces faites de licenciements et les statistiques de chômage annonçant une nouvelle dégradation de l’emploi avec 60000 chômeurs de plus montre à quel point ce gouvernement fait fausse route.

Le gouvernement socialiste a ainsi ouvert la porte à toutes les remises en causes des garanties collectives et des lois sociales dans lesquelles s’engouffrent le patronat qui vient partout avec ses projets de régressions sociales.

Il est temps de mettre un terme à cette détérioration du prix de la force de travail.

Finalement, le gouvernement montre son vrai visage, celui d’être l’ami du capital en réduisant le prix de la force de travail et en considérant que le travail est un coût qu’il faut sans cesse réduire pour faciliter les profits de quelques-uns.

Une telle situation écœure ceux qui en sont les victimes, des salariés baissent les bras devant ce déni de justice sociale.

Il importe de ne pas sombrer dans ce défaitisme mortifère, rien n’est perdu d’avance, la tromperie ne durera que l’espace du temps où l’illusion peut encore tromper à travers les idées du moindre mal ou de l’attente de jours meilleurs que le patronat annonce avec un plat de lentilles.

Rien n’est perdu d’avance et les luttes commencent à apparaitre devant ces tromperies comme celles actuellement des salariés d’Alcatel Lucent. Des Alcatels-Lucent se révèlent en ce moment et ce qui se passe dans divers secteurs montrent où le mécontentement et la colère sont à leur comble.

Le développement des luttes est donc la pierre angulaire, celui-ci peut et va se développer si l’on y prend toute l’attention pour unifier les salariés sur des projets revendicatifs qui viennent contredire ceux de la baisse du coût du travail.

De ce que l’on sait des événements actuels et des premières luttes qui s’engagent, c’est que le gouvernement et le patronat craignent la montée des luttes et notamment celles des jeunes qu’ils soient à l’école ou dans les entreprises.

A nous donc de pousser ces luttes et en particulier sur l’emploi, les salaires, la formation professionnelle, la retraite et les conditions de vie et de travail.

Pour cela nous avons besoin de tout notre potentiel militant et dirigeant pour aider aux luttes dans les entreprises, les services, dans le secteur privé comme dans le secteur public. C’est notre tâche principale.

Pour cela il faut aussi donner à la CGT la force qui lui manque : celle d’une syndicalisation de masse des travailleurs.

Une CGT à 50 % de représentation dans le pays éviteraient tous ces accords de m….

Bernard LAMIRAND

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