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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

EN 1940 QUE DISAIENT LES REPRESENTANTS DE LA BOURGEOISIE ? AH QUAND HITLER SERA

Publié le 31 Mai 2013 par aragon 43

EN 1940 QUE DISAIENT LES REPRESENTANTS DE LA BOURGEOISIE ? AH QUAND HITLER SERA EN FRANCE CELA IRA MIEUX ET AUJOURD’HUI NOUS ENTENDONS LEURS DESCENDANTS DIRE LE MÊME CHOSE EN DISCOURANT : AH SI POUVEZ FAIRE COMME LES ALLEMANDS CELA IRAIT MIEUX ! Bernard LAMIRAND

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LA FAIM DANS LE MONDE

Publié le 31 Mai 2013 par aragon 43 dans SOCIETE

Bientôt, le 28 juin, nous tiendrons avec Gérard Le Puill un débat sur la faim dans le monde.

Espace Marx, Association Bernard de la Sala vous invite à y venir nombreux et nombreuses.

Ce débat aura lieu à Villers Saint- Paul 18H30 Salle Uwe-Braun

LA FAIM DANS LE MONDE
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RETRAITES INTERWIEW D'ERIC AUBIN SECRETAIRE DE LA CGT

Publié le 31 Mai 2013 par aragon 43 dans syndicalisme

RETRAITES INTERWIEW D'ERIC AUBIN SECRETAIRE DE LA CGT

A DIFFUSER LARGEMENT

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HOLLANDE : LE PEDALO S'ENFONCE DANS LA VASE ALLEMANDE DE L'EMPLOI PRECAIRE ET FLEXIBLE

Publié le 31 Mai 2013 par aragon 43 dans politique

HOLLANDE : LE PEDALO S'ENFONCE DANS LA VASE ALLEMANDE DE L'EMPLOI PRECAIRE ET FLEXIBLE

LE COUPLE INFERNAL DE LA PRECARITE ET DU CHOMAGE

LE CHOMAGE NE CESSERA D’AUGMENTER OU SE TRANSFORMERA EN PETIT BOULOT PRECAIRE POUR LA MAJORITE DE LA POPULATION

Encore une fois, les experts de l’idéologie dominante, les perroquets de la radio et de la télévision, examinent, dissertent, pérorent et spéculent sur le taux de chômage qui ne cesse de grandir à la vue des chiffres qui viennent d'être publiés.

En effet, les chiffres publiés, plus de 39800 chômeurs* en plus selon «Pôle emploi» et particulièrement concernant les jeunes, montrent la carence de la classe dirigeante qu’elle soit teinte de droite ou d’une gauche libérale.

Derrière cela, il y a une raison qui n’est jamais abordée sur le devant de la scène parmi ces libéraux: le profit, sa réalisation, son partage entre les voraces.

Alors, à chaque publication du nombre grandissant de chômeurs, ces gens là s’ apitoient pour ensuite vaquer à leur occupations habituelles : celles de défendre à tout prix un système qui ne peut assurer le développement économique mais seulement celui de la finance auquel ils vouent un culte fanatique.

Hier encore, l’on dissertait à Paris sur le chômage des jeunes, Hollande et Merkel apportant leurs misérables solutions : celles de la précarité et de la flexibilité des emplois et des salaires. Merkel est venu à Paris pour donner des cours de flexibilité d’emploi au jeune apprenti libéral qu’est Hollande.

Hollande n’en finit plus de dire tout le bien qu’il pense du système allemand de formation professionnelle, de ces boulots précaires à quelques euros de l’heure, de ces salariés baladés d’emplois intérimaires ou d’apprentissage et vivant les pires conditions de travail.

Hier soir, un reportage télévisé sur la deuxième chaine montrait comment une entreprise allemande était forte en exportation, grâce à des coûts très bas du travail mais avec des marges bénéficiaires très élevées ; cet entreprise employait des salariés dans des conditions de productivité qui se rapprochait d’un véritable esclavagisme moderne avec des salariés précaires et des apprentis en production et aussi des salariés qualifiés ayant plus de 30 ans d'ancienneté gagnant à peine notre SMIC; en sachant qu’en Allemagne le SMIC n’existe pas et que l’on trouve des millions de salariés gagnant quelques trois cent à quatre cent euros mois dans les emploi intérimaires qui pullulent.

Et puis, ce matin, sur France-Inter, un des perroquets du système devait avouer que l’augmentation du chômage était la résultante de ce que les seniors sont appelés à travailler plus longtemps et retardent l’accès des jeunes pour les remplacer ( 200000 emplois maintenus à des seniors à cause du recul de l’âge de la retraite à 62 ans) et que les entreprises préfèrent verser des dividendes à leurs actionnaires plutôt que d’investir et payer des salaires et des emplois vrais.

Tout est dit dans ce constat, le libéralisme n’entend pas redresser l’emploi, il s’en sert comme une arme de réserve pour peser sur les salariés et les contenir dans l’emploi précaire comme ce fameux accord ANI qui va faire exploser davantage les petits boulots à quatre sous et dans les pires conditions.

Hollande garde sa ligne, nous dit-on ce matin, d’infléchir la courbe du chômage en fin d’année ; peut-être y parviendra t’il mais dans quelles conditions : celle d’un véritable tour de passe-passe amenant les salariés à vivre de petit boulots payé à quelques euros : une façon de faire disparaitre des statistiques de l’emploi des centaines de milliers de demandeurs qui se trouveront dans une nouvelle forme de chômage : le chômage temporaire.

Une duperie certainement.

Cependant la crise est telle que cela n’est pas si sûr que cela suffise parce que l’industrie fout le camp en ce moment, les grands groupes taillent dans les effectifs et restructurent à tour de bras leurs moyens de production pour redresser leur taux de profit, lui assurer au niveau international le plus grand rendement possible.

Des fermetures en cascade s’annoncent comme celles de Goodyear à Amiens, celle de Citroën Aulnay et bien d’autres entrainant avec eux la disparition de tout un tissu économique et social autour d’eux.

L’industrie s’étiolent dans notre pays sous les coups de boutoirs du capitalisme financier et Hollande et son équipe acceptent d’en panser les plaies béantes par quelques cataplasmes genre ANI.

Hollande vient de choisir le système à l’Allemande du Schroeder, un système qui peut aller jusqu’à l’extinction du SMIC et une France à bas salaires, son alliance avec Merkel est un déni social.

Hollande se dit socialiste : il n’est qu’une parfaite copie du système libéral, une copie récupérée dans les dépotoirs de Thatcher, Blair, Schroeder.

Bernard LAMIRAND

*Le chômage a progressé une nouvelle fois fortement au mois d'avril. Selon les statistiques publiées aujourd'hui par Pôle emploi, 39.800 nouveaux chômeurs sans activité (catégorie A) se sont inscrits dans ses services le mois dernier (+1,2%), soit la cinquième hausse la plus forte depuis un an. Celle-ci porte leur nombre à 3,26 millions, un niveau que la France n'avait pour l'instant jamais connu - le record de 1997 a été dépassé au mois de mars. Nouveau record également si l'on inclut les demandeurs d'emploi qui travaillent en activité réduite, et dont le nombre s'élevait en avril à près de 4,8 millions.

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LE BON BERGER

Publié le 30 Mai 2013 par aragon 43 dans syndicalisme

LE BON BERGER

LE BON BERGER

De tout temps dans notre histoire chrétienne, nous avons appris qu’il était bon d’avoir un berger qui conduit le troupeau vers le paradis.

Ainsi de nombreuses histoires nous ont été racontées sur ces pâtres qui conduisaient leurs brebis vers les espèces où les herbes étaient grasses en les protégeant de toutes mauvaises rencontres.

Ces pâtres évitaient la rocaille, les endroits où l’herbe ne poussait plus, les chemins escarpés où les ouailles risquaient de se casser une patte et d’être bon pour l’étal.

Dans les montagnes, le soir, après une journée dans les herbages, les meutes bêlantes étaient ramenés à l’enclos, les chiens bergers les guidaient.

La traite permettait de faire du bon fromage, il était aussi important que le berger débarrasse le mouton d’une laine devenue imposante : une laine permettant de faire de superbes pull-overs, des chaussettes et bien d’autres choses encore.

Le berger était créateur de richesse.

On pouvait se fier à sa bonne étoile : celle du Berger.

Il n’était pas question alors de livrer le troupeau à un quelconque équarisseur ni de laisser à la merci d’une meute de loups acharnés à la destruction du troupeau qui chasse en bande du côté du Medef.

Le berger était bon.

Il fixait son chemin, choisissait les meilleures herbes, vérifiait la santé de son troupeau, il ne serait jamais aller dans des pâturages où poussent des mauvaises herbes.

Il n’aurait jamais vendu son troupeau pour une bouchée de pain pour rendre compétitifs les brebis.

Alors qui est ce berger qui disperse le troupeau en ce moment ?

C’est celui qui vient de signer successivement l’Accord Ani, qui vient d’offrir au Medef les meilleurs herbages, les plus profitables : tant pis si les brebis en pâtissent et deviennent efflanqués.

Aux dernières nouvelles, le Berger de la CFDT vient de signer avec la CFTC et la CFE CGC un accord avec le Medef de Madame Parisot qui stipule : « Réinventer la croissance, agir ensemble pour une dynamique économique ».

Ainsi le « Berger » de la CFDT fait entrer le loup dans la bergerie après lui avoir donner un aperçu avec l’accord sur la flexibilité de l’emploi.

Nul doute, que le Medef pourra organiser un grand méchoui patronal, qu’il pourra faire rôtir l’emploi stable et qualifié sous les brochettes de la compétitivité.

Bernard LAMIRAND

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QUI AU PANTHEON ?

Publié le 30 Mai 2013 par aragon 43 dans Actualités

QUI AU PANTHEON ?

QUI AU PANTHEON ?

Le président de la République prendrait avant la fin de l’année, selon ses prérogatives de président, la décision de faire entrer au Panthéon une ou plusieurs personnalités pour honorer de grands personnages ayant marqué l’histoire de France.

Des noms circulent comme ceux de Pierre Brossolette et de Jean Zay, des résistants victimes de la barbarie nazi et du régime pétainiste de collaboration.

Le nom d’une femme circule aussi, celui d’Olympe de Gouge, révolutionnaire, guillotinée en 1793 auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l’abolition de l’esclavage.

D’autres personnages ayant marqué notre histoire récente sont aussi à examiner et je pense en particulier à ces militants et militantes ouvriers qui ont été au cœur des luttes pour libérer la France de l’oppression nazi et du régime de Vichy ou qui ont joué un grand rôle dans le redressement de la France dés la libération.

Je pense en particulier à Ambroise Croizat ministre du travail et artisan de la mise en place de la Sécurité sociale, à Jean Pierre Timbaud, le dirigeant métallurgiste CGT de la région parisienne fusillé à Chateaubriand par les nazis mais aussi au libérateur de Paris Henri Rol Tanguy et enfin celle d’une grande résistante ouvrière du nord Martha Desrumeaux.

Pourquoi ne pas faire entrer tous ces personnages ensemble au Panthéon dans un hommage de la nation, ce serait une façon de retrouver l’esprit de l’unité nationale du Conseil National de la résistance qui a prévalu pour libérer notre pays et qui regroupait des hommes et des femmes aux opinions différentes dans des moments les plus cruciaux de notre histoire.

Bernard LAMIRAND

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UGICT-CGT UNE JOURNEE D'ETUDE SUR LES RETRAITES

Publié le 28 Mai 2013 par aragon 43 dans syndicalisme

UGICT-CGT UNE JOURNEE D'ETUDE SUR LES RETRAITES
Retraites 2013 : l’heure des choix

Télécharger la vidéo

La CGT des ingénieurs, cadres et techniciens a tenu ce 27 mai une initiative au siège de la CGT à Montreuil sur le thème : "De la négociation AGIRC–ARRCO à la réforme globale des régimes du public et du privé : les enjeux pour les cadres à la lumière des précédents européens". S’appuyant notamment sur les exemples italien et suédois, les 300 personnes rassemblées pour ce forum ont débattu des impacts des réformes entreprises dans ces pays sur l’encadrement et sur l’ensemble des salariés ? Dans la troisième table ronde de cette journée, ont été abordés les enjeux de la réforme 2013 de notre système de retraite, avec cette question centrale : "un âge de départ à 60 ans, avec au moins 75 % du revenu d’activité, est-­ce un objectif économiquement et socialement réalisable, pour tous, encadrement compris, et à quelles conditions ?"

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LE CNR N'EST PAS DANS LE PLACARD MONSIEUR AYRAULT

Publié le 28 Mai 2013 par aragon 43 dans politique

LE CNR N'EST PAS DANS LE PLACARD MONSIEUR AYRAULT

CNR : PAS LE PLACARD MAIS VÉRITÉ S’INSPIRER AUJOURD’HUI

Cet après-midi, à l’heure de la sieste d’un retraité, j’ai été réveillé subitement par ma télévision qui, sur la chaine de l’Assemblée nationale, nous faisait vivre en direct les questions d’actualités.

L’Assemblée entendait un hommage de son président au CNR dont c’était le 70 ème anniversaire de sa fondation par les mouvements de résistance contre l’occupation nazi et la collaboration du régime de Vichy.

Rien à dire, les choses ont été dites avec tacts et respect, rappelant les faits sur les participants à ce Conseil National de la Résistance sous la présidence de Jean Moulin envoyé par le Général de Gaulle pour unifier la résistance intérieure.

Une minute de silence a suivie.

Puis, une première question du député communiste Chassaigne rappela les raisons de la mise en place de ce Conseil National de la Résistance et en particulier de préparer le retour à la démocratie et à une France à reconstruire avec le programme du CNR dont il indiqua qu’il fut constitutif de droits sociaux notamment avec Ambroise Croizat qui le mit en œuvre, notamment la Sécurité sociale que le gouvernement Sarkozy s’est évertué à la remettre en cause pendant tout son mandat.

Il rappela l’injonction d’un représentant du Medef, Denis Kessler de mettre fin à ce programme en 2007 dans « Challenges » et je cite la déclaration de cet individu : Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie….

Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme...

A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !

André Chassaigne interpella alors le gouvernement sur sa politique qui déroge à ce qu’a été la démarche du CNR de redonner à la France non seulement sa grandeur mais aussi des droits sociaux dont il est clair que ceux-ci sont remis en cause actuellement par le gouvernement avec des mesures annoncées qui ressemblent curieusement à celles de Sarkozy : notamment sur les retraites et aussi sur le droit du travail avec l’accord du 11 janvier 2013.

Cela n’a pas plu ni à l’opposition UMP, ni au premier ministre, qui, alors, s’est senti le besoin de répondre pour confirmer que sa politique était de défendre les acquis de la libération par la réforme ( Kessler avait employé ce mot)

Il employa un aphorisme qui raisonne comme une raillerie envers ceux qui défendent aujourd’hui ce programme de la résistance, en disant : « il ne faut pas regarder ce programme comme une relique au fond d'un placard ».

Lui aurait l’esprit de ce programme, celui de la réforme pendant que d’autres vivraient de nostalgie.

Tout faux, Monsieur le Premier ministre, ce programme n’était pas une réforme, c’était une révolution sociale : il donnait des droits aux travailleurs que vous vous astreignez actuellement à le leur enlever.

Votre sortie est indigne d’un premier ministre de la gauche.

Je tiens à vous le dire.

Votre réforme que vous accolez à l’esprit du programme du CNR est contraire à ceux qui ont produit ce programme qui nous avait placé dans une France du redressement et du développement économique et social en prenant soin de donner au peuple non l’austérité dans un pays détruit par la guerre mais à libérer le peuple du joug du profit auquel vous rendez service en ce moment et qui appauvrit et fait souffrir les salariés et les retraités.

Oui, l’esprit de résistance face au monde de la finance n’est pas chez vous, c’est plutôt la reddition devant le Medef. L’esprit du CNR, Monsieur le Premier ministre, est chez ceux qui luttent pour un nouveau programme du CNR qui redonne de la vitalité sociale à notre pays.

Bernard LAMIRAND

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CE SOIR TOUS ET TOUTES POUR LOIC PEN

Publié le 28 Mai 2013 par aragon 43 dans syndicalisme

CE SOIR TOUS ET TOUTES POUR  LOIC PEN
          • 50 élus de l'Oise dont 16 maires, conseillers généraux, conseillers régionaux de toutes sensibilités politiques exigent "le rétablissement sans délais dans ses fonctions de chef du service des urgences des hôpitaux de Creil-Senlis du Docteur Loïc PEN, le respect sans faille des droits des personnels et la pratique d’une véritable démocratie hospitalière."
            Parmi les signataires de cet Appel lancé à l'initiative de Alain Blanchard, Vice-président (PCF - Front de gauche) du Conseil Général de l'Oise : Gérard Auger, Conseiller Général de l'Oise, Maire de Neuilly en Thelle, Hélène Balitout, Conseillère Générale de l'Oise, Maire-Adjointe de Ribécourt, Daniel Beurdeley, Vice-président du Conseil Régional de Picardie, Maire de Cindy Longueuil-Annel, Jean-Pierre Bosino Maire de Montataire, Michel Delmas, Conseiller Général de l'Oise, Maire de Pont-Sainte-Maxence, Jean-Luc Dion, Maire de Thiverny, Thierry Frau, Vice-président du Conseil Général de l'Oise, Maire de Lassigny, Sylvie Houssin , Vice-présidente du Conseil Général de l'Oise, Conseillère municipale de Beauvais, Pascale Loiseleur, Maire de Senlis, Serge Macudsinski Maire de Saint-Maximin, Président de la Communauté de communes Pierre Sud Oise, Philippe Massein, Vice-président du Conseil Régional de Picardie, 1er adjoint de Villers Saint Paul, Roger Menn, Vice-président du Conseil Général de l'Oise, Maire de Liancourt, Lionel Ollivier, Maire de Clermont de l'Oise, Roseline Pinel, Conseillère Générale de l'Oise, Frédéric Tanguy , Maire de Maysel...
            Par ailleurs, la députée Marie-George Buffet a interpellé de nouveau Madame Marisol Touraine, Ministre de la Santé, pour qu'elle intervienne pour faire cesser cette sanction injustifiée contre le Docteur Loïc Pen.
            Soyons nombreux ce Mardi 28 mai, à 18h30, devant l'Hôpital de Creil, à l'occasion du Conseil de Surveillance, pour apporter notre soutien au Docteur Loïc Pen et à tous les personnels qui agissent pour la qualité du service public de santé !

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LE CNR

Publié le 27 Mai 2013 par aragon 43 dans politique

LE CNR

Ce jour a été commémoré le 70eme anniversaire de la création du CNR (Conseil National de la résistance).

La présence des communistes fut cruciale dans sa mise en place et dans son rôle avec notamment le programme du CNR dont certains médias bien connus pour leur exemplarité dans la désinformation ont omis d'en parler.

Il est un grand résistant communiste Pierre Villon qui y joua un très grand rôle: je vous livre l’interview réalisé par l'historien Willart.

Bernard LAMIRAND

texte ci joint

Naissance du CNR

C. W. : La naissance du CNR est précédée par plusieurs rencontres et la constitution d’un Comité de coordination pour la zone nord. Et, comme toile de fond, la bataille de Stalingrad.

P. Villon : Je rencontre d’abord Pierre Brossolette, au début de février 1943, par l’intermédiaire de Pierre Meunier, proche collaborateur de Jean Moulin, Brossolette m’expose ses conceptions - à Londres, face à de vieux bonzes socialistes attachés aux habitudes du passé, de nombreux jeunes, comme lui, veulent transformer profondément la vie politique française. Lui-même aspire à la création, d’un vaste parti travailliste unissant les débris de la SFIO, du radicalisme et les démocrates chrétiens...

...D’une première réunion assez informelle, près de la porte Maillot, je sors quelque peu ahuri - les dirigeants des autres mouvements de Résistance, et tout particulièrement Blocq-Mascard (de l’OCM), ne sont guère préoccupés que de l’après-Libération, cherchant à obtenir le maximum de ministres et de préfets. Un vrai panier de crabes !

Dans une autre réunion des mouvements de zone nord, Brossolette, qui préside, pose ainsi le problème : les Français de Londres, notamment le général de Gaulle, désirent savoir comment la Résistance intérieure envisage la légitimation ultérieure de De Gaulle : faut-il réunir les parlementaires (députés et sénateurs) qui n’ont pas voté les pleins pouvoirs à Pétain en juillet 1940 ou convient-il de réunir les conseils généraux ? Je prends alors la parole : si, au mépris de toute règle de sécurité, je me mêlais à une queue de femmes en quête d’un ravitaillement hypothétique, si je leur annonçais que la Résistance a décidé de s’unir, elles y verraient avec une joie intense un moyen d’accélérer la Libération. Mais si j’ajoutais : faut-il que le général de Gaulle soit légitimé par l’ex-Parlement ou par les conseils généraux, elles me tourneraient le dos, en me rétorquant avec beaucoup de bon sens, « Nous nous moquons éperdument de telles histoires ! »

Je réclame pour le FN plus de soutien, plus de moyens, (argent, armes). De Vogüé suit mon exemple. Brossolette répond avec rudesse à de Vogüé, mais il me ménage, se montre même aimable, brodant sur le thème : il faut que vous vous représentiez ce que sont réellement les milieux de l’émigration londonienne. C’est parce qu’on me l’a demandé là-bas que je vous ai posé la question.

C. W. : C’est alors que tu signes, après l’avoir modifié, un texte préparé à Londres, affirmant une « entière confiance dans le général de Gaulle et le Comité national pour réaliser l’union de tous les Français de la métropole et de l’Empire, pour libérer la France et redonner la parole au peuple français ».

P. Villon : Nous y faisons intégrer deux adjonctions d’importance : l’indication que la lutte est déjà engagée par certains et la précision que le mot dictature s’applique aussi à Vichy. Au cours de la même séance, nous tombons d’accord

1° Sur la nécessité que soit représentées au CNR toutes les « nuances de l’esprit français résistant », notamment les forces politiques.

2° Sur la création d’un Comité de coordination des mouvements de Résistance de zone nord.

Enfin, Brossolette nous annonce l’arrivée d’un mystérieux Rex (Moulin), chargé de mettre sur pied le CNR.

...

C. W. : La première, réunion, constitutive, du CNR se tient, le 27 mai 1943, rue du Four, dans le sixième arrondissement. (p.73)

P. Villon : Oui. On nous soumet un texte préparé à l’avance par Moulin et Bidault - la « motion Bidault », affirmant que la Résistance entière se place derrière le général de Gaulle, afin d’asseoir son autorité face aux Alliés. Pour notre part, n’ayant pas le culte de la personnalité du général, nous aurions préféré un appel à la réconciliation des généraux de Gaulle et Giraud. Mais nous aurions été isolés. Aussi Mercier (pour le PCF) et moi (pour le FN), persuadés que l’essentiel est le développement de la lutte et que la constitution du CNR peut y contribuer, avons-nous voté la motion Bidault, adoptée à l’unanimité.

Mercier et moi présentons un autre texte par lequel le CNR s’adresserait à tous les patriotes, les exhortant à l’action contre les occupants. Jean Moulin prend notre document, déclare qu’on le discutera une autre fois, car la sécurité exige que nous nous séparions le plus vite possible. Par la suite, j’ai demandé à Meunier ce que devenait notre texte. Il me dit qu’il soulevait bien des difficultés : la lutte armée et la grève, conçues comme moyens privilégiés du combat, heurtaient tous ceux qui étaient soucieux de sauvegarder certaines prérogatives et qui craignaient une trop grande élévation de la conscience ouvrière. La lutte de classe traversait bien la Résistance !

...

Création du Comité directeur du CNR

C. W. : En juin 1943, Jean Moulin, qui cumule les fonctions de délégué général de Londres et de président du CNR dont il a été le fondateur, est arrêté. Serreulles (qui a été pendant deux ans et demi chef de cabinet de De Gaulle et vient d’être parachuté en France) assure l’intérim de la délégation générale. Comment est désigné le nouveau président du CNR ?

P. Villon : Je rencontre Serreulles, « monté » à Paris au début de juillet, qui me fait de grandes déclarations contre l’attentisme. Notre choix, comme président du CNR, se porte sur Bidault (il est aussi le candidat de Serreulles, alors que le BCRA soutient Brossolette). Bidault est membre du FN en zone sud, en même temps que de Combat et Farge m’a assuré - et pour nous c’est capital - qu’il est un partisan de la lutte armée, un adversaire résolu de l’attentisme ... Bidault sera président du CNR en septembre 1943.

C. W. : Hostache [auteur d'un Que-sais-je, Le Conseil national de la Résistance, 1958] t’attribue le projet de réorganisation du CNR.

P. Villon : Oui, après avoir consulté J. Duclos et le Comité directeur du FN. Ce Comité directeur, qui allait s’élargissant, se réunissait à peu près une fois par mois. Je lui soumettais les problèmes qui se posaient au CNR.

...

Donc, pour donner au CNR un rôle efficace tout en évitant la réunion plénière à quinze et ses risques, je propose la constitution d’un bureau permanent de cinq membres, chacun des cinq ayant un contact régulier avec deux autres. J’obtiens l’approbation de mon projet par plusieurs membres du CNR. Ce bureau du CNR comprend : Bidault (président), Saillant, Pascal Copeau, Blocq-Mascard et moi-même, Je représente à la fois le FN, le PCF et assez curieusement un parti de droite, la Fédération républicaine ...

Le programme du CNR

C. W. : C’est le moment où tu déposes un projet de programme du CNR. (p.77)

P. Villon : Au cours de l’été 1943, Emile Laffon (pseudonyme Lachaud), envoyé en mission par le commissaire de l’intérieur du gouvernement d’Alger, André Philip, propose au CNR une charte, une sorte de manifeste pour l’après-guerre. Au même moment, offensive des MUR, (Mouvements unis de Résistance), menée par Bourdet, Baumel, Altman : que le FN se fonde dans les MUR. Fusion qui permettrait d’estomper le FN - une de ces nombreuses manoeuvres de certains barons de la Résistance zone sud ; ils viennent avec une charte d’unification, chantant de douces mélodies pour l’après-Libération, en fait des promesses démagogiques et peu consistantes.

Nous ne pouvions nous cantonner dans une attitude négative. J’opte pour la rédaction d’un contre-projet qui, d’une part, reconnaisse l’autorité du CNR, d’autre part, ajoute, aux beaux engagements pour l’avenir, la définition d’objectifs immédiats, notamment une condamnation formelle de l’attentisme.

Mais avant de déposer le projet, j’ai une entrevue - la seule que j’ai eue pendant toute cette période - avec Jacques Duclos et Benoît Frachon. Nous échangions, Jacques Duclos et moi, une correspondance régulière, une à deux fois par semaine.. Il me demanda même à un moment d’assumer une école du parti par courrier et j’ai eu à corriger des devoirs d’élèves. Une camionnette soigneusement bâchée, pour qu’on ne discerne pas le trajet, nous prend place Denfert-Rochereau, André Mercier et moi, nous emmène dans une ferme de la grande banlieue parisienne. Nous embrassons Jacques et Benoît et entamons une longue discussion. D’une part, sur la volonté de De Gaulle de désigner lui-même les ministres communistes qui lui conviennent.

D’autre part, sur les nationalisations à insérer dans le programme du CNR. Les nationalisations constituaient la tarte à la crème des socialistes et, sous ce terme, il était loisible de tout mettre, y compris les « nationalisations du déficit » (comme celle de la SNCF en 1937).Nous donnons notre plein accord à la nationalisation « des grands moyens de production », des compagnies d’assurances et des grandes banques. C’est Jacques lui-même qui rédige la formulation qui sera plus tard adoptée.

Je possède l’original du « Projet d’une charte de la Résistance » que j’ai déposé au nom de FN à l’assemblée plénière du CNR, le 26 novembre 1943. Le programme du CNR, adopté seulement en mars 1944, reprend dans sa première partie presque intégralement notre projet et, dans la deuxième partie introduit quelques modifications dues notamment au représentant de la CGT, Saillant, et y ajoute des bribes du texte de Laffon.

C. W. : A l’automne 1943, Bollaert assume la délégation générale à la place de Jean Moulin, après l’intérim de Serreulles.

...

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