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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

LE MODELE ALLEMAND

Publié le 30 Avril 2013 par aragon 43 dans Economie

LE MODELE ALLEMAND

Le modèle allemand, un poison pour... les Allemands

L’austérité et les réformes antisociales, imposées aux citoyens allemands et de l’UE, ont un effet boomerang sur la croissance, qui ne dépassera pas 0,5 %, cette année, outre-Rhin.

Depuis la mi-2012 l’économie allemande stagne. Elle affichait même au dernier trimestre de l’an dernier un recul spectaculaire (– 06 %) du PIB. Et le rebond, espéré par les autorités au début de l’année 2013, ne sera pas au rendez-vous. La Bundesbank, la banque centrale allemande, a ramené ses précisions de croissance pour cette année à 0,4 % du PIB et le gouvernement lui-même vient de faire savoir qu’il tablait sur une hausse de seulement 0,5 % de l’activité.

Si on veut bien y regarder d’un peu plus près, c’est le « modèle » choisi par Berlin et imposé à ses partenaires de la zone euro qui est lui-même à l’origine de cette grosse fatigue de la première économie de la zone euro. Elle subit un double effet boomerang. D’une part, les politiques de déflation salariale adoptées depuis le début de la décennie 2000 pèsent sur le marché intérieur et, d’autre part, les purges austéritaires imposées aux États membres de la zone euro par le biais, notamment, du traité budgétaire, réduisent ses débouchés à l’export.

Les salariés allemands ont subi un recul moyen de leurs rémunérations de 4,2 % sur la décennie 2000, selon une enquête de l’institut de conjoncture DIW (alors que les revenus du capital ont affiché, eux, une croissance à deux chiffres). Et les réformes antisociales du gouvernement de Gerhard Schröder, poursuivies par Angela Merkel, commencent maintenant à faire sentir d’autres effets dévastateurs. L’Allemagne est rattrapée par la pauvreté, d’après les plus récentes enquêtes d’Eurostat. Les minijobs à 400 euros, les travaux d’utilité publique à 1 euro de l’heure et la réforme Hartz IV de la couverture chômage qui fait basculer, après seulement un an, les personnes privées d’emploi vers le régime de l’aide sociale, sont passés par là. D’où une précarité de masse qui plombe la consommation. Quant à la crainte toujours plus répandue de plonger dans la misère à l’âge de la retraite à la suite des réformes successives de l’assurance vieillesse, elle n’incite pas vraiment les ménages à puiser dans leur épargne.

Les grands groupes exportateurs pour lesquels ces réformes ont été conçues, traversent également un trou d’air et réduisent leurs investissements. Car les marchés européens sur lesquels se situent 60 % de leurs débouchés sont frappés de récession. Terrible contradiction : c’est le modèle de gouvernance imposé par Bruxelles et Berlin au reste de la zone euro qui plombe l’activité et réduit les débouchés... des groupes allemands. Les pays du sud de l’Europe en effet sont exsangues, laminés par les plans d’austérité. Et même un pays comme la France, qui reste le premier partenaire commercial de l’Allemagne, est frappé de léthargie, Paris s’étant soumis à la contrainte d’un traité budgétaire, avec « règle d’or », inspiré par Berlin. Le modèle si désiré des messagers de l’orthodoxie libérale de ce côté-ci du Rhin est aussi un poison pour... l’Allemagne.

Bruno Odent

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LE PREMIER MAI UN PEU D'HISTOIRE

Publié le 29 Avril 2013 par aragon 43 dans syndicalisme

LE PREMIER MAI UN PEU D'HISTOIRE

ROSA LUXEMBOURG EXPLIQUE LES ORIGINES DU 1ER MAI

L’heureuse idée d’utiliser la célébration d’une journée de repos prolétarienne comme un moyen d’obtenir la journée de travail de 8 heures [1], est née tout d’abord en Australie. Les travailleurs y décidèrent en 1856 d’organiser une journée d’arrêt total du travail, avec des réunions et des distractions, afin de manifester pour la journée de 8 heures. La date de cette manifestation devait être le 21 avril. Au début, les travailleurs australiens avaient prévu cela uniquement pour l’année 1856. Mais cette première manifestation eut une telle répercussion sur les masses prolétariennes d’Australie, les stimulant et les amenant à de nouvelles campagnes, qu’il fut décidé de renouveler cette manifestation tous les ans.

De fait, qu’est-ce qui pourrait donner aux travailleurs plus de courage et plus de confiance dans leurs propres forces qu’un blocage du travail massif qu’ils ont décidé eux-mêmes ? Qu’est-ce qui pourrait donner plus de courage aux esclaves éternels des usines et des ateliers que le rassemblement de leurs propres troupes ? Donc, l’idée d’une fête prolétarienne fût rapidement acceptée et, d’Australie, commença à se répandre à d’autres pays jusqu’à conquérir l’ensemble du prolétariat du monde.

Les premiers à suivre l’exemple des australiens furent les états-uniens. En 1886 ils décidèrent que le 1° mai serait une journée universelle d’arrêt du travail. Ce jour-là, 200.000 d’entre eux quittèrent leur travail et revendiquèrent la journée de 8 heures. Plus tard, la police et le harcèlement légal empêchèrent pendant des années les travailleurs de renouveler des manifestations de cette ampleur. Cependant, en 1888 ils renouvelèrent leur décision en prévoyant que la prochaine manifestation serait le 1° mai 1890.

Entre temps, le mouvement ouvrier en Europe s’était renforcé et animé. La plus forte expression de ce mouvement intervint au Congrès de l’Internationale Ouvrière en 1889 [2]. A ce Congrès, constitué de 400 délégués, il fût décidé que la journée de 8 heures devait être la première revendication. Sur ce, le délégué des syndicats français, le travailleur Lavigne [3] de Bordeaux, proposa que cette revendication s’exprime dans tous les pays par un arrêt de travail universel. Le délégué des travailleurs américains attira l’attention sur la décision de ses camarades de faire grève le 1° mai 1890, et le Congrès arrêta pour cette date la fête prolétarienne universelle.

A cette occasion, comme trente ans plus tôt en Australie, les travailleurs pensaient véritablement à une seule manifestation. Le Congrès décida que les travailleurs de tous les pays manifesteraient ensemble pour la journée de 8 heures le 1° mai 1890. Personne ne parla de la répétition de la journée sans travail pour les années suivantes. Naturellement, personne ne pouvait prévoir le succès brillant que cette idée allait remporter et la vitesse à laquelle elle serait adoptée par les classes laborieuses. Cependant, ce fût suffisant de manifester le 1° mai une seule fois pour que tout le monde comprenne que le 1° mai devait être une institution annuelle et pérenne.

Le 1° mai revendiquait l’instauration de la journée de 8 heures. Mais même après que ce but fût atteint, le 1° mai ne fût pas abandonné. Aussi longtemps que la lutte des travailleurs contre la bourgeoisie et les classes dominantes continuera, aussi longtemps que toutes les revendications ne seront pas satisfaites, le 1° mai sera l’expression annuelle de ces revendications. Et, quand des jours meilleurs se lèveront, quand la classe ouvrière du monde aura gagné sa délivrance, alors aussi l’humanité fêtera probablement le 1° mai, en l’honneur des luttes acharnées et des nombreuses souffrances du passé.

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QUE SERAIS-JE SANS TOI

Publié le 29 Avril 2013 par aragon 43

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FILOCHE DENONCE LA RECULADE ORGANISEE DU PARTI SOCIALISTE

Publié le 29 Avril 2013 par aragon 43 dans syndicalisme

FILOCHE DENONCE LA RECULADE ORGANISEE DU PARTI SOCIALISTE

"Reculade organisée", la chronique de Gérard Filoche dans l'HD

Non, ça ne colle vraiment pas. Discuter cinq mois du mariage pour tous, peut-être. Mais passer en trois semaines, avec procédure d’urgence et vote bloqué, une loi essentielle très contestée sur le droit du travail, ça ne se justifie pas. Même pour ceux qui la défendent, ce n’est pas glorieux : silence médiatique général, aucun débat contradictoire, obscurité organisée sur les 27 articles disparates de l’ANI péniblement transformés en loi, votes forcés, expéditifs, et à reculons, sous pression, des députés.

On en arrive à une des lois les plus mal votées de l’histoire de la Ve République. Elle ne créera aucun emploi, ne supprimera aucun précaire. Pourtant le Code du travail est le droit le plus intime, le plus décisif pour 18 millions de salariés du privé. Même pour ceux qui ne le connaissent pas, leur vie en dépend. Un bon Code du travail, ça produit de bons salaires. Un bon Code du travail, ça protège l’emploi. Un bon Code du travail, c’est la civilisation. Un mauvais Code du travail, c’est la précarité, la flexibilité, le mal contre ceux qui bossent.

Le droit du travail est fait de sueur et de sang, de luttes et de larmes. Il a fallu 170 ans pour le bâtir. Il a fallu 80 ans pour passer de la journée de 17 heures à celle de 10 heures. Et encore 70 ans pour passer de la semaine de 40 heures à celle de 35 heures. Le Code du travail c’est l’histoire du progrès, du respect, de l’humanité. C’est le droit le moins enseigné, le plus dénigré, le plus fraudé. C’est le droit qui établit, ou non, la dignité des salariés. Sans État de droit dans l’entreprise, la subordination liée au contrat de travail devient une soumission sans contrepartie.

La gauche a toujours fait progresser le droit du travail dans l’unité. Il y a eu des « ANI » célèbres, en juin 1936 à Matignon (40 heures et congés payés). Autre ANI célèbre en juin 1968 à Grenelle où le SMIG a augmenté de 33 % et le SMAG de 55 % pour constituer le SMIC ! Jospin avait eu le courage de convoquer un « sommet social » le 10 octobre 1997 pour imposer les 35 heures. La droite a passé à l’acide le Code du travail pendant dix ans. Elle a « recodifié » dans un silence général entre 2004 et 2008. On s’attendait à ce que la gauche reconstruise. C’était dans le programme de Hollande. Si c’était la droite qui avait fait ce forcing ANI-MEDEF on aurait tous été dans la rue, le 5 mars, le 9 avril et le 1er mai.

C’est la première fois dans l’histoire que la gauche décide de faire reculer, gravement, le Code du travail pour tenter d’amadouer le MEDEF, rassurer les marchés et leurs agences de notation. Michel Sapin a même évoqué « les lois Hartz 1, 2, 3 et 4 » votées de 2002 à 2004 par le SPD et la CDU, Schröder et Merkel. Le paradoxe, c’est que le SPD aujourd’hui s’en mord les doigts et les remet en cause pour affronter Merkel aux élections de 2013 (et Hartz, comme Cahuzac, a été inculpé et condamné pour corruption). Ainsi, au moment où ces lois Hartz qui ont fait tant de mal aux salariés allemands sont enfin dénoncées par les socialistes à Berlin, de façon incroyable, à contretemps, ce sont les socialistes français qui les font passer à Paris.

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Hollande déjeunera ce midi avec les grands patrons.

Publié le 29 Avril 2013 par aragon 43 dans politique

Hollande déjeunera ce midi avec les grands patrons.

Hollande déjeunera ce midi avec les grands patrons. L'Elysée devient le restaurant des attitrés. Il ne lui viendra pas à l'idée d'inviter les dirigeants syndicaux hostiles aux fermetures d'entreprises et aux licenciements boursiers. Bernard LAMIRAND

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VA T'ON VERS UNE ALLIANCE SOCIALE-LIBERALE ET DROITE ?

Publié le 29 Avril 2013 par aragon 43 dans politique

L’UNION SACREE ENVISAGEE EN FRANCE COMME EN ITALIE

Depuis quelques jours, la presse s’excite au sujet d’un éventuel changement de gouvernement.

Tous les experts patentés du système, comme un seul homme (ou femme), conviennent que l’heure est au rassemblement pour sortir le pays de la crise.

Le message, qui doit provenir du « Club du Nouveau siècle » ou autre club libéral, se diffuse en boucle dans tous les journaux télévisés et radiodiffusés.

Pour garantir l’effet, un sondage de l’IFOP ( la boite à Parisot du Médef) vient à propos pour indiquer que plus de 78 % des français sont pour un gouvernement d’union nationale.

Des noms sont avancés comme celui de Bayrou qui ferait un bon premier ministre d’un gouvernement regroupant la droite et la gauche. Evidemment on s’en tient aux termes génériques de la bipolarité politique. Juppé, ce matin, sur les ondes de France-Inter ne démentait pas cette hypothèse comme Bayrou hier soir dans une émission télévisée.

Une coalition serait pour plaire.

Prennent-ils leur désir pour des réalités ? On serait tenté de croire qu’ils ont des raisons d’espérer quand on entend les socialistes indiquer que l’essentiel est l’entreprise en lui donnant les moyens de réussir et la visite aujourd’hui de Hollande aux grands patrons montrent que depuis l’élection présidentielle, le président de la République a amorcé plus qu’un virage, plutôt une ligne droite vers le patronat.

Certes les siens critiquent Merkel mais ils font du Merkel comme disait Jean Michel Ducoin dans son éditorial du jour à l’Humanité.

Le parti socialiste qui critique la politique d’austérité à « la Merkel » s’est vite fait rabrouer et son premier secrétaire a été prié par l’Elysée et Matignon d’enlever les phrases iconoclastes contre la politique austéritaire de Merkel devant le concert de protestations de la droite UMP et des centristes de Bayrou mais aussi des libéraux du gouvernement genre Valls et Moscovici.

L’idée de l’Union sacrée règne dans les milieux bourgeois de droite comme de gauche au niveau de l’Europe.

Déjà nous avions eu en Italie un gouvernement de techniciens qui dirigeait pour le compte de l’Europe ce pays en foulant au pied les règles constitutionnelles de la démocratie bourgeoise de l’Italie . Ils viennent de faire mieux, aujourd’hui, dans ce pays, avec un gouvernement regroupant le centre-gauche, le parti conservateur néofasciste de Berlusconi pour appliquer les recettes de Madame Merkel et de Hollande concernant l’austérité.

En Grèce c’est un gouvernement comprenant la droite, les fascistes, les socialistes qui se partagent le pouvoir pour faire souffrir le peuple grec et lui administrer la potion amère et mortel du traité européen austéritaire.

Globalement on peut dire que le capitalisme ne sait plus à quel saint se vouer pour tenter de sortir de l’impasse dans laquelle il fait vivre les peuples européens. Et l’on peut se dire qu’il interfère pour que dans chaque pays, des gouvernements à sa botte, unis, rassemblés autour de la poursuite et de l’aggravation des politiques austéritaires soient en place pour coordonner les décisions et les mettre en application.

L’Union sacrée dans notre pays a une histoire, celle de la guerre 14/18 où le capital avait besoin d’une guerre mondiale pour assurer sa marche en avant et dépasser les querelles des grands groupes industriels et financiers. Cela n’empêcha pas la crise de 1929 de survenir et d’amener la déflagrations de la deuxième guerre mondiale.

A la libération, notre pays libéré, eut un gouvernement d’Union nationale pour reconstruire le pays et c’était sur des bases de développements économiques et sociaux avec notamment toutes les grandes conquêtes sociales avec un rapport de force politique et syndical favorable aux travailleurs. Cette union nationale ne dura pas longtemps, le capitaliste français qui s’était mouillé jusqu’au cou avec le nazisme ne put supporter longtemps une telle politique favorable au monde du travail. De Gaulle quitta le gouvernement et quelques temps plus tard, en 1947, les socialistes rompirent l’unité avec les communistes pour s’acoquiner avec les centristes dans un gouvernement de troisième force qui poursuivit et intensifia les guerres coloniales offrant au bout à la droite un retour inespéré avec le régime gaulliste et la cinquième république en 1958.

L’offensive actuelle des milieux d’affaires, des journalistes bien pensants, des clubs et think-tank qui échafaudent jour après jour les politiques d’austérité, n’a qu’un but obliger Hollande à aller encore plus loin dans une politique qui rompt définitivement avec la gauche sociale et démocratique.

Les mesures prises par Hollande et Ayrault depuis quelques mois sont des signes avant coureurs de cette recherche d’une coalition qui réunirait tous les tenants de la mise au pas du social et des services publics de ce pays.

Le gouvernement socialiste a déjà donné des gages comme l’accord du 11 janvier qui détruit le code du travail, le refus de l’amnistie des militants syndicaux, le refus d’interdire les licenciements boursiers, l’annonce pour bientôt de mesures sévères pour la Sécurité sociale et les retraites.

Bayrou est prêt à gouverner, Gallois pourrait rejoindre le gouvernement, des experts bien en vus seraient utiles pour une gouvernance technique dépassant les partis et accueillant toute la faune des prêcheurs d’austérité et notamment ceux qui actuellement considèrent qu’il faut tordre le cou au SMIC .

Oui, il est temps que le monde du travail réagisse et se mobilise devant l’union sacrée pour redresser le taux de profit au dépens des salaires et des conditions de vie et de travail des salariés et retraités.

Le 1er mai et le 5 mai, tous manifestons.

Bernard LAMIRAND

 

Photos: 1) Hollande Bayrou deux grands amis

             2) Les nouveaux amis de Hollande: les grands patrons avec qui il déjeune ce midi

             3) Le couple Hollande-Merkel en pleine effusion

 

 

VA T'ON VERS UNE ALLIANCE SOCIALE-LIBERALE ET DROITE ?VA T'ON VERS UNE ALLIANCE SOCIALE-LIBERALE ET DROITE ?VA T'ON VERS UNE ALLIANCE SOCIALE-LIBERALE ET DROITE ?
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PLUS DE BOUTEILLES OXYGENE POUR LES PAUVRES EN ESPAGNE

Publié le 28 Avril 2013 par aragon 43 dans Actualités

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HOPITAL DE CREIL RASSEMBLEMENT MARDI 30 AVRIL POUR LOIC PEN

Publié le 28 Avril 2013 par aragon 43 dans EVENEMENTS

HOPITAL DE CREIL RASSEMBLEMENT MARDI 30 AVRIL POUR LOIC PEN

Un rassemblement de soutien au Dr Loïc PEN se tiendra le mardi 30 Avril à 10 heures devant l'hôpital de Creil

Creil le 22/04/2013

Chers collègues, chers amis

Je me vois contraint de vous écrire pour vous exposer la situation, à mon sens inadmissible, dans laquelle je me trouve aujourd'hui.

J'ai été "déchargé" de mes fonctions de chef de service des urgences par une lettre datée du 8 avril. Cette décision ne m'a jamais été expliquée et la lettre que j'ai reçue ne comporte aucun motif, juste une notification de décision.

J'ai néanmoins eu le motif de cette décision par voie de presse dans une dépêche Hospimédia du 11/04/2013: non production du tableau de service.

Il faut, à partir de ce motif déclaré, rappeler un peu l'histoire ... En novembre, la directrice nous annonce que le protocole d'accord régissant le décompte d'heures des services en temps continu est supprimé à compter du premier janvier 2013.

Désormais, si les obligations de service restent de 40 heures, le paiement en plages additionnelles intervient à 48 heures laissant 8 heures de travail non rémunérées.

Nous sommes alors nombreux à expliquer le danger de difficultés à venir dans les tableaux de service des urgences ou pour le maintient de l'ensemble de l'activité des autres services en temps continu. Rappelons en effet que le dépassement des obligations de services et les plages additionnelles se font sur la base du volontariat et qu'il n'y a pas beaucoup de volontaires pour du travail bénévole.

Dans un premier temps, au titre de président de la COPS, je rédige avec le vice président de la COPS une lettre d'information aux médecins sur la situation, le président de CME étant destinataire de cette lettre.

Cette lettre alertant sur la situation et le" risque de dysfonctionnement sérieux" est datée du 8 janvier. Il n'y a aucune réaction à cette lettre.

Dans un deuxième temps, je co-rédige avec les chefs de services en temps continu une lettre ouverte, reprenant pour l'essentiel la lettre de la COPS, à destination de la ministre de la santé pour l'alerter sur la situation, cette lettre sera cosignée à l'époque par 51 médecins et plus encore depuis.

Cette fois-ci, il y a une réaction, mais en aucune façon pour discuter du problème soulevé. Nous sommes accusés d'avoir impliqué la directrice de l'établissement dans cette lettre. Pourtant, la phrase incriminée :"Malheureusement, lors de la COPS de novembre, la directrice de notre établissement nous a annoncé que, sur exigence de l'Agence Régionale de Santé, représentante directe du ministre de la santé, le protocole ne sera plus honoré en 2013. Ceci est d'autant plus regrettable que la directrice, pour sa part, a exprimé son soutient à ce protocole." figurait déjà dans la lettre de la COPS en janvier et n'avait fait alors l'objet d'aucune remarque.

Enfin, après avoir consulté, oralement et par écrit les médecins des urgences et n'avoir trouvé aucun volontaire pour faire des heures supplémentaires dans les nouvelles conditions de décompte j'ai envoyé une lettre à la direction des affaires médicales par mail et par courrier avec accusé de réception le 20 mars pour faire part de l'impossibilité de finaliser le planning d'Avril au delà du 10 par manque de temps médical.

Dans cette lettre je signalais que nous avions plus de 15 jours pour trouver une solution aux difficultés du planning. Devant l'absence de réponse j'ai transmis ce courrier à l'ARS par courrier en AR et mail et demandé leur intervention. Toujours pas de réponse.

Par contre il est demandé par la directrice au docteur Meyer, chef du pole URAD de faire des propositions pour me remplacer au poste de chef de service. Il provoque alors une réunion des médecins des urgences qui me confirment dans mes fonctions par 19 voix sur 23 lors d'un vote à bulletins secrets, devant ce résultat le chef de pole ne formule pas de propositions de remplacement du chef de service à la direction.

Le huit avril, le docteur Meyer m'apprend qu'il est nommé chef de service des urgences du fait de ma suspension.

La planning n'étant pas réglé pour autant, il faudra attendre la signature d'un nouveau protocole d'accord pour le décompte du temps de travail aux urgences. Cette signature interviendra à 22h00 le 9 avril permettant la publication d'un planning fonctionnel à 23h45 et le rappel des médecins à leur domicile pour venir travailler le 10 avril dans le cadre du nouvel accord.

Plusieurs remarques après ce petit rappel historique.

Le docteur Meyer n'a pas donné d'avis et encore moins d'accord à ma suspension, il l'a signifié par courrier à notre directrice qui se prévalait de cet accord, y compris dans la presse. Je ne sais rien de l'avis qu'a donné ou pas le président de CME.

Il a bien fallu attendre la signature d'un nouvel accord de décompte du temps de travail pour produire un planning fonctionnel, preuve que je ne pouvais pas non plus le faire avant.

Quand à me reprocher une situation que je dénonçais depuis novembre, il fallait oser.

Qu'aurais je du faire de plus ? imposer (sans aucune base légale) les 48 heures de travail aux médecins des urgences ? Il n'en était évidement pas question.

Est-ce alors d'autres problèmes qui ont joué pour ma suspension ? On m'a reproché mais oralement et dans des couloirs, mon soutient à la lutte des paramédicaux pour garder les jours de RTT que l'on veut leur supprimer.

Evidement il faut faire des sacrifices pour revenir à l'équilibre budgétaire et leur combat est d'arrière garde, elles sont au contraire privilégiées. C'est un avis, ce n'est pas le mien. Je pense que ce n'est pas aux salariés de payer la mise en place désastreuse de la T2A et la gestion calamiteuse de l'hôpital par les pouvoirs publics et cette façon de revenir à l'équilibre financier est une saignée qui va tuer le patient. C'est un autre avis que rien ne devrait m'interdire de défendre.

A l'hôpital, je veux bien être jugé sur des critères professionnels, mais sur rien d'autre.

En ces temps de communication contrôlée, aseptisée, policée, il n'est apparemment pas bien vu de dire ce que l'on pense publiquement, c'est pourtant un droit constitutionnel. Je n'ose penser que ces considérations ont joué un rôle dans ma suspension. Mais alors quoi !

Je m'adresse donc à vous pour obtenir votre aide. Nombre d'entre vous on déjà signé une pétition de soutien, je les en remercie et il faut continuer. Et quid de l'institution? La CME doit elle prendre position ?

Un rassemblement de soutien se tiendra le 30 Avril à 10 heures devant l'hôpital, j'espère que vous pourrez prendre un peu de temps sur votre activité pour y passer.

Je pense sincèrement être victime d'une décision autoritaire et injuste. Si nous laissons passer ce genre de pratique, c'est la porte ouverte à l'arbitraire le plus complet.

Loïc PEN médecin aux urgences, secrétaire du collectif des médecins CGT

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MARX ET L'UNION SACREE

Publié le 28 Avril 2013 par aragon 43

L'HISTOIRE NE SE REPETE PAS MAIS ELLE PEUT BEGAYER

UN ECRIT DE MARX SUR LA POLITIQUE POLITICIENNE EN ALLEMAGNE AVEC LA DROITE ET LES COALITIONS.

Cette courte présentation de ma part rappelle les manoeuvres du capital quand il est en crise pour pratiquer l'Union Sacrée de tous les partis. Ce matin un organisme de sondage indique que les français seraient partisans d'un gouvernement d'Union Nationale. En Italie c'est le cas depuis hier où la sociale-démocratie vient de faire alliance avec les néo fascistes de chez Berlusconi. En France, depuis quelques jours la presse aux ordres du grand capital lance l'idée d'un gouvernement national composé de personalités de droite et de gauche avec des techniciens. Ils avancent les noms de Bayrou et de Gallois et d'autres personages.

J'ai repris cette lettre de Marx pour montrer à quel point la bourgeoisie sait faire pour enrôler les sociaux démocrates et tenter de pervertir y compris les éléments les plus avancés dans l'Union Sacrée du capital.

Avec la crise systèmique actuelle du capitalisme, nous sommes dans ce scénario et Hollande en est un élèment majeure pour rassembler les défaitistes.

Bernard LAMIRAND

Voici la lettre de Marx concernant la duplicité de Lassale un social-démocrate allemand.

Lettre à Kugelmann

Karl Marx

23 Février 1865

J'ai reçu hier votre lettre qui m'a vivement intéressé, et je veux répondre à ses différents points.

Tout d'abord permettez-moi de vous exposer brièvement mes rapports avec Lassalle. Pendant toute son agitation nos relations furent suspendues : 1° à cause de ses fanfaronnades et de ses vantardises doublées du plagiat le plus honteux de mes œuvres; 2° parce que je condamnais sa tactique politique; et 3° parce que je lui avais déclaré et "démontré", avant même qu'il eût commencé son agitation dans le pays, que c'était un non-sens de croire que l' "Etat prussien" pourrait exercer une action socialiste directe. Dans les lettres qu'il m'adressa, de 1848 à 1863, ainsi que dans nos entrevues personnelles, il s'était toujours prononcé pour le Parti que je représente. Mais dès qu'il se fut convaincu à Londres (fin 1862) qu'il ne pourrait poursuivre son petit jeu avec moi, il décida de se poser en "dictateur ouvrier" contre moi et contre le vieux Parti. Malgré tout, je reconnus ses mérites d'agitateur quoique, vers la fin de sa courte carrière, son agitation m'apparût sous un jour de plus en plus équivoque. Sa mort subite, notre vieille amitié, les lettres de deuil de la comtesse de Hatzfeld, ma répugnance pour l'insolence poltronne des feuilles bourgeoises envers celui qu'elles avaient tant redouté de son vivant, tout cela me détermina à publier une courte déclaration contre ce misérable de Blind; mais cette déclaration ne se rapportait pas à l'action même de Lassalle (la Hatzfeld envoya la déclaration à la Nordstern). Pour ces mêmes raisons, et dans l'espoir de pouvoir éloigner ainsi des éléments qui me semblaient dangereux, je promis, ainsi qu'Engels, de collaborer au Sozial-Demokrat (cet organe avait publié une traduction du " Manifeste Inaugural").

Quant à moi, sur son désir, j'envoyai à la mort de Proudhon un article sur ce dernier, et je permis à la rédaction de nous considérer comme ses collaborateurs, après qu'elle nous eût envoyé un programme satisfaisant. Et enfin le fait que W. Liebknecht était membre officieux de la rédaction nous fut également une garantie. Cependant, il s'avéra très vite — nous en reçûmes bientôt la preuve — que Lassalle, en fait, avait trahi le Parti. Il avait conclu un véritable contrat avec Bismarck (et naturellement sans recevoir aucune garantie de son côté). Il devait se rendre à la fin de septembre 1864 à Hambourg, et là (avec le fou Schramm et l'espion de police prussien Marr) "forcer" Bismarck à l'annexion du Schleswig-Holstein, c'est-à-dire proclamer cette annexion au nom des "ouvriers". En compensation, Bismarck avait promis le suffrage universel et quelques charlataneries socialistes. Dommage que Lassalle n'ait pu jouer cette comédie jusqu'au bout ! Elle l'aurait rudement ridiculisé et aurait montré combien il avait été mystifié. Toute autre tentative de ce genre eût été rendue impossible à jamais ! Lassalle s'est engagé sur cette fausse route parce que, dans le genre de M. Miquel, c’était un Real politiker, mais de plus grande envergure et avec des mobiles plus élevés. By the bye, j'étais depuis si longtemps fixé sur Miquel que je m’expliquais son attitude sur le fait que le National Verein était une superbe occasion pour cet avocaillon du Hanovre de se faire écouter par l'Allemagne en dehors des quatre murs de sa maison. Il voulait aussi, d'une façon rétroactive, faire valoir sa personne dans le Hanovre et jouer le "Mirabeau hanovrien" sous la protection de la Prusse. Tout comme Miquel et ses amis actuels s'emparent de l' "ère nouvelle" inaugurée par le prince régent de Prusse, pour national zu vereinlern et se cramponner au faîte prussien", tout comme ils déployèrent leur "fierté bourgeoise" sous la protection de la Prusse, de même Lassalle voulait jouer au marquis Posa du prolétariat avec le Philippe II d'Uckermarck; et Bismarck devait servir d'entremetteur entre lui et la royauté prussienne. D'ailleurs, il ne faisait ainsi qu'imiter ces messieurs du National Verein. Mais tandis que ces derniers firent appel à la "réaction" prussienne dans l'intérêt de la classe moyenne, Lassalle serra la main de Bismarck dans l'intérêt du prolétariat. Dans un sens, l'attitude de ces gens était plus justifiée que celle de Lassalle, le bourgeois étant habitué en "réaliste" à ne considérer comme son intérêt le plus immédiat que celui qui se trouve le plus près du bout de son nez. En outre, cette classe a toujours, en fait, conclu à un compromis, même avec la féodalité, tandis que la classe ouvrière, par la nature même des choses, doit être sincèrement révolutionnaire.

Pour une nature théâtralement altière comme celle de Lassalle, que des vétilles telles que postes, titres de bourgmestre, etc., ne pouvaient corrompre, c'était une pensée bien séduisante : une action directe en faveur du prolétariat, réalisée par Ferdinand Lassalle ! En fait, il était trop ignorant des véritables conditions économiques d'une telle action pour pouvoir faire de critique envers lui-même. Quant aux ouvriers allemands, ils étaient tombés trop bas à la, suite de la vile politique de réalités par laquelle les bourgeois allemands avaient enduré la réaction de 1849-1859 et toléré l'abrutissement du peuple, pour ne pas acclamer ce sauveur charlatanesque qui leur promettait de les faire passer d'un seul bond en terre sainte !

Reprenons le fil interrompu plus haut : à peine le Sozial-Demokrat était-il fondé, qu'on s'aperçut que la vieille Hatzfeld voulait exécuter après coup le "testament" de Lassalle. Elle était en relations avec Bismarck par l'intermédiaire de Wagner, de la Kreuz-Zeitung. Elle mit l'Arbeiterverein (allgemeinen deutschen), le Sozial-Demokrat, etc., à la disposition de ce dernier. L'annexion du Schleswig-Holstein devait être proclamée dans le Sozial-Demokrat et Bismarck reconnu Patron. Tout ce plan fut déjoué par la présence de Liebknecht à Berlin et à la rédaction du Sozial-Demokrat. Quoique la rédaction de la feuille nous déplût fort, à Engels et à moi; malgré le culte flagorneur pour Lassalle, la coquetterie occasionnelle avec Bismarck, etc., qui étaient en vigueur, il était naturellement beaucoup plus important, pour le moment, de ne pas rompre publiquement avec la feuille, afin de déjouer l'intrigue de la vieille Hatzfeld et d'empêcher que le Parti ouvrier fût complètement compromis. C'est pourquoi nous fîmes bonne mine à mauvais jeu, tout en écrivant privatim au Sozial-Demokrat qu'il devait faire front aussi bien à Bismarck qu'aux progressistes. Nous tolérâmes même les intrigues de Bernhard Becker (ce vaniteux plein de lui-même qui prenait au sérieux l'importance que Lassalle lui avait léguée par testament) contre l'International Workingmen's Association.

Pendant ce temps, les articles de M. Schweitzer dans le Sozial-Demokrat devenaient de plus en plus bismarckiens. Je lui avais écrit auparavant qu'on pouvait intimider les progressistes dans la "question de la coalition", mais que le gouvernement prussien, au grand jamais, n'accepterait la suppression complète de la loi de coalition, car cela signifierait une brèche dans la bureaucratie, mettrait les ouvriers hors de tutelle, entraînerait la suppression du règlement pour les domestiques, l'abolition de la bastonnade à la campagne, etc., ce que Bismarck ne permettrait jamais, et qui est même incompatible avec l'Etat de fonctionnaires prussien. J'ajoutai même que, si la Chambre rejetait la loi de coalition, le gouvernement, pour la maintenir, se retrancherait derrière de grandes phrases (disant, par exemple, que la question sociale exige des mesures "plus profondes", etc.). Tout cela se confirma. Et que fit M. Schweitzer ? Il écrivit un article en faveur de Bismarck et réserva tout son héroïsme contre des infiniments petits tels que Schulze, Faucher, etc.

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LE CAPITALISME ET LA CORRUPTION

Publié le 27 Avril 2013 par aragon 43 dans CAPITALISME

LE CAPITALISME ET LA CORRUPTION

LE CAPITALISME ET LA CORRUPTION

L’affaire Cahuzac révèle les liens existants entre le monde des affaires ainsi appelé par les grands médias et qui n’est autre que le capitalisme.

L’histoire du capitalisme regorge de ces moments où des scandales financiers éclatent au grand jour et éclaboussent le monde politique à leur dévotion.

Les historiens pourraient nous raconter à loisirs les affaires plus ou moins véreuses qui ont saisi le cercle des larbins du capital. Par exemple le scandale du canal de Panama qui éclaboussa des hommes politiques de la troisième république. Ou encore l’affaire Stavisky qui déclencha les émeutes antiparlementaires et plus récemment plusieurs affaires qui secouèrent la droite gaulliste dont la dernière en date, celle de la dame Bettancourt en cours d’instruction par les juges et qui interpellent le précédent président de la République.

Ces moments là sont consécutifs aux crises du système capitaliste et révèlent le degré de pourrissement du système.

C’est donc le système qui est la cause des frasques de ceux qui ont entre leurs mains quelques clés que le capital leur a confier.

Dans ces moments là, et plus particulièrement quand la crise du capitalisme n’est plus conjoncturelle mais structurelle, le capitalisme fait marcher à fond la responsabilité du monde politique en l’accusant de tous les maux et en faisant son bouc -émissaire pour égarer le peuple.

Le « tous pourri » fait parti de l’arsenal pour déporter les conséquences des personnages qui l’ont servi mais surtout pour étendre le phénomène à toutes les structures démocratiques existantes et qui sont les outils du peuple pour combattre l’asservissement en cours.

Ainsi pour certains toute la société est pourrie et notamment ceux qui exercent des fonctions représentatives qu’elles soient politiques, syndicales, associatives.

Bref des structures que le monde capitaliste combat chaque jour et tente à l’occasion de les pervertir.

Ainsi, tout le monde est mis dans le même sac, l’élu municipal qui agit pour l’intérêt général et qui après son travail milite pour son quartier, sa ville, l’élu départemental ou régional qui agit pour ces concitoyens, l’élu national qui agit au nom du peuple.

Quand un est pris dans le doigt dans le pot de confitures, tous les autres sont accusés aussi pour les besoins de la cause.

Bien sûr, certains se corrompent, le système est là pour y parvenir mais dire que tous sont des corrompus est indigne. Allez dire cela, comme je l’ai entendu plusieurs fois cette semaine contre des militants syndicalistes, c’est inadmissible. Le refus de l’amnistie devrait faire réfléchir ces personnes qui sont alors eux aussi les jouets du système qui les incite à mettre tout le monde dans le même sac.

Le pire est quand le « tous pourri » pénètre la classe ouvrière sous les coups de boutoirs de l’assistant procureur du capital quand tout va mal pour lui : le fascisme et l’extrême droite qui jouent alors les chevaliers blancs.

Alors céder aux sirènes du « tous pourri » peut amener à des situations graves dans cette démocratie bourgeoise héritées de la révolution et qui doit être dépassée aujourd’hui parce que l’on discerne bien que le capitalisme est arrivé dans sa phase ultime et qu’il gangrènera de plus en plus la vie démocratique si les citoyens laissent libre cours à la délégation de pouvoir et au pouvoir personnel.

Alors, certains, pris par l’idéologie dominante, sont capables d’écouter toutes les sirènes accusant la démocratie d’être la cause de cette purulence que sécrète la société bourgeoise.

On sait historiquement comment cela peut finir. Derrière l’affaire Stavisky se cachait l’hydre du capitalisme le plus autoritaire : celui du fascisme et en France nous eûmes droit au pétainisme et à la collaboration des classes dirigeantes et en particulier le capitalisme financier et industriel.

Les attaques contre les députés, les partis dont certains demandent la disparition montre à quel point le mal insidieux du capitalisme en crise frappent même les gens du peuple.

Le capitalisme est arrivé à faire croire qu’il n’est en rien responsable de la situation et que c’est le politique cause de tous les malheurs actuels.

Tout cela montre comment ceux qui dirigent la société, les grand groupes internationaux arrivent à se dissimuler et à apparaitre plus blanc que neige.

L’affaire Cahuzac montre que des hommes et des femmes peuvent être pris dans le collet capitaliste, le fait de mettre le monde politique en demeure de déclarer sa fortune est un détour pour éviter de porter le problème là où le bât blesse. Le capitalisme est porteur de la corruption, il est même le voleur qui crie au voleur. Il l’a toujours été de par son origine. C’est lui qui doit rendre des comptes et que les comptes doivent être ouvert de ses banques et que celles-ci soient démasquées et nationalisées pour que la capital ne puisse plus tricher et arriver à faire payer ses crises par le monde du travail.

Oui, une sixième république est d’actualité quand on voit la décrépitude de ce système.

Le 5 mai de la Bastille à la Nation soyons nombreux comme l’étaient ceux en 1934 qui ont barré la route à l’extrême droite et aux « tous pourris ».

Bernard LAMIRAND

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