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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

QUAND DES VACHES MANGENT DES POULES AU LIEU DE L'HERBE

Publié le 28 Février 2013 par aragon 43 dans Actualités

 

Par Spi0n

Après la déchiqueteuse à animaux venons en maintenant aux poules avec ce broyeur mobile qui leur est directement destiné. Cette grosse machine nommé "ChickPulp" (de la pulpe de poules ?!) avale et broie 5000 poules pondeuses vivantes à l'heure. Cette purée de poule sert en fait d'aliment, de nourriture aux bovins de la ferme, tout en ayant une double "utilité", puisqu'elle permet dans un premier temps de déplumer les poules et donc de vendre par la suite les plumes aux usines qui nécessitent cette matière première. Pour info, cette broyeuse est fabriquée en Finlande par la société Petsmo. M'enfin, c'est toujours pas mieux que la torture de poussins...

 

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RETRAITES : LES MAUVAIS COUPS SE TISSENT EN CE MOMENT

Publié le 28 Février 2013 par aragon 43 dans syndicalisme

 

manif-17-juin-paris-017.jpgRETRAITES LES MAUVAIS COUPS SE TISSENT EN CE MOMENT

On dit que le pouvoir égare ; cela se vérifie quand l’artifice devient la règle.

Il n’y a pas si longtemps, sous le règne de l’inénarrable Sarkozy, était remis en cause l’âge de départ en retraite à 60 ans par une loi qui défaisait l’acquis de 1982.

Des millions de français manifestèrent leur désaccord et l’on peut penser que Sarkozy fut remercié et licencié sans préavis pour faute lourde en matière d’âge de la retraite des français.

Les manifestations étaient nombreuses et fournies. Les partis de gauche s’investissaient dans la lutte contre ce projet et défilaient ensemble à Paris et en Province avec les syndicats.

Au parti socialiste, en pleine période de primaires, les candidats s’affrontaient et la plupart disaient, le poing vengeur, en direction de l’Elysée, qu’avec le retour de la gauche au pouvoir cette loi inique serait remise en cause dès le lendemain de la victoire des présidentielles .

Martine Aubry en faisait d’ailleurs un casus-belli. Hollande, plutôt réfractaire, s’alignait devant les exigences des militants socialistes, Emmanuelli était le plus vengeur et tenait la ligne du maintien des 60 ans.

En mai 2012, Hollande était élu, il se prononçait pour le retour à 60 ans pour des salariés ayant le nombre d’années de cotisations nécessaires mais il indiquait qu’il ne modifierait pas la loi votée par la droite en 2010.

Hollande cédait déjà à la pression du patronat et donnait ainsi des premiers gages à celui-ci.

La raison était toute simple : pas question de toucher au grisbi patronal .

Depuis quelques jours le gouvernement trouve excellente l’idée de ne pas revaloriser les retraites et donc de les désindexer : c’est un nouveau gage en faveur du patronat qui se prépare.

Une commission « tartempion », pour montrer que l’on discute avec les « partenaires », va se mettre en place pour traiter le problème annoncé par le Conseil d’orientation des retraites (COR) qu’il faudrait 20 milliards d’ici 2020 pour payer les retraites.

L’idée fait donc son chemin de trouver les financements nécessaires et on nous dit que l’augmentation de la CSG ne serait pas d’actualité vue qu’elle devrait servir pour une prochaine réforme de l’assurance maladie et de l’adjonction des prestations pour les personnes dépendantes.

Alors, ce beau monde de quoi discutera t’il ?

De l’âge de la retraite à retarder à nouveau au lieu de choisir la question récurrente du financement.

Certes il faudra les trouver ces financements et la CGT ne manque pas d’idées là-dessus, notamment en faisant payer le capital et non le travail.

Mais la palme des propositions revient de droit à Madame Parisot : celle-ci dans son registre habituel n’y voit que l’allongement de l’âge de la retraite à 63 ans voir 64 ans.

Bertrant, l’ancien ministre du travail indique que l’âge de départ pourrait être porté à 65 ans.

La CFDT, après avoir signé l’accord scélérat concernant la Sécurité de l’emploi (insécurité) a dans sa manche, depuis des années, la retraite par points, un système parfait pour payer les retraites le plus tard possible en se sortant d’un âge défini du départ en retraite et dans les conditions les plus précaires puisque cette retraite par point seraient calculés sur des droits provenant du travail ( salaire et emploi), de plus en plus précaires, et qui amèneraient le salarié a différé sans cesse son départ à la saint-glinglin pour avoir un niveau de retraite acceptable.

Et puis, il y a les socialistes, qui, pesant et repesant la chose, ont décidé d’oublier, d’ignorer les discours enflammés qu’ils tenaient hier, un exemple nous est fourni par une prestation d’Emmanuelli que l’on avait pu considéré comme un ami du peuple et des travailleurs et chacun et chacune se rappelle de ses saillies contre le capital, or, il vient d’avaler son chapeau à son tour, après son ami Montebourg  en déclarant : « Je vois des gens qui auront passé plus de temps en retraite que dans la vie active. C'est une situation qui ne peut pas perdurer » , et il ajoutait être pour augmenter le nombre d’années de cotisations.

Un rappel est donc nécessaire, en 2011, avant les élections présidentielles  le même Emmanuelli déclarait concernant la retraite à 60 ans :

« Ce n’est pas démagogique parce que les gens en ont envie. Il faut rétablir l’âge légal de la retraite à 60 ans, sachant que de moins en moins de gens auront leurs annuités à 60 ans ».

Un proverbe dit qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis mais que penser des girouettes qui changent d’avis en fonction des opportunités du pouvoir.

Oui, il est temps que les travailleurs s’en mêlent et empêchent aussi que des « partenaires » signent, comme il l’ont fait sur l’accord sur l’insécurité de l’emploi (c’est moi qui le dit), un texte, ces jours ci sur les complémentaires retraites les désindexant et qui aurait valeur exemplaire pour le gouvernement pour réduire les retraites du régime général.

Le 5 Mars, on y va !

 

Bernard LAMIRAND

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COMMEMORATION DE LA GUERRE D'ALGERIE A NOGENT SUR OISE

Publié le 27 Février 2013 par aragon 43 dans Actualités

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Bonjour Monsieur le Maire,
 
Nous sommes surpris de ne pas trouver dans l’agenda paru dans l’édition de Janvier-Février de “Nogent Le Mag” la commémoration du cessez-le feu du 19 mars 1962 mettant fin à la “Guerre d’Algérie” .
 
Sauf erreur de notre part le Parlement a adopté définitivement le 8 novembre 2012 la proposition de loi socialiste qui fait du 19 mars, date anniversaire du cessez-le-feu en 1962, la "journée nationale du souvenir" en mémoire des victimes de la guerre d’Algérie, après le vote en ce sens du Sénat. Le texte a été adopté par 181 voix contre 155, la gauche s’étant prononcée pour, la droite contre, à l’issue d’un débat passionné.
 
Déjà votée en janvier 2002, et dans les mêmes termes, par l’Assemblée nationale, la proposition de loi est définitivement adoptée après le vote du Sénat et ne retourne pas devant les députés.
Le Conseil constitutionnel a rejeté le 29 novembre 2012 les recours des députés et sénateurs UMP, la loi est donc validée.
 
En l’absence de cérémonie officielle, comme l’année dernière, nous vous inviterons à la cérémonie privée que de la section du PCF de Creil Nogent organisera le 19 mars 2013 devant le monument aux morts de Nogent sur Oise.
 
Cordialement,
Nellie Rochex
Secrétaire de Cellule
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VOYNET FAIT SON CINEMA

Publié le 27 Février 2013 par aragon 43 dans Actualités

Tout va très bien à Voynetgrad

 

À Montreuil (93), retranchée dans son bunker de l'hôtel de ville, Dominique Voynet, au crépuscule de son mandat de maire, doit affronter les fruits de son despotisme : les salariés du cinéma Méliès poursuivent leur grève entamée il y a 37 jours, trois services municipaux sont en grève depuis 15 jours et les 2500 agents de la Ville sont appelés à une grève générale reconductible.

 

« Tous Montreuil » proclame le logo du journal municipal. « Tous Montreuil », sauf un : Stéphane Goudet. Le directeur du cinéma municipal d'art et d'essai de la Ville de Montreuil-sous-Bois, Le Méliès, a été licencié le 23 février, sans préavis ni indemnité. La répression s'abat aussi sur d'autres salariés : Deux mutations, un CDD non renouvelé, un autre CDD généreusement repoussé de six mois afin que l'intéressé « démontre sa capacité à servir »...

Une conception féodale de la gouvernance, la croyance dévote aux vertus de la propagande, la conviction cynique que « la fin justifie les moyens », une distance aristocratique à l'égard des administrés... Depuis 2008, tous les ingrédients d'une explosion se sont accumulés pour que la ville de Montreuil se transforme en champ de bataille. Nul doute que l'ampleur de la mobilisation pour sauver le cinéma municipal d'art et d'essai de Montreuil et la résistance sans faille de ses 15 salariés au pilonnage de Dominique Voynet, ont contribué à soulever le couvercle de la marmite.
UN AIR IRRESPIRABLE
Il y a quinze jours, les personnels de l'accueil à la petite enfance se sont mis en grève sur un cahier de revendications portant sur les salaires et, une semaine plus tard, ceux de deux autres services (les affaires générales et l'état civil) les ont rejoints. Le mouvement qui concerne 58 salariés est très largement suivi. Dans la foulée, la CGT appelle l'ensemble des 2500 agents municipaux à une grève générale reconductible, à partir du dimanche 24 février.
« Respect », « mépris », « violence »... avec la grève les langues se délient sur la souffrance au travail à la mairie de Montreuil. Dominique Voynet est perçue comme « distante »« hautaine »,« glaciale »... « Elle ne dit jamais bonjour »« elle nous fuit, on dirait qu'elle a peur », « on ne peut jamais lui parler »... « Ils(Dominique Voynet et ses conseillers municipaux) sont tous là(l'hôtel de ville), au premier étage, la première année on ne les a jamais vu, ils nous évitaient. Maintenant, ils ont un vigile et aussi un digicode qui bloquent en permanence l'accès à leurs bureaux. » « On a le sentiment qu'ils ignorent notre boulot »,« on en fait de plus en plus, les tâches sont de plus en plus complexe, mais on est au même nombre et en plus on vous tape sur l'épaule en rigolant : “Te plains pas, t'es pas en train de casser des cailloux !” »
En 2011, le médecin du travail écrivait : « hors situation d’agression, 129 agents ont consulté pour souffrance psychique au travail, c’est-à-dire trois fois plus qu’en 2010. (…) S’agissant des consultations faites sur demande des agents, les consultations pour souffrance psychique au travail représentent 50% des demandes. » Le médecin parle de « sentiment de naufrage et d’abandon » et de « cas atroces ».
 
Rassemblement des salariés de la ville de Montreuil en grève, devant l&#039;hôtel de ville, le 18 février
Rassemblement des salariés de la ville de Montreuil en grève, devant l'hôtel de ville, le 18 février
Sans préjuger de son ampleur et de son issue, quelques soient aussi les présumées arrières pensées électorales des uns et des autres, le mouvement social en cours à Montreuil est emblêmatique du divorce de plus en manifeste entre les personnels de la municipalité et la maire. Et il suffit de faire un tour dans les nombreux troquets de cette ville de plus de 100 000 habitants ou encore d'arpenter les allées de son marché et de discuter avec les uns et les autres, pour constater à quel point la maire est impopulaire.
Au climat exécrable qui domine les relations sociales à la mairie de Montreuil s'ajoute l'ambiance toxique qui empoisonne le conseil municipal lui-même. Comme à celui de décembre 2012, où il faut qu'un agent de sécurité ceinture un élu proche de Dominique Voynet pour l'empêcher de frapper un représentant de l'opposition. On s'invective, on s'insulte. La maire elle-même donne le ton : « Je ne cherche pas à convaincre, je cherche à faire voter. »
Constatant que son action « souffre d'un manque de visibilité », à moins d'un an des élections municipales, Dominique Voynet s'est adjoint les services d'une agence de communication pour« consolider le positionnement de Montreuil ville écologique et sociale » et élaborer des plans de communication de crise destinés à régler les situations de tensions... Pour un coût estimé 
d'environ 200 000 euros.
UNE BATAILLE EMBLÉMATIQUE
C'est dans ce contexte que se déroule depuis des mois, bientôt cinq ans, le bras de fer entre l'équipe du Méliès et Dominique Voynet. Un conflit social ou plutôt un conflit global. Les 15 travailleurs sont des salariés comme les autres, à ceci près qu'ils sont des producteurs de culture, de ce qui nourrit une société, de ce qui lui donne un sens commun. C'est ce qui explique l'ampleur prise par la mobilisation autour du cinéma Méliès et de son équipe : quand il s'agit de cinéma, on n'est pas seulement dans l'utilitaire, on est dans l'imaginaire. Vouloir le briser, comme s' évertue la maire de Montreuil, c'est détruire le goût de la vie. Les amoureux du Méliès se battent pour vivre et comme l'a écrit François Truffaut, « la vie a beaucoup plus d'imagination que nous »C'est ce que n'a toujours pas compris Dominique Voynet.
La plupart des médias laissent à croire que la liquidation en cours de l'équipe historique du Méliès et la nomination d'une nouvelle directrice, une « chef de service », seraient l'ultime épisode d'un film, aux multiples rebondissements, qui dure depuis 2008. Un long métrage à la morale singulière où triompherait la raison du plus fort, un thriller où le héros finit par être écrasé. Bref, « l'affaire serait pliée » et Dominique Voynet, avec beaucoup de casse certes, l'aurait finalement emporté. Rien n'est moins sûr.
 
Le directeur artistique du Méliès, Stéphane Goudet.Le directeur artistique du Méliès, Stéphane Goudet.

D'abord parce qu'ici les acteurs concernés ne « font pas du cinéma ». Il n'y a pas de héros, mais un homme de 42 ans, Stéphane Goudet, un amoureux du grand écran dont toute la carrière de cinéphile, au Méliès, depuis 2002, mais aussi comme universitaire, critique et écrivain, est marquée par la volonté de partager sa passion avec le plus grand nombre. Il n'y a pas non plus de « héros solitaire », mais une équipe de quinze personnes soudée dans un combat commun. Quinze personnes qui s'en prennent plein la tête depuis très longtemps. QU'ON EN JUGE.

UN HARCELLEMENT SYSTÉMATIQUE
Pour Stéphane Goudet, tout a vraiment (mal) commencé en août 2011, avec un article élogieux du Monde sur le Méliès décrit comme « un des hauts lieux de la culture en France » où s'épanouit « une inventivité toujours renouvelée ». Dès le lendemain, le directeur du Méliès est convoqué à la direction générale des services de la mairie pour s'entendre reprocher un« article scandaleux »« Comment expliquez-vous que le nom de la maire ne soit jamais cité ? », le somme-t-on de répondre, l'accusant 
d'« avoir donné la consigne au journaliste ». Deux mois plus tard, la maire de Montreuil ouvrait les Assises de la Culture au Méliès en précisant en public n'avoir jamais voulu« la tête du directeur artistique du Méliès ».
Stéphane Goudet sera ensuite successivement accusé de « maltraitance » sur un des salariés du Méliès, sera soupçonné d'avoir reçu des pots de vin, de trafiquer de la drogue... Tout a fait pschitt !Mais tout cela parasite en permanence le travail d'une équipe qui n'arrive pas à comprendre pourquoi elle est ainsi « prise en grippe » par la maire, alors qu'elle a le sentiment de faire du bon boulot, salué par les spectateurs comme par les professionnels.
L&#039;équipe du MélièsL'équipe du Méliès

En mai 2012, c'est de Cannes où s'ouvre le festival que l'équipe de programmation du Méliès découvre sur le site de la Ville un appel à candidature pour diriger Le Méliès et évincer de fait Stéphane Goudet. 150 exploitants français s'engagent aussitôt, dans une lettre publique, à ne pas candidater à ce poste et les salariés du Méliès lancent un préavis de grève. Évoquant un « malentendu », la mairie se replie sur la proposition d'une « direction bicéphale », sur laquelle elle s'était auparavant — avant l'annonce — accordée avec Stéphane Goudet...
À l'automne 2012, arrive la grosse artillerie avec le lancement de la grande affaire de la « caisse noire », des « détournements de fonds », etc. Pour les salariés du Méliès, les deux plaintes de la maire, se traduisent concrètement par deux enquêtes successives en un an avec, au total, 35 auditions de 2 heures à 5 heures chacune, pendant quatre mois au total. Dans un de ses éditoriaux du journal municipal, Dominique Voynet se plaint du« harcèlement » subit par elle et son équipe.
 S'agissant du Méliès, il y a la forme, les méthodes détestables employées par une maire qui se dit « de gauche », et le fond, les conditions et le contenu indispensables à la réussite populaire d'un projet politico-culturel dans une ville de plus de 100 000 habitants.
Dominique Voynet et ses amis motivent la procédure de licenciement engagée contre Stéphane Goudet aux motifs qu'il aurait « manqué au devoir de réserve » et à « l'obligation de loyauté » liés à sa fonction. Enfin, il serait coupable de « non dénonciation d'une irrégularité comptable ».
C'est sur ce dernier point que Dominique Voynet a centré depuis des mois sa campagne publique contre le Méliès. Une « caisse noire » alimentée par les recettes de séances non-commerciales (films expérimentaux, films sans distributeurs…) auraient fait perdre pas moins de 143 000 euros à la Ville. Un chiffre, manifestement destiné à frapper l'opinion, finalement devenu récemment « des dizaines de milliers d'euros », qui pose question.
Notamment celle de savoir où serait passée une telle quantité d'argent, quant il est avéré — ce que ne conteste personne — qu'il n'y a pas eu d'enrichissement personnel ? La matérialité des faits elle-même est en cause quand les salariés du Méliès affirment, preuves à l'appui, que c'est de 8 000 euros dont il s'agirait, somme correspondante aux écoles n'ayant pas encore acquittées leurs séances. Le Trésor public lui-même indique que l'argent en question rentrera dans les caisses du Méliès d'ici juin. La ville le fait pourtant figurer comme manque à gagner « à payer par le contribuable montreuillois » dans son rapport d'enquête...
500 personnes manifestent dans les rues de Montreuil en soutien au Méliès, le 19 janvier500 personnes manifestent dans les rues de Montreuil en soutien au Méliès, le 19 janvier

Comme le répète à tue tête Dominique Voynet, la justice mène son enquête et le procureur a été saisi. Mais, pour la maire de Montreuil, c'est : exit la présomption d'innocence, les accusés sont coupables à priori et le dépôt d'une plainte vaut condamnation... qu'elle exécute manu militari de son propre chef ! Celle, qui fut sénatrice, ministre, devrait le savoir : cela s'appelle « faire justice soi-même » et la loi l'interdit.
Ainsi, des salariés du Méliès sont-ils sanctionnés et leur directeur licencié pour « non dénonciation d'une irrégularité comptable » dont la réalité reste entièrement à prouver ! Enfin, signe du malaise grandissant suscité par un « dossier » de plus en plus vide, on apprend que la communauté d'agglomération Est Ensemble, théoriquement futur gestionnaire du cinéma et que la Ville prétend elle aussi victime, confirme qu'elle ne se joindra pas à la plainte de la ville de Montreuil contre l'équipe du Méliès...
Dans une lettre au vitriol à Dominique Voynet, le cinéaste Jean-louis Comolli considère que celle-ci « a recours a des méthodes qu'au cinéma on qualifierait volontiers de “gangster” ». « Je n'irai pas jusque là » précise-t-il prudemment, mais sa conclusion est sans appel : « Vous n'avez pas le pouvoir : vous êtes le pouvoir, et en tant que telle exposée à la critique, à la contestation, à la protestation. Une place vous est réservée aux portes de l'Enfer de Dante : celle des tricheurs. »

UNE CHASSE AUX SORCIÈRES
« Manquement au devoir de réserve »« obligation de loyauté », des fautes, reprochées au directeur du Méliès pour justifier son licenciement, à l'humour involontaire de la part de la membre historique d'un parti, les Verts, où pareille injonctions relèveraient de l'inquisition.
Nonobstant que l'accusé, Stéphane Goudet n'est pas fonctionnaire municipal mais consultant avec un contrat de 96 heures par semaine (un mi-temps dans la pratique), pour Dominique Voynet, être employé par une mairie impliquerait, automatiquement, de « fermer sa gueule ».
Ainsi, madame la maire estime-t-elle parfaitement légitime d'éreinter pendant des années un de ses salariés par tous les moyens médiatiques, tandis que celui qu'elle cloue ainsi au pilori devrait battre sa coulpe. Jusqu'au tragicomique quand, pour remplir un « dossier » par trop inconsistant, l'employeur mairie de Montreuil peaufine son réquisitoire : Stéphane Goudet se serait rendu « coupable d'insultes subliminales ». Il aurait menacé, sur Facebook, de parler de « politique culturelle »...

 
Pendant la grève, le cinéma Méliès est gardé par des vigilesPendant la grève, le cinéma Méliès est gardé par des vigiles

Dans un article de Libération du 22 mars 2008, La journaliste Sylvia Zappi brossait ce portrait de Dominique Voynet : « La nouvelle maire assure aujourd'hui qu'il n'est plus question de“se montrer agressive et brutale” ». Elle veut “réconcilier ” les Montreuillois. » L'article se concluait ainsi : « Le tout, “sans chasse aux sorcières”, assure-t-elle, les yeux rivés sur un organigramme où des signes “+” et “-” ont été dessinés en face des noms des directeurs. » Quatre ans plus tard, 24 des 25 directeurs de service ont été changés.

UN OUTIL DE PROPAGANDE
Ce qui est en cause au fond, c'est le degré d'indépendance, la liberté de création et d'expression pour les secteurs « médiatiques » de la vie municipales : cinéma, théâtre, presse... Pour bien mesurer ce qui se joue à travers la volonté de contrôle absolu du Méliès par Dominique Voynet, un coup d'œil sur son « organe central » vaut le détours.
Tous les quinze jours, les Montreuillois reçoivent dans leurs boites à lettres le journal municipal, Tous Montreuil. À l'instar des salariés avec leur journal d'entreprise, ils ont appris à lire entre les lignes pour glaner quelques informations utiles. Rien là que de très scandaleusement banal hélas, la presse municipale, à l'instar de la presse d'entreprise (patronale est le mot juste), est la voix de son maître.
Dans Tous Montreuil, on est au pays des Bisounours, avec une belle collection d'images de la maire et son inévitable éditorial. Ses journalistes n'y ont pas la moindre parcelle d'indépendance. Ils doivent filer doux sous peine d'être virés, comme la rédactrice en chef de Tous Montreuil, il y a quatre mois. Sa remplaçante formule ainsi sa mission : « Valoriser au mieux les choix politiques de la municipalité. 
Invitation à un débat au Méliès, « qui n&#039;a rien de politicien », par la mairie, en pleine grève des salariésInvitation à un débat au Méliès, « qui n'a rien de politicien », par la mairie, en pleine grève des salariés

S'agissant d'un cinéma comme le Méliès, on peut imaginer sans peine ce que donnerait pareil ordre de marche. Privé de son indépendance artistique, il serait dès lors soumis aux inévitables pressions de la majorité municipale sur sa programmation. Films des réseaux amis, de ceux qui ont aidé à la dernière campagne électorale, les renvois d'ascenseurs... le clientélisme pourrait s'épanouir sans aucun frein.
Pourquoi se gêner quand on est « chez soi ». Quand, le 4 février, la mairie veut organiser une projection du film de Yann-Arthus Bertrand, « Planète océan », sur le thème de l'écologie maritime, suivie d'un débat entre le réalisateur et la maire, un proche de celle-ci n'y voit bien sûr « rien de politicien ». De même, lorsque l'élue au cinéma exige la reprogrammation de « Tous coupable » de Jean-Paul Jaud, après avoir réalisé que plusieurs élus Europie Ecologie Les Verts y propagent la bonne parole sur Fukushima et les OGM. Quel retournement pour ce parti qui s'était opposé à la municipalisation du Méliès en 2001, en désignant le risque d'une prise de contrôle politique de la programmation et d'un poids excessif de l'administratif.
Dans une tribune publiée dans Libération du 14 février, quatre cinéastes, membres du conseil du cinéma Méliès, Sólveig Anspach, Dominique Cabrera, Robert Guédiguian et Dominik Moll, estiment que la maire de Montreuil « ne semble pas voir l’essentiel » et « qu’en déclarant la guerre au Méliès, elle affaiblit l’une des salles art et essai les plus exemplaires de France. Et que, ce faisant, elle rend plus difficile le combat de tous ceux qui se battent pour une meilleure exposition de nos films. »
Plaidant pour le « renforcement des salles indépendantes art et essai », ils affirment que « leur vitalité passe par des politiques éditoriales singulières, incarnées par des programmateurs passionnés. Ce sont eux qui donnent une identité forte à ces salles, tel le Méliès. L’aveuglement de la mairie de Montreuil aboutit à un immense gâchis ».

UN TRÉSOR PUBLIQUE
Un « immense gâchis » qui concerne la salle publique d'art et d'essai qui marche le mieux en France. Voilà un petit cinéma de trois salles et 495 fauteuils qui accueille entre 175 000 et 200 000 entrées par an. Soit, dans le langage du métier, un « taux d'occupation fauteuil » qui est le plus élevé dans le champ des cinémas d'art et d'essai hexagonaux.
Un cinéma tourné vers l'extérieur, qui organise deux à trois débats hebdomadaires, les 52 semaines de l'année. En 2012, 80 cinéastes sont venus du monde entier dans la salle montreuilloise pour présenter leurs films et discuter avec le public. Des stars, comme Oliver Stone, Michael Cimino ou Abel Ferrara et des cinéastes plus confidentiels comme le Turc Nuri Bilge Ceylan, le Thaïlandais Weersasethakul ou l'Iranien (interdit dans son pays) Jafar Panahi.
La dernière en date des manifestations de soutien au Méliès et à ses salariés, après bien d&#039;autresLa dernière en date des manifestations de soutien au Méliès et à ses salariés, après bien d'autres

Impur pour les uns, trop pur pour les autres, le Méliès a pour spécificité culturelle de refuser d'ostraciser les films en projetant des œuvres réalisées par des petits amateurs, des films expérimentaux et des blogbusters de qualité. La grande force de cette salle est dans sa capacité d'offrir le cinéma le plus pointu, le plus singulier, tout en étant une salle populaire qui va cartonner avec Dany Boon.
85% des spectateurs du Méliès viennent de Montreuil et de la Seine-Saint-Denis ; ancré localement, il profite aussi de sa proximité avec la capitale et attire 15% des Parisiens. Au fil des années, le Méliès a réussi à fidéliser de très nombreux spectateurs, avec parmi eux des « vrais amoureux du cinéma » qui n'hésitent pas à venir de loin en France pour voir un film rarement projeté et rencontrer un cinéaste. Outre les séances scolaires régulières, chaque semaine, contrairement à ce qui se fait ailleurs, un film destiné spécifiquement au jeune public est à l'affiche.

UN OBJET ENCOMBRANT
Un « palmarès » qui justifie que le Méliès renaîsse dans un bâtiment flambant neuf de six salles avec un espace librairie et un café. Pour l'heure, les travaux sont suspendus et il est bien improbable que son inauguration ait lieu d'ici la fin de cette année, comme annoncé par Dominique Voynet. En 2014, après les élections municipales, semble plus vraisemblable.
Fin 2013, le cinéma Méliès (le personnel après les murs), aura perdu son statut municipal et sera transféré à la communauté d'agglomération. Une porte de sortie au conflit serait d'anticiper ce transfert laissant alors à l'« agglo » le soin d'en négocier les modalités avec les intéressés. On peut légitimement se demander pourquoi la maire de Montreuil n'emprunte pas cette voie, somme toute honorable
 
Une des nombreuses assemblées où les montreuillois débattent de l&#039;avenir du Méliès et des actions à venir Une des nombreuses assemblées où les montreuillois débattent de l'avenir du Méliès et des actions à venir

Les Montreuillois n'ont pas oublié que Dominique Voynet, aussitôt après son élection en 2008, s'est empressée de suspendre le projet du nouveau Méliès, dénoncé dans la presse comme un projet « trop cher »« élitiste », « bobo ». La nouvelle équipe municipale mettra neuf mois pour finalement revenir en arrière et avaliser le projet. Sans enthousiasme, c'est le moins qu'on puisse dire, il fut même un moment envisagé d'enterrer physiquement le nouveau Méliès...
Les bruits qui courent sur l'intention de Dominique Voynet de se débarrasser du Méliès ne tombent pas du ciel. L'« accord secret » qu'elle a passé en 2008 avec le MK2 et l'UGC Gaumont, pour qu'ils retirent leur plainte pour « concurrence déloyale » et« abus de position dominante » contre le futur Méliès, cacherait un engagement de privatisation. « Pourquoi le public irait faire moins bien et plus cher, ce que le privé arrive à faire avec excellence ? » s'interrogeait Dominique Voynet.
Alexandra Michot du Figaro s'est récemment faite l'écho des« raisons économiques » qui motiveraient Dominique Voynet : « La mairie n’a pas forcément les moyens de financer (…) les salaires et l’entretien du tout nouveau cinéma Méliès. (…) Ce futur plus grand cinéma municipal d’art et essai de France pourrait, non pas coûter, mais rapporter une jolie somme à la ville, si l’un des deux groupes sur les rangs pour le gérer à la place de la municipalité le prenait en concession. »

UN BIEN INESTIMABLE
Ce qui est certain c'est qu'aucune issue pérenne à « l'affaire du Méliès » n'est possible contre l' équipe qui a fait la salle d'excellence que tant de municipalités envient à Montreuil, dont il faut rappeler qu'elle se situe dans le « 93 », le département le plus pauvre de France. Dans Tous Montreuil, du 12 février 2013, Dominique Voynet titrait son éditorial : « Rendre le Méliès aux amoureux du cinéma ». C'est bien de cela dont il s'agit.
Rien ne sera possible en méprisant les milliers de personnes qui se mobilisent sans faillir depuis des mois et même des années, qui manifestent, se réunissent, écrivent, tractent, pétitionnent,discutent
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5 MARS GREVES ET MANIFESTATIONS POUR DIRE AUX DEPUTES ET SENATEURS NE VOTER PAS LA DISPARITION DU DROIT DU TRAVAIL

Publié le 27 Février 2013 par aragon 43 dans politique

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A cettte époque,il était question de se donner des droits et non pas de les enlever....

 

 

 

LE 5 MARS NOUS DEVONS ETRE TRES NOMBREUX DANS LES MANIFESTATIONS

Les chiffres du chômage viennent de tomber, ils sont catastrophiques, la  France est entrain de rejoindre le peloton des pays où le chômage devient quelque chose d’endémique.

Si le gouvernement peut invoquer que les politiques précédentes menées par Sarkozy et le Medef y ont contribué, il a maintenant sa part de responsabilité  dans les chiffres qui tombent par la politique d’austérité qu’il mène et qui appauvrit le monde du travail à la vitesse grand V et donc l’économie générale du pays.

La croissance qu’il invoque ne sera pas au rendez-vous de 2013 pour juguler les pertes d’emplois qui ne cessent d’augmenter et la précarité de l’emploi qui devient une nouvelle façon de faire chômer  tour à tour les salariés notamment la jeunesse.

Ce gouvernement, il faut le dire, a choisi le camp du libéralisme et donc de la réduction de ce qu’il appelle le coût du travail rejoignant ainsi l’idéologie patronale sur les charges sociales.

L’accord sur la Sécurisation de l’emploi est un immense appel d’air pour le patronat afin qu’il réduise les salaires et précarise l’emploi pour relever le taux de profit des grandes entreprises notamment.

Toutes les mesures de cet accord, que le gouvernement veut transcrire dans la loi, sont une attaque  délibérée aux fondamentaux du code du travail et des protections et garanties pour les salariés dans les entreprises et services.

Avec cet accord, s’il est transposé dans une loi, les salariés se retrouveront devant la machine implacable de l’exploitation patronale et des dérives autoritaires patronales qui ne manqueront pas de s’exercer. Le droit du travail va être pour ainsi dire sacrifier sous l’autel de la compétitivité et du profit.

Ce gouvernement a tenu la plume des signataires, il fait le jeu du patronat, il ment avec les organisations syndicales signataires que cet accord serait un bien pour le monde du travail.

S’il prend la responsabilité de l’inclure dans la loi, il aura à en répondre devant les électeurs et devant ce monde du travail qu’il prétendait défendre tout au long de la législature en cours.

Demain, avec cet accord en poche, les patrons auraient les mains libres pour décider des salaires, du temps de travail, de la précarité de l’emploi, de la mobilité de celui-ci, de la fermeture et des licenciements sans que la justice puisse venir les inquiéter dans leurs exactions sociales.

C’est grave.

Il faut relever le défi.

Aucun travailleur et aucun retraité ne peut être indifférents à ce qui se trame pour dessoucher les garanties en matière de protection du droit du travail et aussi de la Sécurité sociale obtenus par de grandes luttes de travailleurs qui y ont parfois sacrifié leur vie.

Alors, le 5 mars, à l’appel de la CGT, FO, SUD, FSU et des magistrats ainsi que des inspecteurs du travail, nous devons tous être dans les rues pour manifester et appeler les députés et sénateurs de gauche à rejeter cet accord qui nous ramènerai inexorablement au temps où les patrons avaient tous les droits sur les travailleurs.

Le 5 Mars concerne tout le monde du travail mais aussi ceux qui l’ont construit par les luttes et qui sont en retraite aujourd’hui et j’en fais partie. Nous savons aussi que des travailleurs proches des organisations syndicales signataires s’apprêtent à manifester leur désaccord.

J’irai dans l’Oise à la manifestation de Chambly à 10 H30 pour dire au député Françaix, socialiste, que les travailleurs ne l’autorisent pas à signer cet accord scélérat.

Bernard LAMIRAND Syndicaliste.

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BERNARD THIBAULT SUR FRANCE INFO CE MATIN

Publié le 26 Février 2013 par aragon 43

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ITALIE OU VAS TU ?

Publié le 26 Février 2013 par aragon 43 dans Actualités

ITALIE  OU VAS-TU ?

Le résultat des élections en Italie recèle le malaise grandissant de la société dans laquelle les peuples européens vivent et se sentent cernés par l’injustice et l’insécurité sociale émanant de cette Europe du Fric.
Les données du vote en sont révélatrices.

La droite relancée dans un populisme fascisant mussolinien est un des pires dangers avec Berlusconi : une sorte d’UMP allié avec le Front National et un ramassis de néo-fascistes.

Un clown vient de faire son apparition et recueille les voix de tous les écœurés de la politique politicarde, des voix qui seront englouties dans un système capitaliste ayant atteint là-bas des sommets dans la voyoucratie.

Et puis, un parti dit de gauche, ancien parti communiste italien, devenu démocrate libéral et centriste, qui a littéralement abandonné le monde du travail pour se fourvoyer dans la mélasse italienne et un reste communiste complètement à la dérive.

Pourtant il y a une autre Italie, une Italie du peuple, une Italie du monde du travail qui se retrouve dans les luttes, dans de grandes manifestations contre l’austérité européenne.

Cette Italie-là ne se retrouve pas dans cette bande de margoulins à la solde du libéralisme.

C’est un peuple orphelin d’un parti communiste italien qui lui manque cruellement aujourd’hui pour combattre le capitalisme et s’opposer à l’austérité .

Cette situation italienne montre à quel point le système pourri du capitalisme, arrivé à ce stade de dégénérescence, peut aussi rendre les citoyens errants pour maintenir sa domination avec tous les bateleurs possibles et imaginables apparaissant soudainement pour venir diviser et jeter la confusion quand le peuple commence à redresser la tête.

Gramsci disait par rapport à ce monde : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ».

Ce qui se produit en Italie montre aussi l’échec de cette Europe que nous vantais la sociale-démocratie européenne et qui choisissant le libéralisme  a fait le lit de toute la réaction qui est au commande de l’Europe du fric actuelle.

En France, cela devrait faire réfléchir ce gouvernement qui mène le pays vers cet abime que connait l’Italie aujourd’hui.

L’austérité, les dérobades, les reculs, les mensonges d’état, les abandons de promesses d’ailleurs très limitées, font qu’un écœurement se développe dans les milieux populaires particulièrement frappés par les mesures que prennent les tenants socialistes de l’austérité.

Cette politique qui consiste à frapper le monde du travail particulièrement, à réduire les salaires, les droits sociaux, à y mettre la diète pour ceux qui souffrent, entrainera aux mêmes conséquences que l’Italie en France avec une droite alliée au front national qui se préfigure pour les prochaines échéances électorales.

En frappant les travailleurs, comme le parti social démocrate l’a fait en alliance avec le banquier Monti en Italie, les socialistes français sont entrain d’ouvrir la porte grande ouverte à la réaction et à la revanche de cette droite sarkozienne.

En Italie, le force communiste a été littéralement enterrée par ceux qui l’ont diluée et reconstituée dans une force sociale-libérale dont on voit les conséquences dramatiques pour les travailleurs italiens. En France, la bataille a permis que cette exutoire ne soit pas choisi par le PCF et aujourd’hui il est en mesure d’être la force qui redonne de la vitalité à l’idée communiste.

C’est précieux et il est nécessaire qu’il se donne encore plus de clarté dans sa vision d’un communisme d’aujourd’hui et de demain.

En attendant, ce qui va compter, c’est les luttes et le débat avec les travailleurs pour passer à l’offensive face au capital et pour battre le social-libéralisme qui mène la même politique qui a conduit l’Italie à cette désespérance électorale .

Le 5 Mars fait partie du contre-choc à opérer contre les menées austéritaires développées par Hollande et consorts en faveur de la finance.

 

Bernard LAMIRAND

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5 MARS IL FERA JOUR

Publié le 24 Février 2013 par aragon 43 dans syndicalisme

index-copie-4DEMAIN 5 MARS IL FERA JOUR

En ce dimanche le blanc manteau

Recouvre toutes les palinodies

Au loin un enfant joue au cerceau

Tourne- tourne la roue de la vie

 

Au Salon de l’agriculture le président

Passe et repasse devant les étals

De son air doucereux et languissant

Il verbalise et tortille devant l’animal

 

Près de là le peuple souffre

De ses volte-face vers le patronal

Peuple trompé visage pourpre

Cherche son unité en lutte radicale

 

Dans les huisseries des salons patronaux

Les fourbes ont signé perte d’emplois et salaires

D’autres qu’eux ne se sont pas devenus féaux

L’espoir est en eux contre le précaire

 

Peuple il est temps de te réunir

D’agir et défendre tes droits

De ne plus être dominé et souffrir

De ne pas être du capital une proie

 

Que l’on soit de partout ou de nulle part

L’heure est au réveil du printemps

Des jonquilles naissent unité et départ

Pour luttes contre l’indigne agrément


Demain il fera jour

Ensemble quoique nous sommes

D’ombres nous feront le détour

Pour que les revendications tonnent

 

Le cinq mars sorti du blanc manteau

Surviendra  luttes et succès

L’unité de ceux qui souffrent mille maux

Sortira salaires et emplois contre précarité

 

Bernard LAMIRAND

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SALON AGRICOLE LE PRESIDENT S'ENCROTTE DE PLUS EN PLUS

Publié le 23 Février 2013 par aragon 43 dans politique

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adieu veau, vache, cochon, couvée

 

 

LE PRESIDENT CHEZ LES VACHES

Ah, rassurez-vous, ce n’est pas ce que vous pourriez penser !

Les vaches sont à Bruxelles et elles nous font manger de la vache enragée.

Ce matin il fait le tour des popotes de la ferme au saloon : il visite les poulaillers, les clapiers à lapins, il remue la glaise et le fumier laissés par les bestiaux, il papote avec les fermières et leur pot au lait (adieu veaux vaches, moutons poulets) , il s’assure que la traçabilité de l’élevage bovins, ovins, porcins permette à nos assiettes d’être mangeables après les magouilles des étripeurs.

Bref un président au champ mais pas au champ d’honneur.

C’est vrai, l’enjeu agricole y  est important, y compris pour le développement de nos productions, mais ce président est-il si proche de la vie des gens qui vont circuler dans les allées de ce salon de l’agriculture ?

C’est facile d’aller taper le cul des vaches, de se faire accompagner des caméras télévisuelles, de dire quelques bons mots préparés par quelques sots  ou pétes-sec qui pantouflent à l’Elysée  sur la situation économique et sociale.

Mais le coté bucolique à des limites ce matin.

Les commissaires politiques de l’Europe libérale - ils ont remplacé ceux de Moscou-  ont livré leur verdict : la France ne pourra respecter un déficit budgétaire de l’ordre de 3 % et la croissance sera égale à Zéro en 2013.

Voilà un président qui devrait nous expliquer les raisons de cette culbute.

N’est-ce-pas sa politique d’austérité ?

N’est-ce pas une politique qu’il a repris à son compte après avoir brandi les poings contre la finance ( l’ennemi, c’est la finance, disait-il ) et après avoir capitulé devant Merkel et appliqué sans vergogne le traité qu’elle avait décidé avec Sarkozy pour réduire les coûts sociaux et renflouer ceux qui ont causé cette crise ; ce Président n’a plus que comme argument que le « demain ça ira mieux », un peu comme le paysan qui attend qui attend l’ondée réparatrice mais lui sait qu’elle viendra de la nature alors que les artifices politiques ne sont que de l’esbroufe.

Hollande pourrait nous dire quelques mots quand même sur sa pirouette, pour s’en sortir, quand il a accepté la règle d’or et le traité européen en nous  signifiant qu’il avait obtenu un additif sur la croissance.

Où elle est cette croissance attendu pour 2013 ?

Zéro nous disent les experts européens qui critiquent la France mais oublient de se frapper la poitrine car c’est leur politique qui entraîne cette dégringolade économique et sociale de l’Europe.

Une dégringolade pour les beaux yeux du profit roi qui rayonne en ce moment.

Regardez-le, ces multinationales, elles se frottent les mains, elle réalisent des profits records et elles sont entendues par tous les pouvoirs qui se trainent à leurs pieds pour réduire ce qu’elles appellent le coût du travail.

Ce matin, un néokeynésien, Fitoussi, sur France-Inter, disait que cette politique ne pouvait qu’entrainer que la récession  et le chômage : ce que les économistes marxistes soulignent depuis bien longtemps.

Mais il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, et hier, soliloquant sur les diagnostics de croissance zéro pour la France, l’inénarrable Moscovici ministre des finances des libéraux et du Medef, promettait de faire encore des efforts pour soulager le capital de coûts trop élevés comme celui du travail et l’on peut saisir pourquoi ce gouvernement et Hollande mettent autant de zèle à casser le social et les services publics de ce pays.

En fait leurs recettes sont plutôt des purges, des purges administrées en Grèce, en Espagne, au Portugal et qui loin de remettre l’économie d’aplomb la plombe et c’est ce qui nous arrive en France avec les mesures d’austérité qui touche le travail et protège le capital.

Alors, Hollande, n’a plus que le plancher des vaches pour livrer ses balivernes à des paysans qui savent que l’on ne se payent pas de mots quand à la levée de semences et qu’il ne faut jamais raconter des histoires quand les blés sont sous la grêle.

Vivement le 5 Mars.

 

Bernard LAMIRAND

 

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LA MAFFIA CAPITALISTIQUE

Publié le 22 Février 2013 par aragon 43 dans politique

Un camarade m'a envoyé, il y a déjà un certain temps toute la panoplie des participations des grands groupes capitalistes et la toil d'araignée qu'ils ont tissé et qu'ils tissent toujours pour exploiter et tirer le maximum de profit du travail salarié qu'ils considérent comme un coût.

 

 

 

 

 

Cliquez  ici en surimpression.

http://www.alternatives-economiques.fr/fic_bdd/article_pdf_fichier/1274372604_cac40_3.swf

 

 

 

 

Ce tableau vous pourvez l'animer avec votre souris pour voir les participations de chaque multinationale.

 

 

Amitiés Bernard LAMIRAND

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