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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

CGT L'HEURE DE L'ACTION A SONNE

Publié le 31 Janvier 2013 par aragon 43 dans syndicalisme

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GOODYEAR AMIENS NORD LUTTE POUR L'EMPLOI ET L'INDUSTRIE

Publié le 31 Janvier 2013 par aragon 43 dans politique

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Hollande a Saxby Montataire promettant l'avenir: l'entreprise a ferme.

 

 

APRES ARCELOR MITTAL FLORANGE VLA GOODYEAR AMIENS NORD

Goodyear vient d’annoncer la fermeture de son site d’Amiens-Nord.

1175 emplois devraient disparaitre et des milliers par effet induit.

Ce groupe a délibérément mis en difficulté cette usine.

C’est un véritable acharnement depuis 5 ans pour fermer ce site et la justice a toujours tranché en faveur des salariés qui n’acceptent pas la fermeture de ce lieu de production et de création de richesse.

Un chantage a eu lieu pour les obliger à travailler plus et plus longtemps pour des paies réduites, ils ont refusé et c’est tout en leur honneur. A coté, l’autre usine, Goodyear Amiens Sud, sous l’empire de la peur, a accepté ces conditions d’esclavage et aujourd’hui ils disent qu’ils mènent une vie de dingue et la presse indique qu’il y a des suicides dans cette usine située à Amiens Sud. Ces mêmes travailleurs vivent sous le couperet de la menace de fermeture puisque l’accord ne dure que jusqu’en 2014.

Dans cette usine, on est retourné à l’âge des cavernes sociales ( bosse à tire larigot et tais-toi).

Là comme ailleurs, il est facile pour un patron qui veut réduire le coût du travail de transférer ses commandes là où l’exploitation est encore plus rude et c’est ce qui se passe et se passera avec cette chasse à la réduction des coûts que l’on trouve dans l’accord scélérat de la Sécurisation de l’emploi ( insécurité de l’emploi) signé par le MEDEF, les syndicats CFDT-CGC-CFTC sous le parrainage du ministre du travail Sapin.

On y retrouve ce qui s’est passé à Continental Clairoix où les travailleurs avaient accepté de faire des sacrifices sur leur temps de travail et l’on a vu, quelques temps plus tard, ce groupe de pneumatiques fermer l’entreprise.

Nous allons devoir nous battre partout comme le font les camarades de Goodyear Amiens car l’accord fripon permettra au patronat tous les chantages possibles pour réduire le prix de la force de travail tout en augmentant les cadences et précarisant l’emploi.

Le gouvernement, par la voix de Montebourg vient de déclarer qu’il voulait éviter le pire. Quel reniement de la part de ce ministre qui voulait bouffer du patron il y a peu de temps. Eviter le pire, c’est tout ce qu’il a trouvé et là apparait le même scénario qu’à Arcelor Mittal Florange, accepter les conditions patronales de désengagement moyennant un plan social comme solution du moindre mal.

Que dire alors de ce gouvernement qui nous parle de reconquête industrielle quand il accepte à chaque fois le chantage patronal qui va de l’aggravation des conditions de travail jusqu’à la fermeture de lieu de production.

C’est un abandon en rase campagne, quand on s’incline devant le fait accompli patronal de la fermeture.

Hollande s’était pourtant déplacé à Amiens et avait dit, lors de sa campagne électorale, qu’il refuserait la fermeture de ce site :  encore une promesse de Hollande qui tombe à l’eau.

Aujourd’hui, dans toute la France, la fonction publique est en grève, il s’accumule un lourd contentieux sur les salaires avec ce gouvernement qui a pris le costume de l’insécurité sociale et de l’abaissement des salaires et des pensions.

Des grèves et des initiatives, il faudra les multiplier pour que ce gouvernement, qui se dit de gauche, change de direction et prend des décisions en faveur du monde du travail plutôt qu’en faveur de la finance qu’il cajole actuellement.

Il est temps d’agir et « on ne lâche rien » comme le font les travailleurs de Goodyear à Amiens qui ont besoin de tout le soutien de ceux qui veulent une France industrielle et non une France de chômage.

Encourageons les « Goodyear » avec nos propres luttes.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

 

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HOLLANDE ON VA LUI DEBOUCHER LES OREILLES PAR LES LUTTES

Publié le 31 Janvier 2013 par aragon 43

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CHOMSKY DIT BIEN LES CHOSES

Publié le 30 Janvier 2013 par aragon 43 dans politique

Chomsky.jpgLes 10 stratégies de manipulation des masses

J’ai reçu plusieurs fois cette contribution de Chomsky qui montre à que point l’idéologie dominante circule dans les têtes.

Je vais me permettre d’y donner un aperçu personnel en annotant quelques réflexions aux développements fait par Chomsky.

Bernard Lamirand. 

1/ La stratégie de la distraction Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

BL- Cette semaine, nous avons eu droit au retour des geôles du Mexique de Florence Cassez, non pas que l’information était à proscrire, mais plutôt le déluge de commentaires, de suivi de cette personne de l’aéroport jusqu’à son hôtel, les interviews, le tapis rouge déployé par le gouvernement, sa vie en prison, ce qu’elle va devenir, sa santé, sa vie de famille, tout y ai passé et le sujet a été retourné dans tous les sens. On nous a rabattu les oreilles avec cela pour ainsi dire alors que des sujets plus graves auraient été les bienvenues comme ceux de Renault ou le PDG annonce tranquillement la suppression de 8500 emplois et un chantage si les syndicats ne signent pas un plan de compétitivité baissant les salaires et flexibilisant le temps de travail.

Oui, il y a la diversion en choisissant démesurément un événement qui méritait certes information mais pas déluge de futilités.

 

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

BL- Là nous pourrions citer le déballage actuel sur le devenir des retraites, rien ne va plus, le déficit est énorme, il faut tailler dans le vif et l’on montre des retraités qui se la coulent douce au Maroc, qui dansent et ripaillent au champagne, pour affirmer que ceux-ci sont des privilégiés et profitent de pensions mirifiques alors que les jeunes générations trinquent. Et l’on a tout un déballage autour de la nécessité de réduire le niveau des retraites et d’établir la désindexation par rapport au coût de la vie.

3/ La stratégie de la dégradation Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

BL- Le dégradé est effectivement une méthode patronale et gouvernementale. Reprenons les mesures prises à Florange, on arrête les hauts fourneaux pendant deux ans, on indiquait alors qu’il n’y a rien craindre, qu’on les remettrait en route plus tard, puis on attend les élections présidentielles pour ne pas effaroucher l’électorat à Sarkozy, ensuite on annonce après les élections que la partie fonte n’est plus nécessaire, le gouvernement socialiste crie fort contre Mittal, vous allez voir ce que vous allez voir, puis de la nationalisation on passe au plan social, personne ne sera sur le carreau dit béatement le premier ministre, l’idée de maintien des hauts fourneaux à rallumer est assuré par le gouvernement qui dit avoir obtenu l’acquiescement de Mittal et celui-ci quelques jours plus tard annonce son désintérêt et les travailleurs voient actuellement Arcelor Mittzal procédait à la liquidation des emplois et le scénario n’est pas encore fini vers un désengagement total de Florange.

4/ La stratégie du différé Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

BL- Là nous avons le remarquable accord scélérat signé par le patronat, les organisations syndicales CFDT-CGC-CFTC avec le concours du ministre du travail pour que des accords de flexibilité se signent dans les entreprises sous la base du « cela va mal, il faut accepter des baisser les salaires et de flexibiliser le temps de travail pendant deux ans et après cela ira mieux » mais nous savons que c’est un prétexte pour réduire le prix de la force de travail, ce que le patronat et le gouvernement appelle le côut du travail à réduire pour satisfaire le capital.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

BL- Les discours infantiles sont légions, j’en prendrai un seul : «  soyez raisonnables, il y a des dettes à combler, il faut accepter des sacrifices, car la France est en mauvais état et les sacrifices seront partagé entre tous (discours de Ayrault) ;  un peu comme une famille qui devant les difficultés partage la misère. Or, le message débile s’adresse qu’aux travailleurs et les gouvernants et PDG sabrent le champagne à Davos avec les records de profits obtenus en 2012

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

BL-Une peur classique dans l’entreprise qui veut réduire ses effectifs ou fermer la boite : faire circuler des messages comme quoi le carnet de commande se vide, que les en-cours financiers ne permettront plus de payer les salaires et si l’on plonge dans la réalité, l’entreprise s’est organisée pour transférer les commandes ailleurs et a en même temps, annoncé des résultats financiers record au niveau de la holding en Suisse ou au Luxembourg.

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

BL- L’ignorance est une arme du capital. Pour eux la formation doit être strictement utilitaire. Les stages, séminaires, bouffes, visent à délimiter la formation et l’information aux besoins de l’entreprise du fric à faire. L’endoctrinement abêtissant est la règle. Un fleuron de l’idéologie patronale :  on ne vous demande pas de penser mais de saisir et emmagasiner l’informatif idéologique et là se déchainent l’expert de l’idéologie dominante, celui qui connait et qui impose le point de vue censé être le seul et le bon.

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

BL- Le bêtisier du chef par exemple

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

BL- Tout simple… vous râlez…. eh bien vous n’avez qu’à vous en prendre qu’à vous-même, vous n’êtes pas compétitif, vous ne suivez pas la cadence et l’esprit d’équipe.

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. »

BL- Tout a fait, il n’y a qu’à voir ceux qui dirigent les moyens d’information, ils sont tous dressés et formés pour faire avaler la pilule, ils connaissent, ils vous donnent la marche à suivre, leur diagnostics ne peuvent subir la critique, ils ont raison même si leur démonstration de la veille a été démentie par les faits et pour maitriser le tout ils s’entourent d’élites qui viennent apporter leur docte conseil du système comme on peut maintenant le voir sur les plateaux des chaines télévisées où l’expert vient conforter l’opinion recherché pour la cause présentée idéologiquement par le présentateur.

 

 

 





 

 

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ROCARD POUR LA RETRAITE A MATHUSALEM

Publié le 27 Janvier 2013 par aragon 43 dans politique

divers_067-copie-1.gifRETRAITE ET POUVOIR D’ACHAT ROCARD FAIT DES SIENNES

Rocard, l’inventeur de la CSG, vient de faire des déclarations tonitruantes au journal JDD.

Chacun le sait, il professe depuis longtemps l’idée de passer l’âge de la retraite à 65 ans et d’augmenter en conséquence le nombre d’années de cotisations. Il parle d’ailleurs de ne plus pratiquer un âge de départ en retraite mais un nombre d’années de cotisations pour avoir droit à la retraite.

Le nombre d’années de cotisations aurait l’avantage de ne plus parler d’âge de départ en retraite, de retirer pour ainsi dire une fixité dans la tête des futurs retraités .

Nous aurions, par ce système, plus aucune retenue du patronat sur le nombre de trimestre de cotisations à augmenter pour avoir droit à une retraite pleine et entière, c'est-à-dire sans abattement.

Ainsi, le Medef pourrait imposer l’allongement de la retraite en augmentant régulièrement le nombre de trimestres cotisés avec l’accord de syndicats à sa botte comme on vient de le voir avec l’accord scélérat sur le flexibilité. Le nombre de trimestres cotisés nécessaires deviendraient plus difficiles à obtenir avec la précarité du travail et les périodes de chômage non indemnisées.

Rocard préfère cette méthode parce qu’elle permettrait de ne plus se référer à la loi mais au paritarisme et il se félicite d’ailleurs de l’exemple donné par les partenaires sociaux ( MEDEF-CFDT-CGC-CFTC) d’avoir signé un accord sur la sécurisation de l’emploi. En gros le partage du travail par des contrats précaires et mal payé.

Il indique que la première des urgences est de faire baisser le chômage. Qui ne serait pas d’accord avec cette affirmation ! Mais il la formule en considérant qu’il faut négocier la réduction des cotisations sociales des entreprises. Là, il place le débat sur ce que l’on pourrait appeler une « farce » ou un « attrape-nigaud » :  tout le monde sait que l’exonération des cotisations sociales déjà entreprise jusqu’à 1,6 smic n’a jamais entrainé d’embauche mais au contraire a servi au patronat à augmenter ses profits en profitant de cette largesse octroyée en pesant sur les salaires et en les ramenant au niveau du SMIC pour ne plus payer les dites cotisations.

Il y a fort à parier, qu’une nouvelle réduction de ce que les patrons appellent des « charges sociales » n’entrainera qu’une hausse des dividendes et une nouvelle détérioration de l’emploi car cela coïncidera automatiquement par une baisse du prix de la force de travail et son corollaire une accentuation du chômage et de la précarité de l’emploi et des salaires.

Dans son raisonnement Rocard décerne un satisfécit aux 35 heures et indique qu’il faudrait à nouveau réduire le temps de travail et assumer collectivement ce temps de travail. Qui  pourrais être contre, sauf qu’il faut que la réduction de ce temps de travail soit compensé intégralement, ce qu’il ne dit pas et notamment que cette compensation soit assurée en prenant sur les dividendes, ce qui ne toucherait pas à la dite compétitivité dont nous rabattent les oreilles le patronat et le gouvernement libéral-socialiste.

Rocard veut toucher au prix de la force de travail mais pas au prix honteux du coût du capital et des milliards qui finissent dans les poches des actionnaires.

Rocard e est un bon social-libéral comme tous ses amis-es anciennement révolutionnaires de pacotilles en 1968 devenus aujourd’hui de bons servants du système.

Il dit cependant des choses qui montre que les politiques d’austérité ne sont que des traitements qui tuent et je le cite : « La récession va s’aggraver, donc le chômage va augmenter. Il y a le feu. Regardez où en sont les moteurs de la croissance. La consommation est en panne à cause du chômage, l’investissement aussi puisque les perspectives sont nulles, les exportations sont en berne car l’Europe est en récession et la dépense publique est contrainte par l’objectif de réduire les déficits. Deux Prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz et Paul Krugman, en sont venus aux hurlements. Ils nous demandent de ne plus appuyer sur ce dernier frein ».

Quel aveu !

Quel coup de pied de l’âne à ce gouvernement qu’il traite pour ainsi dire d’incompétent.

Il  n’y a aucune perspective de croissance avec les politiques d’austérité que déploie actuellement le gouvernement sinon qu’une aggravation du chômage et  un abaissement du niveau de vie des français et sur le fond l’appauvrissement de ceux-ci que les chocs de compétitivité décrétés par le gouvernement et le MEDEF fragiliseront encore plus et notamment parmi la jeunesse et les retraités.

C’est donc, de la part d’un social démocrate, une sévère mis en garde à l’adresse de ce gouvernement.

Il va même jusqu’à considérer que la désindexation des retraites est un acte stupide : cette direction est dangereuse et mauvaise dit-il. Et il précise : « L’amputation du pouvoir d’achat est imbécile, alors que le pays a besoin de davantage de consommation ».  Mais en tout bon libéral qu’il est, il revient à la charge pour estimer que la seule solution est d’allonger la durée de cotisation, d’aller peut-être jusqu’à 43 annuités dit-il ;  ce qui amènerait entre parenthèses des départs à la retraite dépassant pour tous les précaires - qui seront de plus en plus nombreux- au-delà de 65 ans voir 67 et plus s’il n’y a plus d’âge légal de départ comme il le préconise .

Nous voyons, à travers ces approches actuelles de ceux qui veulent réduire les droits sociaux et de considérer qu’en temps de crise, la seule variable d’ajustement est le travail salarié, que le débat est engagé et que les contradictions grandissent quand il s’agit de trouver les solutions à la crise d’un système qui ne peut plus que produire que du négatif pour le monde du travail et  qu’il s’agit donc de dépasser y compris en s’appuyant sur leurs contradictions comme celle qui éclate dans le discours de Rocard concernant la faillite assurée d’une cure d’austérité annoncée et déjà palpable dans les pays les plus touchés par les mesures de diète appliquées au monde du travail, à l’investissement, à la création.

les dernières annonces montrent que le débat fait rage pour savoir quel soupe infecte sera distribuée aux salariés et aux retraités.

Les dossiers sont sur la table : remise en cause des indemnités chômage, blocage et réduction des salaires, désindexation des retraites, allongement de l’âge de la retraite à 65 ans voir plus en faisant disparaitre l’âge légal de la retraite (62ans dispositif Fillion) et en le remplaçant par un nombre d’années de cotisations, (43 ans dit Rocard)  que l’on peut d’ailleurs ensuite bouger et allonger selon les besoins.

D’ailleurs sur cette question le cynisme de Rocard est patent quand il dit : « on peut aller jusqu’à 65 ans. C’est vivement souhaitable, à tous points de vue. Il y a une mortalité forte juste après 60 ans car le travail maintient en forme. Et travailler plus longtemps résoudrait le sous-emploi des seniors. Ce serait un apport considérable ». Donc travailler et donner vous à fond jusqu’à ces âges et après adviennent que pourra.

Cela s’appelle « la retraite pour les morts » définition de la CGT quand en 1910 elle combattait un système de retraite misérable à 65 ans pour des travailleurs qui avaient du mal à arriver à cet âge canonique à cette époque là.

Oui, les mauvais coups sur le prix de la force de travail, considérée comme un coût, sont en chantier conformément au plan de compétitivité du gouvernement sur injonction du Medef :  ils ne visent qu’à redresser le taux de profit du capital.

Alors pour s’y opposer,  il ne s’agira pas seulement de constater mais de mettre en mouvement les travailleurs et les retraités. La CGT vient de remettre aux travailleurs un quatre page sur la « Sécurisation de l’emploi » véritable traquenard contre l’emploi, il fait connaitre les « saloperies » qu’il y a dans cet accord mais présente surtout une autre alternative et des solutions financières.

Celles-ci sont à débattre mais en même temps il faudra décider de la mobilisation des salariés et des retraités rapidement.

Quand un gouvernement allié au patronat manie la trique antisociale, on peut considérer qu’il a déclaré la guerre au monde du travail, alors une seule alternative, la lutte, plus que jamais la lutte, jusqu’à ce que ce pouvoir cède à la pression de la mobilisation plutôt qu’à celle du patronat.

 

Bernard LAMIRAND

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POURQUOI LE SOCIAL LIBERALISME EST EN PANNE

Publié le 26 Janvier 2013 par aragon 43

Samedi 26 janvier 2013

 

Article de Michel et Monique Pinçon-Charlot

paru dans Marianne

 

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Alors que sa base populaire s'est considérablement affaiblie, le nouveau pouvoir reste prisonnier des dogmes néolibéraux qui le conduisent à pratiquer le grand écart entre ses promesses et ses actes, analyse les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, auteur de "L'argent sans foi ni loi."

 

François Hollande n'aurait pu être élu président de la République sans l'apport des voix du Front de gauche, ce qui l'a obligé à des promesses de campagne pour une meilleure répartition des richesses entre le capital et le travail. Mais les promesses, une fois de plus, ne valent que pour ceux qui veulent bien y croire. Après cinq ans d'un «président des riches» qui a comblé les plus fortunés de nombreux cadeaux fiscaux, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault n'a augmenté le taux horaire du Smic, hors inflation, que de 18 centimes d'euros (brut) !

 

Le mépris pour les millions de Français dont les salaires sont au-dessous du revenu médian, qui s'établit à 1 676 € net par mois, ne va pas les inciter à participer davantage à la vie politique. L'abstention a battu des records pour les élections législatives de juin 2012 : 44,6 % des électeurs inscrits ne sont pas allés voter au second tour. C'est le taux le plus élevé pour des élections législatives depuis 1958, date à laquelle il fut de 25,2 %. De 1958 à 1978, l'abstention a régulièrement reculé. Elle n'atteignait que 15,1 % en 1978. Puis elle a augmenté de 1981 à 2012. Cette concomitance avec les élections de deux présidents socialistes démontre que la duperie de la fausse alternative déroute massivement l'électorat notamment populaire.

Au premier tour de l'élection présidentielle, le candidat François Hollande a recueilli 10 272 705 suffrages, ce qui représente 22,3 % des 46 066 307 inscrits. Le chef de l'Etat était donc minoritaire dans les souhaits des électeurs. Ce que soulignent aujourd'hui les réticences des écologistes, pourtant membres du gouvernement, et le peu d'empressement à le soutenir des élus et militants du Front de gauche. Il y a là une faiblesse de la base sociale susceptible de se mobiliser pour soutenir l'action gouvernementale.

Un soutien aussi faible du peuple français a ses raisons. On peut faire l'hypothèse du souvenir amer laissé par les années mitterrandiennes : ce fut l'époque où la dérégulation du système financier a triomphé, soutenue par un ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Bérégovoy, qui a laissé de bons souvenirs dans les beaux quartiers. Le pacte budgétaire et sa «règle d'or», dont la remise en cause et la renégociation avaient été imprudemment mises en avant par le candidat Hollande, sont des signes avant-coureurs des renoncements à venir. Les choix budgétaires de la France sont donc désormais sous le contrôle des experts européens. Le président a, très «normalement», envoyé un message politique clair aux marchés financiers.

 

Le nouveau pouvoir socialiste va bel et bien continuer à appliquer les directives du néolibéralisme et mettre en œuvre une politique d'austérité à perpétuité pour les peuples. Cette reprise à son compte du drapeau de la «compétitivité» va se traduire pour les travailleurs par de nouveaux sacrifices pour les seuls bénéfices du capital et de ses actionnaires.

 

Les manipulations idéologiques et linguistiques ont été reprises par l'Elysée et l'Assemblée nationale, pour continuer à faire croire, dans une inversion totale des valeurs morales et économiques, que le travail coûte trop cher à ces riches et généreux investisseurs qui créent des emplois.

 

Les politiciens du Parti socialiste poursuivent la mise en scène de la défense de l'emploi en France, alors qu'ils savent très bien qu'ils appliquent la politique néolibérale qui a instauré dans les moindres détails du droit français et européen la liberté totale du capital pour délocaliser les emplois ouvriers et de service dans les pays les plus pauvres où la main-d'œuvre est payée au tarif local, celui de la misère.

Comment croire que les socialistes pourraient mener une politique plus douce à l'égard des travailleurs, alors qu'ils sont formés dans les mêmes grandes écoles que les patrons et les politiciens de droite : ENA, Sciences-Po, HEC et, bien entendu, Harvard ?

 

Coupés du peuple avec le cumul des mandats - sur les 297 députés du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, on compte 207 cumulards -, les élus socialistes, dans le souci de faire progresser leur carrière en politique, ont rejoint les intérêts de la classe dominante dont ils sont devenus les alliés objectifs. Tous d'accord pour que, au nom de la «démocratie» et des «droits de l'homme», la vie politique française soit gérée dans un régime, en réalité censitaire, où les élites sociales qui composent l'essentiel des chambres vont promulguer les lois les plus favorables à leurs intérêts et à ceux qu'ils représentent.

 

Comment se fait-il que les ouvriers et les employés, qui sont 52 % de la population active, ne soient présents ni à l'Assemblée nationale ni au Sénat, ou si peu ? Cette absence explique le désintérêt pour la politique que traduit le succès remarquable du parti des abstentionnistes.

Dans la phase néolibérale d'un système capitaliste financiarisé, hautement spéculatif à l'échelle du monde, il n'y a pas d'accommodement possible comme ce fut le cas pendant les Trente Glorieuses où la croissance et un Etat-providence fort autorisaient la redistribution.

 

L'avenir de la présence de l'homme sur la Terre est menacé. Seule une opposition claire à cette économie destructrice rendra possible la construction et la mise en œuvre d'une société ou l'humain détrônerait à tout jamais l'argent sans foi ni loi.

 

Le 26 janvier 2012

 

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MEDEF ET CAHUZAC ENTENTE CONTRE LES RETRAITES

Publié le 24 Janvier 2013 par aragon 43

Mercredi 23 janvier 2013

duopsmedef.jpg PAR LAURENT MAUDUIT : Le gouvernement semble déterminé à bousculer les uns après les autres tous les grands acquis sociaux. Dès que le patronat formule un souhait, il cherche à l'accomplir. On aurait pu penser qu’après le « choc de compétitivité » décidé sous la pression des milieux patronaux, qu'après la réforme du marché du travail, qui vient d’être conclue à la demande de François Hollande, l’Élysée et Bercy laisseraient l’opinion un peu souffler. Eh bien non ! De nouvelles tractations ont repris, toujours sous la pression du patronat, pour mettre en œuvre une réforme explosive, puisque son but est de casser le mode actuel d'indexation des retraites, pour faire baisser leur pouvoir d’achat.

De fait, le gouvernement n’en finit pas d’annoncer des réformes socialement discutables, tantôt sur la pression de Bruxelles, tantôt sur la pression des milieux patronaux. Dès l’alternance, il y a eu ainsi la mise en œuvre d’une politique d’austérité budgétaire et salariale, avec à la clef des coupes claires dans les dépenses de l’État, et le refus de tout « coup de pouce » en faveur du Smic, mis à part l’aumône consentie au 1er juillet 2012 de +20 centimes d'euro par jour.

Dans la foulée, le gouvernement a aussi choisi de ne pas mettre en œuvre la « révolution fiscale » pourtant consignée dans les 60 engagements de François Hollande et qui devait prendre la forme d’une fusion de l’impôt sur le revenu et de la Contribution sociale généralisée (CSG). Et en plus de cela, il a fait le cadeau aux très grandes fortunes de plafonner les « niches fiscales », mais sans intégrer dans le dispositif les deux niches les plus scandaleuses, celle qui porte sur les investissements dans les DOM-TOM et qui a donné lieu à des dérives invraisemblables, et celle, plus petite mais encore plus sulfureuse, qui concerne le cinéma, via le dispositif des Sofica.

Mais c’est surtout en faveur des entreprises et de leurs dirigeants que le gouvernement a multiplié les réformes les plus discutables et les plus inégalitaires. Il a d’abord suffi que quelques grands patrons, s’auto-qualifiant de « pigeons » (mais étant pour certains d’entre eux de vrais évadés fiscaux), froncent des sourcils pour que le gouvernement s’empresse de remettre en cause son projet de taxation plus équitable des plus-values de cession.

Puis, il y a eu la mise en œuvre du « choc de compétitivité » demandé par le patronat, au terme duquel le gouvernement va apporter 20 milliards d’euros aux entreprises sous forme de crédit d’impôt, sans la moindre contrepartie. Autrement dit, l’effet d’aubaine va jouer à plein : certains grands groupes, notamment ceux du CAC 40, pourront en jouer pour gonfler leurs dividendes. Et ce sont les Français qui en feront doublement les frais. D’abord au travers d’un durcissement des économies budgétaires. Ensuite au travers d’un relèvement de la TVA – que François Hollande avait fait grief à Nicolas Sarkozy de vouloir mettre en œuvre.

Dynamitage du droit du licenciement

Et puis, pour finir, il y a donc eu l’initiative de François Hollande qui a poussé les partenaires sociaux à engager un accord de flexisécurité, qui s’avère, sans grande surprise, être un accord de dupes : si le Medef a accepté quelques modestes concessions, en prenant soin que son financement repose en partie sur les salariés, il a obtenu, en retour, un véritable dynamitage du droit du licenciement. Ce qui va conduire à une accélération des plans de réduction des effectifs, comme viennent le confirmer les 7 500 suppressions de postes annoncées par Renault – entreprise dont le principal actionnaire est encore l’État.

Bref, cela a été depuis l’alternance une rafale sans fin de mesures socialement douloureuses ou inéquitables. À croire qu’il n’y a pas eu d’élection présidentielle ; que la même politique économique et sociale se poursuit, celle impulsée jusque-là par Nicolas Sarkozy. Voilà maintenant que les tractations se portent sur les retraites. Le Medef a en effet décidé de faire de la surenchère – pourquoi s’en priverait-il ? – en proposant de casser le système d’indexation des retraites. Et le ministre du budget, Jérôme Cahuzac – que l’Élysée a visiblement décidé de protéger – a fait comprendre que le gouvernement accueillait cette idée avec intérêt.

Pour comprendre ce qui se dessine, il faut d’abord avoir à l’esprit le mode actuel d’indexation des retraites. Jusqu’en 1993, le mode d’indexation des retraites de base était plutôt favorable, puisqu’il suivait l’évolution des salaires. Puis, cette année-là, Édouard Balladur a pris, en plein été, une première réforme dont l’une des mesures – à l’époque très contestée par la gauche – a consisté à prendre pour référence de l’indexation pour les retraites du privé non plus l’évolution des salaires mais celle des prix (hors tabac). À l’époque, les socialistes ont déploré que les retraités y perdent beaucoup en pouvoir d’achat.

Puis, en 2003, François Fillon a prolongé cette réforme, en décidant que ce mode d’indexation s’appliquerait aussi à la fonction publique. Ce que les socialistes ont toujours à l’époque vivement dénoncé.

Quant aux régimes de retraite complémentaire, le mode d’indexation suit également les prix (hors tabac), mais chaque année le mode de gouvernance de ces régimes impose que le choix final de la revalorisation soit entériné au terme d’une concertation entre les partenaires sociaux.

Le Medef veut maintenant inverser la mécanique habituelle. Il a voulu brusquer les choses, en proposant de mettre en chantier un véritable plan d’austérité pour les régimes de retraite complémentaire. Et il pense sans doute que cela fera jurisprudence pour le régime de base.

Cinq ans d'austérité

C’est à l’occasion d’une troisième réunion de négociations entre les partenaires sociaux, mardi 15 janvier, que le Medef a abattu ses cartes. Voici ces propositions telles que les résume la CGT sur son site Internet :

« Le plus important est que ce projet reste dans une veine très régressive avec en particulier : • Évolution des pensions pour 2013 au niveau de l’inflation moins 1,5 point, puis de 2014 à 2017 au niveau de l’inflation moins 1 point.  • Une baisse du taux de réversion de 60 à 56 % dès le 1er janvier 2014 et un âge minimum qui passerait de 55 à 60 ans à l’Arrco. Le texte propose également une réduction de 30 % des droits des chômeurs. Enfin, le Medef propose dans ce même projet des dispositions pour le moyen et le long terme, alors même que ces points devaient initialement faire l’objet de débats ultérieurs, dans le prolongement de la concertation annoncée par le gouvernement sur les retraites. Inutile de développer sur la nature des mesures avancées, puisqu’elles portent principalement sur le recul de l’âge d’accès à une retraite sans abattement (de 62 à 64 ans d’ici 2027). »

C’est donc un plan massif d’austérité que propose le Medef pour les deux grands régimes de retraite complémentaire que sontl’Agirc (pour les cadres du privé), et l’Arrco (pour les salariés). Un plan d’austérité qui durerait cinq ans, de 2013 à 2017, avec des pertes de pouvoir d’achat considérable. Dans la foulée, le Medef préconise aussi une baisse du montant des pensions de réversion qui passerait de 60 à 56 % du montant de la pension versée au conjoint.

À cette provocation, dans une conjoncture d’effondrement du pouvoir d’achat, on serait enclin de ne pas prêter attention. Mais précisément, si le Medef a fait cette proposition, c’est qu’il savait qu’il avait une bonne chance d’être entendu. Et effectivement, le gouvernement a fait savoir que si une telle réforme voyait le jour pour les retraites complémentaires, il pourrait s’en inspirer pour les régimes de base, en soumettant cette idée à la concertation qui doit avoir lieu dans les prochains mois pour dessiner la prochaine réforme des retraites.

C’est Jérôme Cahuzac, à l’occasion d’un entretien dans Les Échos, qui a fait comprendre quelles étaient les intentions du gouvernement. « Les partenaires sociaux devraient se mettre d'accord d'ici à mars sur une désindexation, au moins partielle, des pensions Agirc-Arrco. Le gouvernement doit-il faire de même en désindexant les retraites au 1er avril ? », lui demande le quotidien. Réponse du ministre du budget : « Un accord de ce type des partenaires sociaux sur les retraites complémentaires serait un élément d'appréciation très important. On ne pourra pas ne pas en tenir compte. Pour autant, rien n'est décidé aujourd'hui et rien ne le sera sans qu'une concertation approfondie soit menée, comme c'est du reste prévu sur ce dossier. L'accord sur l'emploi montre que cette méthode est la bonne. »

Traduction des Échos : « Ceci signifie qu'une telle décision, si elle était prise par les partenaires sociaux, pourrait servir de modèle pour résorber une partie du problème du financement... des régimes de retraite de base. Une question qui sera abordée au printemps. »

Malheureusement, pour le Medef et pour Jérôme Cahuzac, un compromis est pourtant loin d'être trouvé sur les retraites complémentaires. Même si la CGT est la seule centrale à refuser catégoriquement une revalorisation inférieure à l'inflation, les quatre autres confédérations n'acceptent pas le projet du Medef en l'état et demandent que si la revalorisation se situe sous l'inflation, il y ait en contrepartie une hausse des cotisations. Pour l'heure, le plan d'austérité est donc encore loin d'être ratifié. Et la seule certitude, c'est que Jérôme Cahuzac n'éprouve aucune gêne à marcher main dans la main avec le patronat.

Même le quotidien des milieux d’affaires et de la droite le suggère : dans la détermination de la politique économique et sociale du gouvernement, c’est le Medef, pour l'essentiel, qui fixe actuellement le cap

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ACCORD COMPETITIVITE EMPLOI :UN QUATRE PAGES CGT A DECOUVRIR

Publié le 21 Janvier 2013 par aragon 43 dans syndicalisme

PRENEZLE TEMPS DE LIRE CEQUATRE PAGES DE LA CGT ET DISCUTONS-EN AVEC LES SALARIES

 

 

ICI index-copie-4

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POURQUOI L'AFRIQUE EST UN ENJEU MILITAIRE ET RELIGIEUX

Publié le 21 Janvier 2013 par aragon 43 dans Actualités

Vous allez me dire pourquoi mélanger le militaire et la religion : tout simplement l'alliance du sabre et du goupillon.

Les fanatiques religieux ont toujours été utilisé dans des périodes où le pouvoir pouvait échapper à ceux qui avaient des intérêts à défendre.

Les pogroms,les croisades, les massacres de populations l'étaient pour des conquêtes ou de défendre des positions menacées.

Regardez cette carte africaine: elle pue le pétrole et le gaz.

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LE RETOUR DE KOUCHNER

Publié le 20 Janvier 2013 par aragon 43 dans politique

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Il fut un temps où il ne negligeai pas de serrer

la main à un terroriste

 

LE RETOUR DE KOUCHNER

Renégat était le terme employé par les socialistes lors de sa conversion au Sarkozisme : bientôt on pourra dire ex-renégat car le social-libéralisme est entrain de le remettre sur le marché des « va t’en guerre ».

Cela faisait un bout de temps que le « French-doctor » alias « sac de riz » se faisait tout petit.

Il vient de sortir de son trou à rats.

Les événements du Mali et ceux d’Algérie lui redonnent le gout de l’intervention musclée, l’envie d’en découdre, qui est celle de tous ces opportuns qui courent après les conflits dans le monde et souvent d’ailleurs les déclenchent au nom d’un interventionnisme derrière lequel se cache les intérêts de la finance internationale.

Kouchner, après avoir était mis en disgrâce par Sarkozy, n’était plus apparu sur la scène politique, les dégâts qu’il avait fait comme ministre des affaires étrangères ne lui conféraient plus aucune crédibilité.

Hors, depuis une semaine, l’opportunité lui permet de se remettre dans la course et de faire risette à ses anciens amis socialistes.

On l’a vu ainsi apparaitre dans la plupart des médias et ce dimanche midi, il était là, sur la seconde chaine, l’invité de Delahousse et nous l’avons vu prodiguer ses conseils d’expert en la matière sur l’Islam et les pays africains.

Il en a profité pour dire son accord avec la décision de Hollande d’aller guerroyer au Mali. Personne n’était là pour dire que si l’           Afrique et le Moyen-Orient sont à feux et à sang, c’est bien le résultat de la toute puissance des multinationales qui exploitent des peuples confinés dans la misère alors que leur sous-sol regorge de richesses.

L’Islamisme y trouve son terreau et dans le fait que la misère n’a jamais été aussi scandaleuse dans cette région du sahel

Les digressions contre les islamistes résonnent creux quant on sait que ceux-ci  sont pourvus en armements les plus modernes grâce à des amis de la France. Ils ont pour noms les Emirats et l‘Arabie Saoudite qu’Hollande reçoit comme Sarkozy hier en grande pompe à l’Elysée.

Des questions furent quand même posées sur quelle durée et destinée auront ces interventions dans cette région du Sahel ; ce fut le journaliste du Figaro qui vendit la mèche : « c’est pour la défense des intérêts pétroliers et gaziers ainsi que les mines d’uranium ». Et l’on peut dire que derrière le paravent des droits humanitaires se cachent le contrôle des ressources minières et énergétiques.

Cela se verrait depuis longtemps si les interventions dans la zone africaine avaient un but humanitaire et de développement ; en effet, nous n’aurions pas la misère actuelle de ces tribus touaregs dans le sahel et ailleurs et aussi de ces peuples africains en guenilles qui émigrent vers l’Europe.

Le retour de Kouchner sur la scène politique n’est pas un hasard quand il s’agit d’aller guerroyer pour défendre les intérêts du capital.

Bernard LAMIRAND

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