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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

PIERRE LAURENT : NATIONALISER FLORANGE

Publié le 30 Novembre 2012 par aragon 43 dans communisme

 

A écouter Vidéo

POLITIQUE

VIDEO - Pierre Laurent : "Oui, nationalisons Florange !"

Créé le 30/11/2012 à 08h09

Le secrétaire national du Parti communiste français répondait aux questions de Jean-Michel Aphatie vendredi matin. Ecouter     Jean-Michel Aphatie | 30/11/2012 - 08h03 écouter Pierre Laurent, secrétaire national du PCF : "Si on laisse faire Mittal, il n’y aura plus de sidérurgie européenne dans quelques années" "Si on négocie un accord avec Mittal, il faut mettre tout sur la table, en particulier les dettes, et on verra ce qu’on lui doit, mais je ne suis pas sûr qu’on lui doive beaucoup d’argent", a-t-il dit au micro de Jean-Michel Aphatie. L'intégrale de l'interview :

Jean-Michel Aphatie : Bonjour Pierre Laurent,

Pierre Laurent : Bonjour, 

Le gouvernement dira demain s'il nationalise ou pas le site sidérurgique de Florange. Vous êtes favorable à cette nationalisation, Pierre Laurent ; pourquoi ?

Oui, si le contrôle public est nécessaire parce que nous avons besoin d'une industrie sidérurgique forte en France et si on laisse faire Mittal, nous n'en aurons plus dans quelques années parce que ce groupe pille tout ce qu'il peut piller, se sert des dividendes confortables, endette le groupe, et puis à un moment donné, va partir alors que nous, n'aurons besoin de continuer à consommer de l'acier et de l'acier, si possible mieux produit qu'aujourd'hui. Mittal n'investit plus depuis des années dans l'outil de production. Donc, il faut mettre de l'argent, il faut avoir une vision durable.

Que dans le site de Florange parce que vous là, vous le décrivez, un Mittal qui est totalement déficient alors il faut nationaliser la totalité de ses activités. C'est 20.000 salariés en France, le groupe Mittal ?
 
Oui, oui, 20.000 salariés  mais écoutez, je crois qu'il faut regarder l'ensemble du périmètre, effectivement
   
D'accord.

   
Parce que la situation est inquiétante. Il y a des sites dans lesquels il investit d'autres moins comme celui de Florange mais il faut penser à la cohérence de la filière.
   
Donc, pas seulement Florange. On l'indemnise ? On ne l'indemnise pas ? Parce que si on l'indemnise, ça va nous coûter cher ?
   
Quand on regarde la dette qu'il a, on peut en parler. Moi je pense que dans le tour de table ...
   
Oui, mais là il s'agit d'acheter un site.
   
L’État devrait mettre autour de la table les banques et on devrait aussi s'occuper de regarder la dette de Mittal et puis aussi, l'argent mis à gauche par Mittal au Luxembourg.
   
Donc, on l'indemnise ou pas ?

Non, je crois qu'il s'est largement servi sur le groupe. Largement. Depuis des années. Depuis des années. Il faut trouver ...
   
... On l'exproprie. On lui dit  ..
   
... Mais peut-être qu'il y a un accord possible. Moi je ne suis pas dans les négociations avec le gouvernement ; il y a peut-être un accord possible ; mais si on négocie un accord avec Mittal, alors il faut tout mettre sur la table. Pas seulement le coût éventuel des actifs mais aussi les dettes, les dividendes, qu'il s'est servi depuis des années. Tout, mettons tous les comptes sur la table.
   
C'est la guerre.

Et l'on verra, et on verra ce qu'on doit ou pas à Mittal. Et je ne suis pas sûr qu'on lui doive beaucoup d'argent.

C'est la guerre avec Mittal ?
   
Écoutez, c'est un fait. Ce groupe, on voit bien. Ils le disent quasiment comme ça d'ailleurs. Ils veulent continuer à faire l'argent qu'ils peuvent faire encore avec les sites sidérurgiques en Europe. Il vient de partir de Belgique, il vient de fermer des hauts fourneaux en Belgique parce que c'est un problème qui n'est pas seulement français. C'est Mittal : en France, en Belgique, au Luxembourg. Si on le laisse faire, il n'y aura plus de sidérurgie européenne dans ce bassin-là dans quelques années.

En même temps, la filière ACIER connaît aussi des problèmes parce que, par exemple, le marché de l'automobile s'écroule en Europe. Il y a peut-être un lien entre les choses ?
   
Mais il n'y a pas que l'automobile qui consomme de l'acier. On va continuer quand même à construire de l'automobile. Mais par exemple, si on voulait investir massivement dans la rénovation du réseau ferroviaire, on a énormément besoin d'acier. Si on veut relancer la construction navale, on a besoin d'acier. On a besoin d'acier partout.

Dans le bâtiment, on a besoin d'acier. Donc, les besoins en acier vont continuer d'exister.
Et il existe un projet dans les cartons d'Arcelor pour produire de l'acier de manière beaucoup plus propre et plus écologique. Mais Mittal a refusé d'investir dans ce procédé. On pourrait le développer.

Comme vous êtes adversaire de la fermeture de l'usine de PSA à Aulnay, il faut nationaliser Aulnay ?
   
Écoutez, là c'est la même chose. Il y a des discussions à avoir avec le groupe. Je vous fais remarquer que PSA, l’État vient de donner sa garantie bancaire ...
 
... Pour la banque de PSA...

...A la banque de PSA parce que la famille Peugeot et les actionnaires avaient mis le groupe dans une situation financière extrêmement difficile, là aussi en continuant à se servir des dividendes confortables.
   
Ma question, c'est : est-ce qu'on nationalise le site d'Aulnay ?
   
Non ; mais ça n'a pas de sens de nationaliser un site
   
Ah ! et Pétroplus ?
   
... Mais il faut ...
    
Ah si ça n'a pas de sens de nationaliser ce site, c'est ce qu'on fait à Florange ?
   
Non, moi je crois que la question qui se pose à Florange est celle, je l'ai dit, de l'ensemble de la filière sidérurgique. Et d'une manière générale, la nationalisation éventuelle de telle ou telle partie est un moyen. Ce qui compte c'est l'objectif qu'on a.
   
On a besoin de filières industrielles fortes. Pour moi, le rôle de l’État doit être de constituer des tours de table durables. Ce n'est pas seulement nationaliser pour nationaliser. Ce qui compte c'est quelle vision on a de la politique industrielle en matière automobile pour les raffineries.
   
Mais est-ce qu'il faut se substituer à ceux qui gèrent ces sites ? Si les salariés de Pétroplus vous entendent ce matin, Pierre Laurent, eux disent : mais pourquoi ne pas nationaliser Pétroplus depuis le temps que cette raffinerie est à l'arrêt ?
   
Il se trouve que des salariés de Pétroplus, j'en ai rencontrés dimanche, j'étais en Seine-Maritime, je les ai rencontrés, j'ai discuté avec eux. Ils sont pour une solution avec un repreneur ; et ils ont des propositions en la matière. Donc, il y a des solutions avec des repreneurs.

Quand dans une filière dont nous avons besoin, tout actionnaire ou tout repreneur fait défaut, eh bien l’État peut prendre ses responsabilités mais pas seulement lui. On doit mettre autour de la table des banques qui souvent jouent un rôle dans ses filières. On doit mettre des groupes qui sont des grands clients de ces filières autour de la table. L’État peut jouer aussi un rôle de stratège, pas seulement un rôle de propriétaire.
   
Oui. Bon. Réponse, demain pour la nationalisation. Nous en reparlerons, Pierre Laurent.

Au Sénat, les parlementaires communistes dont vous êtes, font des misères au gouvernement. Vous empêchez l'adoption de lois importantes que présente le gouvernement au Sénat : programmation budgétaire, budget, budget de la Sécurité Sociale. Le gouvernement est tellement nul que vous ne votez aucun de ces textes importants, c'est ça ?  On peut le dire comme ça ?
   
Non, on ne peut pas le dire comme ça. Quel est le sens de nos votes ?
   
L'abstention qui empêche l'adoption.
   
Le sens de nos votes : nous proposons au gouvernement ...
   
... Une autre politique...

...Une autre politique. Et nous proposons des amendements à son budget parce que nous n'arriverons pas à changer tout le budget. Nous sommes réalistes ; donc nous proposons des amendements. Les amendements que nous avons proposés au sénat sont issus de propositions que nous avons votées ensemble avec les sénateurs socialistes et la majorité sénatoriale de Gauche, il y a un an. Par exemple, rétablir l'ISF dans son intégralité et pas un demi-ISF. Ca rapporterait notre amendement, 900 millions de plus dans les caisses de l'Etat.
   
Donc, ce sont les Socialistes qui ne sont pas fidèles à ce qu'ils disaient avant.

Par exemple, supprimer l'amendement des "pigeons". 750 millions d'euros supplémentaires dans les caisses de l'Etat. Donc moi ce que je ne comprends pas dans ça, dans cette situation, c'est pourquoi le gouvernement ne veut pas reprendre des amendements qui ont été votés par la Majorité sénatoriale de Gauche.
   
Il manque de cohérence ou de suivi dans ses pensées.

   
Oui.

Ça ne rassure pas.

   
Et il manque peut-être un peu de courage face
   
Il n'est pas courageux. Ah, ça ne rassure pas.

C'est pour ça qu'on cherche à l'encourager, qu'on le pousse en avant et on est fidèle en cela à ce que nous disaient beaucoup d'électeurs dans la campagne électorale du printemps dernier.

Jugement de Jean Luc Mélenchon dans Libération : "François Hollande est aussi aveugle que Louis XVI incapable de penser un nouveau monde". Vous partagez ...

   
C'est toujours le sens de la formule de Jean Luc. Il est spécialiste ...
   
Il a raison sur le fond ?


Ah vous savez, les comparaisons ..

... Incapable de penser le nouveau monde ! Incapable de penser le nouveau monde.
   
Il y a quelque chose de vraie dans cette formule, c'est qu'effectivement je pense qu'on est entré dans une nouvelle époque et qu'on ne résoudra pas les problèmes de la crise avec les recettes d'hier. Quand j'entends dans le discours gouvernemental, par exemple sur la compétitivité des discours qui ressemblent un peu trop à ce que j’appellerais d'une certaine manière des dogmes idéologiques et il faut sortir de ça pour inventer une autre manière de produire, d'inventer l'avenir.  Donc, effectivement, il faut savoir penser au nouveau monde.
   
Vous êtes déçu par François Hollande. Vous avez voté pour lui, vous êtes déçu ?

Personnellement, je pense que ce qui se passe était malheureusement prévisible parce que ses contradictions
   
Il fallait le dire avant !

Dans la politique gouvernementale, nous les avions pointées dès le début.
   
Il fallait le dire !Vous êtes déçu ou pas ?
   
Non, déçu, ce n'est pas le mot parce que je pense que ces contradictions-là étaient présentes dans le projet gouvernemental dès le départ.

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TOUTES LES RAISONS DE VOTER CGT

Publié le 30 Novembre 2012 par aragon 43 dans syndicalisme

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RETRAITES COMPLEMENTAIRES, MONSIEUR EST BON PRINCE

Publié le 26 Novembre 2012 par aragon 43

UN EDITO D'OPTIONS JOURNAL DE L'UGICT CGT

 

Monseigneur est bon prince… Imprimer
Billet de la semaine
Lundi, 26 Novembre 2012 14:19

60 ans à taux plein

« Une grande partie de l’effort doit porter sur les prestations » : c’est par ces mots que la délégation patronale a entamé la présentation de ses propositions pour les régimes Arrco et Agirc à l’occasion de l’ouverture des négociations. Prétextant de la situation financière dégradée des régimes, le Medef a clairement annoncé la couleur. Il a d’ailleurs indiqué que les dispositions avancées étaient « peu plaisantes »… Quelle élégance ! On est tellement habitué à entendre ces bons seigneurs nous parler d’accords « gagnant-gagnant » que pour une fois on est bouleversé par tant de franchise.

La mesure phare consisterait en un gel des pensions pendant 3 années ou une sous-indexation (1 point en dessous de l’inflation) pendant cinq ans. Dans les deux cas, la perte de pouvoir d’achat s’élèverait à environ 6 %, en supposant une inflation moyenne de 2 %. D’autres mesures sont également évoquées, en particulier pour durcir les conditions d’accès à la réversion.
Par ailleurs, le Medef envisage une autre mesure consistant en un abattement de 10 % sur la part AGFF pour les salariés n’ayant pas atteint l’âge d’annulation de la décote, soit 65 ans porté progressivement à 67 ans et jusqu’à cet âge. Derrière cette mesure très compliquée pour les non initiés se profile bel et bien une baisse supplémentaire de la pension.
Compte tenu du caractère très régressif des dispositions proposées par la délégation patronale, la CGT a proposé de suspendre la séance pour un retour vers ses instances. Le Medef a refusé. La CGT a donc décidé de quitter la séance, se refusant à engager les discussions sur de telles bases.
Des dispositions sont d’ores et déjà prises pour informer les salariés et les retraités de la situation.
Il apparaît très clairement que seule la mobilisation des salariés et des retraités permettra d’engager les discussions sur de toutes autres bases, plus conformes à leurs intérêts.

 

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EN OUGANDA, LES HOMOSEXUELS SERONT CONDAMNES A MORT SI ON LAISSE FAIRE

Publié le 26 Novembre 2012 par aragon 43

CONFÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE (CSI) CSI en ligne

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Ouganda : la CSI choquée par une loi prévoyant la peine de mort pour les homosexuels

 

Bruxelles, le 23 novembre 2012 (CSI en ligne): L'homosexualité est un délit en Ouganda, mais une nouvelle proposition de loi suggère la peine de mort pour toute personne interpellée pour des actes homosexuels pour la deuxième fois, ainsi qu'en cas de relations homosexuelles avec un individu mineur ou séropositif. Elle envisage en outre de criminaliser la promotion de l'homosexualité et prévoit une peine allant jusqu'à sept ans de prison pour toute personne reconnue coupable.

 

D'abord présenté en 2009, le projet de loi a été reporté à la suite de condamnations internationales. Pourtant, hier, la proposition a été placée à l'ordre du jour du Parlement dont la session s'achève à la mi-décembre. Cela implique que le projet pourrait être débattu aujourd'hui ou dans les semaines à venir. Rebecca Kadaga, présidente du parlement ougandais, a intimé l'assemblée d'adopter la législation avant la fin de l'année pour qu'il s'agisse d'un « cadeau de Noël » pour la population ougandaise. Ce projet créerait un dangereux précédent, permettant la persécution de tout groupe minoritaire dans le pays, et a été présenté sans que la société civile ou les acteurs concernés n'aient pu participer au processus, en violation des propres pratiques et principes démocratiques du parlement d'Ouganda.

 

La secrétaire générale de la CSI, Sharan Burrow, a estimé que « ce projet de loi est particulièrement choquant et nous espérons que les parlementaires ougandais le rejetteront. Personne ne devrait être condamné à mort ou à une peine de prison pour le simple fait d'être homosexuel. Ce texte de loi ougandais effrayant est le dernier épisode d'une série d'attaques portées aux droits des homosexuels, masculins et féminins, dans plusieurs pays. La CSI exige que, partout, toutes les lois criminalisant l'homosexualité soient révoquées. »

 

La CSI représente 175 millions de travailleuses et de travailleurs au travers de 308 organisations nationales affiliées dans 153 pays et territoires.

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PCF RENCONTRE SUR L'INDUSTRIE A LILLE

Publié le 25 Novembre 2012 par aragon 43 dans communisme

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L’INDUSTRIE ET L’EMPLOI AVEC LE PCF A LILLE

Hier se tenait à Lille un grand débat sur le devenir de nos industries et de l’emploi.

Le PCF était l’organisateur de cette rencontre où se pressait de nombreux militants et militantes à la recherche d’idées pour se battre contre cette désindustrialisation de notre pays et plus largement de l’Europe et  dans cette crise durable du capital qui détruit des moyens de production et les emplois y afférents pour redresser son taux de profit.

Nous étions une bonne vingtaine de camarades du département de l’Oise.

Nous aurions pu être plus nombreux si les forces vives des entreprises étaient venus à une rencontre qui les concerne hautement.

C’est une satisfaction de voir le PCF reprendre pied sur des questions qu’il avait délaissé tout un temps et j’y vois l’apport, notamment de mes camarades du Nord, à l’image de mon ami Eric Corbeaux ainsi que Fabien Roussel dont je sais qu’ils se sont investi beaucoup sur cette question en lien avec la présence communiste à l’entreprise.

Tous les intervenants ont apporté du contenu à ce que pourrait être une politique industrielle d’aujourd’hui et ont marqué cette idée de reconquête industrielle.

J’ai été sensible à ce développement quasi-unanime déposé par les 2 tables rondes que la désindustrialisation provient des abandons de la part du capital de l’industrie pour choisir la financiarisation et les profits en faisant de l’argent avec de l’argent et en délaissant la réponse aux besoins des populations.

C’est eux et non les charges dites sociales qui ont mis notre pays dans ce désastre industriel.

L’exemple nous vient malheureusement du Nord, où l’industrie a été bradée sous l’autel des profits à réaliser par des opérations spéculatives juteuses et donc le non investissement industriel, laissé pour compte, pour que les vermines de la finance puissent sans modération profiter des butins financiers et pour un certain nombre d’entre eux les transférer de l’autre coté de la frontière, en Belgique, où leur est assuré le gite gratuitement.

Ces grands patrons du nord ont pour nom les Mulliez, les Arnaud, les Masurel etc . Et ces gens là ont en effet laissé croupir ou détruire les moyens de production industriels pour se consacrer à la finance et à la délocalisation des moyens de production, là où ils pouvaient miser sur des salariés esclaves modernes par des bas salaires.

Egalement aussi d’une région, mais elle est pas la seule, où la sociale démocratie libérale s’est choisie l’accompagnement miteux de cette hystérie patronale spéculative en laissant tomber l’industrie pour la remplacer par des services, ce qui se révèle un non sens quand il n’y a plus de richesses à partager pour s’offrir les services utiles et nécessaires.

Et j’ai bien aimé cette idée de fond que quand on abandonne la création de richesses pour le fric on ne peut un instant croire que les services seront la panacée, car sans création de richesse il ne peut y avoir de développement des services et aussi de services publics à la hauteur des besoins des travailleurs.

Donc débats riches qui  montrent  que l’avenir est à la réindustrialisation de la France et de l’Europe et non celle de la concurrence mortifère des marché libres et non faussés mais bien de coopération, y compris avec ces pays émergents, qui veulent aussi développer leur industrie et répondre aux besoins des gens.

L’industrie nous ne la voulons pas dans un retour au passé mais bien dans l’avenir et notre pays peut, avec de gros investissements, redevenir une grande puissance industrielle et il faut y consacrer de l’argent comme l’ont dit les conférenciers et les banques doivent être placées sous le contrôle de l’Etat et donc, et c’est mon avis, être nationalisée pour les sortir de ces comportements usuriers.

J’ai apprécié beaucoup l’intervention du responsable CGT de la Sidérurgie, son intervention nous a montré le chemin à suivre : ne plus perdre un instant pour la défense de notre potentiel industriel et en particulier de ce qui nous reste de l’acier et la bataille pour que le site de Florange garde tous ses atouts allant de la filière chaude avec les hauts fourneaux et l’aciérie et la filière froide avec la laminage en produits semi-finis et finis est d’une importance cruciale pour l’avenir de nos industries françaises et en particulier de la transformation des métaux pour l’automobile, pour des technologies pour les énergies nouvelles etc..

Il a montré tout le mal fait par cet aventurier Mittal qui est entrain de faire disparaitre notre potentiel sidérurgique y compris en Europe et il est inadmissible que le gouvernement actuel ne prend pas les décisions nationales pour que soit mis fin au règne de ce dépeceur.

J’aurai encore beaucoup de choses à dire et notamment de cette réindustrialisation et comment la conduire aujourd’hui dans ce monde de forbans. On peut faire avancer les choses en mettant les salariés dans le coup et la présence des communistes sur le terrain sera d’une grand utilité et notamment pour de nouveaux produits plus écologiques et en même temps de qualité et de durabilité pour faire face à ces gâchis de remplacement de produits usés et dépassés rapidement.

Voilà quelques réactions à chaud et je ne serai pas complet si je ne disais pas quelques mots sur la brillante intervention de Pierre Laurent : il nous réunis, nous les communistes, qui s’interrogions sur notre démarche de classe, il a fait fort en présentant les propositions des communistes sur l’industrie et il faudra bien prendre le temps d’analyser cette richesse qui doit éclairer notre démarche de classe pour trouver les bons chemins pour que le combat prenne la dimension d’une offensive du monde du travail pour non seulement contrecarrer le capital mais le dépasser en remettant les gaz sur les salaires, l’emploi, la formation ,la protection sociale qui sont sources de développements et de passer à l’offensive aussi contre ces attaques contre les coûts du travail qui ne sont que le prix de la force de travail et notre part qui doit être toujours plus grande pour les salaires et contre les dividendes dont je dis qu’il faut les ramener à la portion congrue car c’est le coût exorbitant du capital qui grève tout investissement industriel depuis des décennies.

Pierre Laurent donne des billes pour les luttes à venir et il le dit expressément, ces luttes doivent avoir le caractère de la reconquête sociale et de la transformation sociale qui n’est pas un slogan réformiste comme le disent des camarades englués dans un passé qui n’a rien de réel avec l’analyse marxiste et s’appuient sur une histoire passéiste et nostalgique pour s’opposer au mouvement et aux luttes d’aujourd’hui et de demain.

Une bonne journée qui doit être mise à profit pour que ces idées là ruissèlent et forme un torrent pénétrant les lieux du travail.

Les communistes ont du boulot à faire.

Allons-y.


Bernard LAMIRAND

 

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BARBARA ANNIVERSAIRE

Publié le 24 Novembre 2012 par aragon 43

 

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LES TERRIBLES ENJEUX POLITIQUES DE LA PERIODE

Publié le 24 Novembre 2012 par aragon 43 dans communisme

 

 

Intervention de Yves Dimicoli


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La conférence de presse de F. Hollande marque un grave tournant pour beaucoup de ceux qui l'ont désigné à l'élection présidentielle. Il faut bien prendre la mesure du risque de découragement que cela peut engendrer, jusque dans notre propre électorat, ce que n'aide pas forcément à faire, selon moi, la posture consistant à proclamer «  Je vous l'avez bien dit , on ne peut absolument rien faire avec les socialistes ! ».

 

F. Hollande a cherché à mimer Churchill, promettant pour 2013 « du sang, de la sueur et des larmes » pour les travailleurs et leurs familles et que, crise oblige, il ne peut en être autrement. Mais, faites-moi confiance, a-t-il ajouté en substance, je tiens bien la barre, je sais où je vais : si la Nation fait bloc derrière ses entreprises dans la concurrence mondiale, alors en 2014 on rebondira !

 

Son « socialisme de l'offre », commande de se grouper derrière le patronat qui sait, lui, s'occuper de l'offre, alors que les populations, elles, ne  connaissent que la demande. D'où, au nom de la compétitivité, ce basculement choisi contre le coût du travail, qui, certes, « n'est pas tout », nous dit-il, mais qui est « tout sauf rien », et dont la baisse de 6 % va accroître les profits disponibles des entreprises qui, en réalité, iront grossir les flux financiers et spéculatifs .

 

« Je ne monterai aucun groupe contre un autre » a dit aussi F. Hollande, alors que l'idée de lutte des classes regagne sa place dans la vie sociale.

 

Sa grande ambition c'est un « compromis historique » pour faire accepter par les salariés que les patrons  bénéficient du maximum de flexibilité, des licenciements très facilités notamment, moyennant de vagues promesses, sur le papier, de mini-sécurité pour les salariés. Et il martèle qu' il n'y a pas d'alternative à cette voie-là à laquelle il entend intégrer les syndicats en jouant, précisément, du manque d'alternative.

 

Et tout cela avec un pari sur la conjoncture qui revient à dire à l'électorat de gauche : Il faut se résoudre à tirer une croix sur l'année 2013 pour qu'en 2014 ça puisse repartir ! Pourtant, nombre de prévisions anticipent, au mieux, la poursuite d'une croissance très lente et, au pire, une aggravation de la conjoncture.

 

Ce tournant fait écho, bien sur, aux  pressions du MEDEF, de Merkel, de la Commission de Bruxelles, des marchés. Ils exigent d'être rassurés sur la détermination et la capacité du nouvel hôte de l'Élysée, après ses promesses de campagne, à tenir ses troupes et à faire accepter par les Français le long chemin de réformes rétrogrades exigées par les marchés et l'utilisation de l'euro aux normes allemandes.

 

Mais les marchés, quoi qu'il arrive, continuent leurs pressions, comme vient de le signifier l'agence Moody's en retirant son « 3A » à la France, malgré le pacte de compétitivité et le voyage à Berlin de Ayrault pour le présenter à Merkel et au grand patronat allemand.

 

Quelle responsabilité alors pour les communistes et le PCF dans le Front de gauche avec, en perspective, l'année 2013 débouchant, début 2014, sur les élections municipales, puis, deux mois plus tard, sur les élections européennes!

 

Se contenter de dénoncer la capitulation de Hollande, le provincialisme de Ayrault  et suggérer, comme le fait le parti de gauche, que seules importent vraiment les élections européennes revient à faire une croix sur l'année 2013.

 

Mais cela revient aussi à ne préparer les municipales que contre Hollande et le PS et non pour rassembler le plus possible à gauche à partir des besoins populaires afin d'obtenir des inflexions majeurs et construire des bases de résistances unitaires contre la crise et l'austérité sur les territoires, pour la sauvegarde des services publics locaux, avec des programmes de rassemblement et beaucoup d'élus communistes.

 

Cela peut donc revenir, au total, à créer les conditions d'un naufrage en 2014, aux municipales, pour la gauche en général et pour le PCF en particulier dont on ne cesse de répéter qu'il n'existe plus aujourd'hui que par ce qui reste de « communisme municipal ». Une marginalisation municipale du PCF serait-elle alors le prix à payer pour crédibiliser l'hypothèse du « recours » à la politique du pire caressée par certains et censée permettre la prise de pouvoir ensuite par la gauche radicale ?

 

Dangereuse illusion ! Attention donc à la petite musique qui nous dit d'attendre que le château de carte de Hollande s'effondre après une austérité de gauche et nous recommande de ne rien entreprendre pour faire changer de cap, même s'il y a des millions de gens souffrants et inquiets, des dizaines de milliers d'élus de gauche mécontents, des militants socialistes pour l'heure réduits au silence par une direction du PS homogène aux ordres de l’Élysée.

 

Au contraire, il s'agit d'agir tout de suite en campagne  de longue durée sur des propositions rassembleuses. Il s'agit d'agir ensemble sur le terrain, à gauche :

-       Contre les pressions du gouvernement et de la Commission européenne pour l'austérité,

-       Contre la perspective dangereuse de récupération des difficultés par l'extrême-droite et le rapprochement avec elle de la droite,

-       Pour des rapprochements entre socialistes, communistes et gauche radicale.

-       Et cela sur des propositions d'avancées cohérentes, audacieuses, réalistes, articulant objectifs sociaux, moyens financiers et pouvoirs, des propositions exprimant concrètement que d'autres solutions sont possibles, dans le monde tel qu'il est.

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RETRAITES COMPLEMENTAIRES : VERS UN VOL A L'ARRACHE

Publié le 23 Novembre 2012 par aragon 43 dans syndicalisme

 

71638 159070404125647 100000680667032 332837 6835326 nRETRAITES COMPLEMENTAIRES : UN VOL A L’ARRACHE

Ce qui se prépare pour les retraites complémentaires est grave.

La rencontre entre toutes les organisations syndicales et le patronat  le 22 novembre a abouti à des scénarios préparés à bonne escient par le patronat pour remettre en cause le pouvoir d’achat des retraités et celui, plus tard, des futurs retraités.

Tout cela, au moment où le monde des retraités subit un appauvrissement considérable.

Comment se peut-il que certaines organisations syndicales puissent accompagner le patronat dans ce que l’on peut appeler un « vol à l’arraché » par des stratagèmes dignes des romans policier les plus pervers.

C’est une sorte de réédition, en plus grave, des décisions précédentes qui avaient déjà amputées les retraites complémentaires pour tous les ayants droits qu’ils soient encore en activité pour leurs droits futurs à prestations et pour les retraités avec  des baisses programmées de leurs niveaux de retraites par les points acquis mais sous-revalorisés.

Tout cela pour soit disant faire face à une situation qui deviendrait  catastrophique aux dires de certaines organisations syndicales qui gèrent avec le patronat depuis des années les caisses de retraites complémentaires AGIRC et ARCCO et qui charcutent les droits et appauvrissent les retraités.

Le patronat a donc présenté ses scénarios,  ceux de rogner les retraites complémentaires en les gelant pendant quelques années ou en les amputant en cas de départ avant 65 ou 67 ans.

L’idée du patronat est de jouer sur toute la gamme de possibilités pour arriver à ses fins : le niveau des prestations, les cotisations et enfin la durée d'assurance et l'âge de la retraite.

Le Medef suggère de regarder du côté des dépenses et évidemment pas du coté des recettes. Le patronat propose, entre autres, de geler, à partir du 1er avril et sur trois ans, les prestations versées aux retraités. Cette proposition permettrait d'économiser 4,2 milliards sur trois ans dit-il. Une  autre alternative consisterait à les revaloriser légèrement, mais moins que l'inflation, pendant cinq ans.

L’autre idée est  d’amputer de 10% des pensions des futurs retraités qui partiront avant l'âge du taux plein automatique, jusqu'à ce qu'ils aient atteint cet âge. Actuellement fixé à 65 ans, l'âge du taux plein doit progressivement atteindre 67 ans en 2022 : bonjour pour ceux qui verront leur niveau de retraite être épais comme une feuille à cigarette à l’allure où c’est parti.

Comme nous le voyons, le patronat s’apprête à imposer à certains partenaires sociaux, qui gèrent avec eux le système, ce que j’ai déjà eu l’occasion de dénoncer,  de toucher à tous les paramètres des droits à la retraite complémentaire  et en particulier le prix du point devenu le moyen de les réduire autant pour les actifs que pour les retraités.

Evidemment le patronat s’est refusé d’augmenter sa part de cotisations et l’effort, plutôt le serrage de ceinture , devrait être à la charge des salariés qu’ils soient en activité ou en retraite.

Pourtant des mesures pourraient prises pour ramener des liquidités dans les caisses et en particulier en augmentant la cotisation de l’entreprise et en faisant en sorte que l’ensemble des revenus soit passibles des cotisations de retraites complémentaires et en particulier les revenus liés à la participation et à l’intéressement mais aussi une taxe sur les dividendes distribués.

D’autre part, ce patronat est responsable de la catastrophe qu’il engendre,  elle se trouve dans toute sa bataille pour réduire le  dit coût du travail où il créait les conditions  du manque à gagner,  ne serait-ce par la baisse des salaires,  les licenciements, les réductions d’effectifs, les délocalisations d’entreprises, les sommes fantastiques de profits et de dividendes qu’il soustrait du prix de la force de travail.

C’est lui qui charrie ces manques à gagner pour les caisses de retraites complémentaires.

Ce système par points montre aujourd’hui  toute sa malfaisance dans la crise et permet au patronat de faire jouer le curseur en sa faveur  en appuyant comme il le veut sur les manettes qui permettent- avec des bons partenaires sociaux attachés à leurs maroquins ronflants de Président ou de vice président en alternance avec les gens du patronat -  d’ajuster la valeur  du point en fonction des situations déficitaires qu’il engendre par la réduction du dit  « coût du travail ».

Quand on pense que dans certains milieux politiques de la gauche libérale est préconisé de généraliser ce système par point et donc demain de mettre le régime général de la Sécurité sociale dans ce qui peut s’assimiler à un système par points que je baptiserai alors "système en peau de chagrin".

Dans les pays où ce système est en place, les travailleurs ont vu leurs droits s’abaisser subitement au rythme de la crise et des politiques d’austérité.

La CFDT souhaite d’ailleurs regrouper tous les systèmes de retraites dans celui à point et évidemment, en cas de situations déficitaires, seront punis les ayants droits en réduisant leurs droits, un peu comme le maitre d’école, dans le passé, qui donnait des bons points et  se réservait le droit de les enlever à la moindre incartade de l’élève.

C’est ce qui se prépare dans le discussions prochaines sur le financement des retraites.

Nous avons donc à réagir rapidement et à préparer les travailleurs en les informant des mauvais coups qui se préparent et qui viennent s’ajouter à ceux précédemment mis en place pour retarder la retraite à 65 ans et 67 ans.

La délégation de la CGT a eu raison de quitter cette parodie de négociation et de déclarer son désaccord mais elle ne peut en rester là.

Il faut informer les salariés et les retraités.

Je suis persuadé qu’elle prépare cela et le plus vite possible.

Il faut créer les conditions d’une action unitaire à la base.

Informons-les massivement et nous verrons, que quand ils apprendront ces ententes sur leur dos  pour réduire le niveau de  leur retraite complémentaire, ils vont poser des questions à leurs mandants qui négocient en cachette ces saloperies.

Il me semble que la CGT doit s’adresser à tous les travailleurs actifs et retraités et une pétition nationale ainsi qu’un matériel d’explication serait une première forme pour réagir en cette fin d’année et prélude à des actions de grandes ampleur dans tous les lieux de travail et chez les retraités.

Il faut empêcher ce vol à l’arraché qui se prépare.

 

Bernard LAMIRAND

 

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SARKOZY ET GENTIL

Publié le 22 Novembre 2012 par aragon 43 dans Actualités

SARKOZY ET GENTIL

Ce jour enfin tant attendu est arrivé.

L’ancien chef de l’état français est arrivé à Bordeaux.

Contrairement à sa femme qui a choisi les Hospices de Beaune pour inaugurer la vente de charité des vins de bourgogne, Nicolas (pas celui des vins) ne vient pas à Bordeaux pour patronner une cuvée du Médoc.

Il n’ira pas dans les caves gouter les grands crus du Bordelais se contentant des crues et décrues financières qui ont inondées le paysage médiatique durant son quinquenat.

Il aimerait plutôt les parfums et fond de teint de l’Oréal où les millésimes sont toujours à la hausse et rapportent pour les thuriféraires bien des satisfactions.

Contrairement à sa dulcinée, qui l’invitait à aller distribuer le pinard de la cuvée des hospices de Beaune,  -plus connue dans la période de collaboration vichyste comme la cuvée du Maréchal Pétain- .A t'il l’intention de mettre « au parfum » le juge d’instruction de Bordeaux chargée de l’enquête sur le dossier de Madame Bettencourt ?

Ce juge s’appelle du doux nom de Gentil, un nom qui sent bien la tendresse et la question que l’on peut se poser quelques jours après la journée de la gentillesse- qui a eu lieu le 13 novembre-  si le juge sera gentil avec le gentilhomme  de la maison l’Oréal et compagnie: celui qui allait rendre visite à la dame Bettencourt par pure gentillesse.

Aura-t’il le droit à une visite des caves du palais de justice, là où l’on dépose les crus de la magnanimité financière tout au long des siècles des négriers et l’histoire de tenanciers de Bordeaux emplit les étagères, avec le moisi des affaires enterrées.

Sera-t’il  le premier Président de la république à être examiner pour son cru :  pour gouter s’il sent le moisi .Sera-t’il gardé longtemps pour que l’onctueux se révèle envers celui qui va le boire jusqu’à la lie pendant le temps qu’il faudra et son fond de teint sera-t-il « accord parfait fondant de l’Oréal »  avec toutes ses teintes qui ont marquées si gentiment son quinquenat aromatisées à l’eau bénite de « Chanoine de Latran » ?

Nous le saurons bientôt et nous verrons si ce vin provenant d’un cépage qui a produit de 2007 à 2012 est un bon cru bourgeois où une horrible piquette à enfermer dans une bouteille quelconque.

 

Bernard LAMIRAND

 

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L'INDUSTRIE EN DEBAT A LILLE AVEC LE PCF

Publié le 21 Novembre 2012 par aragon 43 dans politique

L’INDUSTRIE FRANCAISE DECLIN OU RELANCE DEBATTONS-EN !

                         divers_067-copie-1.gifPar Bernard LAMIRAND


Un des principaux facteurs du recul de l’industrie française est bien le culte de l’argent roi par la financiarisation de l’économie

C’est par cette financiarisation de l’économie et la recherche de la rente la plus élevée possible que l’outil de travail industriel a été démolie en France et plus largement en Europe.

Dans quelques jours va se tenir à Lille, un grand débat du Parti communiste français sur le devenir de notre industrie.

Je veux y apporter ma contribution.

Jeune militant syndicaliste à la CGT et communiste à Usinor Dunkerque dans les années 60, j’ai vu se développer  l’industrie française, le développement de l’emploi y était le principale composante et le chômage était peu élevée ; la jeunesse des années d’après guerre rentrait dans ce monde du travail et affichait ses besoins d’une autre vie que celle de la restriction des années de la guerre et de l’après guerre.

Le boum démographique venait à maturité et produisait des besoins nouveaux notamment d’avoir un logement décent que l’on soit propriétaire ou locataire, d’avoir droit à des choses que seuls auparavant les riches possédaient : machine à laver, télévision, frigidaire etc. et chacun voulait un salaire qui s’élève en fonction de ses besoins à satisfaire pour mieux vivre avec sa famille jusqu’à l’automobile populaire devenue une exigence pour se déplacer et travailler dans ces grandes usines.

J’ai vu mon usine surgir de cette plaine du littoral dunkerquois et des milliers d’hommes et de femmes y être embauchés venant de tous les horizons et pays.

Il fallait de l’acier pour construire des bateaux, des avions, des automobiles, des ponts, des chemins de fer et d’autres industries pour répondre à tous ces besoins qui s’exprimaient vivement.

Il fallait aussi de nouvelles machines plus puissantes :  des machines outils, des ordinateurs, des machines nouvelles pour produire de l’acier, pour tisser, pour l’agriculture etc.…

L’économie tendait, par la force de l’arrivée de ces nouvelles générations, a devoir satisfaire ces besoins et les luttes allaient crescendo dans toutes les entreprises et j’en sais quelque chose à Usinor Dunkerque où cette jeunesse entrait plusieurs fois par an dans des luttes dures pour conquérir de nouveaux droits sociaux, des salaires décents, un temps de travail inférieur pour le travail en continu, et pour que soit reconnues les compétences professionnelles et que le salaire corresponde à celles-ci.

Il était évident que ces luttes niaient le taux de profit et exaspéraient les maitres des forges comme elles devaient aussi exaspérer ces patrons du Nord du textile devant les revendications ouvrières.

Nous avons atteint le maximum avec ce que l’on a appelait les événements de Mai Juin 1968, l’occupation des usines et notamment celles de la métallurgie a été forte et la patronat a dû céder et augmenter considérablement les salaires et reconnaitre aux travailleurs de nouveaux droits qui mettaient en cause incontestablement le taux de profit tel qu’il était à l’époque : insuffisant aux dires des maitres des forges et des puissants patrons du textile qui mettaient en avant déjà le coût du travail et les charges de la Sécurité Sociale.

Nous avions aussi acquis de nouvelles conventions collectives après 1968 et je me souviens que dans  mon usine, malgré les grèves longues, les records de production d’acier étaient battus chaque année et les maitres des forges retiraient quand même des dividendes conséquents.

Oui, le rapport de force était pour le travail et le capital était sous la défensive.

Cela a commencé à changer dans les années 75 où les premiers signes apparaissent de la part des patrons de casser ce modèle de croissance et de casser le prix de la force de travail.

Ils ont commencé à détruire les industries majeures de notre pays sous prétexte que les outils de production étaient en surcapacité et en même temps se développaient des politiques de plus en plus autoritaires dans les entreprises pour mettre en difficulté le syndicalisme. Les installations dites en surcapacité se démolissaient subrepticement par une idéologie libérale, du marché de l’acier saturé, du chacun pour soi ;  et nous n’avions certainement pas pris avec suffisamment d’attention le travail de sape idéologique d’intégration que faisaient ces nouvelles directions qui travaillaient les concepts d’objectifs à tenir et qui amenaient les travailleurs à définir leur propre exploitation et au bout leur licenciement et la fermeture d’installations.

L’arrivée de nouvelles technologies de la révolution informationnelle posait aussi des questions sur l’organisation du travail et les effectifs et nous avons vu dans ma propre entreprise se multiplier la sous-traitance et des secteurs entiers disparaitre de l’effectif de l’usine mais être repris par des négriers de temps modernes avec la disparition du syndicalisme car l’entreprise s’arrangeait pour créer des petites entreprises avec une sélection du personnel  en évitant la présence du mouvement syndical.

En cela, elle détruisait les racines du rapport de force de ces 2500 syndiqués en cassant les collectifs de travail existants.

L’autre idée développée était la concurrence internationale et nous n’avons pas toujours vu et su que derrière ces mots se cachait l’objectif d’abaisser ce qu’ils appellent  toujours le coût du travail  soit en imposant des travailleurs en précarité, venant parfois d’ailleurs et je me souviens toujours de ces travailleurs turcs débarquant la nuit dans l’usine pour aller nettoyer les endroits les plus dangereux des hauts fourneaux et des aciéries et repartir avec une enveloppe dés les travaux finis.

Il y avait aussi l’idée de transfert des installations là où le travailleur produirait au moindre coût dans des pays étrangers et c’est ce qu’ont fait ces patrons du textile et d’autres par la suite.

Oui ce déclin de l’industrie a été patiemment réalisé par ceux qui, hier comme aujourd’hui, nous abreuvent de leur littérature de la productivité et de l’abaissement des charges.

Le sinistre de l’industrie française s’est construit sous ces discours du libéralisme et de la recherche du profit maximum et donc de trouver celui-ci « en dormant » comme le disait l’ancien président de la République Mitterrand, qui, d’ailleurs, a lui aussi prêté la main aux déménagements des productions et à la destruction de notre potentiel industriel.

La seule voix qui s’élevait était celle de la CGT et sur le plan politique le parti communiste qui défendait à juste raison le devenir de l’industrie française par « le produire français » qui s’établissait avec l’idée de coopération avec d’autres pays pour le développement et la réponse aux besoins.

Notre industrie a été détruite ( même elle conserve encore quelques fleurons comme l’aéronautique, la matériel ferroviaire) par ce capital avide d’avoir des profits juteux et nous pourrions dresser une longue liste de ses méfaits.

Ce n’est pas le but de cette article.

Le déclin aujourd’hui peut-être battu en brèche : il s’agit de réinventer une vraie politique industrielle et de satisfaire les besoins d’aujourd’hui et ils sont nombreux dans une population en voie d’appauvrissement et une jeunesse beaucoup plus formée que celle d’hier et qui possède un potentiel inutilisé et en chômage.

Je prends l’exemple de la sidérurgie : elle a été laissée pour compte comme un industrie dépassée, elle a été abandonnée par les maitres des forges qui ont placé leurs capitaux dans la finance comme l’a fait Sellière, ancien président du Medef et patron de Marine de Wendel. Elle a été ensuite vendue à un aventurier hindou  Mittal qui s’est servie dans les caisses en s’octroyant des profits immenses pour lui et sa famille, elle a été abandonnée par l’Europe dont c’est pourtant l’acte de naissance avec la Communauté Européenne du charbon et de l’acier, elle a été laissée pour compte par l’état qu’il soit socialiste sous Mitterrand  et puis sous Chirac et Sarkozy qui ont détruit ce qui restait de la sidérurgie Lorraine.

Il faut que cette industrie se reconstitue sur tout le territoire français mais aussi européen car nous avons besoin des aciers nouveaux qui seront nécessaires par exemple pour la transition écologique mais aussi pour toutes les nouvelles installations que nous aurons à faire si nous voulons réindustrialiser la France.

La remise de cette industrie aux mains des travailleurs s’avère indispensable.

On a aussi des productions qui sont disparues dans des industries comme l’électronique devenue chasse gardée des pays asiatiques où encore de la main-mise américaine sur le plan de la communication qu’elle soit par ordinateur ou autres.

Définissons un plan de reconquête.

Ce qui se passe actuellement pour l’automobile est plus qu’inquiétant : les groupes Renault et Peugeot délocalisent les productions automobiles par la mise en concurrence des travailleurs en profitant de pays où le coût de la main d’œuvre est très bas.

Arrêtons la casse de nos productions automobiles en France : faisons en sorte que les pouvoirs publics : qu’ils soient nationaux , régionaux aient le droit de veto sur tous départs de production pour cause de main d’œuvre moins chère.

Cela montre aussi que l’on ne pourra redresser notre industrie sans obliger l’Europe à pratiquer une politique sociale de progrès et surtout pas par l’alignement par le bas des droits actuels des salariés européens et cela  vaut aussi pour les coopérations avec les pays en voie de développement ou émergeants.

Cela marque d’ailleurs l’idée d’un tous ensemble social des salariés du monde «  travailleurs de tous pays unissons- nous » face à la tentation de s’enfermer dans les frontières nationales et de mettre de la haine entre travailleurs comme le fait le Front National dans sa stratégie d’un produire français en vase clos raciste et xénophobe.

Oui notre industrie doit reprendre de la vigueur, pour cela il faut mettre fin à ces coûts du capital qui la sape et la détruise depuis plus d’une trentaine d’années.

Il faudra que la pression des travailleurs se révèle pour changer le cours des choses mal engagé par ce gouvernement actuel qui cède devant les forces de l’argent et son acquiescement que le travail est un coût qu’il faut réduire ne peut qu’entrainer qu’à une nouvelle saignée de notre industrie.

Oui on peut sortir du déclin mais la reprise industrielle ne sera possible que par la mobilisation de tous ceux qui souffrent de l’exploitation capitaliste, actuellement, qu’elle soit par l’entremise des délocalisations pour faire davantage de profits, qu’elle soit par la mise en concurrence effrénée des salariés du monde entier, qu’elle soit par une financiarisation qui asphyxie toute possibilité de relance et e croissance.

L’heure n’est plus, non plus, à chercher la solution du moindre mal par l’accompagnement social des plans de licenciements mais bien par des luttes partout pour s’y opposer et par des reconquêtes de production.

En 1945, Ambroise Croizat, ministre du travail communiste a eu le courage de proposer une première incursion dans l’économie par la mise ne place des comités d’entreprises et le droit de consultation sur ce qui était une chasse gardée  patronale :  le droit d’expertise et le droit d’être consulté sur les décisions économiques et industrielles de l’entreprise.

Aujourd’hui, il faut pousser plus loin  les choses et faire en sorte que le Comité d’entreprise ait le droit de décisions sur l’avenir des productions et des installations et de s’opposer à tout licenciements boursiers ou pour cause de mise en concurrence de salariés par le dumping social.

Le débat sur le devenir industriel organisé par le Parti Communiste français sera certainement un acte important pour la reconquête industrielle et pour des coopérations avantageuses entre les pays et les travailleurs.

Travailleurs de tous pays unissons nous pour le bien être ; il y a de la place pour tout le monde mais surtout pas pour le profit de quelques multinationales industrielles et financières.

Alors dans chaque lieu de travail, discutons de notre devenir et du devenir de nos entreprises : ne laissons pas cela à quelques financiers d’où qu’ils viennent.

L’action du Parti communiste Français dans les entreprises doit redevenir une des composantes essentielles du travail politique pour retrouver une industrie d’avenir créant des richesses et des emplois.

 

 

 

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