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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

HOLLANDE MEDAILLE D'OR EN PEDALO AUX JEUX OLYMPIQUES

Publié le 31 Juillet 2012 par aragon 43

A la course de lenteur pour le SMIC, il est le premier....

Dessin emprunté à Louison.

Je n'ai pu résister et je lui demande à postoriori de m'y autoriser...

 

 

HOLLANDE-EN-PEDALO-AUX-JEUX-OLYMPIQUES.jpg

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BIOGRAPHIE DE EMILE ZOLA

Publié le 31 Juillet 2012 par aragon 43

ZOLA.jpgÉmile Zola (1840-1902), écrivain français, fondateur du naturalisme en littérature, dont l’œuvre principale est une vaste fresque en vingt volumes, racontant l’histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire. Il est né le 2 avril 1840 à Paris, d’une mère bourguignonne et d’un père italien. Émile Zola passe toute sa jeunesse à Aix-en-Provence. Au collège de la ville, il fait la connaissance de Paul Cézanne, qui restera son ami durant de longues années, à qui il doit de rencontrer des peintres tels que Monet, Renoir, Sisley, Pissarro et Manet. Son père, François Zola, qui travaille à Aix à la construction du canal qui portera plus tard son nom, meurt prématurément le 22 mars 1847. Ce décès met la famille dans une situation financière instable et bouleverse le jeune Émile qui n’a que 7 ans au point que son œuvre restituera plus tard la figure grandie de ce père tôt disparu, homme libéral, novateur, audacieux et bâtisseur.

À partir de 1858, Zola s’établit à Paris; après deux échecs au baccalauréat à cause du français (!), il mène une vie incertaine, il n’a pas d’argent, il est démuni. Il entre finalement aux Éditions Hachette où il travaille, de mars 1862 à janvier 1866, comme commis puis rapidement comme chef de la publicité. Outre des centaines de vers, et quelques tentatives théâtrales, il compose à cette époque plusieurs textes en prose très variés, allant du conte de fées à la satire politique en passant par la «chose vue», le récit à finalité morale. Il réussit à publier en novembre 1864 un petit recueil de contes, les Contes à Ninon, qui reçoit un accueil favorable. En 1865, il rencontre celle qui va devenir sa femme : Alexandrine Meley. Décidé à vivre de sa plume, il quitte la librairie Hachette en 1866. En 1867, son premier succès vint avec Thérèse Raquin, qui annonce, sans en faire partie, le cycle des Rougon-Macquart, tant par les sujets abordés (l’hérédité, la folie) que par les critiques qu’il suscite : la presse traite en effet l’auteur de « pornographe », d’« égoutier » ou encore de partisan de la « littérature putride ».

Après la guerre de 1870, à laquelle il ne participe pas parce que, fils de veuve et myope, il n’est pas mobilisable, il devient journaliste parlementaire. C’est le 22 juillet 1872, par la signature du contrat qui le lie à l’éditeur Georges Charpentier, que commence véritablement sa carrière littéraire, qu’il mène de front avec le journalisme auquel il ne renonce pas. Peu à peu ses romans lui valent l’amitié d’écrivains comme Flaubert, les frères Goncourt, Daudet et Tourgueniev. Lorsqu’il décide d’entreprendre sa vaste fresque romanesque, par souci de méthode, il veut établir un plan général, avant même d’écrire la première ligne. Il tient aussi à préciser la différence de son entreprise avec celle d’un prédécesseur écrasant, Balzac et sa Comédie humaine : « Mon œuvre à moi sera tout autre chose. Le cadre en sera plus restreint. Je ne veux pas peindre la société contemporaine, mais une seule famille en montrant le jeu de la race modifiée par le milieu. (…) Ma grande affaire est d’être purement naturaliste, purement physiologiste ». Aujourd’hui, les théories scientifiques qui fondent les Rougon-Macquart sont tout à fait dépassées; l’œuvre, elle, reste toujours actuelle, sans doute parce que, au-delà des ambitions scientifiques de son auteur, elle demeure une réalisation considérable sur le plan littéraire.

La Fortune des Rougon (1871), le premier volume, est la base qui soutient et justifie tout l’édifice. Ce roman relate le coup d’État du prince Louis Napoléon Bonaparte, le 2 décembre 1851, vu d’une ville de Provence. À la faveur de ce bouleversement politique, les ambitions se déchaînent : deux branches rivales d’une même famille, les Rougon et les Macquart, s’affrontent, les premiers se révélant bonapartistes par calcul, les seconds libéraux par pauvreté et par envie.

Le succès de L’Assommoir, publié en 1877, septième volume des Rougon-Macquart, lui confère à la fois la notoriété et l’aisance. Sa maison de Médan devient, le jeudi où il reçoit, le lieu de rendez-vous de jeunes écrivains tels que Huysmans ou Maupassant.
Indigné par la dégradation du capitaine Dreyfus, le 5 janvier 1895, à l’École militaire, il dénonce à la fin de l’année dans trois articles publiés par Le Figaro les campagnes de presse contre la République et les Juifs. Convaincu que le véritable coupable de l’affaire Dreyfus est le commandant Esterhazy, qui est acquitté à l’unanimité le 11 janvier 1898, Zola publie dans L’Aurore deux jours plus tard l’article J’accuse. Condamné à un an d’emprisonnement et à 3 000 francs d’amende, il doit quitter la France le 18 juillet 1898. À son retour, en 1899, injurié, radié de l’ordre de la Légion d’honneur, abandonné par une grande partie de ses lecteurs, il serait mort asphyxié dans sa maison à cause, semble-t-il, d'une main criminelle qui en aurait bouché la cheminée. Une foule immense rendit hommage pendant ses obsèques à celui qui avait osé mettre en jeu sa notoriété au nom de la morale.

Source : perso.wanadoo.fr/.../t/ biographies/zola_biographie.htm

 

Emile ZOLA
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LES VACANCES

Publié le 31 Juillet 2012 par aragon 43 dans Actualités

LES VACANCES

Mon journal quotidien l’Humanité publie ce jour une enquête sur les vacances des français et souligne que nombre d’entre eux ne puissent profiter de cette période de congés pour partir à la mer, à la campagne, à la montagne selon les goûts de chacun.

C’est vrai, ce moment de repos, de détente, se raréfie pour les personnes qui n’ont plus les moyens de le vivre ainsi.

A qui la faute ?

Pas à tous ces familles que la crise vient de frapper leur porte monnaie.

Pas à tous ces chômeurs qui n’ont plus que le RSA pour payer leur loyer, leur quittance d’électricité et les paquets de riz ou de macaronis pour s’alimenter.

Pas à tous ces enfants qui n’ont que comme seul activité la cour, l’entrée du HLM, le terrain vague d’à coté.

Pas à retraités qui voient leur pension se réduire comme une peau de chagrin.

Et l’on peut penser aussi à tous les enfants du monde qui subissent des sorts encore moins enviables.

Le crise frappe les petits salaires et le capital en est la cause.

Dore_Londres-clotheman_1872.jpgLa crise ne frappe pas en effet tout le monde. Hier soir, à la télévision, j’ai vu un reportage de la jet-set, qui, cette année, a établi ses quartiers sur les bords de la Tamise, à quelques encablures des jeux Olympiques ; on les voit boire le champagne, des starlettes, des bourgeoises verre à la main, disent leur dédain de ces jeux et préfèrent d’autre jeux dans le petit paradis qu’ils ont installés sur les quais : certainement ceux des casinos.Annaliesse-Yacht.jpg Sur ces bords de la Tamise les yachts des milliardaires font escale, ils ont délaissé, nous dit-on, cette année Saint-Tropez ;  on peut voir leur tenue débraillée de riches avec les vêtements de marque dernier cri, qui cachent leur exubérance de friqués. Ils viennent tressaillir pour ainsi dire aux abords de ce quartier à la Dickens, de ce vieux Londres encore plus appauvri par la crise et qui retrouvera, après les jeux, l’atmosphère de la misère quand seront partis les derniers flons-flons des airs nationaux fêtant les médailles d’or, d’argent et de bronze.

Dernière nouvelle, si plein de français ne partent plus en vacances où vont dans leurs famille pour passer quelques jours, il y a ceux qui vont à Capri et qui font du scooter et se cassent la figure et se font transporter par hélicoptère dans les grands hôpitaux de Rome.

Capri, c’était déjà fini, Fillon ! Désormais, c’est camarade bourgeois de Renaud,
camarade fils-à-papa,ou en Lamborghini Scooter (de moi), tu roules des épaules, tu te crois super-drôle, regarde-toi ah ah ah… et regardes la route, elle n’est plus à toi.

Bernard LAMIRAND

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EUROPE : LA DICTATURE DU CAPITAL ET DES LAQUAIS DE LA FINANCE DANS LES GOUVERNEMENTS

Publié le 30 Juillet 2012 par aragon 43 dans politique

europe.jpgEUROPE : AUTORISME ET DICTATURE DU CAPITAL

Ce qui se passe actuellement en Espagne démontre à quel point cette Europe est une dictature capitaliste.

Depuis le début de la crise, ce système, hérité de la Communauté Européenne du charbon et de l’acier (CECA) qui faisait en sorte que les décisions économiques concernant ces secteurs industriels soient placés sous la coupe d’organismes désignés, montre toute sa nocivité par ses décisions autoritaires qu’il prend sans arrêt au détriment de l’intérêt général.

Les traités de Rome puis de Maastricht et enfin celui de la Constitution Européenne n’ont fait qu’en rajouter à la malfaisance de ce système dirigé par la société dominante : le capital.

Ce qui se passe en ce moment en Espagne démontre l’engrenage anti-démocratique de cette Europe que l’on nous promettait pourtant comme un grand espace démocratique.

Voilà  les espagnols qui depuis le début de la crise s’opposent aux décisions européennes qui frappent leur pays et qui les mettent dans la pire situation : celle d’une récession totale engendrant des millions de chômeurs et un  appauvrissement général de la population à part les profiteurs.

Ce peuple a beau manifester, s’indigner, hurler sa colère : rien n’y fait : les fondés de pouvoir du capital qui dirigent ce pays que ce soit le PS et aujourd’hui la droite appliquent sans sourciller les mesures antisociales du FMI et de la Communauté Européenne des riches (CER)* pour renflouer les banques et les financiers qui ont volé le peuple.

Ce scénario est partout en place, de manière plus ou moins avancée, et chaque pays est actuellement l’objet de diète pour redonner de l’allant aux actionnaires.

Les peuples exigent d’être consulté sur des mesures qui les touchent profondément : ils ne sont pas entendus et les gouvernants se bouchent les oreilles devant les manifestants.

Il est temps que dans tous les pays d’Europe se lève la révolte démocratique.

Il faut mettre par terre la constitution Européenne, il faut que sur les grands dossiers ce sont les peuples qui soient consultés directement.

En France, le peuple doit être consulté sur le traité Sarkozy-Merkel et Hollande doit respecter sa parole de le renégocier et non de se contenter d’une formule alambiquée prévoyant un engagement hypothétique de croissance dont on sait qu’il est impraticable avec les politiques d’austérité actuelles.

Peuples d’Europe : levez-vous contre cette Europe qui vous dépouille!

Bernard LAMIRAND

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BIOGRAPHIE DE STEVE BIKO : UN LIBERATEUR DE L'AFRIQUE DU SUD

Publié le 29 Juillet 2012 par aragon 43

Biographie de Steve BIKO :
 
Steve BIKO
1946 - 1977
Découvrez la biographie de Steve BIKO
Score : 5 047
Homme politique (Africain du sud)
Né le 18 décembre 1946
Décédé le 12 septembre 1977 (à l'âge de 30 ans)




Stephen Bantu Biko (18 décembre 1946-12 septembre 1977) est un militant noir d'Afrique du Sud et une des grandes figures de la lutte anti-apartheid.

Né le 18 décembre 1946 à King William's Town dans la province du Cap, Steve Biko est très tôt confronté à la politique à cause de son frère, arrêté en 1963 pour militantisme anti-apartheid.

Étudiant à l'université de médecine du Natal où il est élu au conseil représentatif des étudiants noirs, Biko est délégué en 1967 à la conférence de la National Union of South African Students (NUSAS) à l'Université de Rhodes.

Révolté par sa condition de noir dans l'Afrique du Sud de l'apartheid, il en vient rapidement à rompre avec le libéralisme et la diversité multiraciale prônée par la NUSAS.

En 1968, il milite pour un mouvement exclusivement noir au contraire de la NUSAS largement ouverte aux étudiants libéraux blancs.

En 1969, à l'université du Nord près de Pietersburg, il participe au côté de nombreux étudiants noirs du Natal à la création de la South African Students Organisation (SASO), mouvement uniquement composé d'étudiants noirs et prônant la philosophie de la Conscience noire (black consciousness). Biko est élu le premier président de ce syndicat étudiant.

Bien que d’inspiration non violente, sa philosophie militante est plus radicale que celle de l’ANC. Très critique envers les libéraux blancs dont il doute de la sincérité des convictions, il préconise que les noirs se libèrent par eux-mêmes. Il rejette totalement l'idéologie libérale dans toutes ses composantes et se prononce contre l'intégration entre noirs et blancs, se déclarant contre « le fait qu'une minorité de colons impose un entier système de valeurs aux peuples indigènes ». Pour lui, les noirs ne peuvent se libérer politiquement de l’apartheid que s’ils cessent de se sentir inférieurs aux blancs. C'est pourquoi, ils ne doivent ni ne peuvent compter sur l’aide ou l’assistance de blancs et doivent cesser de participer à tout mouvement incluant des blancs. L'idée que les noirs puissent ainsi déterminer de leur propre destinée et le principe de la fierté de la conscience noire eurent un grand retentissement alors que les lois d'apartheid étaient à l'apogée de leur mise en œuvre.

En peu de temps, SASO fut identifiée avec la notion de Black Power alors que Biko prêchait aux noirs modérés la nécessaire polarisation raciale en deux camps irrémédiablement hostiles avant le déclenchement d'un conflit racial, prélude aux changements politiques.

En 1972, la SASO se prononce contre toute coopération avec les leaders noirs impliqués dans le système de l'apartheid. Biko qualifie même de « collaborateurs » les modérés travaillant à l'intérieur du système ou ceux prônant de tels rapprochements, et fait entériner une idéologie radicale. La même année, Biko lance la Black Peoples Convention (BPC), version post-étudiante de la SASO.

En 1973, il est détenu sous l'accusation de terrorisme avec d'autres membres de la Conscience noire alors que les écoles sont petit à petit politisées par les membres de son organisation et que se développent les tentatives de boycotts et de fermetures d'écoles. Biko est alors banni et assigné à résidence dans sa région du Cap-Oriental, empêché de tenir des discours en public et de parler à plus d'une personne à la fois. Dans le même temps, les désirs d'émancipation des jeunes noirs lui fournissent de plus en plus de militants qui rejettent les principes de modération et d'intégration de leurs parents.

En juin 1976, cette évolution débouche sur des soulèvements populaires dans tous les townships du pays à mesure que se durcit la répression des forces de sécurité et notamment la révolte des écoliers contre l'imposition de l'éducation en afrikaans qui deviendra le massacre de Soweto. Biko est d'abord mis au secret pendant 101 jours puis, bravant les interdictions de séjour, il sillonne le Cap-Oriental. C'est à cette époque qu'il se lie d'amitié avec le journaliste progressiste Donald Woods qui écrira sa biographie.

Steve Biko est arrêté par la police le 18 août 1977. Emmené à Port Elizabeth où il est torturé, Biko est ensuite transféré à Pretoria, Transvaal, le 11 septembre 1977.

Le 12 septembre 1977, il meurt en détention, officiellement des suites d'une grève de la faim.

Les conditions de cette détention et le décès brutal de Steve Biko sont alors l'objet d'une polémique internationale qui débouche sur la condamnation du régime sud-africain. À l'ONU, le conseil de sécurité vota coup sur coup les Résolutions 417 (31 octobre 1977) et 418 (4 novembre 1977), cette dernière imposant un embargo sur les ventes d'armes à destination de l'Afrique du Sud[1].

Après son martyre, Biko devint le symbole de la résistance noire à la férocité blanche.

Aux questions du député libéral Helen Suzman sur la mort de Biko, la réponse du ministre de la justice, Jimmy Kruger, résonna à travers le monde entier: « la mort de Steve Biko me laisse froid ». Les policiers concernés ne reçoivent qu'un blâme dans un premier temps alors que les médecins impliqués sont pris à partie par leurs collègues. La police finira par confesser le meurtre de Steve Biko à la Commission vérité et réconciliation à la fin des années 1990.

Le 7 octobre 2003, soit près de 10 ans après l'avènement d'un régime multiracial en Afrique du Sud, la justice sud-africaine renonce à poursuivre les 5 policiers pour manque de preuves et absence de témoins.


Page soumise à la GFDL.
Source : Article Steve BIKO de Wikipédia

 

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la flamme de L'ESPOIR a Florange

Publié le 27 Juillet 2012 par aragon 43 dans politique

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HOLLANDE CHEZ VALEO :! POUR QUOI FAIRE ? LE GROS DOS DEVANT LE CAPITAL ?

Publié le 27 Juillet 2012 par aragon 43 dans syndicalisme

388727 10150497922734474 638444473 8446048 1162070067 nHOLLANDE CHEZ VALEO

Ce matin, le Président de la République se déplace à Valeo dont on sait que des mesures du suppression d’emploi sont annoncés en corrélation avec le plan PSA.

Que va-t-il dire à ces travailleurs inquiets pour leur avenir ?

Va-t-il tenir un langage ferme, comme celui inacceptable, tenu lors des annonces de Citröen pour ensuite faire allégeance aux mesures prises par le patron de PSA ou va-t-il enfin se sortir des méandres de sa politique industrielle visant à faire ami-ami avec le grand patronat.

L’OFCE, organisme d’étude économique proche du PS, vient de livrer un verdict clair : les mesures prises par Hollande et son gouvernement continueront, tout compte fait, à rester dans les eaux de la casse industrielle, d’une croissance chétive, d’une dégradation de l’emploi dépassant les 10 %.

On ne conjure pas le mal, comme le fait le ministre du travail, en devançant les annonces et en pronostiquant pour la fin de l’année un chômage record pour le pays.

La démonstration est entrain de se faire qu’en appliquant les mêmes potions que la droite, on arrive au même résultat et donc à une aggravation de la crise.

Bien sûr, on peut rétorquer que cette situation est le résultat des politiques précédentes et que la droite et le patronat avait mis les menaces de surpression d’emploi au frigidaire le temps des élections.

Mais, un gouvernement de gauche ne peut en rester à ce constat : il doit agir et empêcher les casses industrielles qui se profilent à l’horizon. Sinon, que voudra dire sa bataille pour la croissance et la reconquête industrielle si le pays devient une friche industrielle avec un océan de pauvreté.

La droite l’a bien comprise et son attitude vise à en rajouter et à faire pression pour que soit réduit massivement ce que la bourgeoisie appelle  le coût du travail. Elle s’engouffre dans les tergiversations des socialistes ; leur volte face par rapport à Peugeot encourage le patronat avide de profit à y aller très fort sur les plans de licenciements qui naissent actuellement comme des petits pains dans toutes les régions.

Cette stratégie ne laisse que de l’amertume parmi les travailleurs et renforcent l’idée de »tous les mêmes » et favorisent les thèses du Front National.

Oui, ce gouvernement est tout de suite placé devant ses responsabilités : où il s’attaque à la finance, légifère contre tous les licenciements boursiers en cours, augmente les salaires et nationalise des entreprises utiles au redressement de notre pays où alors il sera vite rangé dans les politiques désastreuses menées par la gauche plurielle de 1997 à 2002.

Sans être un cassandre, à force de vouloir séduire la classe dirigeante et l’Europe des « vermines » de Bruxelles, l’échec sera de mise rapidement.

A moins que les luttes démarrent à la rentrée et l’action pour le devenir des industries le 9 octobre sera déterminante pour obliger ce gouvernement auquel les travailleurs ont fait confiance à pratiquer une politique en faveur du travail et non du capital.

Bernard LAMIRAND

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DERNIERE LETTRE DE BABEUF A SA FEMME ET SES ENFANTS

Publié le 27 Juillet 2012 par aragon 43

BABEUF-BIS.jpgA MA FEMME ET A MES ENFANS

Bon-soir, mes amis. Je suis prêt à m'envelopper dans la nuit éternelle. J'exprime mieux à l'ami auquel j'adresse les deux  lettres que vous aurez vues; je lui exprime
mieux ma situation pour vous que je ne le peux faire à vous-mêmes. Il me semble que je ne sens rien pour trop sentir. Je remets votre sort dans ses mains. Hélas! Je ne sais si vous le trouverez en position de pouvoir faire ce que je demande de lui, je ne sais comment vous pourrez arriver jusqu'à lui.

Votre amour pour moi vous a conduits ici à travers tous les obstacles de notre misère, vous vous y êtes soutenus au milieu des peines et des privations, votre constante sensibilité vous a fait suivre tous les instans de cette longue et cruelle procédure dont vous avez comme moi bu le calice amer; mais j'ignore comment vous allez faire pour rejoindre le lieu d'où vous êtes partis; j'ignore si vous y retrouverez des amis; j'ignore comment ma mémoire sera appréciée malgré que je crois m'être conduit de la manière la plus irréprochable; j'ignore enfin ce que vont devenir tous les républicains, leurs familles et jusqu'à leurs enfans à la mamelle, au milieu des fureurs royales, que la contre-révolution va amener: ô mes amis! que ces réflexions sont déchirantes dans mes derniers instans!... Mourir pour la patrie, quitter une famille, des enfans, une épouse chérie seroient plus supportables si je ne voyais pas au bout la liberté perdue et tout ce qui appartient aux sincères républicains, enveloppé dans la plus horrible proscription. Ah! mes tendres enfans, que deviendrez-vous? je ne puis ici me défendre de la plus vive sensibilité... Ne croyez pas que j'éprouve au regret de m'être sacrifié pour la plus belle des causes; quand même tous mes efforts seroient inutiles pour elle, j'ai rempli ma tâche...

Si, contre mon attente, vous pouviez survivre à l'orage terrible qui gronde maintenant sur la république et sur tout ce qui lui fut attaché; si vous pouviez vous retrouver dans une situation tranquille, et trouver quelques amis qui vous aidassent à triompher de votre mauvaise fortune, je vous recommanderois de vivre bien unis ensemble; je recommanderois à ma femme de tâcher de conduire ses enfans avec beaucoup de douceur, et je recommanderois à mes enfans de mériter les bontés de leur mère en la respectant et lui étant toujourt bien soumis. Il appartient à la famille d'un martyr de la liberté de donner l'exemple de toutes les vertus, pour attirer l'estime et l'attachement de tous les gens de bien. Je désirerois que ma femme fit tout ce qui lui seroit possible pour donner de l'éducation à ses enfans, en engageant tous ses amis de l'aider dans tout ce qui leur serait également possible pour cet objet. J'invite Emile de se préter à ce vœu d'un père que je crois bien aimé: je l'invite à s'y prêter sans perdre de tems et le plutôt qu'il pourra.

Mes amis, j'espère que vous vous souviendrez de moi et que vous en parlerez souvent. J'espère que vous croirez que je vous ai tous beaucoup aimé. Je ne concevois pas d'autre manière de vous rendre heureux que par le bonheur commun. J'ai échoué; je me suis sacrifié; c'est aussi pour vous que je meurs.

Parlez beaucoup de moi à Camille, dites-lui mille et mille fois que je le portais tendrement dans mon cœur.

Dites-en autant à Caïus, quand il sera capable de l'entendre.

Lebois, a annoncé qu'il imprimeroit à part nos défenses: il faut donner à la mienne le plus de visibilité possible. Je recommande à ma femme, à ma bonne amie, de ne remettre à Baudoin, ni à Lebois, ni à d'autres, aucune copie de ma défense, sans en avoir une autre bien correcte par devers elle, afin d'être assurée que cette défense ne soit jamais perdue. Tu sauras, ma chère amie, que cette défense est précieuse, qu'elle sera toujours chère au cœurs vertueux et aux amis de leur pays. Le seul bien qui te restera de moi, ce sera ma réputation. Et je suis sûr que toi et tes enfans vous vous consolerez beaucoup en en jouissant. Vous aimerez à entendre tous les cœurs sensibles et droits dire, en parlant de votre époux, de votre père: Il fut parfaitement vertueux.

Adieu. Je ne tiens plus à la terre que par un fil que le jour de demain rompra. Cela est sûr, je le vois trop. Il faut en faire le sacrifice. Les méchans sont les plus forts, je leur cède. Il est au moins doux de mourir avec une conscience aussi pure que la mienne, tout ce qu'il y a de cruel, de déchirant, c'est de m'arracher de vos bras, ô mes tendres amis, ô tout ce que j'ai de plus cher!!!.. Je m'en arrache, la violence est faite... Adieu, adieu, adieu, dix millions de foix adieux...

... Encore un mot. Ecrivez à ma mère et à mes sœurs. Envoyez-leur par la diligence au autrement ma défense dès qu'elle sera imprimée. Dites-leur comment je suis mort, et tâchez de leur faire comprendre, à ces bonnes-gens, qu'une telle mort est glorieuse loin d'être déshonorée...

Adieu donc encore une fois, mes biens chers, mes tendres amis. Adieu pour jamais. Je m'enveloppe dans le sein d'un sommeil vertueux...

G. BABEUF

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PAUL ELUARD

Publié le 26 Juillet 2012 par aragon 43

DANS CETTE PERIODE PROPICE A LA REFLEXION DE CHACUN, CELA PEUT NOUS PERMETTRE DE VOIR DE OU L'ON VIENT POUR SE TRACER UN NOUVEL HORIZON VERS LE PROGRES DES HOMMES DANS TOUS CES DOMAINES OU CES GRANDS PENSEURS ONT PRIS LE REEL POUR TRACER DES PERSPECTIVES NOUVELLES.

 

 

AUJOURD'HUI  PAUL ELUARD

leger1.jpg

Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunis
J'écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Dur miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ces oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté

(1942) - Le poème "Liberté" de Paul Eluard fut largué par les avions de la RAF en milliers de tracts sur la France occupée.

Leger

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GOUVERNEMENT DANS L'EGAREMENT INDUSTRIEL

Publié le 26 Juillet 2012 par aragon 43 dans politique

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La balance penche

du mauvais coté pour les

salariés-es

 

 

GOUVERNEMENT DANS L’EGAREMENT INDUSTRIEL ET SOCIAL

C’est un papier court.

Que dire après le décisions de PSA et de ce gouvernement social-démocrate ?

J’ai déjà dit tout ce qu’il y avait à dire sur l’attitude de PSA qui n’a qu’un but favoriser ses actionnaires au détriment des ouvriers qui fabriquent ses voitures.

Seul comptera la mise en place d’une loi contre les licenciements boursiers dès la rentrée et avec effet rétroactif pour toutes les mesures annoncées ou cachées lors de la législature précédente.

Cela semble bien compromis par l’attitude de ce gouvernement qui ne veut pas s’attaquer aux stratégies d’abandon industriel en France de ces deux groupes automobiles que sont Renault et Peugeot.

Il vient de choisir son camp : se fâcher avec les travailleurs de l’automobile.

En ne prenant aucune mesure digne d’une vraie gauche, ce gouvernement vient de perdre sans aucun doute la  confiance que lui accordait encore les travailleurs de ce pays qui espéraient trouver enfin la sortie du tunnel des plans de licenciements sarkozien.

Nous sommes à nouveau dans les ornières  des politiques jospiniennes et de la gauche plurielle des années 80.

Philippe Martinez, secrétaire général de la FTM CGT, déclarait hier à l’issue de la présentation du plan auto du gouvernement qu’il n’y avait rien pour les salariés et je rajouterai qu’il n’y a que des mesures pour conforter la restauration financière et profiteuse des deux grands groupes de l’automobile.

C’est bien d’aider la fabrication de voiture électrique ou hybride, mais cela ne fait pas une politique industrielle de reconquête et en particulier de remettre la fabrication dans un « produire français » que par ce biais limité.

Oui, ce gouvernement fait tout le contraire de ce qu’il a dit pendant les campagnes électorales concernant la reconquête industrielle et il vient de conforter PSA dans une stratégie d’abandon des sites industrielles fabricant des automobiles en France pour les fabriquer ailleurs : le PDG ne vient-il pas de dire que ses erreurs stratégiques c’était non pas seulement l’Europe mais le monde et l’on peut déjà voir ses choix :  détruire usines et emplois en France pour construire des véhicules dans les pays où la main d’œuvre est payée à coup de fronde.

En cela, ce gouvernement, en ne prenant pas les bonnes décisions sociales conforte ce que disait hier soir l’ancienne ministre du budget Pécresse : réduire les coûts du travail en France et procéder à des accords mobilité emplois dans les entreprises.

C’est ce qui se trame notamment à Sévelnord.

Travailleurs de tous pays unissez-vous !

Bernard LAMIRAND

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