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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

LE FRONT DE GAUCHE A RAISON ET SARKOZY EST DESAVOUEE PAR L'OIT

Publié le 30 Avril 2012 par aragon 43

L'OIT critique les politiques d'austérité "contre-productives"  Article provenant de l'Humanité

Les politiques d'austérité assombrissent les perspectives de l'emploi dans le monde et quelque 202 millions de personnes seront au chômage cette année, 6 millions de plus que l'an passé, selon le rapport sur le travail dans le monde 2012 de l'Organisation internationale du travail (OIT) publié lundi à Genève.

"Notre chiffre estimé provisoire pour l'année 2011 est que le chômage total serait de 196 millions, et nous passerions en 2012 à 202 millions, une augmentation de 6 millions, et en 2013 à 207 millions, une augmentation de 5 million supplémentaires", a déclaré le Directeur de l'Institut international d'études sociales de l'OIT, Raymond Torres, lors d'une conférence de presse. "Ceci voudrait dire qu'on aboutirait à un taux de chômage d'environ 6,1% en 2012", a-t-il souligné. Cela pose d'autant plus problème, pour l'OIT, qu'environ 50 millions d'emplois font toujours défaut par rapport à la situation qui prévalait avant la crise de 2008.

Pour l'organisation basée à Genève, il est peu probable que l'économie mondiale croisse à un rythme suffisant ces deux prochaines années pour, simultanément, combler le déficit d'emplois actuel et fournir du travail à plus de 80 millions de personnes qui devraient arriver sur le marché du travail au cours de la même période. Les tendances sont particulièrement préoccupantes en Europe, où le taux de chômage a augmenté dans près de deux-tiers des pays depuis 2010, selon le rapport de l'OIT. Par ailleurs, soulignent les experts, la reprise du marché du travail est aussi "au point mort" dans d'autres économies avancées, comme le Japon et les Etats-Unis. Ailleurs, les offres d'emplois ne sont pas à la hauteur des besoins d'une population en âge de travailler de plus en plus nombreuse et qualifiée, comme en Chine. Les déficits d'emplois demeurent critiques dans l'essentiel du monde arabe et de l'Afrique, selon l'OIT.

>>> Lire : Il faut créer 600 millions d’emplois dans le monde selon l'OIT

Selon le rapport, cet assombrissement des perspectives de l'emploi se traduit par une augmentation des risques de troubles sociaux, notamment en Europe, Moyen-Orient, Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. L'Amérique latine, où l'OIT constate un certain redressement de l'emploi, a en revanche vu son risque de troubles sociaux reculer. Pour l'OIT, les difficultés d'accès au crédit, notamment pour les PME dans les économies avancées, et les mesures d'austérité mises en place pour "apaiser les marchés financiers" sont à l'origine de cette dégradation de la situation de l'emploi. "L'austérité n'a pas produit plus de croissance économique", a souligné M. Torres, critiquant des politiques d'austérité "contre-productives" ayant conduit à une faible croissance économique et à des destructions d'emploi sans pour autant avoir réduit de façon majeure les déficits budgétaires. "Par exemple, en Espagne, le déficit a été réduit d'un peu plus de 9% du PIB en 2010 à 8,5% du PIB en 2011: une très petite réduction après un programme d'austérité drastique", a fait valoir M. Torres. Pour l'OIT, "le piège de l'austérité est en train de se refermer".

L'OIT encourage donc les gouvernements à mettre en place des stratégie de relance de la demande intérieure et se félicite que dans certains pays, comme en Inde, en Amérique latine, en Afrique du Sud ou plus récemment en Chine, les salaires semblent augmenter progressivement pour rattraper la productivité. Concernant l'Union européenne, M. Torres recommande aux autorités de repenser l'action de la Banque européenne d'investissement, afin qu'elle facilite des prêts pour relancer la croissance. L'expert pointe aussi la nécessité de revoir les objectifs des Fonds structurels européens afin qu'ils permettent de soutenir l'emploi, au lieu de développer les zones rurales comme ils l'ont fait jusqu'à présent.

Enfin, l'OIT est favorable à la mise sur pied d'une véritable politique d'emploi qui serait financer par un nouvel instrument financier au niveau européen.

À lire :

Une campagne présidentielle au pas des marchés financiers ?
Où sont les 1 000 milliards d’euros injectés par la BCE ?
Chômage : plus d’un million de chômeurs supplémentaires sous Sarkozy

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INTERWIEW DE PIERRE LAURENT

Publié le 30 Avril 2012 par aragon 43

 

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MARIANNE A CONVOQUE SARKOZY

Publié le 29 Avril 2012 par aragon 43 dans politique

Republique-Francaise-Marianne-libre.jpgMARIANNE A CONVOQUE SARKOZY

 

Nicolas Sarkozy (nom usuel de Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa), né le 28 janvier 1955 dans le XVIIe arrondissement de Paris, a été convoqué par son employeur, la République française, pour un entretien préalable suite aux nombreuses fautes graves durant l’exercice de sa profession : Président de la République Française.

Cet entretien s’est passé au siège de la République, place de la république à Paris, ce dimanche 29 avril 2012 .

Marianne a  déclaré qu’elle avait dû supporté pendant un quinquenat les outrances de ce personnage, pire que celui que Victor Hugo avait qualifié de Napoléon le Petit (lien).

Le  principal fait reproché à Nicolas Sarkozy est celui d’avoir appauvri les français d'origine modestes et surtout de leur avoir promis que s’ils travaillaient plus ils gagneraient plus, et donc il a  trompé les gogos qui avaient cru que c’était pour leur pomme :  ils ont été roulés dans la farine puisque « le travailler plus pour gagner plus » permis  à la banque de gagner plus pour les banquiers et les financiers empressés de placer le pognon dans les paradis fiscaux et non dans la République.

Bref il y eut tromperie sur la marchandise.

La deuxième faute aussi impardonnable de Nicolas Sarkozy a été de faire croire aux ouvriers que l’emploi était sa préoccupation principale :  pour ce faire il a confié l’emploi au patronat, notamment aux grands groupes du CAC 40 qui ont licencié à tour de bras.

Il avait promis aux sidérurgistes de Gandrange un bel avenir, il a surtout rempli le tiroir caisse de Mittal. Celui-ci d’ailleurs, encouragé par sa verve, en a rajouté une couche avec les Hauts-fourneaux de Florange.

Cette tromperie sur le travail équivaut à 500000 emplois industriels supprimés en France en 5 ans et un taux de chômage de plus de 10 %, un des pourcentage les plus élevés d’Europe :  c’est aussi une faute grave qui mérite aussi sanction.

Le plus pénible moment de la République fut la chasse aux immigrés et la mise en place d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale ; l'existence de ce ministère politique a été controversée dès son origine, en particulier à cause de l'association des termes « identité nationale » et « immigration et en  juin 2007 le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, y a vu une « banalisation du racisme» et une « lecture ethnique et raciale des questions politiques, économiques et sociales et le traitement idéologique et politique de l'immigration comme un enjeu sécuritaire et comme une menace à l'identité nationale » .

Cela est aux antipodes du contrat de travail et de l’éthique républicaine.

Et si on y rajoute le discours de Dakar sur les bienfaits de la colonisation, plus le fait que le prêtre vaut plus que l’instituteur, et enfin un débat sur l’identité nationale qui a amené de vives protestations de tout ceux attachés au valeur de la République et de la déclaration des droits de l’homme, cela fait beaucoup contre la République et sa dévouée représentante Marianne.

Cette faute là est la plus grave puisqu’elle désunie plutôt qu’elle rassemble autour des valeurs républicaine.

Enfin, il y a le bras d’honneur fait au vote des français concernant le référendum constitutionnel sur l’Europe en 2005, que Nicolas Sarkozy a remis en cause en faisant voter par les assemblées un texte qui niait le vote des français.

Marianne ne peut oublier non plus le coté malappris quand il tenait des propos de charretiers contre des personnes qui le contestait.

Malgré les avertissements répétés, l’individu, a continué à donner le mauvais exemple et notamment à s’attaquer à une valeur importante de la République, le social, où il a dépecé les droits acquis depuis la libération allant jusqu’à des déclarations assassines contre des français dans le malheur et la misère en les accusant de fraudeurs et d’assistés.

En guise d’assistés, a aucun moment Nicolas Sarkozy, ne s’est prononcé contre les vrais assistés et les fraudeurs : les actionnaires du CAC 40 .

Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, Marianne ne pense pas que cet individu, qui a mis la France par terre et la république dans une situation sociale dramatique avec le chômage et la baisse des salaires,doit demeurer à son poste de travail.

Dans ces conditions, après l’avoir entendu, recueilli sa défense, nous Marianne de la République, nous nous prononçons pour le licenciement immédiat pour faute lourde contre la République française de Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa ;

Il sera licencié à compter du dimanche 6 mai à 20 Heures précises.

Il ne recevra ni indemnités de départ ni prime de licenciement.

Il devra rendre sa Rolex et son avion personnel.

Cet entretien préalable s’est déroulé sans défenseur : la totalité des syndicats ayant refusé de défendre un individu qui leur avait promis leur disparition si son mandat était renouvelé.

Cet avis de licenciement sera affiché en bonne place dans toutes les manifestations du 1er mai et répondra à son dernier coup bas contre la République concernant le devise pétainiste du travail vrai.

Marianne.

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HISTOIRE DU PREMIER MAI

Publié le 29 Avril 2012 par aragon 43

book1Face à l’opération politique de Nicolas Sarkozy consistant à détourner et à récupérer le 1er Mai,

l’Institut CGT d’histoire sociale vous propose sur son site Internet (www.ihs.cgt.fr) une brève histoire du 1er Mai

et vous renvoie au livre référence de Georges Séguy 1er Mai, les 100 printemps (Messidor, 1989) disponible à l’Institut (7,50€).

 

 


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SARKOZY KADHAFI INFO DE MEDIAPART

Publié le 28 Avril 2012 par aragon 43

Sarkozy-Kadhafi : la preuve du financement

| Par Fabrice Arfi et Karl Laske
© Reuters

Selon un document officiel libyen daté du 10 décembre 2006, le régime Kadhafi a décidé de débloquer une somme de 50 millions d'euros pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Dans cette note que nous publions, Moussa Koussa, alors chef des services de renseignements extérieurs libyens, autorise le directeur de cabinet de Kadhafi, Bachir Saleh, à entreprendre les versements secrets. M. Koussa évoque dans ce document des réunions préparatoires avec Brice Hortefeux et l'intermédiaire Ziad Takieddine. « Ce document prouve qu'on est en présence d'une affaire d'Etat », confirme ce dernier à Mediapart.

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DES LICENCIEMENTS ET FERMETURE D'ENTREPRISES MIS SOUS LE COUDE

Publié le 28 Avril 2012 par aragon 43 dans politique

307123 2617153509717 1281490029 4791489 1055165274 nDES LICENCIEMENTS MIS SOUS LE COUDE

C’est ce que viens de déclarer François Hollande dans un interview du Parisien de ce samedi et repris par toute la presse.

Cela montre les liens existants entre la droite et le Medef pour cacher toutes les mesures de réduction d’effectif, de fermeture d’entreprises , pour donner du profit au capital et des dividendes encore plus élevés en 2012.

Après la saignée de l’emploi que l’on a connu depuis 2007, une nouvelle saignée a donc été gelée en grande partie depuis le début de l’année 2012 pour ne pas gêner le candidats des riches et des spéculateurs.

Certes, certains, pressés, n’ont pas hésité à prendre des mesures comme l’annonce de la fermeture des hauts-fourneaux de Florange par Mittal et Sarkozy s’est évertué d’en réduire les effets ailleurs en se prosternant devant ses amis du patronat et de la grande finance.

Si Hollande a raison d’alerter, il en faut pas qu’il en reste là, et il faut qu’il dise carrément que des mesures seront prises pour empêcher ces licenciements pour la plupart boursiers.

On pourrait d’ailleurs en savoir plus sur les entreprises concernées et vérifier tous les endroits où pourraient s’avérer que sous le manteau, des plans de fermetures et de licenciements massifs existent et sont simplement gelés pour le temps des élections, y compris les législatives, où la droite risque de sortir minoritaire dans le pays.

Je propose que les organisations syndicales précisent leur connaissance sur ces éventualités et aussi que des cadres, qui sont au courant, n’hésitent pas à les informer.

On pourrai ouvrir ainsi une liste des méfaits en cours de réalisation et gelés actuellement.

Et réagir de suite en mobilisant les salariés-es concernés-es.

Allons à la découverte des plans cachés, dénonçons-les, mobilisons- nous tout de suite et pendant toute la période qui va nous conduire aux législatives pour que des mesures adéquates soient prises pour empêcher cette nouvelle saignée de l’emploi.

Nous serons dans notre rôle de ce que nous avons dit dans les présidentielles : Le Front de Gauche, avec le parti communiste sera l’outil pour que rien ne soit plus comme avant.

 

Bernard LAMIRAND

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LE TRAVAIL SELON PETAIN POUR INSPIRER SAINT NICOLAS LE SAUVEUR DU CAPITAL

Publié le 27 Avril 2012 par aragon 43 dans politique

562949_3017528765122_1469713584_32167519_624451901-copie-1.jpgLE TRAVAIL VU PAR PETAIN

Quelques phrases tirées des discours de Pétain pour inspirer Sarkozy le 1er mai lors de son meeting contre les syndicats, les faineants, les fraudeurs, les inutiles fonctionnaires, les mères de famille qui devraient rester à la maison, les élèves qui doivent manier l'outil plutôt que la plume etc? 

Bernard LAMIRAND

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-Le travail répond à cette loi sévère de la nature que rien ne s’obtiendra sans effort. Cette loi du travail a été marquée par une formule de malédiction : « Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front ».

-C’est un erreur de croire que l’on puisse conserver intacts ces dons et ces facultés dans l’oisiveté.

-Une de ces grandes nouveautés du christianisme a été d’apprendre à l’homme à accepter librement la nécessité du travail, et à conférer au travail le plus humble, une valeur spirituelle.

-Le charte du travail ne doit susciter ni la méfiance des patrons - qui craignent que leur autorité soit contestée - ni l’hostilité des ouvriers - qui redoutent que leur voix ne soit pas entendue. Elle est faite pour aider employeurs et employés à établir un ordre stable et fécond sur leurs devoirs réciproques.

-L’idée national-socialiste (fascisme ndlr) de la primauté du travail et de sa réalité essentielle par rapports à la fiction des signes monétaires, nous avons moins de peines à l’accepter qu’elle fait partie de notre héritage classique. … Rappelez-vous la fable, que vous avez apprise à l’école : Le laboureur et ses enfants.

-Que la classe ouvrière et la bourgeoisie fassent ensemble un immense effort pour échapper aux routines de la paresse et prenne conscience de leur intérêts communs de citoyen dans une nation désormais unie….

-De tous les fléaux qui menacent un peuple le plus grand est la lutte entre classes et la haine entre frères…

-La nouvelle organisation sociale ne sera pas un libéralisme… elle ne sera pas un « socialisme » puisqu’elle respectera dans une large mesure la liberté individuelle et qu’elle conservera le puissant moteur du profit individuel.

- La terre, elle, ne ment pas. Elle demeure notre secours. Elle est la patrie, elle-même.

-Ouvrier, mes amis, n’écoutez plus les démagogues. Ils vous ont trop fait de mal        . Ils vous ont nourris d’illusions. Ils vous ont tout promis. Souvenez-vous de leur formule : «  Le pain, la paix, la liberté ».

-La notion du comité social mixte remplacera celle du syndicat partisan et , pas à pas,, nous nous acheminerons vers l’établissement d’un corporatisme qui, tenant compte des évolutions du social et de l’économique, rappellera à maints égards l’étroite solidarité qui existait autrefois parmi les travailleurs si remarquablement consciencieux de nos vieilles familles.

- Lorsque vous aurez à faire choix d’un métier, gardez-vous de la double tentation du gain immédiat et du minimum de peine.

- Le foyer, c’est la maison où l’on se réunit, c’est le refuge où les affections se fortifient. C’est cette communauté spirituelle qui sauve l’homme de l’égoïsme et lui apprend à s’oublier pour se donner à ceux qui l’entourent :(Message aux mères françaises).

- La vérité, c’est que l’Etat, comme tout autre groupement national, a des devoirs envers la jeunesse… Le gros de l’œuvre éducative revient de droits aux communautés naturelles où tout enfant se trouve progressivement engagé : famille, communautés spirituelles et professionnelles.

-Nous ne devons jamais perdre de vue que le but de l’éducation est de faire de tous les français des hommes ayant le gout du travail et l’amour de l’effort. Leur idéal ne doit plus être la sécurité d’un fonctionnarisme irresponsable ,mais l’initiative du chef, la passion de l’œuvre et de sa qualité.

-L’école primaire continuera comme par le passé à enseigner le français, de l’histoire, de la géographie, mais selon des programmes simplifiés, dépouillés du caractère encyclopédique et théorique qui les détournait de leur objet véritable. Par contre , une place beaucoup plus large y sera faite aux travaux manuels dont la valeur éducative est trop souvent méconnue.

Il faudra que les maitres de notre enseignement primaire se pénètrent de cette idée et sachent en pénétrer les élèves - qu’il n’est pas moins noble et pas moins profitable, même pour l’esprit, de manier l’outil  que de tenir la plume, et de connaitre à fond un métier, que d’avoir sur toutes choses des clartés superficielles.

Propos repris dans messages aux français à l’Ecole Nationale des cadres d’Uriage sous le titre : «  Le chef et ses jeunes ».

 

Bernard LAMIRAND

 

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MELENCHON SUR FRANCE INTER CE MATIN

Publié le 27 Avril 2012 par aragon 43 dans politique

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LE VRAI TRAVAIL DE SARKOZY: CELUI DONT PARLAIT PETAIN LE COLLABORATEUR

Publié le 27 Avril 2012 par aragon 43 dans politique

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Jeudi 26 avril 2012

La glissade pétainiste

Le premier dirigeant politique de droite à avoir tenté de récupérer le 1er mai était le maréchal  Pétain en 1941.  Le second a été M. Le Pen en 1988, en en faisant « la fête du travail et de Jeanne d’Arc ».  Le troisième va être M. Sarkozy. Il le fait à partir des mêmes valeurs nauséabondes et ultra-réactionnaires que les précédents.

 

Après avoir vanté en 2007, « la France qui se lève tôt », parsemé ses discours de « la valeur travail », voici que « le 1er mai, nous allons organiser la fête du travail, mais la fête du vrai travail ». « Du vrai travail » ? Celui dont la politique jette mille travailleurs par jours au chômage va glorifier « le vrai travail ».

 

Oui, « le vrai travail », comme il y avait « le vrai français », à une époque où la devise de la France commençait par le mot : « travail,»…

 

Tout ceci sent l’odeur rance des années 1940. Le fumier de la division entre de « bons français » qui se lèveraient tôt et de « mauvais » qui se lèveraient tard ou qui seraient « payés sans travailler », ce « cancer de l’assistanat » comme l’a dit, il y a quelques mois, un ministrion. Sarkozy n’a jamais été le président du « vrai travail » mais celui du vrai chômage. Si son quinquennat avait été consacré à la défense de l’emploi, du travail et de la création, à la réduction de la souffrance au travail, de la précarité, il ne ferait sans doute pas le meeting du 1er mai, prétendument sur le travail. C’est un rassemblement contre les syndicats et les travailleurs. S’il n’y avait pas, à cause de sa politique et des traités européens qu’il a imposé, cinq millions de chômeurs, des millions de travailleurs pauvres mal logés et des millions de précaires, il ne parlerait pas du « vrai travail ».

 

 

Quel vrai travail ? Celui du quart de la jeunesse privée d’emplois ? Celui des femmes qui gagnent 27% de moins que les hommes ? Celui des travailleurs immigrés forcés de travailler sans droits et sans papiers par des esclavagistes ? Quel vrai travail de la part de celui qui veut détruire le code du travail et la sécurité sociale publique s’il était réélu ? En fait Sarkozy ne veut parler du travail que pour le surexploiter, le livrer aux actionnaires affamés, aux banksters et aux rentiers.

 

 

Tous les démocrates, tous les républicains, les humanistes qui refusent ces discours de division, de guerre civile, de déchiquetage de notre pacte républicain et social, ne peuvent accepter ce discours pétainistes de la part d’un Président de la République en mal de réélection. C’est grave ! C’est dangereux ! Il faut faire barrage à cet appauvrissement et utiliser le 6 mai le bulletin de vote F. Hollande.


Patrick Le Hyaric

 

 

 

 

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PCF RAPPORT DE PIERRE LAURENT

Publié le 26 Avril 2012 par aragon 43 dans communisme

307123 2617153509717 1281490029 4791489 1055165274 nRapport au Conseil national du 25 avril 2012

Pierre Laurent

Rapport au Conseil national du 25 avril 2012

 

 

 

Cher-e-s camarades,

 

Notre réunion se tient à un moment charnière pour notre pays, entre les deux tours d'une élection présidentielle dont l'issue sera capitale pour l'avenir de la France et de l'Europe.

 

Nous avons beaucoup de travail, beaucoup à discuter et peu de temps pour le faire, avant que chacun reparte en campagne.

 

Je ne me livrerai donc pas à une analyse détaillée des résultats de dimanche. Je veux en souligner des enseignements majeurs et tracer nos objectifs pour la période à venir, qui nous mène désormais jusqu'à la fin juin, au terme de la séquence électorale engagée. Le Conseil national du 11 mai devra préciser tous ces objectifs, à partir d'une analyse complète des deux tours de l'élection présidentielle.

 

Je veux d'abord, avant d'entrer dans le vif du sujet, adresser par votre intermédiaire, mes plus chaleureuses félicitations à tous les communistes. La dynamique militante a été l'un des points forts de la campagne et du succès final du Front de gauche. L'engagement des communistes dans cette dynamique a été remarquable. Je veux redire, à l'aune des résultats, que nous pouvons être fiers du choix des communistes d'avoir su engager la démarche du Front de gauche il y a trois ans ; d'avoir rendu possible la campagne commune présidentielle en désignant Jean Luc Mélenchon en juin dernier.

 

Dès la désignation du candidat, et quel qu'ait été leur vote dans la consultation, les communistes se sont engagés unitairement dans la campagne. Cet engagement est allé crescendo quantitativement et qualitativement. C'est à l'évidence une des raisons du succès enregistré. Je voulais donc les saluer d'emblée, car toutes et tous, nous le savons, se dépensent sans compter.

 

J'en viens, à grands traits, aux caractéristiques des résultats. Dans un scrutin finalement à haute participation, avec une abstention de 20,53 %, le désaveu de Nicolas Sarkozy est le trait majeur du vote du 22 avril. Nicolas Sarkozy perd 4% sur le premier tour de 2007, et 7,38 % sur le total additionné Sarkozy, Villiers et Nihous, aujourd'hui ralliés, soit près de trois millions de voix perdues. C'est ce rejet que Nicolas Sarkozy tente aujourd'hui de combler, en essayant une fois encore de déplacer le terrain du débat d'idées, loin de ses responsabilités dans la crise, sur les thèmes de l'ultra droite, voire de l'extrême droite.

 

Anticipant ce rejet, Sarkozy s'était donné deux objectifs pour se garantir de la réserve pour le second tour : arriver en tête du premier tour ; mettre en scène un quatuor de favoris, comprenant trois candidats de droite et d'extrême droite pour sauvegarder le réservoir nécessaire à sa victoire. Il a en grande partie échoué. Non seulement il n'est pas en tête, mais en très net recul, mais les totaux à droite le sont aussi. François Bayrou chute de moitié, mettant le total Sarkozy-Bayrou à 36,20 %, quand le total droite passait nettement en 2007 la barre des 50%.

 

Il lui reste aujourd'hui le réservoir FN qu'il essaye de rallier par tous les moyens. La campagne du deuxième tour est en train de prendre un tour dangereux et nauséabond, ouvrant des passerelles, pour tout de suite et l'avenir entre l'extrême droite et des secteurs importants de la droite. Pour justifier ces passerelles, la banalisation des idées du Front national est à nouveau relancée à grande échelle. La situation est inquiétante.

 

Une partie du recul de l'UMP est en effet récupérée par le Front national, puisqu'il gagne 7,86%. Cette récupération du vote de droite est confirmée par une étude IFOP, qui indique que Marine Le Pen a retrouvé 70% des électeurs de son père en 2007, et gagné 11% des électeurs de Sarkozy, 10% des électeurs de Bayrou, 7% des électeurs de Royal, et 6% des électeurs d'extrême gauche. Alimenté par un report massif des déçus du sarkozysme, le vote Le Pen n'en est pas moins de plus en plus idéologiquement charpenté.

 

C'est de plus en plus souvent un vote d'adhésion aux solutions proposées par le FN articulant la préférence nationale au rejet des immigrés. Les angoisses sociales, la critique de l'Europe sont très présentes, mais il ne s'agit pas seulement de protestation. La protestation se mue en adhésion à ces prétendues solutions. Le vote FN semble particulièrement fort et progresse dans les zones péri-urbaines et chez les « rurbains ». Des gens modestes, ouvriers, employés, jeunes non diplômés, venus chercher un logement moins cher, une vie moins dure, et qui se retrouvent isolés, loin des services publics, avec un sentiment d'abandon accru. Pas question donc de tirer un trait sur ces victimes de la crise, mais ayons conscience que c'est bien de reconquête idéologique qu'il s'agit en faisant reculer l'adhésion aux « solutions » simplistes, dangereuses, destructrices du FN face à la crise, et en convainquant d'issues à la crise radicalement différentes, construites sur la solidarité, l'égalité des droits et le progrès collectif.

 

Le travail que nous avons entamé dans cette campagne est salutaire. Il doit se poursuivre dans la durée autour d'une argumentation toujours renforcée, de la crédibilisation de solutions alternatives de progrès et de la force de l'action collective et solidaire retrouvée.

 

Face à cette droite désavouée et à cette extrême droite revancharde, les cinq candidats de gauche, Hollande, Mélenchon, Joly, Poutou et Arthaud, totalisent 43,43 %, contre 36,44 % en 2007 pour sept candidats.

 

Mais la situation a radicalement changé. Avec 27,87 %, Ségolène Royal réalisait plus des trois quarts du résultat de la gauche à elle seule. Aujourd'hui François Hollande fait un très beau score socialiste avec 28,13 % et plus de 10 millions de voix. Dans la mobilisation de ce vote, le rejet de Sarkozy devance largement l'adhésion à son programme. Mais le fait majeur, le fait le plus nouveau et le plus prometteur est le score de notre candidat Jean-Luc Mélenchon, qui avec 11,11% et quasiment 4 millions de voix, assure la part décisive du progrès de la gauche et sa dynamique la plus significative.

 

Notre score, à deux chiffres, inédit depuis 30 ans, obtenu à l'issue d'une campagne exaltante, est un événement de l'élection.

 

Le Front de gauche progresse de manière continue à chaque élection, depuis sa création lors des élections européennes. Nous rassemblions 1,1 million de voix à ce scrutin de 2009. Nous en avons rassemblés près de 4 millions, soit quasiment trois fois plus, dans une élection a priori redoutable.

 

Ce résultat ne peut être comparé au seul résultat des candidats communistes aux précédentes élections présidentielles, car il est le résultat d'une dynamique plus large avec le Front de gauche. Il n'en reste pas moins que le poids de ces 4 millions de voix, rassemblées grâce à notre travail , à nos choix stratégiques, et à celui de nos partenaires du Front de gauche, nous redonne une place inédite en reconstituant un nouveau paysage à gauche.

 

Il faut donc avoir en tête, pour prendre la mesure de notre résultat, que nous avions réuni 691 000 voix en 2007, 955 000 en 2002 et 2,6 millions en 1995, quand nous avions réalisé un très beau score de 8,73 %.

 

Nous venons donc, grâce à nos choix stratégiques, de changer d'échelle.

 

C'est bien pour cela que notre résultat est depuis dimanche soir l'objet d'une bataille d'interprétations. Utilisant la déception, voire les larmes, de jeunes militants qui aspiraient à plus et à mieux, et qui ont reçu, choqués, l'annonce du score du FN, voilà que les commentateurs parlent d'un demi échec. Nous récusons totalement cela. Le score est une grande victoire, une première et grande victoire pour nous qui visons désormais plus haut.

 

C'est un résultat extrêmement prometteur. Plusieurs caractéristiques de ce résultat, qui méritent d'être détaillées dans chaque département, sont significatives. C'est un vote national homogène. Aucun des départements n'est en-dessous de 5%, les plus bas, les deux départements d'Alsace, sont à 7,3%. Seuls 26 départements sont en-dessous du score national de 11%, 10 départements sont au-dessus de 14%, le plus haut score est réalisé en Seine-Saint-Denis, avec 17%.

 

Le vote est élevé dans nos zones de force et nous fait décoller dans beaucoup d'autres, généralisant nos ambitions sur tout le territoire. C'est un vote fort dans les grandes villes, égal ou supérieur à la moyenne nationale, à Paris, Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, Grenoble, Bordeaux qui redeviennent des terrains de conquête.

 

C'est un vote ancré dans le monde du travail et dans le monde syndical qui s'est cette fois massivement mobilisé à gauche. 39% des proches de la CGT déclarent voter Mélenchon et 44% Hollande. A la CFDT, c'est respectivement 12% et 56%. A Solidaires, 39% pour Mélenchon et 35% pour Hollande. A la FSU, 31% et 61%. A l'UNSA, 14% et 49%.

 

Au-delà de ces caractéristiques, je veux également retenir la dynamique de campagne qui a rendu possible un tel résultat. Nous avons remis en mouvement, remis en marche, réconcilié avec la politique des forces sociales et populaires, des jeunes, en nombre considérable.

 

Les meetings spectaculaires, de la Bastille à Marseille, en passant par Lille, Limoges, Nantes ou Toulouse, ont été la partie la plus visible. Je veux insister sur le reste et pointer quelques avancées significatives.

 

Un important travail de prises de contacts, de mises en réseaux notamment avec le Front des luttes a été reconstruit avec des milliers de syndicalistes, avec des militants associatifs. C'est décisif pour l'avenir.

 

La tenue de 1 840 assemblées citoyennes, chiffre probablement inférieur à la réalité, a été recensée sur la durée de la campagne. Elles ont commencé à se mettre en place en octobre 2011, sont montées en puissance en novembre-décembre, s'étendant progressivement à tout le pays. Le 4 pages édité par notre parti, très apprécié bien au-delà de nos rangs, a popularisé la démarche. La proximité a été un gage de réussite, et les communistes sont pour beaucoup dans ce travail de maillage et d'animation.

 

Espaces de débats et d'explication sur la crise, de popularisation, d'éducation populaire, d'enrichissement de notre programme, elles ont été le lieu de prises d'initiatives, d'actions publiques, souvent innovantes dans la forme. Lieux d'élargissement, elles nous obligent à modifier nos pratiques de réunions publiques, qui doivent se tourner vers l'aide à la participation collective, l'aide à la décision et à la prise d'initiatives.

 

A côté de ces assemblées citoyennes, des dizaines de réseaux thématiques ont travaillé débouchant sur des initiatives remarquées, comme le « Bataclan », du Front de la culture, le forum sport ou le forum protection sociale. Des appels ont réuni des centaines de chercheurs, d'intellectuels.

 

Au total, le Front de gauche a réellement commencé à devenir la force populaire que nous cherchons à mettre en mouvement depuis que nous avons initié cette démarche. Les communistes qui jouent un rôle important depuis le premier jour dans cette démarche y sont aujourd'hui massivement acquis et investis. Le développement du Front de gauche va être au cœur de nos efforts à venir. Des milliers de personnes apprécient d'ailleurs notre rôle, qui, comme l'ont souligné nombre d'observateurs, témoigne d'une « seconde jeunesse » du PCF.

 

Nous avons réalisé 6 000 adhésions nouvelles depuis la Fête de l'Humanité, 3 000 depuis le 1er janvier contre 1 200 l'an dernier, sur les trois premiers mois de l'année. 28% de ces adhérents ont moins de 30 ans, 47% moins de 40 ans, 54% sont en activité salariée.

 

Ce rythme peut se confirmer et s'amplifier dans les élections législatives et la période de nos fêtes fédérales à venir. L'année 2012 peut potentiellement atteindre le niveau des 8 000 adhésions réalisées en 2005.

 

Nous attaquons donc plein d'énergie les défis à venir.

 

Avant de les aborder, une dernière remarque sur la portée de ce que nous avons déjà réalisé. Nous l'avons dit : en pleine crise capitaliste et européenne, l'enjeu de l'élection présidentielle française n'est pas un simple changement de président de la République. Ce qui se joue, c'est le devenir des résistances populaires à l'offensive capitaliste pour faire payer au peuple cette crise historique du système capitaliste mondialisé ; c'est la possibilité d'ouvrir un autre chemin que l'enfoncement dans l'austérité et la destruction des garanties collectives et des services publics. Nous n'affrontons pas simplement Sarkozy, mais Sarkozy-Merkel, et à travers eux les forces de la réaction et des milieux financiers coalisées.

 

Nous sommes engagés dans un bras de fer dont l'alternative est simple : soit ils parviennent à imposer dans toute l'Europe une régression sociale et démocratique généralisée, soit nous ouvrons des brêches pour renverver la tendance et libérer les forces pour un nouveau type de développement, social, écologique et solidaire. La France est au premier rang de ce front.

 

Dans ces conditions d'affrontement extrême qui broie en ce moment les conquêtes sociales et démocratiques de peuples entiers en Europe, réussir à faire 11% sur le haut niveau de notre alternative ; créer les conditions de battren Sarkozy l'une des têtes de pont de l'offensive capitaliste actuelle ; laisser ouverte, en cas de victoire de François Hollande, la porte à un débat d'orientation sur le sens de l'alternative, voilà des exploits politiques qui méritent d'être mesurés.

 

Ils nous valent d'ailleurs l'attention et le soutien de très nombreux Européens, je peux en témoigner comme président du PGE.

 

En retour, nous nous devons à la solidarité avec les Grecs, je me suis rendu à Athènes, le 3 avril, avec les Espagnols, j'étais à Madrid le 21 avril, avec les Italiens et les Portugais, j'irai à Rome le 12 mai et très probablement le 22 mai à Lisbonne.

 

Je veux pour conclure ce point dire que notre combat pour renoncer au traité Sarkozy-Merkel doit prendre une place de premier plan, a fortiori si Sarkozy est battu. Nous pouvons adosser ce combat national au combat européen que nous sommes en train d'impulser.

 

Le PGE a réuni les 30 et 31 mars, pour la première fois à Bruxelles, 200 personnalités de la gauche politique européenne, syndicalistes et animateurs de réseaux sociaux européens. Nous sommes partie prenante d'un processus inédit qui vise à construire un grand sommet alternatif européen, d'ici fin 2012, début 2013. Par ailleurs, le PGE lancera officiellement en septembre en utilisant la nouvelle procédure d'initiative citoyenne européenne, la collecte d'un million de signatures en Europe, en bas d'une proposition visant à réorienter fondamentalement le rôle du crédit et de la BCE en créant une banque publique européenne qui dégagerait les finances publiques du chantage des marchés.

 

Nous aurons à en reparler très vite, et j'invite au passage à faire connaître l'Université d'été du PGE qui se tiendra du 18 au 22 juillet, à Volos en Grèce. Beaucoup de nos jeunes adhérents et de nos cadres peuvent être intéressés.

 

J'en viens aux semaines à venir. Et d'abord évidemment à la bataille du second tour. Notre appel est clair, c'est celui de tout le Front de gauche. Le 6 mai, Sarkozy doit être battu, battu à plates coutures. Plus la victoire sera large, plus les conditions de nos batailles futures seront meilleures. C'est donc sans hésitation aucune, comme je l'ai dit dimanche soir, que nous appelons à battre Sarkozy en votant François Hollande. Notre appel n'est pas un appel de circonstances, un appel faute de mieux. C'est, dans les conditions concrètes issues des résultats du premier tour un appel mû par une conviction profonde : la réélection « d'un » Nicolas Sarkozy dont le programme est pire que le bilan, flanqué d'une extrême droite à 18% serait un cauchemar pour le pays, ses travailleurs, ses forces démocratiques et sociales.

 

Notre appel est un appel clair à la mobilisation. Tracts, assemblées publiques, porte à porte, initiatives de rues, mails.... Tout doit être utilisé pour relayer cet appel. Le Front de gauche se lance dans cette mobilisation en faisant valoir sa parole, ses propositions. Nous n'en rabattons sur rien. Nous voulons battre la droite et l'extrême droite, parce que le pays en a absolument besoin.

 

Partout, dans les formes que chaque département décidera, la parole autonome du Front de gauche doit être entendue et respectée. Nos arguments ont été utiles à un haut niveau de mobilisation de la gauche au premier tour. Ils sont aujourd'hui indispensables à la mobilisation pour la victoire contre Sarkozy.

 

C'est le sens de l'appel que nous lançons avec toutes les forces du Front de gauche pour le 1er mai. Cinq syndicats appellent unitairement à un 1er mai de mobilisation sociale sur les choix en rupture avec l'austérité.

 

Après Marine Le Pen, et dans la plus pure tradition pétainiste, Nicolas Sarkozy vient de lancer une véritable provocation en appelant ses partisans à détourner et à récupérer cette journée pour en faire la fête du « vrai travail ».

 

La CGT, en renouvelant son appel à battre Sarkozy pour créer un contexte plus favorable aux revendications et aux luttes nécessaires au progrès social, a appelé hier, à relever le défi, en invitant à participer massivement aux manifestations syndicales, unitaires, le 1er mai.

 

Appelons partout à cette mobilisation massive. Organisons notre présence massive et visible aux côtés des syndicats, dans le respect de leur appel.

 

Avec la vente du muguet organisée massivement dans tout le pays par notre parti, cette journée doit être un moment exceptionnel de mobilisation.

 

C'est le sens aussi, du meeting du Front de gauche, que nous organisons symboliquement place Stalingrad, le 4 mai à Paris, pour faire entendre à la veille du second tour, notre voix et notre appel à battre Sarkozy et à prolonger cette victoire dans les urnes aux législatives.

 

J'en viens donc aux élections législatives des 10 et 17 juin. L'élection d'un président de la République ne sera rien sans l'élection d'une majorité de gauche décidée à défaire les lois Sarkozy et à en voter de nouvelles, construites pour répondre à l'intérêt des travailleurs. C'est à l'Assemblée que se votent les lois, pas à l'Élysée.

 

Et si les Français veulent que cette majorité garantisse le changement, ne renonce pas face à la finance, elle devra compter de nombreux, de très nombreux députés du Front de gauche. Après les scores que nous venons de réaliser le 22 avril, nous devons viser une grande bataille nationale qui amplifie le score obtenu à la présidentielle, renforce le poids de nos propositions, qui rehausse les ambitions de conquête partout et sans complexe.

 

Nos propositions, et donc nos députés, seront indispensables pour réussir le changement. Déjà, la haute finance s'organise, s'arcboute pour faire barrage au changement, les autorités européennes s'affolent, les marchés financiers se préparent au chantage. Avec le vote Front de gauche, avec nos candidats, nos députés, nous aurons plus de force pour vaincre ces résistances.

 

Salaires, retraites, interdiction des licenciements boursiers, sécurité d'emploi et de formation, promotion du renouveau industriel et planification écologique, refus du Traité Sarkozy-Merkel et refonte d'un nouveau traité, relance des services publics, rétablissement d'un haut niveau de protection sociale... Qui osera les changements nécessaires si les députés du Front de gauche ne sont pas assez nombreux ?

 

Dans une majorité de gauche à l'Assemblée, un ou deux députés socialistes de plus, cela ne changera pas grand chose, mais 10 ou 20 députés du Front de gauche, ça changera tout. J'ajoute qu'une des garanties apportées par les députés du Front de gauche, et non des moindres, c'est que nous travaillerons à l'élaboration des lois nouvelles avec et sous le contrôle des citoyens, des salariés, des agriculteurs, des premiers intéressés sur chaque dossier.

 

Avec les députés du Front de gauche, pas de loi en catimini, mais une élaboration démocratique partagée. Rien ne se fera dans le dos du peuple. Les députés du Front de gauche seront les garants de la transparence. C'est un engagement auquel nous veillerons comme à la prunelle de nos yeux.

 

Avec ce message, nous devons nous adresser très largement à toutes les électrices et à tous les électeurs de gauche, quel qu'ait été leur vote le 22 avril, pour leur dire : « Donnez de la force à vos attentes, donnez de la force à la gauche en la musclant avec le maximum de députés du Front de gauche ».

 

Ce message peut être entendu si nous le portons sans attendre, avec conviction. Nos candidates et candidats doivent dès ces jours-ci prendre la tête de la mobilisation pour battre Sarkozy et appeler à la prolonger dans les urnes le 10 juin.

 

Le Front national espère évidemment jouer les trouble-fêtes et Marine Le Pen caresse l'ambition d'une entrée du FN au Parlement. Les législatives doivent marquer un coup d'arrêt à ces néfastes ambitions. Tout doit être fait pour empêcher l'élection de député FN à l'Assemblée. Avec le Front de gauche, nous appelons toutes les forces de gauche et démocratiques à y travailler. Nous sommes pour notre part disponibles pour en créer les conditions.

 

Nous consacrerons une part à nouveau importante de nos travaux du 11 mai à cette bataille législative. Je n'insiste pas, mais je conclus en soulignant encore son importance. Elle commence avec le deuxième tour du 6 mai, sans perdre une minute.

 

Évidemment, dans ces batailles, 1er mai, 6 mai, 10 et 17 juin, tout doit viser le renforcement de la dynamique populaire que nous avons créée. Sans cette dynamique, pas de changement possible. Le Front de gauche a été le levier de cette dynamique. Il faut maintenant lui donner de nouvelles perspectives, de nouvelles ambitions.

 

Il y a ce qui fonctionne, même s'il convient de l'améliorer : le front, cette formule qui unit et sait respecter les partis et les partenaires de cette démarche ; le comité de liaison qui anime le travail national ; le conseil national de campagne, qui devra trouver une nouvelle appellation, mais qui constitue un lieu d'échange utile, associant de très nombreuses personnalités à notre réflexion collective ; les assemblées citoyennes ; le Front des luttes et les réseaux thématiques dont les prolongement doivent être imaginés.

 

Mais il y a aussi toutes les questions nouvelles : comment amplifier, structurer cette participation populaire ? Comment faire vivre mieux encore la parole collective du Front de gauche ? Quels objectifs se donner dans la période nouvelle qui suivra les législatives ? Comment construire demain les lois nouvelles avec la participation la plus large possible ?

 

Je vous fais une proposition : impulsons sans attendre et partout ces débats, sans tabou, avec esprit d'imagination, avec audace. Impulsons-les avec les communistes, avec les partenaires du Front de gauche, avec les citoyens qui nous ont rejoints. Impulsons et expérimentons. Nous ne trouverons sans doute pas la formule idéale du premier coup, mais ne ratons pas le rendez-vous de l'investissement citoyen dans le Front de gauche. Nous pourrons approfondir ce débat au CN le 11 mai, et après les législatives.

 

Et j'en viens pour cela à une dernière proposition. Après les législatives, il nous faudra tirer les leçons de toute cette séquence électorale. Nous aurons aussi à prendre en quelques jours des décisions politiques importantes, notamment sur la question du gouvernement, de notre attitude dans la nouvelle majorité. Les principes qui nous guident sont, je crois, maintenant très clairs. Nous aurons à prendre ces décisions en consultant les communistes, en tenant compte de ce que nous disent ceux qui s'engagent à nos côtés dans la démarche citoyenne du Front de gauche, ce que pensent et décident nos partenaires.

 

Quant au fond de la discussion, permettez-moi de citer et de compléter ce que j'écrivais dans l'adresse aux communistes que j'ai publiée au lendemain de la Bastille. A ceux qui s'interrogent, où s'arrête notre combat ? Je m'interrogeais : « Jusqu'où porter nos objectifs ? » Et je répondais : « Jusqu'à leur mise en œuvre effective ». La création continue de rapports de forces nécessaires est et restera notre feuille de route fondamentale. Je poursuivais le raisonnement : « Jusqu'au gouvernement ? » « Notre objectif est clair. Modifier suffisamment la situation (et j'ajoute aujourd'hui : le plus vite possible) pour rendre un vrai changement possible. Pas question d'aller gouverner si la rupture avec les politiques d'austérité n'est pas au rendez-vous. » Autrement dit, pas question si François Hollande continue de dire « mon projet présidentiel ou rien ». Je concluais : « Aurons-nous la force et le temps d'imposer de tels changements à gauche d'ici fin juin ? Nous aurons à apprécier ensemble ce que nous avons pu, ou pas, faire bouger et comment continuer. Nous aurons à en décider collectivement et souverainement ».

 

Je crois que nous devrions rester fidèles à cette ligne de conduite. La situation bouge. Elle est instable et contradictoire. Les possibilités sont là. Les dangers aussi. Notre ligne de conduite est claire, transparente, sans compromission. Nous avons aussi de grandes responsabilités. Personne ne sait où en sera le pays fin juin. Et les attendus de notre décision, le sens qu'ils donneront à notre décision, compteront dans le pays. C'est en responsabilité qu'il nous faudra agir.

 

Je vous propose donc que notre décision définitive, prise de manière éclairée et appuyée sur la réalité de la situation politique à l'issue de la séquence électorale soit prise lors d'un Conseil national élargi ou d'une Conférence nationale extraordinaire, qui se tiendrait dans la semaine suivant le second tour des législatives. Si nous retenons aujourd'hui ce principe, nous pourrions décider le 11 mai prochain du format et de la date précise de cette conférence, ainsi que des modalités de la consultation des communistes qui la précèdera.

 

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