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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

INERVENTION DE BERNARD THIBAULT ZENITH 31 JANVIER

Publié le 31 Janvier 2012 par aragon 43

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SARKOZY ET LA COMPETITIVITE PATRONALE

Publié le 30 Janvier 2012 par aragon 43 dans syndicalisme

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Dessin d’Honoré Daumier, hommage auxChâtiments de Victor Hugo (terrassant l’aigle impérial)

Les Châtiments (écrit après le 2 décembre 1851)


Sarkozy, en digne représentant du capital,  a indiqué qu’il fallait en finir avec les 35 heures et en même temps remodeler les conditions du salaire et du temps de travail pour soit disant préserver l’emploi en cas de manques de commandes ou de ralentissement de l’activité.
Pour cela, les syndicats sont inviter à obéir à son projet d’accord sur la compétitivité emploi.
Ce sont les catégories les plus fondamentales de la feuille de paie du salarié qu’il attaque. Elles représentent l’accord entre l’employeur  qui achète la force de travail du salarié et le salarié qui la vend à un prix convenu selon ses capacités professionnelles, avec un horaire de travail défini. Les règles étant déterminées par l’application les conventions collectives et les accords de branches.
Il a fallu plus d’un siècle pour établir ces conventions garantissant collectivement le prix de la force de travail et ne plus laisser les patrons imposer leurs exigences aux travailleurs pris individuellement.
Il a fallu se sortir du salaire aux pièces, du travail des enfants, d’horaires de travail dépassant parfois les 12 heures par jour, voir 15 heures.
De périodes de chômage non indemnisées et d’un travail payé à la journée ou à l’heure selon les besoins de l’employeur.
Relisons le capital de Marx et la description de ces conditions de vie et de travail au 19 ème siècle dans l’industrie et les mines en Angleterre.
Sarkozy, dans son intervention, nous a ramené vers l’histoire de l’achat par le capitaliste de la force de travail et d’un salarié obligé de la vendre aux pires conditions du capitaliste.
Quelles sont les mesures que Sarkozy voudraient imposer au monde du travail qui nous ramèneraient vers les formes  d’exploitation qu’ont connus les hommes , les femmes, les enfants au début de l’ère industrielle quand le travail dépendait du maitre ?
Bien sûr, nous n’en sommes pas revenus à cela, mais Sarkozy ordonne de remettre en cause cette durée de travail gagnée dans les luttes et les garanties salariales, déjà mises à  mal par les dévalorisations et la précarisation des rémunérations, à travers les emplois précaires, et toutes sortes et de primes plus ou moins aléatoires et individualisées.
Il met en demeure les organisations syndicales d’accepter des accords de compétitivité et  d’en négocier  le contenu avec le patronat,  contenu qu’il a édicté à partir d’une lettre du premier ministre  adressées ce jour aux syndicats contenant des mesures remettant en cause littéralement les règles collectives concernant les salaires et le temps de travail et je le cite : « Le Premier ministre écrira aux partenaires sociaux dès demain (lundi) matin pour leur demander de négocier ces accords de compétitivité-emploi dans les deux mois qui viennent » et cet accord « s'imposera à la loi et aux contrats individuels . « Ces accords s'appliqueront si une majorité de salariés se met d'accord dans une entreprise, pas une branche,  pour décider de privilégier l'emploi sur le salaire ou le salaire sur l'emploi ». Et dans ce cap fixé la notion des 35 heures volent en éclat.
Sarkozy a insisté particulièrement sur la supériorité de l’accord d’entreprise par rapport à la branche.
Ce qu’il veut imposer c’est « le travailler plus longtemps pour gagner moins ».
En fixant les négociations de ces accords à l’entreprise, Sarkozy donne la main aux pires exploiteurs  pour tanner la main d’œuvre et notamment dans toutes ces entreprises où les salariés n’ont pas les possibilités de se défendre soit parce que les syndicats sont faibles ou ne sont pas présents et si cela ne marche pas, le patron pourra employer le référendum avec la méthode du pistolet sous la tempe.
Toutes les occasions les plus « fumasses » seront bonnes pour expliquer aux salariés qu’il faut qu’ils choisissent entre leur emploi ou leur salaire ou encore par des horaires de travail plus longs.
Nous connaissons des entreprises où cette façon de faire a pris des allures de chantage comme à Continental où dans un premier temps les ouvriers ont accepté de travailler plus longtemps pour garder leur emploi pour ensuite apprendre que leur entreprise sera fermée.
D’autres cas existent dans la métallurgie comme à Still-Saxby Montataire..
Cette injonction vise à assurer au patronat des profits  toujours plus élevés dans le cadre de la concurrence internationale et du marché libre et non faussé.
Madame Parisot  a été la première, ce matin ,à se féliciter des décisions de Sarkozy : cela en dit long sur l’implication du patronat dans ces mesures antisociales prises hier soir par Sarkozy et chacun se rappelle ce qu’elle disait dernièrement je le cite : « La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail ne le serait-il pas ? » .
Nous y voilà donc !
Toucher aux salaires, toucher au temps de travail, les mettre en balance par rapport à l’emploi c’est ignoble.
C’est manifestement l’attaque la plus grave qu’est subi le monde du travail quant à ses droits et ces garanties.
L’application priorisant l’accord d’entreprise par rapport aux branches, aux conventions collectives les régissant, remet en cause leur existence et ces accords scélérats pris par chantage seront un champ de mines pour démolir ce qui restera des droits et garanties collectives.
C’est bien tout le programme du conseil National de la Résistance qui est la cible, à travers l’ossature créée à cette époque et mis en musique par Ambroise Croizat ministre du travail et de la Sécurité Sociale entre 1945 et 1947.
Primera alors le droit de  l’employeur, seul maitre à bord du temps de travail, des formes d’emplois, de leur durée et des conditions salariales.
Le syndicalisme se doit de relever le gant et de s’unir et agir rapidement.
Bernard LAMIRAND


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SARKOMERKEL VISITE L'ARIEGE

Publié le 30 Janvier 2012 par aragon 43

UN TEXTE RECU ET QUE JE ME PLAIS A VOIR SUR MON BLOG  


eurovision sarkozy joueur pipeau

Chacun en pense ce qu'il veut, mais il faut lire jusqu'au bout
BIZZZZZZ



Sujet: SARKO en ARIEGE, vécu par Jean Donat
Date : , 11 Jan 2012
De : Jean DONAT
Pour :  

> > > > > >  A mes proches .... > > >
> > > >



On peut s'envoyer des mails humoristiques, touristiques ... et c'est bien agréable !

On peut parler de météo, de foot, de ski, de VTT, de loisirs, de voyages, de la famille...

Mais on est aussi des citoyens et j'espère pouvoir évoquer avec des interlocuteurs "ouverts", ce qu'est devenue, en 2012, la nation française, ce que vit actuellement le peuple français, le peuple grec, le peuple espagnol ... !

Dans cette optique et vu que mon "statut de retraité" m'en laisse le temps, je me suis intéressé à la venue de SARKO en Ariège!

N'étant ni élu, ni militant de l'UMP, je n'ai bien sûr pas été invité...

Mais, je n'ai pas voulu manquer un tel ... EVENEMENT, même vu de l'extérieur et je ne le regrette pas, car j'ai vécu intensément

QUATRE moments "forts", que j'ai envie de vous narrer et de partager avec vous !

1°) UN FORMIDABLE DEPAYSEMENT: Etant donné que je connais comme ma poche toutes les routes du secteur "visité" par Sarko, le matin j'ai ...exploré le coin ! Des Pujols, via La Tour du Crieu, Riveneuve du Bosc, Las Parets, Villeneuve du Paréage et zone industrielle du Pic de Pamiers.

Le quartier de Cazalas était "interdit" et Jojo Doussat n'a pas dû vendre beaucoup de pain...!

J'ai réussi à me "faufiler" en voiture, en invoquant des destinations fictives et je me suis retrouvé en COREE du NORD: véhicules et groupes de policiers à chaque intersection, plus policiers tout le long des routes: près de chaque maison, de chaque chemin .. de chaque arbre... PAMIERS était devenu PYON GYANG !

2°) J'AI COTOYE la FRANCE "d'EN HAUT":

Puis j'ai essayé de m'approcher, en voiture, de la salle de la Rijole, dans la zone industrielle. J'ai réussi à franchir un premier barrage en venant de l'abattoir et en exigeant d'aller chez Arnaudiès: les policiers, je pense, ont noté mon numéro et m'ont laissé passer. Deuxième barrage, un policier que je connaissais m'a dit "Mr Donat, je vous laisse passer mais vous ne pourrez pas arriver chez Arnaudiès"  .... et le 3° barrage m'a été fatal: il m'a fallu laisser la voiture. Donc j'ai continué à pied ... et j'ai avancé, en compagnie de gens qui "portaient du beau linge" !!! J'ai vu une noria de bus débarquer des gens, sans doute venus d'autres départements pour remplir la salle de la Rijolle et je n'ai connu personne ... (il n'y avait sans doute pas assez d'"invitables" en Ariège).

Puis ce fut le barrage "fatal", ou il fallait présenter: accréditation, invitation, badge ... et je n'ai pas pu aller plus loin, le "filtrage" étant impitoyable !

Pour approcher Sarko, il faut le ...mériter !!!

Si vous avez vu à la télé Sarko serrer des mains, ce n'était que des sympatisants soigneusement triés et filtrés au sein de l'espace protégé(d'ailleurs cinq personnes non invitées ont été arrêtées ...)

Donc, il ne me restait plus, pour continuer, qu'à aller participer à la manif ...

3°) J'AI COTOYE la FRANCE "d'EN BAS":

Là, je me suis senti parmi les miens ... des copains ... des enseignants, beaucoup de retraités, beaucoup de femmes, des syndicalistes, des militants, des élus qui avaient boycoté Sarko, notamment: Nicole Quillem (maire de Mirepoix), Jean Cazanave (conseiller général de Mirepoix)... ils m'ont dit avoir été relancé 6 ou 7 fois par la préfecture, pour "honorer leur invitation ..." puis se sont joints aux manifestants, les ouvriers de l'usine.

La manif, loin de Sarko, était autorisée à la place St Hélène (la place de Millane étant réquisitionnée pour les véhicules des invités de Sarko)

La manif était "bon enfant", 3 policiers et 2 RG empéchaient la montée vers la gare. Puis la manif grossissant, l'avant a commencé à monter et les policiers se sont écartés.

Alors, logiquement, s'est  mis en place un cordon de sécurité infranchissable, au niveau du rond point sous la gare: véhicules de police cote à cote, cohortes de policiers "cosmonautes" avec boucliers et harnachements... impressionnant !!!.

Le cortège des manifestants s'est arrêté à quelques mètres avec banderolles, chansons ... Je suis allé devant, voir les manifestants, il n'y avait ni casseurs, ni holligans... que des banderolles, des slogans et des "vieux" comme moi, qui chantaient la Marseillaise!

Et on était "surveillé" par un hélico qui stationnait au dessus de la manif ... du jamais vu pour moi !

Mais des pétards (amenés par des manifestants ) ont éclaté au sein de la manif ... alors là, grosse panique en face. Crime de "lèse majesté", Sarko risquait d'entendre le bruit des pétards ... et de la contestation et tout d'un coup, brutalement ...

4°) J'AI RAJEUNI de 44 ANS:

On a été arrosé de bombes lacrymogènes et des balles ( en caoutchouc ?? ) ont été tirées

Je n'avais plus vu ça depuis mai 68.

J'ai vu des gens se tordre de douleur par terre... , nos yeux et nos poumons brûlaient ... effrayant !!! Incroyable !!!

Là, écoeurés, mes copains et moi, sommes partis et je suis allé m'oxygéner les yeux et les poumons à la campagne ...

Voilà ce que j'ai vécu: la France coupée en deux: les "petits fours" d'un coté et les "grenades et la violence" de l'autre ....!

Et rassurez vous, braves gens, c'est pas la crise pour tous: la salle de la Rijole à Pamiers a été spécialement refaite de neuf ... moquette au sol, goudronnage autour ...les cire pompes de Sarko craignaient qu'il salisse les siennes.

L'Elysée a même veillé à ce que les personnels approchés par Sarko soient habillés de neuf ...

Rassurez vous Trigano (maire de Pamiers ) a affirmé que ça ne couterait rien au contribuable (sans doute ces frais seront payés par une valise venant d'Andorre !!!). Puisque ça ne coute rien au contribuable, pourquoi donc Sarko ne visiterait pas 10 000 villes en France, 10 000 sites seraient refaits à neuf, ça donnerait du boulot aux entreprises .... sans rien couter aux contribuables !!!   Ils nous prennent pour des débiles !!!

Autre malaise, dans l'armée, cette fois, puisque Sarko est passé devant la caserne du 9°RCP et ne se serait pas arrêté se recueillir sur la stèle de plusieurs soldats de Pamiers, qu'il a envoyé se faire tuer en Afganistan !!!!

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Bref, j'étais Sarko-phobe et je suis devenu Sarko-phage et .. désolé pour mes lecteurs Sarko-philes !!!

Et je pense que la prochaine élection va être capitale concernant la société française: comment et surtout QUI va payer la dette abyssale actuelle de la France ???? Est ce que ce sera encore le peuple ???

Je me permets de rappeller que la dette était de 1150 milliards d'Euros après Chirac et qu'elle est à ce jour de 1780 milliards d'Euros.

Au sujet de la dette, je me permets de conseiller aux curieux de lire le "Mariane" de cette semaine, c'est très instructif !!!

Sarko a augmenté la dette de 630 milliards d'Euros: 130 pour la gestion de la crise et 500 pour sa gestion ( et ce, malgré les milliers de suppressions de postes de fonctionnaires et l'état actuel pittoyable, notamment, de l'éducation nationale).

Il ne faut pas tout ramener à notre argent et il y a d'autres problèmes cruciaux à traiter, mais, à titre indicatif je viens de calculer que notre pension nette a augmenté de 1,8% entre novembre 2006, pour moi, et février 2011(4 ans et demi ) puis de 1,7% en février 2011....comparez aux augmentations de ce que nous payons !!!

Les fans de Sarko me diront, "ça ne sera pas mieux avec l'opposition", je leur répondrai : "c'est possible, mais ce qui est sûr, ça ne pourra pas être pire pour le peuple"  !!!!!

Alors ????? Attendons les élections !!

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Pour conclure, voici une prose ... d'humour !

"    PATATRAS !!!        LA FrAnce A chuté !!!
Faut pas que SARKO mence !

Le coBAY ROUgit d'impatience !

Faut pas croire HOLLANDE mains qui chantent !

Le PEN va augmenter !

Mais ne MELANCHON pas tout ! "

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Pourquoi ce mail??? A mon avis, pour s'apprécier entre proches, il faut se connaître mutuellement et que chacun puisse s'exprimer librement, tel qu'il est ...

C'est ce que j'ai essayé de faire ci dessus et je souhaite que mon ressenti, ne contrariera personne ...

Certains m'ont dit, même à propos de dessins humoristiques: je ne veux pas entendre parler de politique, donc, à ceux là, je n'envoie pas ce mail !Cordialement

Jean

                                          Ce compte-rendu , que je juge très intéressant, a été écrit par un ami enseigant(au lycée de mirepoix) à la retraite
                                                                                Gérard              
 

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SARKOZY CE SOIR UN PLAIDOYER POUR FAIRE SUER LE BURNOUS LE MOINS CHER POSSIBLE

Publié le 29 Janvier 2012 par aragon 43 dans syndicalisme

1899-greve creusot

SARKOZY  POUR LE CAPITAL  ( expression rapide après l’intervention de Sarkozy)
Ce dimanche soir le président des riches a parlé en patron à la Dickens.
Haro sur les gens modestes, que les damnés de la terre se sacrifie pour le veau d’or et la règle d’or.
Je ne m’étendrai pas sur son plaidoyer de président victime des politiques de ces prédécesseurs et de la crise.
Brièvement, je commenterai les mesures qu’il compte prendre et qui sont pour la plupart en défaveur des salariés et des retraités.
La TVA sociale qui remplacera la cotisation dite patronale permettra au capital, au monde de la finance qui travaillent pour lui, de rafler la mise.
Pour l’industrie, c’est du pipeau.
Pour le chômage, rien…
La mesure la plus grave de conséquences impitoyables pour les travailleurs est celle consistant à envoyer demain matin une lettre aux syndicats pour les sommer de négocier des accords d’entreprises tant sur le temps de travail que sur les salaires prévoyant des baisses de salaires et l'allongement de la durée du travail en cas de difficultés.
Des accords d'entreprise  supplanteraient les conventions collectives et le code du travail et la loi.
Bref, ce seront les patrons qui feront la loi dans l’entreprise. Le travailles et tais-toi sera la nouvelle norme.
Le code du travail cesserait d’exister réellement, il ne serait plus qu’une coquille vide de contenu obligatoire pour le patronat puisque l'accord d'entreprise serait supérieur... UNE PROVOCATION ....
Le président des riches a dû faire plaisir à tous ces patrons qui exploitent leur main d’œuvre et veulent la payer à coups de lance pierre. Ils pourront désormais fixer les salaires et le temps de travail à leur guise et notamment de baisser les salaires en cas de difficultés pour l’entreprise.Ils se frottent déjà les mains.
On en connait qui vont se précipiter et trouver toutes les raisons pour abaisser les salaires et faire travailler le plus longtemps possible les salariés avec des payes réduites notamment là où le syndicat est faible ou inexistant.
Cette décision du Président des riches met donc par terre toutes les règles de salaires, de temps de travail et de conditions de travail acquises par le mouvement syndical et contenu dans les lois et les conventions collectives.
Cela mérite la riposte immédiate des travailleurs car c’est tout le dispositif du code du travail qui vole en éclat et c’est un retour à l’âge de pierre de l’exploitation capitaliste : celle qui faisait travailler les enfants dans les usines et les mines comme l’exige à nouveau ce président du capital en faisant sortir des écoles les enfants pour un soit disant apprentissage.
Le meeting de la CGT au Zénith, mardi prochain sera chaud.

Bernard Lamirand

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TVA LE COUP DE POUCE A LA VIE CHERE DE SARKOZY

Publié le 29 Janvier 2012 par aragon 43

 

 

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Voici les derniers chiffres : ce soir, Sarkozy va faire bouger sérieusement la statistique.

 

Attendez vous à ce que ces indices vident les porte feuilles des gens modestes.

 

Bernard LAMIRAND

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TRAITE DE STABILITE : DU NOUVEAU A LA CES

Publié le 29 Janvier 2012 par aragon 43

Il ne m'arrive pas souvent de publier sur mon blog les déclarations de la CES , mais celle-ci mérité attention, même si parfois la CES reste à des considérations relevant du système.

Une critique cinglante de la Comunnauté Européenne aparrait à travers ce texte.

L'on sent que les réactions des salariés et des retraités poussent à agir et à faire en sorte que la CES ait un comportement qui ne soit plus du tout celui d'accompagner les institutions politiques de l'Europe dans leur chaos libéral.

 

Ce communiqué est donc une nouveauté et je l'apprécie en tant que telle.

 

Bernard LAMIRAND

Déclaration de la CES

Déclaration de la CES sur le « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire »

jeudi 26 janvier 2012

Adoptée par le Comité de direction de la CES le 25 janvier 2012

Les 8 et 9 décembre 2011, le Conseil européen a décidé de s’engager dans un accord international visant à renforcer la discipline budgétaire. Les gouvernements ont estimé que le renforcement des obligations budgétaires ferait reprendre confiance aux marchés et sauverait l’euro. La décision a été suivie par des négociations intenses et semi-secrètes afin de parvenir à un accord pour la fin du mois de janvier 2012. Le processus de négociation a ignoré le contrôle démocratique qui devrait normalement caractériser toute réforme de l’Union, notamment en n’impliquant pas pleinement le Parlement européen. La CES déplore ce processus non démocratique et ses conséquences non démocratiques au niveau national.

Les dirigeants européens ont tort de croire qu’un nouveau traité restaurera la croissance et résoudra la crise de la dette souveraine sans le renforcement de la démocratie au niveau européen – avec notamment une participation totale des partenaires sociaux aux niveaux européen et national – ni sans nouveaux engagements spécifiques sur les euro-obligations et la taxe sur les transactions financières. Les nouvelles règles en matière de gouvernance économique ne devraient pas être dissimulées derrière des questions techniques par les dirigeants européens.

La CES s’oppose à ce nouveau traité. Bien que nous soyons en faveur de règles communes et d’une gouvernance économique, nous ne pouvons soutenir ces règles. Nous sommes convaincus que les propositions du traité affaibliront l’Europe au lieu de la renforcer. Le nouveau traité réduira le soutien de la population pour l’intégration européenne, ralentira la croissance et augmentera le taux de chômage.

1) Sans investissements durables pour la croissance, les mesures d’austérité ne résoudront pas la crise de l’euro et de l’emploi, elles ne rassureront pas non plus les marchés financiers.

2) Entériner dans les constitutions ou législations nationales un respect strict des règles de déficit public ne fera qu’aggraver la crise actuelle.

3) Pour revenir à des comptes publics équilibrés, il est nécessaire d’adopter une approche à long terme comprenant des politiques fiscales justes, une taxe sur les transactions financières, une lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, une mise en commun partielle de la dette, une intervention adéquate de la Banque centrale européenne (BCE) et un contrôle rigoureux du secteur financier.

4) Le besoin de gouvernance économique est utilisé comme un moyen de restreindre les mécanismes et les résultats des négociations, d’attaquer les systèmes de relations sociales, et d’imposer une pression à la baisse sur les niveaux de salaires négociés par convention collective ; d’affaiblir la protection sociale et le droit de grève, et de privatiser les services publics. La CES résiste activement à ces attaques qui, les unes après les autres, risquent de démanteler un modèle social unique au monde. Les initiatives allemandes telles que l’Agenda 2010 et l’augmentation de l’âge de la retraite, qui se sont avérées mauvaises et dommageables au niveau social, ne devraient pas être imposées aux autres pays européens.

5) Afin de faire de l’intégration européenne une réussite, elle doit être un projet positif qui apporte un progrès social et des emplois plus nombreux et meilleurs. C’est pourquoi la CES réitère sa demande pour qu’un Protocole social soit intégré aux traités européens.

Le nouveau traité ne fait que stipuler la même chose : l’austérité et la discipline budgétaire. Il obligera les États membres à mener des politiques fiscales procycliques préjudiciables, qui donnent la priorité absolue aux règles économiques rigides à une époque où la plupart des économies sont toujours faibles et où le taux de chômage atteint des niveaux intolérablement élevés. Cela engendrera une pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail, un contrôle et des sanctions. Les gouvernements qui ne parviennent pas à se conformer au pacte budgétaire seront traduits devant la Cour de justice européenne, qui pourra imposer des sanctions.

Le nouveau traité ne répondra pas au problème clé de la zone euro : en dehors de la BCE, il n’existe aucune institution qui dispose de suffisamment de liquidités pour arrêter une obligation dirigée sur des membres individuels de la zone euro, avec une obligation qui déborde et contamine le reste de la zone. Contrairement aux banques, les gouvernements de la zone euro ne disposent pas de « prêteur de dernier ressort » pour mettre fin au comportement grégaire irrationnel, mais auto-réalisateur du secteur financier.

En outre, la mise en œuvre pratique de ce nouveau traité pose plusieurs problèmes. La façon dont le déficit « structurel » sera défini n’est pas claire. Il en va de même pour le taux d’intérêt et le taux de croissance potentiel qui seront utilisés pour calculer la viabilité budgétaire à moyen terme.

L’Europe a besoin d’une union économique différente avec une forte dimension sociale basée sur les principes suivants :

• Un mandat plus clair pour la BCE. L’objectif de la BCE devrait être de promouvoir la stabilité des prix, le plein emploi et la convergence des conditions financières des États membres. La BCE ne devrait pas seulement avoir la possibilité, mais aussi l’obligation d’agir comme un « prêteur et acheteur de dernier ressort » pour la dette souveraine.
• Une mise en commun partielle de la dette au travers des euro-obligations.
• Une clause de sauvegarde salariale qui impose le respect total de l’autonomie des partenaires sociaux pour négocier collectivement et éviter que le pacte social s’immisce dans le domaine des salaires, des systèmes de négociation collective, d’action et d’organisation collective. Les salaires ne représentent pas un frein à l’économie, mais en sont le moteur.
• Des dispositions pour protéger la croissance : l’exclusion des investissements publics qui soutiennent la croissance de la « règle d’équilibre budgétaire », la sauvegarde du secteur des recettes publiques en s’engageant pour lutter contre la concurrence, la fraude et l’évasion fiscales, un rôle structurel pour le dialogue social européen pour éviter une mise en œuvre aveugle des règles économiques rigides qui nuiraient à l’économie.
• Un Protocole de progrès social doit être joint aux traités européens pour garantir le respect des droits sociaux fondamentaux.

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LE PROGRAMME DE L'UMP (UNION DES MAUVAIS PERDANTS)

Publié le 28 Janvier 2012 par aragon 43 dans politique

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LE PROGRAMME EN VINGT POINTS  DE L’UMP (Union des Mauvais Perdants de l’année)
1) Les français accepteront de vivre à partir du 6 mai 2012 avec un bol de riz et une tisane à la sauge officinale pour éviter les excès et les dépenses d’assurance maladie.
2) Le siège de la Présidence de la République sera transférée au Fouquet’s où le président de la République sera plus facilement à la disposition des riches.
3) Les patrons seront  totalement exonérés d’impôts pour malfaisance envers la nation.
4) Chacun devra verser son obole aux banquiers pour que ceux-ci soient en mesure de gérer le fruit de cette bienfaisance en faveur de tous les exilés des paradis financiers.
5) Plus aucune poursuite pénale ne sera instrumentalisée contre les fortunés pour fugue à l’étranger.
6) Les salaires ne reposeront plus sur les prix mais sur la tête du client.
7) Les femmes bénéficieront enfin de la fameuse maxime « à travail égal salaire égal » elles seront toutes payées au minimum :  désormais la règle du minimum s’imposera à toutes et tous à compter du 6 mai 2012.
8) La grève sera autorisée que lorsque l’acheminement des voyageurs sera totalement libre, de même un travailleur ne pourra faire grève qu’en dehors des heures de travail.
9) Il sera permis à tous les travailleurs de poursuivre le travail bénévolement après les heures légales pour le bien du capital.
10) Dorénavant les jours fériés seront supprimés et remplacés par une seule journée en souvenir des fêtes religieuses, des commémorations nationales comme le 14 juillet et le 11 novembre etc.
11) Le premier mai de chaque année, l’on reviendra à la fête du travail non chômée et chaque chômeur inscrit à pool emploi sera invité à visiter les lieux de travail pour se rendre compte que pendant qu’il reste à la maison, d’autres travaillent à sa place.
12) Chaque travailleur devra tenir un cahier notant tous ses faits et gestes et notamment les bonnes actions qu’il réalise chaque jour :  par exemple aller faire le jardin du patron ou aider à faire les courses de la patronne.
13) Les immigrés devront rentrer dans leur pays chaque soir après leur journée de souffrance au boulot.
14) Il sera proposé à la fille Le Pen de devenir ministre anti-IVG
15) La justice sera très sévère contre les petits et tolérante pour les nantis, qui, par leurs prises de risques, sont l’honneur de la France qui spécule.
16) La laïcité sera respectée : les élèves ne porteront plus de signes distinctifs quelqu’ils soient, une robe de bure suffira.
17) Il n’y aura plus de travée de gauche à l’Assemblée nationale, elle sera détruite et ne subsistera que la travée de droite.
18) A la télévision, les programmes seront composés par un conseil de régence composée du chanoine de Latran (président de la république), d’un sénile de l’académie française, d’un perroquet de la télévision ( voir TFI)
19) Tous les ans, comme du temps de Vichy, le jour de l’anniversaire de Nicolas, les enfants des écoles chanteront Maréchal nous voilà dans la cour devant le drapeau portant la francisque.
20)  Enfin le jour de l’an sera remplacée par la fête des rois et des couronnes seront déposées sur toutes les têtes des freluquets qui hanteront le palais du Fouquet’s.
Programme adopté à l’unanimité des délégués- es de l’UMP (Union des mauvais perdants).







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VICTOR HUGO DISCOURS SUR LA MISERE

Publié le 28 Janvier 2012 par aragon 43

Victor Hugo « discours sur la misère » à l’Assemblée Nationale le 9 juillet 1849

Couvre  feu contre la misère !

 

 

Hugo1 «Je  ne suis pas, Messieurs, de ceux qui croient qu'on peut supprimer la souffrance  en ce monde, la souffrance est une loi divine, mais je suis de ceux qui pensent  et qui affirment qu'on peut détruire la  misère. Remarquez-le bien, Messieurs, je ne dis pas diminuer,  amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. La misère est une maladie du  corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain ; la misère peut disparaître  comme la lèpre a disparu. Détruire la misère ! Oui, cela est possible !  Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en  pareille matière, tant que le possible n'est pas le fait, le devoir n'est pas  rempli.

 

La misère, Messieurs, j'aborde ici le vif de la question,  voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu'où elle  peut aller, jusqu'où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au moyen-âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où  nous vivons ? Voulez-vous des faits ?

Mon Dieu, je n'hésite pas à les citer,  ces faits. Ils sont tristes, mais nécessaires à révéler ; et tenez, s'il faut  dire toute ma pensée, je voudrais qu'il sortît de cette assemblée, et au besoin  j'en ferai la proposition formelle, une grande et solennelle enquête sur la  situation vraie des classes laborieuses et souffrantes en France. Je voudrais  que tous les faits éclatassent au grand jour. Comment veut-on guérir le mal si l'on ne sonde pas les plaies ?

Voici donc ces faits :

Il y a dans Paris,  dans ces faubourgs de Paris que le vent de l'émeute soulevait naguère si  aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des  familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants,  n'ayant pour lits, n'ayant pour couvertures, j'ai presque dit pour vêtements, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du  coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures humaines s'enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l'hiver. Voilà un  fait. En voici d'autres : Ces jours derniers, un homme, mon Dieu, un malheureux  homme de lettres, car la misère n'épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à  la lettre, et l'on a constaté après sa mort qu'il n'avait pas mangé depuis six  jours. Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants  qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon!

Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa  force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société toute entière ; que  je m'en sens, moi qui parle, complice et solidaire, et que de tels faits ne sont  pas seulement des torts envers l'homme, que ce sont des crimes envers Dieu !

Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m'écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. Ce n'est qu'un premier pas, mais il est décisif. Je voudrais que cette assemblée, majorité et minorité, n'importe, je ne connais pas, moi de majorité et de minorité en de telles questions ; je voudrais que cette

assemblée n'eût  qu'une seule âme pour marcher à ce grand but, à ce but magnifique, à ce but sublime, l'abolition de la misère!

Et, messieurs, je ne m'adresse pas seulement à votre générosité, je m'adresse à ce qu'il y a de plus sérieux dans le sentiment politique d'une assemblée de législateurs ! Et à ce sujet, un dernier mot : je terminerai là.

Messieurs, comme je vous le disais tout à l'heure, vous venez  avec le concours de la garde nationale, de l'armée et de toutes les forces vives du pays, vous venez de raffermir l'Etat ébranlé encore une fois. Vous n'avez  reculé devant aucun péril, vous n'avez hésité devant aucun devoir. Vous avez  sauvé la société régulière, le gouvernement légal, les institutions, la paix publique, la civilisation même. Vous avez fait une chose considérable... Eh bien ! Vous n'avez rien fait !

Vous n'avez rien fait, j'insiste sur ce point, tant que l'ordre matériel raffermi n'a point pour base l'ordre moral consolidé ! Vous  n'avez rien fait tant que le peuple souffre ! Vous n'avez rien fait tant qu'il y  a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n'avez rien fait,  tant que ceux qui sont dans la force de l'âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et ont  travaillé peuvent être sans asile ! tant que l'usure dévore nos campagnes, tant qu'on meurt de faim dans nos villes tant qu'il n'y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! Vous n'avez  rien fait, tant que l'esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! Vous n'avez rien fait, rien fait, tant que dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l'homme méchant a pour collaborateur fatal l'homme malheureux!»

 

 

 

Victor  Hugo

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LE PEN : LA FEE CARABOSSE ET LA RETRAITE A 60 ANS

Publié le 26 Janvier 2012 par aragon 43 dans politique

images-copie-1.jpgLA RETRAITE A 60 ANS DE LA FEE CARABOSSE
Hier, la fée Carabosse(Le Pen) était l’invitée de France-Inter.
A une question sur les retraites, celle-ci a précisé son programme concernant le dossier des retraites.
Elle admet la possibilité de partir à 60 ans « La meilleure option est la retraite à la carte, avec une retraite pleine à 40 annuités de cotisation » et elle a précisé : «Soixante ans, je crois que c'est un âge correct».
Cette précision se rajoute à ce qu’elle a mis dans son programme : la retraite à la carte.
C’est de l’enfumage comme dit Mélenchon.
Certains-es ont cru comprendre, dans la presse, que la fée Carabosse avait soudainement évolué et pour étendre son influence sur les travailleurs se serait subitement convertie à la retraite à 60 ans comme l’exige la CGT et le Front de Gauche, notamment le PCF .
Il n’en est rien.
La fée carabosse, pour être dans les clous de la retraite à 60 ans, aurait dû préciser alors qu’elle se convertissait à l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans.
L’âge "correct" à 60 ans va avec sa proposition de retraite à la carte : c’est pour ainsi dire un point de repère.
Cette stratégie est développée depuis des années par  l’institut MONTAIGNE, un ramassis de capitaliste, de capitaines financiers du CAC 40 et de PDG d’entreprises nationales ou encore d’experts dont certains ont leur entrée à l’Elysée comme l’impayable Godet qui sévit à la télé dans « C dans l’air d'Yves Calvi.
Qu’est-ce que la retraite à la carte ?
C’est un système qui est organisé de telle façon que chacun puisse prendre sa retraite comme il l’entend à condition qu’il ne fasse pas supporter par autrui les conséquences pécuniaires de ces choix disent les exégètes de ce système individualiste.
Donc  un choix individuel contraire à la solidarité intergénérationnelle. La retraite peut être calculée par point acquis selon son salaire et aucune durée d’assurance requise.
En contrepartie des cotisations qu’ils ont versées pendant leur activité, les retraités bénéficient d’une masse de pension égale aux cotisations des plus jeunes générations. Le rendement implicite de la répartition correspond ainsi à la croissance de la masse des cotisations, donc à la croissance de la masse salariale (l’assiette des cotisations) dans l’hypothèse où le taux de cotisation est stable dit un  spécialiste.
C’est la règle de l’actuaire. L’assurance privée demain y trouverait son compte et un nouveau magot à exploiter. La retraite serait calculée en fonction de paramètres tenant compte des versements de salaires, de l’emploi et du chômage, bref de la croissance ou de l’absence de celle-ci.
Là on est pas loin des retraites par capitalisation et donc à risques.
Certains bouffent leur sous à la roulette, là on le joue avec les hauts et les bas de la crise.
Evidemment, on attrape pas les mouches avec du vinaigre et ont leur fait miroiter l’hypothétique possibilité de prendre sa retraite à « l’âge correct de 60 ans » mais on peut avec cette méthode partir encore plus tôt (mais la retraite sera réduite d’autant) ou plus tard, à n’importe quelle âge et elle sera plus importante.
C’est aussi, une recommandation de la Communauté Européenne qui dit dans son livre vert que l’on devrait supprimer tout âge légal de départ en retraite.
La fée carabosse, n’a donc mis que du vernis sur son dédain de l’âge de départ à 60 ans et chacun se rappelle qu’elle fut de tous les combats contre les salariés en lutte en 2010 contre la réforme Fillon Sarkozy sur les retraites.
La Fée carabosse n’est pas l’amie des travailleurs, elle est l’amie du capital et de l’institution Montaigne où délibèrent depuis des années les ennemis de la retraite par répartition avec les PDG du CAC 40 et notamment Claude Bébéar : cette retraite solidaire, rappelons-le, fut mise en place par un communiste Ambroise Croizat en 1945.
Bernard LAMIRAND

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HOLLANDE A DECOLLE DU BOURGET : POUR OU ?

Publié le 22 Janvier 2012 par aragon 43 dans politique


Une analyse plus fine méritera d’être faite par le Front de Gauche et les communistes sur ce discours de présentation de la candidature de Hollande, ce dimanche, au Bourget.
J’ai retenu, pour ma part, quelques aspects de son discours qui peut permettre des convergences mais aussi des divergences maintenues et assumées malgré leur incompatibilité avec l’idée d’un réel changement à gauche qui devrait être pourtant la clé de toute démarche d’un homme de gauche.
Pour les convergences, c’est encore « maigrichon », point positif, la séparation des banques d’affaires des banques de dépôts, mais rien sur le contrôle des fonds publics et encore rien de neuf sur le rôle de la BCE.
Il promet de s’attaquer aux paradis fiscaux :  tant mieux ! Mais il faudra prendre alors  d’autres mesures que de faire une annonce :  un tel engagement devrait en effet remettre en cause non seulement des banques mais aussi les multinationales françaises qui ont pignon sur rue dans ces pays.
Pas un mot sur la remise en cause du traité constitutionnel qui permet à l’économie libérale de se déployer et de prospérer : Hollande ne choisit que les excès tels les stock-options, les fraudes, les avantages tirés des niches fiscales par les plus riches, ce qui est notoirement insuffisant pour mater la spéculation financière internationale qui vient d’un capitalisme en crise systèmique.
Le plus étonnant fut le choix de son adversaire. Un adversaire, dit-il, qui n’a pas de visage ni de nom : la finance. Cela parait comme une posture, car le fait d’indiquer que son adversaire c’est la finance mérite interrogation.
Que ce soient les magouilleurs, pas de problème.
Mais la finance c’est un art de manier la circulation de l’argent, de frapper la monnaie, toute forme de société a besoin de cette branche de l’économie :  c’est aussi un outil qui peut être utilisé différemment selon celui qui le maitrise.
Pour l’instant c’est le capital qui le maitrise, c’est lui l’adversaire. Il faut appeler un chat un chat. Mauvaise pioche donc.
L’art de la finance sert pour prêter, payer, distribuer selon les conditions du profit ou du partage de la richesse. La finance peut bien sûr être dévoyée, servir des intérêts égoïstes, comme par exemple une poignée de nantis qui se partagent les plus values, y compris dans cette période de crise, et qui font fortune en prenant toujours plus sur le prix de la force de travail en appauvrissant le monde du travail comme c’est le cas actuellement dans tous les pays d’Europe sous les auspices de gouvernements qu’ils soient socialistes ou de droite.
S’attaquer à la forme de la financiarisation capitaliste :  voilà la vrai cible.
Hollande désigne des malfrats ( banquiers véreux, fraudeurs, spéculateurs,) mais ne vise pas le capital en lui-même qui organise l’accaparement des richesses créées.
Concernant les gens, dont il dit qu’il les aime, on aurait aimé qu’il prend position pour leur donner tout de suite des augmentations de salaires et du boulot. Peut-être en parlera t’il lors de la présentation de son projet chiffré ?
Concernant les retraites, il propose d’examiner l’âge de départ en retraites pour les professions pénibles et s’en remet sur le fond à une négociation sur la retraite avec les organisations syndicales. Il en reste à octroyer la retraite à 60 ans  que pour ceux ayant 41 ans et demi de cotisations et indique que sur l’ensemble du dossier de la Sécurité sociale, la CSG pourrait être mis en avant, ce qui est , tout compte fait , une façon d’en finir avec les cotisations sociales de l’entreprise et des salariés :  cette CSG frappera tous les revenus avec le même pourcentage. Les actionnaires bénéficieront de rentrées importantes des cotisations de l’entreprise qu’ils pourront aisément s’accaparer au moment de la distribution des dividendes.
Une autre mesure risque de faire débat, c’est le nombre de fonctionnaires. Hollande promet de ne plus appliquer les mesures de Sarkozy de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant en retraite. Mais il gèle du même coup les effectifs au niveau actuel. Avec un tel objectif, il ne se donne aucunement les moyens de mettre en œuvre une politique d’éducation nationale, de retour à l’hôpital publique en détruisant la loi HPST et  de développer les services publics.
Son discours sur l’industrie marque une volonté de reconquête, mais pour une telle visée, il faut s’attaquer à cette Europe du capital qui a démoli, à coup de délocalisation l’industrie de notre pays.
Il n’en parle pas.
Ce mot capital ne sera d’ailleurs jamais prononcé dans son discours, ni d’ailleurs ce libéralisme destructeur, qui a  fait son nid en Europe avec la libre circulation des capitaux ( traité de Maastricht)  puis traité constitutionnel de 2005 qui permet le marché libre et non faussé auquel Hollande, faut-il le rappeler s’est prononcé pour lors du référendum et lors du traité de Lisbonne bafouant le vote du peuple.
Enfin que dire de la dette, d’un premier temps nécessaire pour assainir la situation et dans un deuxième temps de passer à la redistribution.
Assainir sans relancer l’économie et en faisant payer ceux qui n’en sont aucunement responsables, c’est la politique actuelle, Hollande parle de punir les spéculateurs : alors il doit donc viser que ceux-ci. Cela ne semble pas être le cas avec sa proposition de la rendre équitable. Quand à La redistribution, elle risque d’être le cadeau de consolation s’il reste quelque chose, bien longtemps après que les travailleurs aient payé l’essentiel de la dette des spéculateurs.
Finalement ce discours, vise seulement à se présenter comme le seul recours face à Sarkozy et s’il y a quelques ouvertures vers un discours plus à gauche, il reste néanmoins qu’Hollande vise plutôt à être présentable pour recueillir les voix du centre droit, déçu du Sarkozisme, au second tour.
S’il a bougé sur quelques point, notamment sur les banques, s’il essaye de gauchir sa démarche, c’est certainement que le travail d’explications des communistes et du Front de gauche commence à porter ses fruits et à  payer :  cela montre que le projet partagé du front de Gauche avec la candidature de Mélenchon peut être mobilisateur et faire bouger les lignes, y compris du parti socialiste.
Raison de plus, pour être, en ce moment, à la tête des luttes, à combattre le Front National, à expliquer que c’est à partir d’un projet résolument de gauche que les choses peuvent changer et qu’une vraie union de la gauche pourra alors se dessiner pour le deuxième tour avec le candidat de gauche arrivé en tête.
Pour cela le vote Front de Gauche aux présidentielles et aux législatives est la clé essentielle.

Bernard LAMIRAND

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